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Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine, duchesse de Saxe-Teschen

Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine, archiduchesse d'Autriche ...Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine, Archiduchesse d’Autriche, duchesse de Teschen, gouvernante des Pays-Bas. Tableau de Johann Zoffany (1776)

Le 13 mai 1742

Naissance à la Hofburg, à Vienne, de Marie-Christine, Jeanne, Josèphe, Antoinette de Lorraine d’Autriche (1742-1798), le même jour que sa mère. Elle est le cinquième des seize enfants qu’auront  François Ier (1708-1765), Empereur du Saint-Empire et  Marie-Thérèse d’Autriche (1717-1780), Reine de Hongrie et de Bohême.

François-Etienne de Lorraine et Marie-Thérèse d’Autriche, école autrichienne

Dans la famille, on l’appelle Marie ; sa mère la surnomme affectueusement “Mimi” ou “Mimerl” dans le dialecte viennois et pour François-Etienne, elle est “Madame Mimi”.

Résultat de recherche d'images pour "la Hofburg de Vienne"La Hofburg de Vienne

La nouvelle archiduchesse est confiée à une demoiselle de chambre, la princesse Trautson, veuve d’une quarantaine d’années, qui a toute la confiance de Marie-Thérèse et déjà en charge de l’archiduchesse Marianne et de l’archiduc Joseph.

Marie-Christine devient une charmante jeune fille, gâtée par sa mère en jouissant également de l’affection de son père. A cause de ce favoritisme, elle est jalousée par ses frères et sœurs et presque exclue de la communauté fraternelle. Marie-Christine est jolie, spirituelle, intelligente et douée, mais également capricieuse et méchante vis-à-vis de ses frères et sœurs. On ne peut lui confier un secret sans que sa mère en prenne connaissance, elle traite ses frères et sœurs ainsi que les domestiques avec dédain et arrogance.

Plus sa mère favorise sa fille préférée, plus les frères et sœurs la condamnent, avec amertume, et ce même encore à l’âge adulte, la position privilégiée de leur sœur.

On comprend mieux la méfiance qu’a Marie-Antoinette envers cette sœur qui pourtant est Sa voisine, la seule qu’elle ne recevra pas à Versailles avec grâce. Chouette ambiance au sein de la famille impériale dont Marie-Thérèse est la seule coupable.

Le 17 mai 1742

Défaite à Chotusitz en Bohême.

Le 2 janvier 1743

Sa mère, Marie-Thérèse, organise un grand carrousel au Manège espagnol du palais de la Hofburg afin de célébrer ses victoires (et malgré les défaites qu’on tente d’oublier). On distingue un enfant au coin de la loge au fond, certainement l’héritier du trône, auprès de son père et de sa grand-mère, assistant à la célébration de sa mère :

Le carrousel des dames dans l’école d’équitation d’hiver, Martin Van Meytens et son atelier

Le  

Naissance de sa sœur Marie-Elisabeth (1743-1808).

L’archiduc et ses sœurs reçoivent une éducation conforme à leur rang qui se doit d’être avant tout religieuse. Celle-ci commence à leurs trois ans.

Très vite, les petits archiducs et archiduchesses se doivent d’accompagner leur mère à l’église, aux processions et aux pèlerinages dont Marie-Thérèse est très férue.

De part la multiplicité des langues au sein des vastes territoires Habsbourg, ils doivent apprendre l’allemand, en plus du dialecte viennois, le français, la langue maternelle de leur père, l’italien, mais aussi le latin, le hongrois et le tchèque.

Les touts-petits, nés à peu d’intervalle sont logés dans ce qu’on appelle la “Kindskammer” (“la chambre d’enfant”) où ils sont généralement confiés aux soins d’une femme de chambre et de ses assistantes.

La princesse Trautson, demoiselle de chambre des quatre premiers enfants (notamment Joseph jusqu’au son passage aux hommes) se plaint de la charge qui lui tombe dessus :

“A peine un embarras fini (…) qu’un nouvel embarras survient, la Mimi tombe malade. (…) Tout cela tombe sur moi, me cloue dans la prison et m’exclut de ma propre maison.”

