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Description du service de Marie-Antoinette chargé de sa Toilette

La Surintendante de la Maison de la Reine

Cette charge est rétablie en 1775 en l’honneur de la princesse de Lamballe, née princesse de Savoie-Carignan et épouse d’un prince issu des Légitimés de Louis XIV. Marie-Antoinette aime beaucoup cette jeune veuve et souhaite l’attacher à sa vie quotidienne dans une charge digne de son rang.

La princesse de Lamballe

Trop puissante et somptuaire, Marie Leszczynska avait préféré supprimer cette charge au décès de sa détentrice mademoiselle de Clermont, princesse du sang.

Elle est le véritable chef de toute la Maison de la Reine. Chacun de ses membres à sa nomination lui rend hommage.

Lors des cérémonies, notamment celle quotidienne du Lever, elle dirige l’ensemble et a prééminence sur toutes les autres dames autres que princesses de la famille royale et du sang.

La Dame d’Honneur

Elle est la deuxième dame la plus puissante de la Maison de la Reine et donc de la Cour après les princesses.

Elle remplace la Surintendante lors de ses absences ou durant la suppression de la charge.

La comtesse de Noailles dans le film de Sofia Coppola (2006)

A la nomination de la princesse de Lamballe, la comtesse de Noailles, Dame d’Honneur depuis Marie Leszczynska, préfère donner sa démission plutôt que de se retrouver avec une charge amoindrie.

La comtesse de Noailles, plus tard maréchale de Mouchy

Elle est remplacée par la princesse de Chimay, en place jusqu’à la Révolution.

La princesse de Chimay

Elle dirige de fait la Chambre de la Reine.

Outre la gestion de la Chambre, la Dame d’Honneur passe commande, au nom de la Reine, du linge de corps, de la lingerie d’office et du bain, de la lingerie des « toilettes », du linge de maison (draps, nappes, serviettes, oreillers etc.).

La Dame d’Atours

Cette dame dirige la Garde-Robe de la Reine et a la main-mise sur sa parure.

Bien qu’ayant avant tout un rôle d’apparat, notamment pour la Toilette publique, elle a sous ses ordres une véritable administration comptant un nombreux personnel distinct de la Chambre, la Garde-Robe de la Reine et doit également en gérer les dépenses. Ce qui était loin d’être une sinécure…

A son arrivée en France, Marie-Antoinette connait la duchesse de Villars déjà en place sous la feue Reine, jusqu’en 1772. Puis c’est la duchesse de Cossé jusqu’en 1775 et enfin la comtesse d’Ossun jusqu’à la Révolution. Cette dernière deviendra une véritable amie.

La comtesse d’Ossun

Les Femmes de Chambre de la Reine

Les Archives nationales, aux cotes O/1/3791 à O/1/3797 , ainsi que les Almanachs de Versailles nous indiquent, année par année, qui sont ces Femmes de Chambre de la Reine.

Ces femmes sont pour la plupart issues de la petite noblesse ou de la bourgeoisie bien placée. Elles tiennent à leur condition, différente des autres membres subalternes de la domesticité de la Reine que nous verrons plus loin.

La distinction des dames et demoiselles est relativement difficile à établir. En effet, d’une part, les Almanachs n’en disent rien, à de rares exceptions, d’autre part Marie-Antoinette a pris l’habitude de recruter ses femmes de chambre généralement parmi les jeunes filles éduquées à l’école de Saint-Cyr, donc de noblesse peu fortunée. Ce sont donc des demoiselles, dont le nom disparaît pour un autre une fois mariée sous l’égide de la Reine. Mais d’autres, mariées, peuvent conserver leur titre de demoiselle en tant que bourgeoises, afin de les distinguer de celles appartenant à la noblesse.

De plus, nous trouvons souvent les mêmes noms en tant que mères et filles, belles-mères et brus, tantes et nièces…

Leurs appointements, revenus et avantages en nature feront l’objet d’un autre article, celui-ci se consacrant uniquement à leur rôle durant le Lever de la Reine.

La Première Femme de Chambre

Au nombre de deux sous Marie-Antoinette, ce fut longtemps une charge traditionnellement dévolue à l’ancienne nourrice du Roi. Madame Mercier, nourrice de Louis XV, avait obtenu un revenu si considérable et une si grande faveur du temps de Marie Leszczynska qu’il fut juger nécessaire de partager par la suite cette charge en deux postes.

