La Surintendante de la Maison de la Reine
Cette charge est rétablie en 1775 en l’honneur de la princesse de Lamballe (1749-1792), née princesse de Savoie-Carignan et épouse d’un prince issu des Légitimés de Louis XIV. Marie-Antoinette aime beaucoup cette jeune veuve et souhaite l’attacher à Sa vie quotidienne dans une charge digne de son rang.
Trop puissante et somptuaire, Marie Leszczyńska avait préféré supprimer cette charge au décès de sa détentrice mademoiselle de Clermont, princesse du sang. Elle est le véritable chef de toute la Maison de la Reine. Chacun de ses membres à sa nomination lui rend hommage. Lors des cérémonies, notamment celle quotidienne du Lever, elle dirige l’ensemble et a prééminence sur toutes les autres dames autres que princesses de la famille royale et du sang. Lors de son accession au trône, Louis XVI laisse la liberté à Marie-Antoinette de nommer qui Elle souhaite aux places de Sa Maison.
La Dame d’Honneur
Elle est la deuxième dame la plus puissante de la Maison de la Reine et donc de la Cour après les princesses. Elle remplace la surintendante lors de ses absences ou durant la suppression de la charge.
A la nomination de la princesse de Lamballe, la comtesse de Noailles, dame d’Honneur depuis Marie Leszczyńska, préfère donner sa démission plutôt que de se retrouver avec une charge amoindrie. Elle est remplacée par la princesse de Chimay, en place jusqu’à la Révolution.
Elle dirige de fait la chambre de la Reine. Outre la gestion de la chambre, la dame d’honneur passe commande, au nom de la Reine, du linge de corps, de la lingerie d’office et du bain, de la lingerie des « toilettes », du linge de maison (draps, nappes, serviettes, oreillers etc.).
La Dame d’Atours
Cette dame dirige la Garde-Robe de la Reine et a la main-mise sur sa parure. Bien qu’ayant avant tout un rôle d’apparat, notamment pour la Toilette publique, elle a sous ses ordres une véritable administration comptant un nombreux personnel distinct de la chambre, la garde-robe de la Reine et doit également en gérer les dépenses. Ce qui était loin d’être une sinécure…
A Son arrivée en France, Marie-Antoinette connaît la duchesse de Villars déjà en place sous la feue Reine, jusqu’en 1772. Puis c’est la duchesse de Cossé jusqu’en 1775 et enfin la comtesse d’Ossun jusqu’à la Révolution. Cette dernière deviendra une véritable amie.
Les dames du palais de la Reine
La place de dame du palais de la Reine est un honneur que le Roi donne aux dames distinguées qu’il invite à former « la société de la Reine », c’est-à-dire Lui tenir compagnie et faire Sa cour intime. Elles forment le cœur de la Cour de la Reine, mais la place n’est ni une commission, ni un emploi, ni une charge à titre d’office. Le Roi donne simplement à chacune des dames 6000 livres sur le Trésor royal ; ces pensions ne sont pas payées sur le budget de la Maison de la Reine. Au dernier quart du XVIIIe siècle, on retint trois dixièmes ou 30%, un des plus lourdes taxations à la Cour. Des douze dames du palais, la moitié est des « titrées », c’est-à-dire les femmes de ducs, maréchaux de France ou grandes d’Espagne. Les six autres dames sont de la plus ancienne noblesse de France, mais ne jouissent pas du privilège de s’asseoir sur un tabouret en présence de la Reine. Celles-ci se tiennent débout, ou reçoivent un « carré » ou grand coussin à condition de s’occuper à des travaux d’aiguille. D’habitude, quatre des dames du palais sont en service par semaine. Leurs huit consœurs sont libres de rester dans leurs appartements de fonction à Versailles ou leurs hôtels particuliers à Paris. Quand Marie-Antoinette insiste pour avoir Ses amies qui forment la société de salon, nombreuses dames du palais se sentent exclues et le système commence à se dénouer, avec pour résultat que plusieurs des dames du palais ne servent guère.