Archives de la seigneurie de Schwertberg, sans date, BADINTER, Elisabeth, Les conflits d’une mère, Marie-Thérèse d’Autriche et ses enfants, Paris, Flammarion, 2020, p. 55

Mais la confiance que lui accorde Marie-Thérèse permet de supporter ces embarras.

Le 1er février 1745

Naissance de son frère Charles-Joseph (1745-1761).

Le 28 février 1745

Marianne, Joseph et Christine jouent une petite pièce écrite par la princesse Trautson devant un public restreint.

Le 13 septembre 1745

Son père François-Etienne est élu empereur du Saint-Empire Romain Germanique sous le nom de François Ier.

L’Empereur François Ier par Martin van Meytens

Le 4 octobre 1745

Couronnement de son père à Francfort. Leur mère ne vient qu’en tant que simple spectatrice, refusant la couronne.

Pour l’occasion elle entame une correspondance qui ne cessera plus avec la princesse Trautson restée à Vienne qui est en charge des enfants.

Le 26 février 1746

Naissance de sa sœur Marie-Amélie (1746-1804).

Le 29 mai 1746

Audience du chambellan russe Tschoglokloff. Le petit Joseph s’adresse à lui en français tandis que Marie-Christine lui parle en allemand avec une réponse en français.

Le 16 juillet 1746

Marie-Christine accompagne ses parents à Mannersdorf chez la comtesse Fuchs, la “Mammi” de Marie-Thérèse.

1747

Dès l’âge de cinq ans, chaque enfant se voit attribuer un appartement, composé de plusieurs pièces.

Une éducation générale leur est donnée, mais ensuite chaque petit prince et princesse développe avec des professeurs particuliers des spécificités propres, en fonction de leurs talents, mais aussi de leur avenir envisagé.

Outre les langues, on y trouve la lecture et l’écriture, l’histoire, la géographie, la géométrie, les mathématiques, la musique et la danse.

Marie-Thérèse et François-Etienne veulent développer le plus possible chez chacun de leurs enfants des talents artistiques.

Des rapports quotidiens, sur chacun de ses enfants sont donnés à la souveraine qui répond point par point. Ceci permettant de compenser les absences de la mère, trop occupée par les affaires d’Etat.

Le 27 janvier 1747

Représentation théâtrale de Joseph, Marianne et Marie-Christine.

Le 5 mai 1747

Naissance de son frère Léopold (1747-1792).

A l’occasion de la fête de leur père, les petits archiducs et archiduchesses montent sur scène à Schönbrunn sur un petit théâtre inauguré pour l’occasion.

De telles représentations dont raffolent les parents deviendront très courantes.

L’empereur François Ier, son épouse Marie-Thérèse et l’héritier du trône l’archiduc Joseph par Franz Xaver Karl Palko

Le 17 juillet 1747

Marianne et Marie-Christine accompagnent leurs parents chez la comtesse Fuchs.

Le 5 octobre 1747

A l’occasion de la fête de leur père, les petits Archiducs et Archiduchesses montent sur scène à Schönbrunn sur un petit théâtre inauguré pour l’occasion.

De telles représentations dont raffolent les parents seront très courantes tout le long de ces années.

Le 7 décembre 1747

Pour l’anniversaire de leur père, les trois enfants aînés jouent L’Heureuse Epreuve de Saint-Foix.

Le 18 avril 1748

Signature du traité d’Aix-la-Chapelle qui met fin à la Guerre de Succession d’Autriche.

Marie-Thérèse et François-Etienne sont reconnus dans leurs droits mais perdent définitivement la Silésie.

tiny-librarian:
“ Miniature of Maria Christina of Austria, Duchess of Teschen. Known as Mimi, she was the fifth child and fourth daughter of Maria Theresa and Francis I.
Source
”L’Archiduchesse Marie-Christine

Le 17 septembre 1748

Naissance et mort de sa sœur Marie-Caroline.

Marie-Christine est tout à droite dans ce tableau de Martin van Meytens la figurant parmi ses nombreux frères et sœurs

De par son statut d’héritier du trône, Joseph vit à l’écart de ses frères et sœurs. Les premiers sont trop jeunes pour partager ses jeux et son éducation, les secondes de son âge, sont des filles qui n’ont rien à faire avec le petit prince.

