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Marie-Elisabeth (1737-1740), Marie-Caroline (1740-1741), Marie-Caroline (1748) de Habsbourg-Lorraine

 

Portrait des enfants morts en bas-âge. Une esquisse en haut laisse supposer qu’une dix-septième grossesse n’est pas arrivée à terme.

Le 5 février 1737

Naissance de Marie-Elisabeth Amélie Antoinette Josèphe Jeanne Agathe d’Autriche à Vienne, premier enfant du grand-duc François-Etienne de Lorraine et de la grande-duchesse de Toscane, Marie-Thérèse d’Autriche.

 

L’archiduchesse Marie-Elisabeth, première du nom

Si sa naissance est attendue, son sexe est une déception.

Elle reçoit ces prénoms de ses deux grands-mères : Elisabeth-Christine de Brunswick-Wolfenbüttel (1691-1750), impératrice du Saint-Empire romain germanqiue et d’Elisabeth-Charlotte d’Orléans (1676-1744), duchesse de Lorraine, elle-même fille de Monsieur, frère de Louis XIV.

Son grand-père, l’empereur Charles VI, s’il attend plus que tout un héritier mâle qu’il n’a pu lui-même donné, raffole rapidement de sa petite-fille et la surnomme Liesl.

Le père François-Etienne montrera rapidement des sentiments paternels très rares à cette époque envers ses filles.

Quant à Marie-Thérèse, elle connaîtra rapidement les joies d’être une mère éducatrice, cette enfant et les deux qui suivront arrivant à une période où l’archiduchesse n’est encore qu’héritière et sans responsabilités importantes.

François-Etienne de Lorraine et Marie-Thérèse d’Autriche, école autrichienne

Le 6 octobre 1738

Naissance de Marie-Anne Josèphe Antoinette d’Autriche à la Hofburg, Vienne, deuxième enfant du couple archiducal.

Evidemment son sexe est encore une déception.

Les petites princesses reçoivent une éducation conforme à leur rang qui se doit d’être avant tout religieuse. Celle-ci commence à leurs trois ans.

Très vite, les petites archiduchesses se doivent d’accompagner leur mère à l’église, aux processions et aux pèlerinages dont Marie-Thérèse est très férue.

De part la multiplicité des langues au sein des vastes territoires Habsbourg, elles doivent apprendre l’allemand, en plus du dialecte viennois, le français, la langue maternelle de leur père, l’italien, mais aussi le latin, le hongrois et le tchèque.

Les touts-petits, nés à peu d’intervalle sont logés dans ce qu’on appelle la “Kindskammer” (“la chambre d’enfant”) où ils sont généralement confiés aux soins d’une demoiselle de chambre et de ses assistantes.

Son aînée est vue comme une princesse vive et riante qui fait le bonheur de ses parents et grands-parents.

Le 12 janvier 1740

Naissance de Marie-Caroline (1740-1741), troisième enfant du couple archiducal.

Son sexe est encore plus une déception.


L’archiduchesse Marie-Caroline, première du nom

Le 7 juin 1740

La famille est en villégiature à Laxenburg.

Toute la journée, l’archiduchesse Elisabeth est prise de vomissements. Elle se plaint de crampes à l’estomac.

Marie-Thérèse la veille mais à huit heures du soir le médecin exhorte le père d’éloigner la mère de l’agonie de la petite princesse.

A neuf heures, François-Etienne assiste impuissant à la fin de sa fille.

Le couple est inconsolable.

Le 20 octobre 1740

Décès de l’Empereur Charles VI.

Désormais, en charge des affaires de l’état et bientôt aux prises avec une guerre de succession qui l’oppose aux puissances européennes, Marie-Thérèse ne sera plus aussi présente pour ses filles.

Le 25 janvier 1741

Décès de la petite Marie-Caroline, probablement empoisonnée par du vert-de-gris d’une tasse en argent mal lavée.

Entre une guerre inique, l’absence d’héritiers mâles et les morts à répétition des petites archiduchesses, tout le monde ressent l’impression d’une malédiction contre les Habsbourg.

Marianne sera rapidement considérée comme particulièrement précieuse, car de nature fragile mais aussi seule survivante des trois premières archiduchesses.

Le 13 mars 1741

Naissance de l’archiduc Joseph, l’héritier tant escompté depuis tant d’années. Il est l’espoir du trône et des territoires Habsbourg.

Le 1er août 1743

Marie-Thérèse se rend à Laxenburg afin d’entendre une messe en souvenir de sa fille Marie-Elisabeth.

Le 17 septembre 1748

Après dix accouchements sans difficultés particulières, Marie-Thérèse endure la naissance d’un enfant mort-né.

 

L’archiduchesse Marie-Caroline, deuxième du nom

Par la suite, Marie-Thérèse ne désirera plus aucune de ses grossesses suivantes. Il lui faudra pourtant attendre son seizième enfant afin qu’elle mette un terme à ses relations conjugales.

Lettre de l’Impératrice à son amie Antonia de Saxe :

“Je serais assez contente de finir avec dix enfants, car je sens que cela m’affaiblit et me vieillit beaucoup. Ce dont je ne me soucierais pas si cela ne me rendait moins capable pour le travail de la tête.”

Correspondance entre l’impératrice Marie-Thérèse et l’électrice Maria-Antonia de Saxe, BADINTER, Elisabeth, Les conflits d’une mère, Marie-Thérèse et ses enfants, Paris, Flammarion, 2020, p. 78.

1765

Marie-Thérèse fait réaménager la galerie de son palais d’Innsbruck avec les portraits de tous ses enfants, sans oublier ceux disparus trop tôt.

Sources :

BADINTER, Elisabeth, Les conflits d’une mère, Marie-Thérèse et ses enfants, Paris, Flammarion, 2020, 276 pages.

https://web.archive.org/web/20121004041359/http://imperial-austria.at/2009/11/10/maria-theresia-und-ihre-kinder

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