«Almanach de la Cour», Seconde Édition de William Ritchey Newton
Ces différentes catégories de dames ont un rang supérieur aux femmes de chambre et de garde-robe, qui ne sont pas nobles.
Le rang des Dames de la Maison de la Reine ne correspond pas toujours à une réelle proximité avec la Reine. Ainsi sous le règne de Louis XVI, Marie-Antoinette manifeste une bien plus grande affection envers la comtesse de Polignac, qui n’a pas de rang officiel avant 1782, plutôt qu’envers la princesse de Lamballe, surintendante de Sa Maison depuis 1774. La princesse de Lamballe remplace pourtant la comtesse de Noailles, détestée par Marie-Antoinette, qui la surnommait Madame l’Étiquette.
Les diverses charges de la Maison de la Reine comportent des gages importants, encore augmentés par les faveurs éventuelles dont peut faire bénéficier la Reine. Le couple Polignac reçoit ainsi de nombreuses grâces, dont des pensions.
Les femmes de chambre de la Reine
Les Archives nationales, aux cotes O/1/3791 à O/1/3797 , ainsi que les Almanachs de Versailles nous indiquent, année par année, qui sont ces Femmes de Chambre de la Reine. Ces femmes sont pour la plupart issues de la petite noblesse ou de la bourgeoisie bien placée. Elles tiennent à leur condition, différente des autres membres subalternes de la domesticité de la Reine que nous verrons plus loin.
La distinction des dames et demoiselles est relativement difficile à établir. En effet, d’une part, les Almanachs n’en disent rien, à de rares exceptions, d’autre part Marie-Antoinette a pris l’habitude de recruter ses femmes de chambre généralement parmi les jeunes filles éduquées à l’école de Saint-Cyr, donc de noblesse peu fortunée. Ce sont donc des demoiselles, dont le nom disparaît pour un autre une fois mariée sous l’égide de la Reine. Mais d’autres, mariées, peuvent conserver leur titre de demoiselle en tant que bourgeoises, afin de les distinguer de celles appartenant à la noblesse. De plus, nous trouvons souvent les mêmes noms en tant que mères et filles, belles-mères et brus, tantes et nièces… Leurs appointements, revenus et avantages en nature feront l’objet d’un autre article, celui-ci se consacrant uniquement à leur rôle durant le Lever de la Reine.
La Première Femme de Chambre
Il n’y avait autrefois qu’une seule première femme de chambre. Le revenu considérable de cette place, la faveur dont elle était ordinairement accompagnée, firent juger nécessaire de la partager. Au nombre de deux sous Marie-Antoinette, ce fut longtemps une charge traditionnellement dévolue à l’ancienne nourrice du Roi. madame Mercier, nourrice de Louis XV, avait obtenu un revenu si considérable et une si grande faveur du temps de Marie Leszczyńska qu’il fut juger nécessaire de partager par la suite cette charge en deux postes.
La Reine en a deux et deux survivancières.
Tout le long de la journée, la première femme de chambre a surtout un rôle d’Étiquette et de secrétariat :
« Les fonctions des premières femmes étaient de veiller à l’exécution de tout le service de la chambre, de recevoir l’ordre de la Reine pour les heures du lever, de la toilette, des sorties, des voyages. Elles étaient de plus chargées de la cassette de la Reine, du paiement des pensions et gratifications. Les diamants leur étaient aussi confiés. Elles avaient les honneurs du service, quand les dames d’honneur ou d’atours étaient absentes, et les remplaçaient de même pour faire les présentations à la Reine. Leurs appointements n’excédaient pas douze mille francs ; mais la totalité des bougies de la chambre, des cabinets et du salon de jeu, leur appartenait chaque jour, allumées ou non, et cette rétribution faisait monter leur charge à plus de cinquante mille francs pour chacune. Les bougies du grand cabinet du salon des nobles, pièce qui précédait la chambre de la reine, celles des antichambres et corridors, appartenaient aux garçons de la chambre. Les robes négligées étaient, à chaque réforme, portées, par ordre de la dame d’atours, aux premières femmes. Les grands habits, robes de parure et tous les autres accessoires de la toilette de la reine appartenaient à la dame d’atours elle-même.»