Madame Mercier, nourrice de Louis XV, entourée de ses enfants

Tout le long de la journée, la Première Femme de Chambre a surtout un rôle d’Étiquette et de secrétariat :

« Les fonctions des premières femmes étaient de veiller à l’exécution de tout le service de la chambre, de recevoir l’ordre de la Reine pour les heures du lever, de la toilette, des sorties, des voyages. Elles étaient de plus chargées de la cassette de la Reine, du paiement des pensions et gratifications. Les diamants leur étaient aussi confiés. Elles avaient les honneurs du service, quand les dames d’honneur ou d’atours étaient absentes, et les remplaçaient de même pour faire les présentations à la Reine »(Madame Campan Éclaircissements historiques).

Concernant le sujet de cet article, elle n’a presque aucune fonction durant les différentes toilettes de la journée, hormis la garde de l’écrin des bijoux et la direction du personnel domestique, notamment celle des autres Femmes de Chambre.

Elle peut remplacer la Dame d’Honneur selon les circonstances, comme nous le montrent l’extrait ci-haut ou celui cité en Introduction.

Elle se charge également des « présentations subalternes » lors de la Toilette du matin, c’est-à-dire des personnes n’appartenant pas à la Cour ou pour les présentations officielles, en remplacement des Dames d’Honneur et d’Atours, en cas d’absence de ces dernières.

La Première Femme gère également la Cassette, c’est-à-dire l’argent privé de la souveraine, somme remise en début de mois par le Trésorier de la Reine et la Première Femme doit noter toutes les entrées et sorties.

La Première Femme tientt également une sorte d’agenda de la vie de la Reine, avec notamment les heures de Lever et de Coucher.

Au réveil de la Reine, la Première Femme de Chambre introduit les domestiques subalternes.

Les femmes de chambre ordinaires

La reine dispose en général de douze femmes ordinaires servant par quartiers.

Divisées en trois équipes de quatre, elles servent une semaine entière, suivie de quinze jours de repos.

Durant leur semaine de service, quatre d’entre elles logent au château.

Elles vaquent à leurs occupations deux par deux durant quarante-huit heures, puis disposent d’une pause de vingt-quatre heures durant lesquelles elles peuvent être appelées.

Selon un rite solennel, la relève s’effectue toujours à midi en silence dans la Chambre de la Reine. Les deux qui ont passé vingt-quatre heures auprès de la Reine sont en « tenue de fonction » tandis que les deux venues les relayer sont en Grand Habit.

(Geneviève Haroche-Bouzinac, La vie mouvementée d’Henriette Campan).

Liste des femmes de chambre de la Dauphine puis de la Reine (d’après les Almanachs de Versailles) :

1773

Mademoiselle Perrin (première)

Madame Thierry, en survivance (première)

Madame Bibault de Misery (première)

Madame Noll

Madame de Najac

Madame Chavignac

Mademoiselle de Beauregard, sa fille, en survivance

Madame Desjardins

Madame Thierry

Madame de Haugues d’Hautecourt

Madame Le Large

Madame Campan

Madame Campan, sa bru, en survivance (ce n’est pas la mémorialiste, mais la première épouse de François Campan qui mourra dans l’année)

Mademoiselle de Marolles

Madame L’Échevin

Madame de Montaran

Madame Indrion

En surnuméraires :

Madame Marchand

Madame Desport

Madame Martin

Madame Gonet de Vareilles

Madame de Beauvert, en survivance

1774

Mademoiselle Perrin (première)

Madame Thierry, en survivance (première)

Madame Bibault de Misery (première)

Madame de Chavignat

Mademoiselle de Beauregard, sa fille, en survivance

Madame Thibault

Madame de Najac

Madame Desjardins

Madame Campan (future belle-mère de la mémorialiste)

Madame Le Large

Mademoiselle de Marolles

Madame de Montaran

Madame de Haugues d’Hautecourt

Madame L’Échevin

Madame Bonnefoy du Plan ( épouse du garde-meuble de Marie-Antoinette qui est le concierge du Petit Trianon )

En surnuméraires :

Madame Marchand

Madame Martin

Madame Gonet de Vareilles (sœur de madame Campan, belle-mère)

Madame de Beauvert, en survivance

1775

Mademoiselle Perrin (première)

Madame Thierry, en survivance (première)

Madame Bibault de Misery (première)

Madame Campan

Madame Campan, sa bru, en survivance

Madame Le Large

Madame de Haugues d’Hautecourt

Madame L’Échevin

Madame Marchand

Madame de Chavignat

Mademoiselle Belle-Isle, en survivance

Madame Thibault

Madame de Najac

Mademoiselle de Marolles

Madame Gonet de Vareilles

Madame de Beauvert, en survivance

Madame Bonnefoy du Plan

Madame de Montaran

Madame Campan

1776

Idem

Surnuméraires :