Cette éducation va finir par isoler l’hériter du trône du reste de sa fratrie et provoquer des tensions qui ne cesseront avec les années.

Marie-Christine est élevée avec Marie-Anne et Marie-Elisabeth.

Si Marie-Thérèse s’occupe de chaque détail de l’éducation de ses enfants, elle n’en est pas moins une mère terrible.

Une miniature qui représente le régime disciplinaire de Marie-Thérèse :

Artiste inconnu (1750) – Musée National de Varsovie.

Les enfants sont soumis à un strict emploi du temps, rédigé de la main de l’Impératrice :

Huit heures du matin, réveil et prière “élévation à Dieu” et se lever du lit.
Neuf heures, prière du matin, toilettes et petit déjeuner.
Neuf heures et demie : la kammerfrau (la femme de chambre) fait répéter et apprendre par cœur le catéchisme
De neuf heures et demie à dix heures, permission de jouer.
Onze heures : une demi-heure d’écriture et de nouveau récréation
De onze heures à onze heures et demie: confession
Midi : heure du déjeuner et de la liberté
A deux heures après midi :  de nouveau récréation
A quatre heures après midi : cours de français
A cinq heures du soir : amusement avec les jeux de cartes, livres et enseignement des mots français par des images ou danse.
A six heures du soir : réciter le Noster Pater pour rappeler toujours la présence de Dieu.
A sept heures et demie du soir : dîner
A huit heures et demie du soir : nettoyage du soir et lit.
Quand le temps le permettra, nous modifierons les horaires afin qu’on puisse sortir en calèche en hiver et se promener dans le jardin en été.”

Les heures d’études sont complétées par les professeurs de musique, de dessin et de langues. Chaque matin, l’impératrice reçoit le rapport médical du Dr Van Swieten, qui lui rapporte l’état de santé de ses enfants. L’Impératrice voit les enfants tous les huit ou dix jours.
La demoiselle de chambre est autorisée à punir et à fouetter les jeunes princesses.

Le 20 mai 1749

D’après Blondel, le chargé d’affaires français, tous les enfants impériaux parlent aussi bien l’allemand que le français.

Le 4 février 1750

Naissance de sa sœur Marie-Jeanne-Gabrielle (1750-1762).

Le 17 juillet 1750

Marie-Christine est atteinte de convulsions. Au point que le couple impérial annule son séjour prévu à Schönbrunn.

L’envoyé de la cour de Saxe écrit :

“On doit être en peine de cette princesse, surtout Sa Majesté l’empereur qui a une espèce de prédilection pour elle.”

Du secrétaire de légation Otto au premier ministre Brülh, BADINTER, Elisabeth, Les conflits d’une mère, Marie-Thérèse d’Autriche et ses enfants, Paris, Flammarion, 2020, p. 94

De préférée de l’empereur enfant, l’archiduchesse deviendra celle de sa mère adulte.

Le 19 mars 1751

Naissance de sa sœur Marie-Josèphe (1751-1767).

Portrait de la famille impériale par Martin Van Meytens, 1752 : Joseph se trouve auprès de sa mère, presqu’au centre, en rouge, de façon à être distingué tout de suite au milieu de tous ses frères et sœurs.

Le 11 août 1751

Marie-Thérèse en voyage en Hongrie puis en Bohême écrit à Mimi.

Le 13 août 1752

Naissance de sa sœur Marie-Caroline (1752-1814).

En 1753

Départ de Bartenstein, remplacé par Wenceslas Antoine, comte de Kaunitz (1711-1794), jusque-là ambassadeur en France.

L’Archiduchesse Marie-Christine dans un portrait de Martin van Meytens à la Hofburg

Le 8 juin 1753

La princesse Trautson, jusque-là demoiselle de chambre des premières archiduchesses est nommée officiellement aya de Marianne, Marie-Christine et Marie-Elisabeth.

La princesse Trautson ne cache pas sa préférence pour l’aînée Marianne.

Le 1er juin 1754

Naissance de son frère Ferdinand (1754-1804).

Portrait de la famille impériale par Martin Van Meytens, 1754, même pose.