Madame Campan Éclaircissements historiques
Concernant le sujet de cet article, elle n’a presque aucune fonction durant les différentes toilettes de la journée, hormis la garde de l’écrin des bijoux et la direction du personnel domestique, notamment celle des autres femmes de chambre. Elle peut remplacer la dame d’honneur selon les circonstances, comme nous le montrent l’extrait ci-haut ou celui cité en introduction.
Les fonctions des premières femmes sont de veiller à l’exécution de tout le service de la chambre, de recevoir l’ordre de la Reine pour les heures du lever, de la toilette, des sorties, des voyages. Elles sont de plus chargées de la cassette de la Reine, du paiement des pensions et gratifications. Les diamants leur sont aussi confiés. Elles ont les honneurs du service, quand les dames d’honneur ou d’atours sont absentes, et les remplacent de même pour faire les présentations à la Reine. Leurs appointements n’excèdent pas douze mille francs ; mais la totalité des bougies de la chambre, des cabinets et du salon de jeu, leur appartient chaque jour, allumées ou non, et cette rétribution fait monter leur charge à plus de cinquante mille francs pour chacune. Les bougies du grand cabinet du salon des nobles, pièce qui précède la chambre de la Reine, celles des antichambres et corridors, appartiennent aux garçons de la chambre. Les robes négligées sont, à chaque réforme, portées, par ordre de la dame d’atours, aux premières femmes. Les grands habits, robes de parure et tous les autres accessoires de la toilette de la Reine appartiennent à la dame d’atours elle-même.
Elle se charge également des « présentations subalternes » lors de la Toilette du matin, c’est-à-dire des personnes n’appartenant pas à la Cour ou pour les présentations officielles, en remplacement des Dames d’Honneur et d’Atours, en cas d’absence de ces dernières.
La Première Femme gère également la Cassette, c’est-à-dire l’argent privé de la souveraine, somme remise en début de mois par le Trésorier de la Reine et la Première Femme doit noter toutes les entrées et sorties.
La Première Femme tientt également une sorte d’agenda de la vie de la Reine, avec notamment les heures de Lever et de Coucher.
Au réveil de la Reine, la Première Femme de Chambre introduit les domestiques subalternes.
Les femmes de chambre ordinaires
Marie-Antoinette, Dauphine, choisit madame Thierry, épouse du valet de chambre de Louis-Auguste. Elle respecte la femme et adore ses deux enfants. Louis XV a froncé les sourcils : ce n’est pas à la Dauphine de choisir les dames qui assurent Son service. Ces nominations relèvent d’une organisation protocolaire difficile à cerner où l’ancienneté de la famille, les faveurs ou honneurs qu’on désire lui faire constituent autant d’échelons successifs qu’il est impensable de contourner.
La Reine dispose en général de douze femmes ordinaires servant par quartiers. Divisées en trois équipes de quatre, elles servent une semaine entière, suivie de quinze jours de repos. Durant leur semaine de service, quatre d’entre elles logent au château. Elles vaquent à leurs occupations deux par deux durant quarante-huit heures, puis disposent d’une pause de vingt-quatre heures durant lesquelles elles peuvent être appelées.
Selon un rite solennel, la relève s’effectue toujours à midi en silence dans la Chambre de la Reine. Les deux qui ont passé vingt-quatre heures auprès de la Reine sont en « tenue de fonction » tandis que les deux venues les relayer sont en Grand Habit.