Mademoiselle de Vareilles

Madame de Beauvert

Mademoiselle de Beauvert, sa fille, en survivance

1777

Premières femmes de chambre :

Madame de Misery

Madame Thibault

Madame Campan

Madame Campan, sa bru, en survivance

Madame Le Large

Madame de Haugues d’Hautecourt

Madame Marchand

Madame de Chavignat

Mademoiselle Belle-Isle, en survivance

Madame de Najac

Mademoiselle de Marolles

Madame Gonet de Vareilles

Mademoiselle de Beauvert, sa fille, en survivance

Madame Bonnefoy du Plan

Madame de Montaran

Madame Hinner, Louise Marguerite Émilie Henriette Quetpée de Laborde, future madame de Jarjayes

Mademoiselle Antoinette Genet

Adélaïde Genet, future madame Auguié

1778

Idem

1779

Premières femmes de chambre :

Mademoiselle Perrin

Madame Thibault, en survivance

Madame Bibault de Misery

Madame Campan

Madame Campan, sa bru, en survivance

Madame Le Large

Madame de Chavignat

Mademoiselle de Malherbes, en survivance

Madame de Najac

Madame de Haugues d’Hautecourt

Madame Marchand

Mademoiselle de Marolles

Madame Gonet de Vareilles

Mademoiselle de Beauvert, en survivance

Madame Hinner

Mademoiselle Genet

Mademoiselle Terrasse Desmareilles

1780

Premières femmes de chambre :

Mademoiselle Perrin

Madame Thibault, en survivance

Madame Bibault de Misery

Madame Campan

Madame Campan, sa bru, en survivance

Madame Le Large

Madame de Chavignat

Mademoiselle de Malherbes, en survivance

Madame de Najac

Madame de Haugues d’Hautecourt

Mademoiselle de Marolles

Madame Marchand

Madame Gonet de Vareilles

Mademoiselle de Beauvert, en survivance

Madame Hinner

Madame Oguay (Auguié)

Mademoiselle Terrasse Desmareilles

Madame Gentil

Mme de Ricquebourg, surnuméraire

1781

Premières femmes de chambre :

Mademoiselle Perrin

Madame Thibault, en survivance

Madame Bibault de Misery

Mme Louise Françoise Gonet de Vareilles

Mme de Beauvert, sa fille en survivance

Mme Marie Thérèse de Najac, née Macalla de Dampierre

Mme Marie Françoise de Chavignat, née Simonet Destournelles

Melle Marie Marguerite de Haugues d’Hautecourt

Melle Marie Louise Éléonore Le Large

Mme Antoinette Campan, née Gonet de Longeval

Madame Jeanne Louise Henriette Campan, né Genet, en survivance de madame de Misery (première)

Mademoiselle Charlotte Suzanne de Marolles, née Costard

Melle Marie Madeleine Marchand, sa nièce, en survivance

Mademoiselle Gentil

Mademoiselle Terrasse Desmareilles

Mme de Ricquebourg, surnuméraire

1782

Premières femmes de chambre :

Mademoiselle Perrin

Madame Thibault, en survivance

Madame Bibault de Misery

Madame Campan

Madame Campan, sa bru, en survivance

Madame Le Large

Madame de Chavignat

Mademoiselle de Malherbes, en survivance (son époux est maître d’hôtel de la Reine)

Madame de Najac

Madame de Haugues d’Hautecourt

Mademoiselle de Marolles

Madame Marchand

Mademoiselle Marchand, sa nièce

Madame Gonet de Vareilles

Mademoiselle de Beauvert, en survivance

Madame Hinner

Madame Auguié

Mademoiselle Terrasse Desmareilles

Madame Gentil

1783

Premières femmes de chambre :

