Marie-Élisabeth de Habsbourg-Lorraine

Marie-Elisabeth d'Autriche (1781) par Johann Baptist von Lampi le vieux

Le 13 août 1743

 Naissance de Marie-Élisabeth Josèphe Jeanne Antoinette de Habsbourg-Lorraine, archiduchesse d’Autriche, princesse de Bohême et de Hongrie (1743-1808) à Vienne. Elle est la deuxième archiduchesse à porter ces prénoms, sa sœur aînée étant décédée trois ans auparavant.

François-Etienne, Empereur romain germanique
L'Impératrice Marie-Thérèse (1743) par Jean-Etienne Liotard

L’enfant les reçoit de ses deux grands-mères : Elisabeth-Christine de Brunswick-Wolfenbüttel (1691-1750), Impératrice du Saint-Empire romain germanique et d’Elisabeth-Charlotte d’Orléans (1676-1744), duchesse de Lorraine, elle-même fille de Monsieur, frère de Louis XIV.
L’Archiduchesse est le sixième des seize enfants qu’auront  François Ier (1708-1765), Empereur du Saint-Empire et  Marie-Thérèse d’Autriche (1717-1780), Reine de Hongrie et de Bohême. L’enfant reçoit le prénom aussi de sa grand-tante Marie-Elisabeth d’Autriche (1680-1741) , l’ex-gouvernante des Pays-Bas autrichiens, décédée trois ans plus tôt.

Elisabeth-Christine de Brunswick-Wolfenbüttel
Elisabeth-Charlotte d'Orléans
Marie-Elisabeth, Archiduchesse d'Autriche, gouvernante générale des Pays-Bas

L’Archiduc Joseph (1743-1790) et ses sœurs reçoivent une éducation conforme à leur rang qui se doit d’être avant tout religieuse. Celle-ci commence à leurs trois ans. Les quatre premiers enfants, dont Joseph jusqu’à son passage aux hommes, sont confiés à la demoiselle de chambre, la princesse Trautson, veuve d’une quarantaine d’années, en qui Marie-Thérèse met toute sa confiance. Très vite, les petits Archiducs et Archiduchesses se doivent d’accompagner leur mère à l’église, aux processions et aux pèlerinages dont Marie-Thérèse est très férue. De part la multiplicité des langues au sein des vastes territoires Habsbourg, ils doivent apprendre l’allemand, en plus du dialecte viennois, le français, la langue maternelle de leur père, l’italien, mais aussi le latin, le hongrois et le tchèque. Les touts-petits, nés à peu d’intervalle sont logés dans ce qu’on appelle la «Kindskammer» («la chambre d’enfant») où ils sont généralement confiés aux soins d’une demoiselle de chambre et de ses assistantes. 

L'Empereur François Ier, son épouse Marie-Thérèse et l'héritier du trône l'Archiduc Joseph par Franz Xaver Karl Palko

Le 1er février 1745

Naissance de son frère Charles-Joseph (1745-1761).

Le 13 septembre 1745

Son père François-Etienne est élu empereur du Saint-Empire Romain Germanique sous le nom de François Ier.

L'Empereur François Ier par Martin van Meytens

Le 4 octobre 1745

Couronnement à Francfort de son père. Leur mère ne vient qu’en tant que simple spectatrice, refusant la couronne. Pour l’occasion elle entame une correspondance qui ne cessera plus avec la princesse Trautson restée à Vienne qui est en charge des enfants.

Le 26 février 1746

Naissance de sa sœur Marie-Amélie (1746-1804).

L'Archiduchesse Marie-Elisabeth

Le 5 mai 1747

Naissance de son frère Léopold (1747-1792).

Le 5 octobre 1747

A l’occasion de la fête de leur père, les petits Archiducs et Archiduchesses montent sur scène à Schönbrunn sur un petit théâtre inauguré pour l’occasion. De telles représentations dont raffolent les parents seront très courantes tout le long de ces années.

En 1748

Dès l’âge de cinq ans, chaque enfant se voit attribuer un appartement, composé de plusieurs pièces. Une éducation générale leur est donnée, mais ensuite chaque petit prince et princesse développe avec des professeurs particuliers des spécificités propres, en fonction de leurs talents, mais aussi de leur avenir envisagé. Outre les langues, on y trouve la lecture et l’écriture, l’histoire, la géographie, la géométrie, les mathématiques, la musique et la danse. Marie-Thérèse et François-Etienne veulent développer le plus possible chez chacun de leurs enfants des talents artistiques.  Des rapports quotidiens, sur chacun de ses enfants sont donnés à la souveraine qui répond point par point. Ceci permettant de compenser les absences de la mère, trop occupée par les affaires d’Etat. Si Marie-Thérèse s’occupe de chaque détail de l’éducation de ses enfants, elle n’en est pas moins une mère terrible.