(Geneviève Haroche-Bouzinac, La vie mouvementée d’Henriette Campan)
Liste des femmes de chambre de la Dauphine puis de la Reine (d’après les Almanachs de Versailles) :
En 1773
Mademoiselle Perrin (première)
Madame Thierry, en survivance (première)
Madame Bibault de Misery (première)
Madame Noll
Madame de Najac
Madame Chavignac
Mademoiselle de Beauregard, sa fille, en survivance
Madame Desjardins
Madame Thierry
Madame de Haugues d’Hautecourt
Madame Le Large
Madame Campan
Madame Campan, sa bru, en survivance (ce n’est pas la mémorialiste, mais la première épouse de François Campan qui mourra dans l’année)
Mademoiselle de Marolles
Madame L’Échevin
Madame de Montaran
Madame Indrion
En surnuméraires :
Madame Marchand
Madame Desport
Madame Martin
Madame Gonet de Vareilles
Madame de Beauvert, en survivance
En 1774
Mademoiselle Perrin (première)
Madame Thierry, en survivance (première)
Madame Bibault de Misery (première)
Madame de Chavignat
Mademoiselle de Beauregard, sa fille, en survivance
Madame Thibault
Madame de Najac
Madame Desjardins
Madame Campan (future belle-mère de la mémorialiste)
Madame Le Large
Mademoiselle de Marolles
Madame de Montaran
Madame de Haugues d’Hautecourt
Madame L’Échevin
Madame Bonnefoy du Plan ( épouse du garde-meuble de Marie-Antoinette qui est le concierge du Petit Trianon )
En surnuméraires :
Madame Marchand
Madame Martin
Madame Gonet de Vareilles (sœur de madame Campan, belle-mère)
Madame de Beauvert, en survivance
Troisième pièce des femmes de chambre donnant sur la cour du Dauphin
En 1775 et 1776
Mademoiselle Perrin (première)
Madame Thierry, en survivance (première)
Madame Bibault de Misery (première)
Madame Campan
Madame Campan, sa bru, en survivance
Madame Le Large
Madame de Haugues d’Hautecourt
Madame L’Échevin
Madame Marchand
Madame de Chavignat
Mademoiselle Belle-Isle, en survivance
Madame Thibault
Madame de Najac
Mademoiselle de Marolles
Madame Gonet de Vareilles
Madame de Beauvert, en survivance
Madame Bonnefoy du Plan
Madame de Montaran
Salle des buffets ou pièce commune des femmes de chambre
Surnuméraires :
Mademoiselle de Vareilles
Madame de Beauvert
Mademoiselle de Beauvert, sa fille, en survivance
En 1777 et 1778
Premières femmes de chambre :
Madame de Misery
Madame Thibault
Madame Campan
Madame Campan, sa bru, en survivance
Madame Le Large
Madame de Haugues d’Hautecourt
Madame Marchand
Madame de Chavignat
Mademoiselle Belle-Isle, en survivance
Madame de Najac
Mademoiselle de Marolles
Madame Gonet de Vareilles
Mademoiselle de Beauvert, sa fille, en survivance
Madame Bonnefoy du Plan
Madame de Montaran
Madame Hinner, Louise Marguerite Émilie Henriette Quetpée de Laborde, future madame de Jarjayes
Mademoiselle Antoinette Genet
En 1779
Premières femmes de chambre :
Mademoiselle Perrin
Madame Thibault, en survivance
Madame Bibault de Misery
Madame Campan
Madame Campan, sa bru, en survivance
Madame Le Large
Madame de Chavignat
Mademoiselle de Malherbes, en survivance
Madame de Najac
Madame de Haugues d’Hautecourt
Madame Marchand
Mademoiselle de Marolles
Madame Gonet de Vareilles
Mademoiselle de Beauvert, en survivance
Madame Hinner
Mademoiselle Genet
Mademoiselle Terrasse Desmareilles
En 1780
Premières femmes de chambre :
Mademoiselle Perrin
Madame Thibault, en survivance
Madame Bibault de Misery