Mademoiselle Perrin

Madame Bibault de Misery

Madame Thibault, en survivance

Melle Marie Louise Éléonore Le Large

Mme Antoinette Campan, née Gonet de Longeval

Mme Jeanne Louise Henriette Campan, née Genet,

Mme Charlotte Suzanne de Marolles, née Costard

Mme Marie Françoise de Chavignat, née Simonet Destournelles

Mme de Malherbes , née Lhonnelet en survivance

Mme Marie Thérèse de Najac, née Macalla de Dampierre

Melle Marie Marguerite de Haugues d’Hautecourt

Melle Marie Madeleine Marchand

Melle Marchand, sa nièce en survivance

Mme Louise Françoise Gonet de Vareilles Mme de Beauvert, sa fille en survivance

Mme Hinner

Mme Auguié Antoinette, née Genet

Mme Terrasse de Mareilles

Mme Gentil

Mme d’Horvath en surnuméraire

1784

Mademoiselle Perrin

Madame Thibault, en survivance

Madame Bibault de Misery

Madame Campan

Madame Campan, sa brue, en survivance

Madame de Chavignat

Mademoiselle de Malherbes, en survivance

Madame de Najac

Madame de Haugues d’Hautecourt

Madame Frezalz, en survivance (peut-être la même que celle indiquée par madame Campan sous le nom de madame de Frégal, née Ermengarde de Beauval)

Mademoiselle de Marolles

Madame Marchand

Mademoiselle Marchand, sa nièce

Madame Gonet de Vareilles

Mademoiselle de Beauvert, en survivance

Madame Hinner

Madame Auguié

Mademoiselle Terrasse Desmareilles

Madame Gentil

Mme d’Horvath

Mademoiselle Colignon

1785

Mademoiselle Perrin

Madame Thibault, en survivance

Madame Bibault de Misery

Madame Campan

Madame Campan, sa bru, en survivance

Madame de Chavignat

Madame de Malherbes, en survivance

Madame de Najac

Madame Frezalz

Mademoiselle de Marolles

Madame Marchand

Mademoiselle Marchand, sa nièce

Madame Gonet de Vareilles

Mademoiselle de Beauvert, en survivance

Madame Hinner

Madame Auguié

Mademoiselle Terrasse Desmareilles

Madame Gentil

Mme d’Horvath

Mademoiselle Colignon

Mademoiselle de Saint-Aubin

Madame Arcambal, surnuméraire

Louise de Frézals de Beauval

1786

Mademoiselle Perrin

Madame Thibault, en survivance

Madame Bibault de Misery

Madame Campan

Madame de Chavignat

Mademoiselle de Malherbes, en survivance

Madame de Haugues d’Hautecourt

Madame Frezalz, en survivance

Madame Gonet de Vareilles

Mademoiselle de Beauvert, en survivance

Madame Hinner

Madame Auguié

Madame Terasse des Mareilles

Mademoiselle Colignon

Mademoiselle de Saint-Aubin

Mademoiselle de Marolles

Madame Arcambal

Madame de Cardon

Madame de Moustier, surnuméraire

1787

Mademoiselle Perrin

Madame Thibault, en survivance

Madame Bibault de Misery

Madame Campan, en survivance

Mademoiselle de Malherbes,

Madame de Haugues d’Hautecourt

Madame Frezalz, en survivance

Madame de Beauvert

Madame Campan

Madame Hinner

Madame Auguié

Madame Terasse des Mareilles

Mademoiselle de Marolles

Madame Arcambal

Madame de Cardon

Madame de Gougenot (son mari est maître d’hôtel de la Reine)

Madame Le Vacher

Madame Du Moustier

1788

Madame Bibault de Misery

Madame Campan, en survivance

Madame Thibault

Mademoiselle de Malherbes

Madame de Haugues d’Hautecourt

Madame Frezalz, en survivance

Madame Campan

Madame de Beauvert

Madame de Jarjayes

Madame Auguié

Madame Terasse des Mareilles

Mademoiselle de Marolles

Madame Arcambal

Madame de Cardon

Madame Gougenot

Madame Le Vacher

Madame Du Moustier, surnuméraire

1789

Madame Bibault de Misery

Madame Campan, en survivance

Madame Thibault

Madame de Jarjayes, en survivance

Mademoiselle de Malherbes

Madame de Haugues d’Hautecourt

Madame Frezalz, en survivance

Madame Campan

Madame de Beauvert

Madame de Jarjayes

Madame Auguié

Madame Terasse des Mareilles

Mademoiselle de Marolles

Madame Arcambal

Madame de Cardon

Madame Gougenot

Madame Le Vacher

Madame Du Moustier, surnuméraire

1790

Pas de sources

1791

Pas de sources

1792

Madame Campan

Madame de Jarjayes

Mme Marie Françoise de Chavignat, née Simonet Destournelles

Mme de Malherbes , née Lhonnelet en survivance

Mademoiselle Charlotte Suzanne de Marolles, née Costard

Mme Auguié Antoinette, née Genet

Melle Marie Marguerite de Haugues d’Hautecourt

Mme Gougenot, née Colignon

Mme Dumontier

Mme Le Vacher, née Saint Aubin

Toutes les Femmes de Chambre portent le matin, puis dans les Cabinets l’après-midi, des « petites robes » avec un tablier.