Une miniature qui représente le régime disciplinaire de Marie-Thérèse :

Artiste inconnu (1750) - Musée National de Varsovie

Les enfants sont soumis à un strict emploi du temps, rédigé de la main de l’Impératrice :

«Huit heures du matin, réveil et prière « élévation à Dieu » et se lever du lit.
Neuf heures, prière du matin, toilettes et petit déjeuner.
Neuf heures et demie : la kammerfrau (la femme de chambre) fait répéter et apprendre par cœur le catéchisme
De neuf heures et demie à dix heures, permission de jouer.
Onze heures : une demi-heure d’écriture et de nouveau récréation
De onze heures à onze heures et demie: confession
Midi : heure du déjeuner et de la liberté
A deux heures après midi :  de nouveau récréation
A quatre heures après midi : cours de français
A cinq heures du soir : amusement avec les jeux de cartes, livres et enseignement des mots français par des images ou danse.
A six heures du soir : réciter le Noster Pater pour rappeler toujours la présence de Dieu.
A sept heures et demie du soir : dîner
A huit heures et demie du soir : nettoyage du soir et lit.
Quand le temps le permettra, nous modifierons les horaires afin qu’on puisse sortir en calèche en hiver et se promener dans le jardin en été.»

Les heures d’études sont complétées par les professeurs de musique, de dessin et de langues. Chaque matin, l’impératrice reçoit le rapport médical du Dr Van Swieten, qui lui rapporte l’état de santé de ses enfants. L’Impératrice voit les enfants tous les huit ou dix jours.
La demoiselle de chambre (rang en dessous de l’aya) est autorisée à punir et à fouetter les jeunes princesses. En plus de l’ayo ou l’aya, qui est la personne responsable, plusieurs professeurs et un confesseur particulier assument l’éducation des enfants.

Marie-Elisabeth est la deuxième depuis la  droite dans ce tableau de Martin van Meytens la figurant parmi ses nombreux frères et sœurs

 

Le 18 avril 1748

Signature du traité d’Aix-la-Chapelle qui met fin à la Guerre de Succession d’Autriche. Marie-Thérèse et François-Etienne sont reconnus dans leurs droits mais perdent définitivement la Silésie.

 

Le 17 septembre 1748

Naissance et mort de sa sœur Marie-Caroline.

De par son statut d’héritier du trône, Joseph vit à l’écart de ses frères et sœurs. Les premiers sont trop jeunes pour partager ses jeux et son éducation, les secondes de son âge, sont des filles qui n’ont rien à faire avec le petit prince.

 

En 1748 ou 1749

Lettre de Marie-Thérèse à la comtesse Trautson, gouvernante de la princesse :

«Je ne sais par où commencer les louanges de la Elisabeth : Je peux dire que non seulement pas un enfant, mais même une grande personne et même une agréable compagnie (n’aurait été aussi agréable) (…) Nous sommes arrivés en sept quarts d’heures avec des cahots assez forts qu’elle a soutenus à merveille, se tenant comme une petite statue, (ne) se trouvant incommodée ni du chaud, ni de la poussière, jasant continuellement et raisonnablement sur tout, sans s’agiter ou ne se tenant pas droite, ni demander la moindre chose. Une personne de vingt ans ne pourrait faire mieux. Elle a jusqu’ici surpassé tous ses aînés ici avec les meilleures grâces (…). Elle a fait la conversation avec nous une heure fort bien. Je l’ai renvoyée souper ; elle est revenue après nous servir un demi-quart d’heure à souper où elle s’est conduite fort grandement. Elle n’est pas partie volontiers, mais n’a protesté que d’un mot en secret _à la Weber_ : « Tu voudrais me voir déjà partie. » Cela m’a donné de l’ombrage qu’elle pourrait se brouiller en haut, mais tout s’est passé tranquillement. Je l’ai encore vue avant de s’endormir. Elle a bien dormi jusqu’à 4 heures et demie. Elle a fait toutes ses occupations, bien lu avec moi La Vie des saints, puis déjeuné ensemble du chocolat, mais ça, pas proprement.»

Bibliothèque nationale autrichienne, BADINTER, Elisabeth,
Les conflits d’une mère, Marie-Thérèse d’Autriche et ses enfants, Paris, Flammarion, 2020, pp. 49-50

Le 20 mai 1749

D’après Blondel, le chargé d’affaires français, tous les enfants impériaux parlent aussi bien l’allemand que le français.

Le 4 février 1750

Naissance de sa sœur Marie-Jeanne-Gabrielle (1750-1762).

Le 19 mars 1751

Naissance de sa sœur Marie-Josèphe (1751-1767).

Portrait de la famille impériale par Martin Van Meytens, 1752 : Marie-Elisabeth est entre sa mère et son frère Joseph qui est en rouge.

Le 13 août 1752

Naissance de sa sœur Marie-Caroline (1752-1814).

En 1753

Départ de Bartenstein, remplacé par Wenceslas Antoine, comte de Kaunitz (1711-1794), jusque-là ambassadeur en France.