Madame Campan
Madame Campan, sa bru, en survivance
Madame Le Large
Madame de Chavignat
Mademoiselle de Malherbes, en survivance
Madame de Najac
Madame de Haugues d’Hautecourt
Mademoiselle de Marolles
Madame Marchand
Madame Gonet de Vareilles
Mademoiselle de Beauvert, en survivance
Madame Hinner
Madame Oguay (Auguié)
Mademoiselle Terrasse Desmareilles
Madame Gentil
Madame de Ricquebourg, surnuméraire
En 1781
Premières femmes de chambre :
Mademoiselle Perrin
Madame Thibault, en survivance
Madame Bibault de Misery
Madame Louise Françoise Gonet de Vareilles
Madame de Beauvert, sa fille en survivance
Madame Marie Thérèse de Najac, née Macalla de Dampierre
Madame Marie Françoise de Chavignat, née Simonet Destournelles
Mademoiselle Marie Marguerite de Haugues d’Hautecourt
Mademoiselle Marie Louise Éléonore Le Large
Madame Antoinette Campan, née Gonet de Longeval
Madame Henriette Campan, née Genet, en survivance de madame de Misery (première)
Mademoiselle Charlotte Suzanne de Marolles, née Costard
Mademoiselle Marie Madeleine Marchand, sa nièce, en survivance
Mademoiselle Gentil
Mademoiselle Terrasse Desmareilles
Madame de Ricquebourg, surnuméraire
En 1782
Premières femmes de chambre :
Mademoiselle Perrin
Madame Thibault, en survivance
Madame Bibault de Misery
Madame Campan
Madame Campan, sa bru, en survivance
Madame Le Large
Madame de Chavignat
Mademoiselle de Malherbes, en survivance (son époux est maître d’hôtel de la Reine)
Madame de Najac
Madame de Haugues d’Hautecourt
Mademoiselle de Marolles
Madame Marchand
Mademoiselle Marchand, sa nièce
Madame Gonet de Vareilles
Mademoiselle de Beauvert, en survivance
Madame Hinner
Madame Auguié
Mademoiselle Terrasse Desmareilles
Madame Gentil
En 1783
Premières femmes de chambre :
Mademoiselle Perrin
Madame Bibault de Misery
Madame Thibault, en survivance
Mademoiselle Marie Louise Éléonore Le Large
Madame Antoinette Campan, née Gonet de Longeval
Madame Henriette Campan, née Genet,
Madame Charlotte Suzanne de Marolles, née Costard
Madame Marie Françoise de Chavignat, née Simonet Destournelles
Madame de Malherbes , née Lhonnelet en survivance
Madame Marie Thérèse de Najac, née Macalla de Dampierre
Mademoiselle Marie Marguerite de Haugues d’Hautecourt
Mademoiselle Marie Madeleine Marchand
Mademoiselle Marchand, sa nièce en survivance
Madame Louise Françoise Gonet de Vareilles
Madame de Beauvert, sa fille en survivance
Madame Hinner
Madame Auguié Antoinette, née Genet
Madame Terrasse de Mareilles
Madame Gentil
Madame d’Horvath en surnuméraire
En 1784
Mademoiselle Perrin
Madame Thibault, en survivance
Madame Bibault de Misery
Madame Campan
Madame Campan, sa brue, en survivance
Madame de Chavignat
Mademoiselle de Malherbes, en survivance
Madame de Najac
Madame de Haugues d’Hautecourt
Madame Frezalz, en survivance (peut-être la même que celle indiquée par madame Campan sous le nom de madame de Frégal, née Ermengarde de Beauval)
Mademoiselle de Marolles
Madame Marchand
Mademoiselle Marchand, sa nièce
Madame Gonet de Vareilles
Mademoiselle de Beauvert, en survivance
Madame Hinner
Madame Auguié
Mademoiselle Terrasse Desmareilles
Madame Gentil
Madame d’Horvath
Mademoiselle Colignon
En 1785
Mademoiselle Perrin
Madame Thibault, en survivance
Madame Bibault de Misery
Madame Campan