Si Marie-Thérèse adore ses enfants, elle ne leur accorde que peu de temps, peu de place dans sa vie. Les affaires d’état passent avant tout. Et ensuite, son mari. Après viennent les enfants. Et selon ses prédilections marquées.

Le 4 septembre 1754

Marie-Thérèse encore en voyage écrit à Mimi.

Le 2 novembre 1755

Naissance de sa sœur Marie-Antoinette (1755-1793).

Portrait de la famille impériale par Martin Van Meytens, 1755, même pose.

Le 12 février 1756

A l’occasion de l’anniversaire de leur père, tous les archiducs et archiduchesses sont déguisés, y compris la plus jeune, Antonia, trois mois, recouverte de fleurs.

Le 1er mai 1756

Signature à Versailles du traité d’alliance entre la France et l’Autriche, mettant fin à plus de deux cent cinquante ans de rivalité entre les deux puissances.

Le 25 mai 1756

Ratification du traité à Vienne.

Début de la guerre de Sept ans.

Le 25 juillet 1756

Portant peu d’affection à madame Trautson très attachée à l’archiduchesse Marianne, Marie-Christine, quatorze ans, ose demander à sa mère de changer d’aya.

Marie-Thérèse, contrairement à ses habitudes, cède, certainement contrainte par son mari qui adore sa fille chérie.

Marie-Christine est alors confiée à la maréchale von Vasquez.

Le 8 décembre 1756

Naissance de son frère Maximilien (1756-1801).

Portrait de la famille impériale par Martin Van Meytens, 1756, même pose.

Joseph se sentira beaucoup plus à l’aise avec ses frères et sœurs les plus jeunes : Marie-Caroline, Ferdinand, Marie-Antoinette et Maximilien. Tous, au contraire de leurs aînés, l’aimeront beaucoup.

Marie-Christine par Liotard (pastel)

Le 19 janvier 1757

L’héritier du trône est atteint de petite vérole. On craint pour sa vie et on craint que l’épidémie se répande au sein de la famille impériale.

On parle de petite vérole “copieuse”. Joseph s’en sort très amaigri et le visage grêlé.

Le 29 janvier 1757

Si l’héritier est évidemment l’objet de toutes les attentions, sa soeur Marie-Christine atteinte à son tour se démarque réellement pour la première fois du reste de sa fratrie :

“Tout est en grande alarme à la cour, l’archiduchesse Marie a pris ce matin la petite vérole. (…) Il serait bien dommage pour elle et aussi pour son beau visage, car vous ne sauriez croire comme elle s’est changée à son avantage, avec cela une affabilité charmante. Tous les étrangers en sont épris.”

Caroline Khevenhüller à son fils Sigismond, BADINTER, Elisabeth, Les conflits d’une mère, Marie-Thérèse d’Autriche et ses enfants, Paris, Flammarion, 2020, p. 96

Sa deuxième fille sort réellement de sa chrysalide et c’est certainement à ce moment-là que commence le fort attachement que ressentira toute sa vie Marie-Thérèse pour Mimi.

Malgré l’épidémie, Marie-Thérèse ne perd alors aucun de ses enfants.

                            Réunion intime de la famille impériale, par Martin van Meytens (?)                           L’héritier du trône est reconnaissable car habillé de rouge au premier rang. Il joue du violoncelle.
Médaillon de Schönbrünn représentant le profil de Marie-Christine

Février 1757

Séjour de quelques mois à Vienne du prince Louis-Eugène de Wurtemberg (1731-1795).

Marie-Christine en tombe amoureuse.

Louis-Eugène de Wurtemberg par Philipp Friedrich von Hetsch

Mai 1757

Refus du couple impérial de voir leur fille chérie épouser un prince d’un rang inférieur au sien, cadet de surcroît, et pour ne rien arranger libertin.

Dans une lettre de 1757, Marie-Thérèse évoque Marie-Christine comme “la fille chérie de l’empereur.”

BADINTER, Elisabeth, Les conflits d’une mère, Marie-Thérèse d’Autriche et ses enfants, Paris, Flammarion, 2020, p. 94

Le 13 mai 1758

La reine d’Espagne très malade, on commence à évoquer un possible remariage du roi Ferdinand VI avec Marie-Christine, son aînée Marianne ne pouvant se positionner sur le marché du mariage.