Le 8 juin 1753

La princesse Trautson, jusque-là demoiselle de chambre des premières archiduchesses est nommée officiellement aya de Marianne, Marie-Christine et Marie-Elisabeth.

La princesse Trautson ne cache pas sa préférence pour l’aînée Marianne.

Portrait de la famille impériale par Martin Van Meytens, 1753, même pose

Le 1er juin 1754

Naissance de son frère Ferdinand (1754-1804).

Joseph jalouse ses frères et sœurs qu’ils considèrent comme des concurrents, il méprise son père.  Avec sa mère les relations sont encore plus complexes. La mère n’est pas non plus sans responsabilités. Si elle adore ses enfants, elle ne leur accorde que peu de temps, peu de place dans sa vie. Les affaires d’état passent avant tout. Et ensuite, son mari. Après viennent les enfants. Et selon ses prédilections marquées.

Portrait de la famille impériale par Martin Van Meytens, 1754, même pose.

Le 2 novembre 1755

Naissance de sa sœur Marie-Antoinette (1755-1793).

Portrait de la famille impériale par Martin Van Meytens, 1755, même pose.

Le 12 février 1756

A l’occasion de l’anniversaire de leur père, tous les archiducs et archiduchesses sont déguisés, y compris la plus jeune, Antonia, trois mois, recouverte de fleurs.

Le 1er mai 1756

Signature à Versailles du traité d’alliance entre la France et l’Autriche, mettant fin à plus de deux cent cinquante ans de rivalité entre les deux puissances.

Le 25 mai 1756

Ratification du traité à Vienne.

Début de la guerre de Sept ans.

Le 8 décembre 1756

Naissance de son frère Maximilien (1756-1801).

Portrait de la famille impériale par Martin Van Meytens, 1756

Joseph se sentira beaucoup plus à l’aise avec ses frères et sœurs les plus jeunes : Marie-Caroline, Ferdinand, Marie-Antoinette et Maximilien. Tous, au contraire de leurs aînés, l’aimeront beaucoup.

La Hofburg de Vienne
L'Archiduchesse Marie-Elisabeth de Habsbourg-Lorraine, par Pierre Joseph Lion

Marie-Elisabeth est une enfant ravissante et devient, en grandissant, une beauté remarquable, quoique fort volage et sans grande passion, à en croire les critiques sévères de sa mère. Elle ne manque pas d’intelligence mais est fort superficielle, se complaît dans les ragots, cultive les bons mots et ses préceptrices -qui changent sans cesse- doivent l’exhorter à faire davantage preuve d’attention et de minutie. ( Marie-Antoinette aura un peu ces défauts.) En raison de sa beauté à l’âge juvénile, Marie-Elisabeth peut passer pour un parti convoité, qui donne matière à d’ambitieux projets…

Vers 1756

La princesse Trautson devenue grande maîtresse de la maison de Marianne, dont la santé fragile exige tous les soins, ne peut plus assurer l’éducation des Archiduchesses Marie-Christine et Marie-Elisabeth. La comtesse Trauttmansdorff, nièce de la comtesse Lerchenfled, prend le poste peu envié d’aya de l’Archiduchesse Elisabeth au caractère redoutable.

Dans une lettre où Marie-Thérèse lui exprime toute sa confiance, comme à son habitude envers les ayas de ses filles, elle s’excuse du comportement affreux de sa fille :

«Ma chère Trauttmansdorff, je suis bien fâchée de la scène qui (s’)est passée hier. Si j’avais été informée à temps, jamais je n’aurais laissé paraître la fille dans ces occasions où il faut frapper malheureusement des esprits qui ne se laissent diriger ni par les sentiments, ni par la reconnaissance. (…) Je n’ai point de repos vis-à-vis de vous ; et cela me fait véritablement mal après tout ce que je vous dois et que vous vous êtes sacrifiée pour une ingrate. Je ne vous en sais pas moins gré et ne vous aime encore plus.»

Et le lendemain :

«Je souhaite, ma chère Trauttmansdorff, que votre nuit a été meilleure que la mienne ; mais j’ai été si excédée hier contre cette indigne fille que je ne me sentais pas. Ma reconnaissance pour tous les soins et peines que vous vous êtes donnés sera ineffaçable (…) Cela ne pourra jamais diminuer mon amitié pour vous et vous rendre la justice que vous avez plus qu’une mère.»

Archives familiales Trauttmansdorff, BADINTER, Elisabeth,
Les conflits d’une mère, Marie-Thérèse d’Autriche et ses enfants, Paris

Le 19 janvier 1757

L’héritier du trône est atteint de petite vérole. On craint pour sa vie et on craint que l’épidémie se répande au sein de la famille impériale.

On parle de petite vérole «copieuse». Joseph s’en sort très amaigri et le visage grêlé.

Malgré l’épidémie, Marie-Thérèse ne perd alors aucun de ses enfants.