Madame Campan, sa bru, en survivance
Madame de Chavignat
Madame de Malherbes, en survivance
Madame de Najac
Madame Frezalz
Mademoiselle de Marolles
Madame Marchand
Mademoiselle Marchand, sa nièce
Madame Gonet de Vareilles
Mademoiselle de Beauvert, en survivance
Madame Hinner
Madame Auguié
Mademoiselle Terrasse Desmareilles
Madame Gentil
Madame d’Horvath
Mademoiselle Colignon
Mademoiselle de Saint-Aubin
Madame Arcambal, surnuméraire
En 1786
Mademoiselle Perrin
Madame Thibault, en survivance
Madame Bibault de Misery
Madame Campan
Madame de Chavignat
Mademoiselle de Malherbes, en survivance
Madame de Haugues d’Hautecourt
Madame Frezalz, en survivance
Madame Gonet de Vareilles
Mademoiselle de Beauvert, en survivance
Madame Hinner
Madame Auguié
Madame Terasse des Mareilles
Mademoiselle Colignon
Mademoiselle de Saint-Aubin
Mademoiselle de Marolles
Madame Arcambal
Madame de Cardon
Madame de Moustier, surnuméraire
En 1787
Mademoiselle Perrin
Madame Thibault, en survivance
Madame Bibault de Misery
Madame Campan, en survivance
Mademoiselle de Malherbes,
Madame de Haugues d’Hautecourt
Madame Frezalz, en survivance
Madame de Beauvert
Madame Campan
Madame Hinner
Madame Auguié
Madame Terasse des Mareilles
Mademoiselle de Marolles
Madame Arcambal
Madame de Cardon
Madame de Gougenot (son mari est maître d’hôtel de la Reine)
Madame Le Vacher
Madame Du Moustier
En 1788
Madame Bibault de Misery
Madame Campan, en survivance
Madame Thibault
Mademoiselle de Malherbes
Madame de Haugues d’Hautecourt
Madame Frezalz, en survivance
Madame Campan
Madame de Beauvert
Madame de Jarjayes
Madame Auguié
Madame Terasse des Mareilles
Mademoiselle de Marolles
Madame Arcambal
Madame de Cardon
Madame Gougenot
Madame Le Vacher
Madame Du Moustier, surnuméraire
En 1789
Madame Bibault de Misery
Madame Campan, en survivance
Madame Thibault
Madame de Jarjayes, en survivance
Mademoiselle de Malherbes
Madame de Haugues d’Hautecourt
Madame Frezalz, en survivance
Madame Campan
Madame de Beauvert
Madame de Jarjayes
Madame Auguié
Madame Terasse des Mareilles
Mademoiselle de Marolles
Madame Arcambal
Madame de Cardon
Madame Gougenot
Madame Le Vacher
Madame Du Moustier, surnuméraire
En 1790 et 1791
Pas de sources
En 1792
Madame Campan
Madame de Jarjayes
Madame Marie Françoise de Chavignat, née Simonet Destournelles
Madame de Malherbes , née Lhonnelet en survivance
Mademoiselle Charlotte Suzanne de Marolles, née Costard
Madame Auguié Antoinette, née Genet
Mademoiselle Marie Marguerite de Haugues d’Hautecourt
Madame Gougenot, née Colignon
Madame Dumontier
Madame Le Vacher, née Saint Aubin
Les autres serviteurs de la chambre
Nous ne les présenterons pas cette fois-ci par ordre hiérarchique mais par ordre d’arrivée dans la chambre.
La femme de garde-robe ou « porte-chaise d’affaires »
Elle se tient dans la journée, prête aux ordres, dans une chambre de veille contiguë à la chambre à coucher et à l’antichambre de l’Œil-de-Bœuf. Elle se charge aussi des fleurs, vases et porcelaines à nettoyer de l’appartement de la Reine. Cette charge est exercée à l’année par la même femme. Nous trouvons tout le long du règne la dame Sellier puis sa fille la dame Rochereuil, en survivance. Une notice plus particulière sera consacrée à cette dernière, notamment pour son rôle trouble durant la Révolution.