Le reste du temps, elles sont en Grand Habit mais sans queue et avec tablier afin de les distinguer des dames de la Cour.

Elles prennent leur service à midi en Grand Habit, lors de la Toilette publique .

Les autres serviteurs de la Chambre

Nous ne les présenterons pas cette fois-ci par ordre hiérarchique mais par ordre d’arrivée dans la Chambre.

La femme de garde-robe ou « porte-chaise d’affaires »

Elle se tient dans la journée, prête aux ordres, dans une chambre de veille contiguë à la chambre à coucher et à l’antichambre de l’Œil-de-Bœuf. Elle se charge aussi des fleurs, vases et porcelaines à nettoyer de l’appartement de la Reine.

Cette charge est exercée à l’année par la même femme.

Nous trouvons tout le long du règne la dame Sellier puis sa fille la dame Rochereuil, en survivance. Une notice plus particulière sera consacrée à cette dernière, notamment pour son rôle trouble durant la Révolution.

Madame de Rochereuil

Un garçon de la fourrière appelé « feutier »

Il est chargé d’allumer du feu si c’est l’été ou remettre du bois si c’était l’hiver. Nous trouvons à cette charge de 1773 à 1789, les sieurs Breton et Vertu.

Les Garçons de la Chambre de la Reine

La Reine dispose en moyenne de six Garçons de la Chambre, servant par roulement.

Ces derniers ont le bénéfice des bougies du Grand Cabinet, du Salon des Nobles, des antichambres et des corridors. Ce sont en quelque sorte des valets à tout faire.

1775

M. Pigrais

M. Belloy, en survivance

M. Gentil

M. Hollande, en survivance

M. Campan

M. Campan, son fils, en survivance

M. Bazin

Monsieur Campan, fils, époux d’Henriette Genet

1776

Idem

1777

Idem

1778

M. Bazin

M. Campan

M. Diet, en survivance

M. Belloy

M. Gentil

M. Hollande, en survivance

1779

M. Bazin

M. Diet

M. Belloy

M. Gentil

M. Hollande, en survivance

1780

M. Bazin

M. Diet

M. Belloy

M. Hollande

1781

Idem

1782

Idem

1783

M. Bazin

M. Diet

M. Belloy

M. Hollande

M. Hinner, surnuméraire, anciennement musicien de la Chambre

1784

M. Bazin

M. Diet

M. Belloy

M. Hollande

1785

M. Bazin

M. Diet

M. Terrasse des Mareilles, en survivance

M. Desclaux

M. Belloy

M. Hollande

1786

M. Bazin

M. Diet

M. Terrasse des Mareilles

M. Desclaux

M. Belloy

M. Hollande

1787

Idem

1788

Idem

1789

M. Bazin

M. Diet

M. Terrasse des Mareilles

M. Desclaux

M. Belloy, honoraire

M. Hollande, honoraire

La Femme de Garde-Robe des Atours appelée aussi « la garde d’atours »

 
Cette femme est chargée lors de la Toilette de la garde et de la présentation des effets contenus dans les corbeilles. Il s’agit d’une lingère sachant coudre. Elle a aussi pour mission d’assembler entre eux les différents éléments de l’habit de la Reine.

Il ne faut pas la confondre avec « la femme de garde-robe » appelée aussi « porte-chaise d’affaire » vue plus haut et entrant dès le réveil de la Reine.

L’Almanach de Versailles selon les époques nous indique Mme Larsonnier ou Mademoiselle Brebion comme Femme de Garde-Robe des Atours.

Selon Madame Campan : « une première femme des atours chargée du soin et de l’entretien de tous les habillements de la reine ».

Elle était aidée par deux femmes chargées de plier et repasser toutes les affaires dépendant de la Garde-Robe.

Les baigneuses-étuvistes

Deux femmes de chambre préposées aux bains de la Reine dite « baigneuse étuviste » ont pour seule fonction de préparer l’eau de la baignoire, d’apporter le mobilier du bain dans la grande chambre, de laver et d’essuyer la Reine après le bain. Un valet-baigneur est préposé au seul rangement des meubles nécessaires au bains et au transport des samovars d’eau chaude.