En 1758

Madame Copineau prend en charge l’Archiduchesse Marie-Elisabeth, quatorze ans, dont le caractère difficile inquiète tout le monde et que ne peut plus gérer la princesse Trautson. Elle n’a pas le rang d’aya mais prend le premier rang parmi les demoiselles de chambre. Elle réussit auprès de l’Archiduchesse, ce que n’a pu faire nombre de dames avant elle. Marie-Thérèse lui en sait fort gré.

Réunion intime de la famille impériale, par Martin van Meytens (?) L'héritier du trône est reconnaissable car habillé de rouge au premier rang. Il joue du violoncelle.

Le 10 mars 1760

Marie-Thérèse écrit au duc de Choiseul qu’elle ne mariera jamais ses quatre filles aînées car il n’existe aucun parti digne d’elles. Marie-Elisabeth ne peut encore se douter que son destin est bien de rester célibataire…

Le 7 septembre 1760

Mariage par procuration à Parme. Marie-Thérèse envoie le prince de Liechtenstein épouser la princesse au nom de l’Archiduc Joseph.

 Isabelle de Bourbon-Parme et l'Archiduc Joseph au moment de leur mariage, d'après Martin van Meytens

Le 6 octobre 1760

Célébration du mariage à Vienne en grandes pompes.

Marie-Thérèse souhaite les fêtes les plus extraordinaires, à la hauteur de l’événement, et décide de les faire immortaliser par son peintre préféré Martin van Meytens aidé de son atelier.

Banquet dans la grande antichambre du palais de la Hofburg de Vienne, par Martin van Meytens et son atelier
Sérénade dans la salle de la Redoute, Martin van Meytens et son atelier. Le couple impérial est au centre, entouré par les nouveaux mariés, Joseph près de son père, Isabelle près de sa belle-mère. Les quatre autres archiducs se répartissent ensuite, deux par deux, puis les archiduchesses se divisent en deux groupes de quatre de part et d'autre, en ordre décroissant.

L’artiste place aussi le jeune prodige Wolgang Gottlieb Mozart que l’on peut repérer dans la foule. Il n’était au moment des faits qu’un simple bambin de quatre ans parfaitement inconnu mais qui était depuis devenu une célébrité internationale.

Détail montrant le jeune Mozart devenu en quelques années une véritable «star».
L'Archiduchesse Marie-Elisabeth d'Autriche, par Martin Van Meytens

 

Le 22 décembre 1760

Fausse couche d’Isabelle ou simple «petite incommodité» selon Marie-Thérèse.

Le 26 décembre 1760

Nouvelle épidémie de variole au sein de la famille impériale. L’Archiduc Charles-Joseph tombe malade.

Le 18 janvier 1761

Mort de son frère Charles-Joseph.

L'Archiduc Charles-Joseph d'Autriche
L'Archiduchesse Marie-Elisabeth par Liotard (1762)

 

 

En 1762

Marie-Elisabeth est peu aimée de ses frères et sœurs ( les aînés ont du mal à se supporter entre eux!).

 

Le 20 mars 1762

Naissance de Marie-Thérèse, fille de Joseph et d’Isabelle.

L'Archiduchesse Marie-Elisabeth par Liotard (1762)
Marie-Elisabeth d'Autriche par Martin van Meytens

 

Le 13 octobre 1762

Visite de la famille Mozart à Schönbrunn. La famille impériale est très férue de musique et au grand bonheur du couple impérial et de Joseph, Isabelle joue merveilleusement bien du violon.

La famille Mozart
L'Archiduchesse Marie-Jeanne-Gabrielle par Pierre Benevaux

 

Le 22 décembre 1762

Mort de sa sœur Marie-Jeanne-Gabrielle.

En janvier 1763

La princesse Trautson, aya des trois premières archiduchesses, prend sa retraite après vingt-deux ans de bons et loyaux services, sans interruption. Si l’Impératrice et Marianne continueront une relation épistolaire avec elle, ce ne sera pas le cas de Marie-Christine et de Marie-Elisabeth, certainement jalouses de la relation particulière entre leur aya et leur soeur aînée.

Nuit du 26-27 novembre 1763

Mort d’Isabelle de Bourbon-Parme qui suscite le chagrin immense de la famille impériale.

L'Empereur François-Étienne, les Archiduchesses Marie-Anne et Marie-Elisabeth et l'Archiduc Léopold (1763) par Martin van Meytens
L'Archiduchesse Marie-Elisabeth d'Autriche en 1763

Le 25 janvier 1765

Le mariage de Joseph II avec Maria-Josepha de Bavière.