Un garçon de la fourrière appelé « feutier »
Il est chargé d’allumer du feu si c’est l’été ou remettre du bois en hiver. Nous trouvons à cette charge de 1773 à 1789, les sieurs Breton et Vertu.
Les garçons de la chambre de la Reine
La Reine dispose en moyenne de six garçons de la chambre, servant par roulement. Ces derniers ont le bénéfice des bougies du Grand Cabinet, du Salon des Nobles, des antichambres et des corridors. Ce sont en quelque sorte des valets à tout faire.
En 1775, 1776 et 1777
M. Pigrais M. Belloy, en survivance
M. Gentil
M. Hollande, en survivance
M. Campan
M. Campan, son fils, en survivance
M. Bazin
En 1778
M. Bazin
M. Campan
M. Diet, en survivance
M. Belloy
M. Gentil
M. Hollande, en survivance
En 1779
M. Bazin
M. Diet
M. Belloy
M. Gentil
M. Hollande, en survivance
En 1780, 1781 et 1782
M. Bazin
M. Diet
M. Belloy
M. Hollande
En 1783
M. Bazin
M. Diet
M. Belloy
M. Hollande
M. Hinner, surnuméraire, anciennement musicien de la chambre
En 1784
M. Bazin
M. Diet
M. Belloy
M. Hollande
En 1785
M. Bazin
M. Diet
M. Terrasse des Mareilles, en survivance
M. Desclaux
M. Belloy
M. Hollande
En 1786, 1787 et 1788
M. Bazin
M. Diet
M. Terrasse des Mareilles
M. Desclaux
M. Belloy
M. Hollande
En 1787
Idem
En 1788
Idem
En 1789
M. Bazin
M. Diet
M. Terrasse des Mareilles
M. Desclaux
M. Belloy, honoraire
M. Hollande, honoraire
La Femme de Garde-Robe des Atours appelée aussi « la garde d’atours »
Cette femme est chargée lors de la Toilette de la garde et de la présentation des effets contenus dans les corbeilles. Il s’agit d’une lingère sachant coudre. Elle a aussi pour mission d’assembler entre eux les différents éléments de l’habit de la Reine. Il ne faut pas la confondre avec « la femme de garde-robe » appelée aussi « porte-chaise d’affaire » vue plus haut et entrant dès le réveil de la Reine.
L’Almanach de Versailles selon les époques nous indique madame Larsonnier ou mademoiselle Brebion comme femme de garde-robe des Atours.
Selon madame Campan :
« une première femme des atours chargée du soin et de l’entretien de tous les habillements de la reine ».
Elle est aidée par deux femmes chargées de plier et repasser toutes les affaires dépendant de la Garde-Robe.
Les baigneuses-étuvistes
Deux femmes de chambre préposées aux bains de la Reine dite « baigneuse étuviste » ont pour seule fonction de préparer l’eau de la baignoire, d’apporter le mobilier du bain dans la grande chambre, de laver et d’essuyer la Reine après le bain. Un valet-baigneur est préposé au seul rangement des meubles nécessaires au bains et au transport des samovars d’eau chaude. Cette charge est exercée par quartier. Un état des domestiques de la Reine aux Tuileries, daté de 1792 , mentionne madame Tartarat comme «première baigneuse étuviste» mais son nom apparaît dans les Almanachs bien avant, en survivance de madame Dromard.
Le Premier valet de chambre
C’est le supérieur hiérarchique des Valets ordinaires et des garçons de la chambre vus plus haut. Nous trouvons le sieur Baillon, en charge depuis Marie Leszczyńska , puis son fils Baillon de Fontenay.
