Le 12 février 1736
L’Archiduchesse Marie-Thérèse (1717-1780) épouse François-Etienne (1708-1765), duc de Lorraine ; ils fondent ainsi la branche de Habsbourg-Lorraine.
Le 5 février 1737
Naissance de Marie-Elisabeth Amélie Antoinette Josèphe Jeanne Agathe d’Autriche à Vienne, premier enfant du grand-duc François-Etienne de Lorraine et de la grande-duchesse de Toscane, Marie-Thérèse d’Autriche.
Si sa naissance est attendue, son sexe est une déception pour tous.
Marie-Thérèse connaîtra néanmoins rapidement les joies d’être une mère éducatrice, cette enfant et les deux qui suivront arrivant à une période où l’Archiduchesse n’est encore qu’héritière et sans responsabilités importantes.
Le 12 janvier 1740
Naissance de Marie-Caroline (1740-1741), troisième enfant du couple archiducal.
Son sexe est encore plus une déception.
Le 7 juin 1740
La famille est en villégiature à Laxenburg. Toute la journée, l’Archiduchesse Elisabeth est prise de vomissements. Elle se plaint de crampes à l’estomac. Marie-Thérèse la veille mais à huit heures du soir le médecin exhorte le père d’éloigner la mère enceinte qui ne peut assister dans cet état à l’agonie de la petite princesse.
A neuf heures, François-Etienne assiste impuissant à la fin de sa fille.
Le 25 janvier 1741
Décès de l’Archiduchesse Marie-Caroline qui vient d’avoir un an.
Le 17 septembre 1748
Naissance et mort de l’Archiduchesse Marie-Caroline. C’est un enfant mort-né, son prénom est donc un hommage à l’enfant perdue en 1741.
Eprouvée par ce dixième accouchement, Marie-Thérèse souhaiterait ne plus avoir d’enfants.
Lettre sans date mais sûrement de septembre 1748 de l’Impératrice à son amie Antonia de Saxe :
« Je serais assez contente de finir avec dix enfants, car je sens que cela m’affaiblit et me vieillit beaucoup. Ce dont je ne me soucierais pas si cela ne me rendait moins capable pour le travail de la tête.»
Marie-Thérèse à l’électrice Maria-Antonia de Saxe
On peut comprendre que dix enfants à élever, en n’omettant ni instructions ni rapports hebdomadaires pour chacun, en ayant à charge un vaste état à réformer et étant sujette à des crises régulières de dépression peuvent suffire à largement l’occuper sans en rajouter d’autres enfants.