Lors de cette cérémonie, les Archiducs et Archiduchesses donnent un spectacle…

Les festivités du mariage de Joseph II par Johann Georg Weickert
Tableau de Johann Franz Greipel représentant la première de l'opéra « Il Parnaso Confusa », composé par Christoph Willibald Gluck et créé le 24 janvier 1765 au château de Schönbrunn à l'occasion des secondes noces de l'archiduc Joseph et de sa seconde épouse, Marie-Josèphe de Bavière. Au premier rang figurent Marie-Thérèse, François-Étienne et leur fils aîné, l'archiduc Joseph, futur Joseph II. Un autre de leurs fils, l'archiduc Pierre-Léopold, futur Léopold II, est visible dans la fosse d'orchestre, dirigeant au clavecin. Quatre des filles du couple impérial chantent sur scène, toutes des rôles de soprano, incarnant des personnages de la mythologie grecque.
Il Parnaso Confuso de Glück au palais de Schonbrunn par Johann Georg Weikert
Marie-Élisabeth, vêtue d'argent et de bleu, dans le rôle de Melpomène, muse de la tragédie
L'Archiduchesse Marie-Elisabeth d'Autriche

Le 5 août 1765

Mariage de l’archiduc Léopold avec Marie-Louise d’Espagne (1745-1792) à Innsbruck. A cette occasion, Marie-Thérèse décide de réaménager la galerie du palais de la Hofburg d’Innsbruck avec les portraits de tous ses enfants, auxquels on rajoutera en fonction conjoints et petits-enfants.

Le 18 août 1765

Mort de Son père, l’Empereur François Ier, lors des festivités du mariage de son frère à Innsbruck. Léopold lui succède en tant que grand-duc de Toscane.

L'empereur François Ier par Johann Zoffany en 1776-1777
L'empereur François Ier par Johann Zoffany en 1776-1777

Marie-Antoinette racontera, en 1790, à  Mesdames de Tourzel, de Fitz-James et de Tarenteaux que l’Empereur François Ier, partant pour l’Italie, d’où il ne devait jamais revenir , rassemble ses enfants pour leur dire adieu :

«J’étais la plus jeune de mes sœursmon père me prit sur ses genoux, m’embrassa à plusieurs reprises, et, toujours les larmes aux yeux, paraissant avoir une peine extrême à me quitter. Cela parut singulier à tous ceux qui étaient présents, et moi-même je ne m’en serais peut-être pas souvenue si ma position actuelle , en me rappelant cette circonstance, ne me faisait voir pour le reste de ma vie une suite de malheurs qu’il n’est que trop facile de prévoir.»

Avènement de Joseph II qui partage le pouvoir avec Marie-Thérèse.

Joseph II par Anton von Maron
L'Impératrice Marie-Thérèse
L'Archiduchesse Marie-Elisabeth

La mort inopinée de son père plongeant l’impératrice Marie-Thérèse dans une dépression profonde, Marie-Christine profite de cette faiblesse momentanée pour arracher à sa mère l’autorisation de se marier par amour plutôt que par raison d’État. Marie-Christine est ainsi la seule à être épargnée par la politique de mariage de sa mère et à pouvoir, avec l’aide de Marie-Thérèse, épouser l’homme de son choix, à savoir Albert de Saxe-Teschen.

Marie-Christine et  Albert de Saxe-Teschen, détail d'un tableau de Marie-Christine
L'Archiduchesse Marie-Elisabeth par Lukas Zatko
Ultime portrait de la famille impériale par Martin van Meytens (1765)

Le 8 avril 1766

Mariage de Marie-Christine avec  Albert de Saxe-Teschen (1738-1822), frère de la Dauphine Marie-Josèphe de Saxe, mère du duc de Berry, au château de Hof.

Marie-Élisabeth, bien qu’âgée de vingt-quatre ans, est toujours célibataire. Elle est pourtant la plus jolie des filles du couple impérial. Elle est d’ailleurs assez imbue de sa beauté ce dont se plaint sa mère qui la traite dans le français en usage à la cour de Vienne de « Kokette ». Elle est également parfois un peu perfide, ayant un penchant pour la moquerie et, comme sa grand-mère Elisabeth-Charlotte d’Orléans (1676-1744), un certain franc-parler.

Mai 1767

Epidémie de petite vérole à Vienne qui n’épargne pas la famille impériale.

Le 28 mai 1767

Mort de Marie-Josepha de Bavière, seconde épouse de l’Empereur Joseph II.

Octobre 1767

L’Archiduchesse Marie-Elisabeth (1743-1808) est atteinte à son tour de petite vérole.

L'Empereur Joseph II et ses sœurs Marie-Anne et Marie-Elisabeth

Le 24 octobre 1767

Très inquiète, Marie-Thérèse écrit :

«Nous sommes chez nous dans les grandes transes.(…) L’espèce de la petite vérole n’est pas bonne. Il y a toute sorte de circonstances qui font craindre. La journée de demain éclaircira beaucoup. Jugez quelle attente cela est. Mon coeur ne tient qu’à un fil. Mon courage est totalement perdu. A Dieu tout est possible ; je m’en remets entièrement à lui.»

Lettre publiée par le baron de Lettenhove, 1868.

L'Archiduchesse Marie-Élisabeth peinte en 1767 par Martin van Meytens

Le 15 octobre 1767

Mort de l’Archiduchesse Marie-Josèphe d’Autriche (1751-1767), sœur de Marie-Elisabeth.