Deux Valets de Chambre ordinaires et Valets de quartier
En 1773
M. Le Doux de Glatigny
M. Son fils en survivance
M. Molière, puis honoraire
M. du Canuvis ou Canois, en survivance
M. David de Prinsay
En 1774
M. Brion de Vaugeroux
M. Saint-Jean en survivance
M. d’Hautuilhe
M. Trancourt
M. Bourgnelle
M. d’Espinoy
M. Charpentier
M. Charpentier, en surivivance
M. Dumontot
M. Cordebar
M. Fondant
M. son fils en survivance
M. Couterot des Ormes
M. Bazin
M. Langlois de La Boussardière
M. Duplessis
M. Porchon
M. Belloy
M. Le Roy du Mée
M. de Georges
En 1777
Par quartier
1
M. Tramecourt
M. Le Roi
M. Charpentier
M. Son fils en survivance
M. Saint-Jean
2
M.Despinois l’aîné
M. Belloy
M. Biot
M. Waté
3
M. Despinois jeune
M. La Boussardière
M. Du Montot
M. Couterot
4
M. De Georges
M. Auger
M. Le Prince
M. Girard
En 1789
1
M. Le Roi
M. Saint-Jean
M. Difs (peut-être une abréviation ?)
2
M. Guidon
M. Belloy
M. Difs
M. De La Marlière
3
M. Dumontot
M. de la Boussardière
M. Famin
4
M. Girard
M. Loir
M. Bain
M. Mogée
Ils tiennent leurs ordres du premier valet et s’assurent des tâches des garçons de la chambre. Ils apportent également les pliants aux princesses venues dans la chambre de la Reine, tiennent la main de la dame d’honneur ou de la dame d’Atours quand elles sortent de la chambre, en tenant de l’autre un flambeau pour la raccompagner jusqu’à l’antichambre ou le cabinet où il est ensuite relayé par un page de la Reine qui la ramène chez elle.
Deux valets de garde-robe
M. Michault, ordinaire
M.Gallant, en 1
M. Stevenot, en 2
Un garçon de garde-robe
Pas de nom indiqué dans les Almanachs de Versailles. Un sieur Bonnet est indiqué aux Tuileries en 1792.
Le perruquier-baigneur-étuviste
Nous trouvons M. Le Guay, M. Larseneur puis M. François Léonard
Coiffeurs
En 1775
M. Larsenneur
En 1778
M. Le Guay
En 1789
MM. Hautier frères, dit Léonard, par commission,
M. Villanoué, par commission
Tailleurs
Sieurs Stein, Shultès et Smidts (ce dernier uniquement pour les tenues d’amazone).
Portefaix
Les frères Dromard Leur rôle est de porter de lourdes charges. La toilette de la Reine entraîne de nombreux meubles à transporter, ainsi que des caisses et corbeilles d’étoffes parfois très lourdes.
Lavandière et blanchisseuse du linge de corps
Madame Joyard à l’époque de Marie Leszczyńska puis à l’arrivée en France de Marie-Antoinette.
Mademoiselle de la Soye, à la mort de la précédente en 1774.
Puis sa nièce, madame Bonnefoy du Plan, née Marie-Laurence Indrion, en tant que survivancière dès 1775, (anciennement femme de chambre de la Reine).
Son mari valet-tapissier de la Reine, son intendant de garde-meuble privé et concierge du Petit Trianon, reprendra cette charge, au nom de ses enfants, à la mort de son épouse en 1779 jusqu’à la fin du règne.
(William R. Newton, La Petite Cour).
Les deux termes sont à distinguer car la lavandière ne faisait que laver le linge alors que la blanchisseuse séchait et repassait le linge. Cet imposant service s’agite dans la chambre dès le lever de la Reine mais aussi dans les cabinets privés de la Reine et les pièces dépendant de la garde-robe.
Il est temps désormais de découvrir de quelle manière ces domestiques agissent et quel est le cérémonial utilisé auprès de la Reine de France à partir de son réveil.
Voir cet article :
Sources :
–Antoinetthologie
–Mémoires sur la vie privée de Marie-Antoinette, reine de France et de Navarre, par Henriette Campan
–Versailles – passion, groupe FB de Christophe Duarte