Cette charge est exercée par quartier. Un état des domestiques de la Reine aux Tuileries, daté de 1792 , mentionne Madame Tartarat comme” première baigneuse étuviste” mais son nom apparaît dans les Almanachs bien avant, en survivance de madame Dromard.

Le Premier Valet de Chambre

C’est le supérieur hiérarchique des Valets ordinaires et des Garçons de la Chambre vus plus haut.

Nous trouvons le sieur Baillon, en charge depuis Marie Leszczynska , puis son fils Baillon de Fontenay.

Deux Valets de Chambre ordinaires et Valets de quartier

M. Le Doux de Glatigny

M. Son fils en survivance

M. Molière, puis honoraire

M. du Canuvis ou Canois, en survivance

M. David de Prinsay

1774

M. Brion de Vaugeroux

M. Saint-Jean en survivance

M. d’Hautuilhe

M. Trancourt

M. Bourgnelle

M. d’Espinoy

M. Charpentier

M. Charpentier, en surivivance

M. Dumontot

M. Cordebar

M. Fondant

M. son fils en survivance

M. Couterot des Ormes

M. Bazin

M. Langlois de La Boussardière

M. Duplessis

M. Porchon

M. Belloy

M. Le Roy du Mée

M. de Georges

1777

Par quartier

1

M. Tramecourt

M. Le Roi

M. Charpentier

M. Son fils en survivance

M. Saint-Jean

2

M.Despinois l’aîné

M. Belloy

M. Biot

M. Waté

3

M. Despinois jeune

M. La Boussardière

M. Du Montot

M. Couterot

4

M. De Georges

M. Auger

M. Le Prince

M. Girard

1789

1

M. Le Roi

M. Saint-Jean

M. Difs (peut-être une abréviation ?)

2

M. Guidon

M. Belloy

M. Difs

M. De La Marlière

3

M. Dumontot

M. de la Boussardière

M. Famin

4

M. Girard

M. Loir

M. Bain

M. Mogée

Ils tiennent leurs ordres du Premier Valet et s’assurent des tâches des Garçons de la Chambre.     Ils apportent également les pliants aux princesses venues dans la Chambre de la Reine, tiennent la main de la Dame d’Honneur ou de la Dame d’Atours quand elles sortent de la Chambre, en tenant de l’autre un flambeau pour la raccompagner jusqu’à l’Antichambre ou le Cabinet où il est ensuite relayé par un page de la Reine qui la ramène chez elle.

Deux Valets de Garde-Robe

M. Michault, ordinaire

M.Gallant, en 1

M. Stevenot, en 2

Un Garçon de Garde-Robe

Pas de nom indiqué dans les Almanachs de Versailles.

Un sieur Bonnet est indiqué aux Tuileries en 1792.

Le perruquier-baigneur-étuviste

Nous trouvons M. Le Guay, M. Larseneur puis M. François Léonard

Coiffeurs

1775

M. Larsenneur

1778

M. Le Guay

1789

MM. Hautier frères, dit Léonard, par commision,

M. Villanoué, par commission

Tailleurs

Sieurs Stein, Shultès et Smidts (ce dernier uniquement pour les tenues d’amazone).

Portefaix

Les frères Dromard

Leur rôle est de porter de lourdes charges. La toilette de la Reine entraîne de nombreux meubles à transporter, ainsi que des caisses et corbeilles d’étoffes parfois très lourdes.

Lavandière et blanchisseuse du linge de corps

Madame Joyard à l’époque de Marie Leszczynska puis à l’arrivée en France de Marie-Antoinette.

Mademoiselle de la Soye, à la mort de la précédente en 1774.

Puis sa nièce, Madame Bonnefoy du Plan, née Marie-Laurence Indrion, en tant que survivancière dès 1775, (anciennement Femme de Chambre de la Reine).

Son mari valet-tapissier de la Reine, son Intendant de Garde-Meuble privé et Concierge du Petit Trianon, reprendra cette charge, au nom de ses enfants, à la mort de son épouse en 1779 jusqu’à la fin du règne.

(William R. Newton, La Petite Cour).

Charles Bonnefoy du Plan

Les deux termes sont à distinguer car la lavandière ne faisait que laver le linge alors que la blanchisseuse séchait et repassait le linge.
Cet imposant service s’agite dans la Chambre dès le Lever de la Reine mais aussi dans les cabinets privés de la Reine et les pièces dépendant de la Garde-Robe.

Il est temps désormais de découvrir de quelle manière ces domestiques agissent et quel est le cérémonial utilisé auprès de la Reine de France à partir de son réveil.

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