Le 12 mai 1768

Mariage de l’archiduchesse Marie-Caroline, sa sœur, avec Ferdinand Ier des Deux-Siciles.

Le 24 juin 1768

Mort de la Reine de France Marie Leszczyńska (1703-1768).

Marie Leszczyńska, lisant la Bible (1748) par Jean-Marc Nattier
L'Archiduchesse Marie-Josèphe
Marie-Elisabeth (1769) par Joseph Ducreux

Louis XV (1710-1774) est  toujours gaillard malgré ses cinquante-huit ans, les chancelleries et les filles du Roi (qui craignent un retour de leur père à une vie de débauche qui ruinerait sa santé et son salut) songent à un remariage avec une princesse de leur rang. Marie-Elisabeth est toute désignée ; ses vingt-cinq ans et sa beauté réputée devraient faire d’elle l’épouse idéale.

Marie-Anne et Marie-Elisabeth

En cas de réussite du projet, les deux sœurs, Marie-Elisabeth et Marie-Antoinette, auraient été successivement reines de France, l’aînée ayant épousé le grand-père et la cadette le petit-fils pour le plus grand intérêt de l’alliance austro-française mais aussi des intérêts de la Maison impériale. Ainsi doit penser l’Impératrice Marie-Thérèse. Cependant la coquette Marie-Élisabeth n’ira jamais à Versailles. La variole vient briser ses espoirs. Elle s’en sort mais la maladie défigure l’Archiduchesse au point de lui faire perdre toutes ses chances sur le marché du mariage, lui laissant des marques indélébiles sur le visage.

Au désespoir de ses frères et sœurs, Marie-Elisabeth portera, sa vie durant, le deuil de sa beauté perdue.

Marie-Elisabeth en deuil de sa beauté par Lukas Zatko
Le 7 décembre 1768, Wolfgang Amadeus Mozart, douze ans, dirige la messe en do mineur dans l'église de l'orphelinat en présence de la famille impériale, par Eugène Ernest Hillemacher, 1867

Mariage par procuration de l’Archiduchesse Marie-Amélie, sa sœur, avec Ferdinand Ier, duc de Parme.

En septembre 1769

Elisabeth passe une nuit avec Sa mère et Ses sœurs, Anne et Marie-Antoinette, au château de Goldegg. Toutes les quatre se rendent à Mariazell, le sanctuaire dédié à la Vierge, auquel Marie-Thérèse est particulièrement attachée: c’est le lieu de pèlerinage le plus important en Autriche.

Le château de Goldegg

Avant le départ de Marie-Antoinette pour la France, l’Impératrice voulait emmener sa fille en pèlerinage et prier pour Son avenir.

Le 23 janvier 1770

Mort de sa nièce Marie-Thérèse, fille de Joseph II.

Le 16 mai 1770

Le mariage de Marie-Antoinette et du Dauphin est célébré dans la chapelle royale de Versailles.

Louis-Auguste, Dauphin de France par Louis-Michel Van Loo
Gravure du mariage de Marie-Antoinette avec le Dauphin, le 16 mai 1770
Marie-Antoinette Dauphine, huile sur toile de Joseph Ducreux, 1770
Miniature sur ivoire. Marie-Christine est à l'extrême gauche, en compagnie de son époux Albert de Saxe, duc de Teschen... Maximilien, Marie-Elisabeth, Marie-Anne et Joseph II  autour de Marie-Thérèse... L'œuvre est de Heinrich Füger.
L'Archiduchesse Marie-Elisabeth  (détail)

Le 10 mai 1774

Mort de Louis XV.

Le Dauphin devient Roi sous le nom de Louis XVI…

Louis XV par Armand-Vincent de Montpetit
Louis XVI d'après Duplessis

…et sa sœur Marie-Antoinette, Reine de France !

Marie-Antoinette au Globe (1775) par Jean-Baptiste Gautier-Dagoty

À l’instar de sa tante Anne-Charlotte de Lorraine (1714-1773)  qui n’a pu se marier, l’Impératrice destine alors Marie-Élisabeth à la vie religieuse (mais non conventuelle) en la nommant Abbesse du chapitre de chanoinesses nobles d’Innsbruck qu’elle a fondé à la mort de son époux en 1765. L’Archiduchesse, loin de se rendre au Tyrol, demeure cependant auprès de sa famille à Schönbrunn et à la Hofburg jusqu’à la mort de sa mère en 1780.

Marie-Elisabeth d'Autriche (1781) par Johann Baptist von Lampi le vieux

Le 29 novembre 1780

Mort de l’Impératrice Marie-Thérèse après une courte maladie.

L'Impératrice Marie-Thérèse

Joseph II est désormais seul à la tête de l’Empire.

Images de Joseph II, despote éclairé (2021), documentaire de Max Jacobi
L'Archiduchesse Marie-Elisabeth

A la mort de Marie-Thérèse, l’Archiduchesse restée célibataire, doit quitter, comme sa sœur l’Archiduchesse Marie-Anne (1738-1789), la Cour de Vienne, Joseph II ne supportant plus le «ménage de femmes» (Weiberwirtschaft) de ses sœurs. Son frère, désirant alors mettre un terme à cette « République de Femme », renvoie ses deux sœurs Abbesses en leur chapitre.
                                                                       Marie-Antoinette écrit alors à l’Empereur pour s’assurer qu’il ne réserve pas un sort trop difficile à leurs sœurs aînées…

En 1781

Marie-Élisabeth quitte Vienne pour Innsbruck où elle devient Abbesse. Elle est de plus en plus redoutée pour sa langue de vipère et ne se gêne pas non plus pour remettre brutalement, par des mots durs, les membres de sa famille à leur place. Ainsi par exemple, son neveu, le futur Empereur François II/Ier (1768-1835) la qualifie de «mufle» (Lümmel), et son frère Rainier (1783-1853) de «bœuf» (Ochse).

Palais impérial d'Innsbruck

Vaudreuil (1740-1817) dit de Marie-Elisabeth :

« Elle a beaucoup de l’air de la Reine (Marie-Antoinette)  et encore plus de feu que l’Empereur  (Joseph II ).»

Joseph-Hyacinthe, comte de Vaudreuil

Cependant Marie-Élisabeth va demeurer avec sa sœur aînée Marie-Anne (1738-1789), Abbesse du chapitre de Dames nobles de Prague.

L'Archiduchesse Marie-Elisabeth

Le 14 juillet 1789

Prise de la Bastille.

La prise de la Bastille dans Les Années Lumière (1989) de Robert Enrico

En prenant de l’âge, son cou se met à enfler, ce qui lui vaut le surnom de «kropferte Liesl» (Liesl la goitreuse).

En septembre 1789

Les Bombelles sont à Innsbruck et le marquis (1744-1822) est aussitôt très empressé d’aller faire sa cour à Marie-Elisabeth qui les prie à dîner Madame de Bombelles (1762-1800) et lui.

Le marquis de Bombelles

« L’Archiduchesse nous a reçus avec une bonté singulière; elle nous a fait dîner avec les personnes les plus éminentes de la ville. Son palais est fort beau, elle y est très convenablement servie les jours de cérémonie; ce n’est pas de même, dit-on, dans l’habituel. L’Empereur (Joseph II) paie les gens de sa sœur, mais ne lui envoie que de vieux valets auxquels la maison de l’Archiduchesse sert d’hôtel des Invalides; ils sont insolents avec elle parce qu’elle ne sait pas se faire respecter, et elle n’a pas le crédit de faire avoir à ses gens une place pour ceux de leurs enfants ou neveux qui seraient en état de servir et que la princesse voudrait s’attacher. Ceux qui connaissent bien l’intérieur de la famille autrichienne disent que l’Empereur ne tient aussi sévèrement sa sœur que parce qu’il a peu d’opinion de sa tête, et moins encore de la décence qu’elle mettrait dans la manière de se faire servir s’il la laissait faire; c’est , ajoute-t-on, pour cela qu’il lui entretient une quantité convenable de gens tant vieux que d’autres parce que , s’il donnait leur abonnement en entretien à l’Archiduchesse, elle mettrait l’argent dans la poche, ou le dépenserait en fantaisie, en n’ayant pas alors le nombre nécessaire de serviteurs.»

Journal de Bombelles

« Son Altesse m’a témoigné, un instant après que nous étions à table, la confiance dont elle honore à peu de choses près toutes les personnes auxquelles elle parle. Elle m’a confié que son cœur était donné à un officier au service de l’Empereur, le baron de Kerpen (1741-1823), qu’il était en ce moment au siège de Belgrade et qu’elle tremblait pour ses jours, que, d’une liaison aussi pure que l’eau la plus claire, on avait fait un penchant déshonnête et que l’Empereur , trompé par des envieux du bonheur de l’Archiduchesse, lui avait enlevé sévèrement le meilleur conseiller qu’elle pût avoir et un homme qu’elle aimait en tout bien tout honneur. Son Altesse m’a ajouté que, si elle avait pu croire qu’on envenimât ainsi la liaison la plus innocente, elle n’aurait pas gardé avec tant de soin sa vieille virginité pour ne pas au moins retirer de ses sacrifices la récompense qu’elle méritait. M. de Kerpen était major quand l’Empereur s’est trouvé offensé de son intimité avec l’Archiduchesse. Pour le punir, il l’a remis major en second, mais depuis, il l’a fait monter au grande de colonel. J’aurais un volume entier à remplir si je voulais tracer toutes les choses extraordinaires que m’a dites la princesse. Je ne veux me rappeler que ses bontés. Elle a fait changer pour nous la pièce et le ballet, elle a voulu que mes enfants (qu’elle à remplis de bonbons et de joujoux) eussent une loge à la Comédie et elle nous a fait les honneurs de la sienne comme une particulière très aimable. Nous voulions nous remettre en route demain mais cela n’a pas été possible. L’Archiduchesse a voulu absolument nous donner encore à dîner chez son Grand-maître , et en petit comité (…) »

Journal de Bombelles

Le 5 octobre 1789

En France : des milliers de parisiennes marchent sur Versailles pour réclamer du pain.

La famille royale se replie dans le château…

Le 6 octobre 1789

Vers cinq heures du matin, les appartements privés sont envahis. La Reine s’échappe en jupon par une porte dérobée. Plus tard, Sa présence est réclamée par la foule. Elle va au-devant du peuple, courageuse, au mépris de Sa vie.

Le matin du 6 octobre 1789 par Benjamin Warlop

La famille royale est ramenée de force à Paris.

Les Tuileries dans Marie-Antoinette (1956) de Jean Delannoy
L'Archiduchesse Marie-Anne

Le 19 novembre 1789

Mort de sa sœur aînée l’Archiduchesse Marie-Anne, Abbesse du Frauenstift de Prague à Klagenfurt, dans son palais, le Mariannengasse.

Marie-Elisabeth lui succède. C’est de là qu’elle suivra la destinée tragique de sa sœur cadette, Marie-Antoinette.

Le Mariannengasse de Prague
Joseph II

 

Le 20 février 1790

Joseph II meurt à Vienne. Marie-Elisabeth ne doit pas le regretter .

 

Léopold II (1747-1792), leur frère, devient Empereur des Romains.

L'Empereur romain germanique Léopold II

Le 14 juillet 1790

 En France : fête de la Fédération.

En décembre 1790

Le marquis de Bombelles démissionne de son rôle d’ambassadeur à Venise, pour ne pas prêter le serment nommé civique exigé par l’Assemblée Constituante qu’il regarde comme illégale et inconstitutionnelle.

Le 20 juin 1791

Évasion de la famille royale française.

Le 21 juin 1791

 Le Roi et la Reine de France sont arrêtés à Varennes.

Chez l'épicier Sauce à Varennes, par Prieur

Le 25 juin 1791

La famille royale rentre à Paris sous escorte.

Le Roi est suspendu.

Le 1er mars 1792

L’Empereur Léopold II, le frère de Marie-Elisabeth, meurt.

Avènement de son neveu François II, qui sera couronné Empereur le 19 juillet.

Le 10 août 1792

Sac des Tuileries.

La Prise des Tuileries le 10 août 1792 par Jean Duplessis-Bertaux, musée du château de Versailles

Louis XVI est suspendu de ses fonctions.

Le 13 août 1792

La famille royale de France est incarcérée au Temple.

Le 20 septembre 1792

Ce même jour, victoire de Valmy, considérée comme l’acte de naissance de la République.

Le 21 septembre 1792

Abolition de la royauté française.

Le 21 janvier 1793

Louis XVI est guillotiné.

Le 16 octobre 1793

Marie Antoinette est exécutée.

Le 17 octobre 1797

L’Autriche signe un traité avec la jeune république française.

En 1798

Les Etats Pontificaux sont envahis par les Français, une république romaine jacobine est instaurée.

Le 2 décembre 1804

Bonaparte (1769-1823) est sacré empereur.

Sacre de Napoléon Ier par Jacques David

Fuyant l’armée napoléonienne, Marie-Elisabeth se réfugie à Linz, ville du Nord de l’Autriche.

Le château de Linz
Vue de Linz au XVIIe siècle depuis la rive gauche, gravure de Matthäus Merian le jeune (1621-1687), 1650

Au cœur du centre historique de Linz, le château raconte une grande part de l’histoire de la ville. Sa première mention date de 799, sous le règne de Charlemagne ! Complètement reconstruit en 1477, il ne reste de ce second château que les murs d’enceinte. C’est au XVIIe siècle que Rodolphe II fait ériger le bâtiment actuel. Son aile sud, détruite par l’incendie de 1800, sera reconstruite dans un style moderne d’acier et de verre en 2009. Aujourd’hui le château de Linz abrite le plus grand musée universel d’Autriche avec des collections qui s’étendent du néolithique au XXe siècle.

Le 22 septembre 1808

L’Archiduchesse et Abbesse Marie-Elisabeth s’éteint à l’âge de soixante-cinq ans, à Linz.

Sources :

_Antoinetthologie

_BADINTER, Elisabeth, Le pouvoir au féminin, Marie-Thérèse d’Autriche (1717-1780), Paris, Flammarion, 2016, 800 p.

_BADINTER, Elisabeth, Les conflits d’une mère, Marie-Thérèse d’Autriche et ses enfants, Paris, Flammarion, 2020, 270 p.

_BLED, Jean-Paul, Marie-Thérèse d’Autriche, Paris, Fayard, 2001, 448 p.

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