Marie-Thérèse refuse : sa fille (seize ans) est trop jeune et ne peut vivre dans une cour aussi sérieuse que celle d’Espagne.

Elle rajoute qu’elle ne souhaite aucunement se séparer de ses filles.

(Lettre du duc de Choiseul au cardinal de Bernis).

Le 14 août 1758

Choiseul revient à la charge :

“S. M. I. me semble avoir de la répugnance à donner une de ses filles au roi catholique en cas qu’il désirât en épouser une. Il n’y en a qu’une qui puisse être dans ce cas, qui est la seconde, mais aussi c’est celle que Leurs Majestés Impériales aiment le mieux, parce qu’elle est aussi aimable de caractère que de figure et que sa société leur est infiniment agréable.”

Lettre du duc de Choiseul au cardinal de Bernis, BADINTER, Elisabeth, Les conflits d’une mère, Marie-Thérèse d’Autriche et ses enfants, Paris, Flammarion, 2020, 97 p.
Le 5 septembre 1758

A l’annonce de la mort de la reine d’Espagne, Marie-Thérèse réaffirme son refus de se séparer de sa fille Mimi.

Début 1760

Albert de Saxe (1738-1822), quatrième fils du roi de Pologne Auguste III, électeur de Saxe, et frère de la Dauphine Marie-Josèphe, arrive à Vienne pour entrer dans l’armée de Marie-Thérèse.

Anonym_Albert_von_Sachsen-Teschen.jpg (310×420)

Albert de Saxe-Teschen, peintre inconnu

L’impératrice tombe rapidement sous le charme de ce charmant jeune prince et souhaite lui procurer un bel avenir.

Marie-Christine ne semble pas encore le connaître.

Le 10 mars 1760

Marie-Thérèse écrit au duc de Choiseul qu’elle ne mariera jamais ses quatre filles aînées car il n’existe aucun parti digne d’elles.

Mimi aura finalement son mariage d’amour…

Le 7 septembre 1760

Mariage par procuration à Parme. Marie-Thérèse envoie le prince de Liechtenstein épouser la princesse au nom de l’Archiduc Joseph.

                                         Isabelle de Bourbon-Parme     et         l’Archiduc Joseph au moment de leur mariage, d’après Martin van MeytensL’Archiduchesse Marie-Christine
tiny-librarian:
“A portrait of Isabella of Parma, first wife of Joseph II, attributed to Giuseppe Baldrighi.
”Isabelle de Bourbon-Parme par Giuseppe Baldrighi

Le 6 octobre 1760

Célébration du mariage à Vienne en grandes pompes.

Marie-Thérèse souhaite les fêtes les plus extraordinaires, à la hauteur de l’événement, et décide de les faire immortaliser par son peintre préféré Martin van Meytens aidé de son atelier.

L’artiste n’achèvera l’ensemble qu’en 1765.

Résultat de recherche d'images pour "L'entrée d'Isabelle de Bourbon-Parme dans Vienne, par Martin van Meytens"L’entrée d’Isabelle de Bourbon-Parme dans Vienne, par Martin van Meytens et son atelier

Banquet dans la grande antichambre du palais de la Hofburg de Vienne, par Martin van Meytens et son atelier
Souper dans la salle de la Redoute à la Hofburg, Martin van Meytens et son atelier
Sérénade dans la salle de la Redoute, Martin van Meytens et son atelier. Le couple impérial est au centre, entouré par les nouveaux mariés, Joseph près de son père, Isabelle près de sa belle-mère. Les quatre autres archiducs se répartissent ensuite, deux par deux, puis les archiduchesses se divisent en deux groupes de quatre de part et d’autre, en ordre décroissant.

Pour cette dernière composition, Marie-Thérèse demande à l’artiste de rajouter ses derniers enfants qui n’avaient pu assister aux cérémonies car alors trop jeunes : les archiducs Ferdinand, Maximilien et leurs sœurs Marie-Caroline et Marie-Antoinette.

Il place aussi le jeune prodige Wolgang Gottlieb Mozart que l’on peut repérer dans la foule. Il n’était au moment des faits qu’un simple bambin de quatre ans parfaitement inconnu mais qui était depuis devenu une célébrité internationale.

Détail montrant le jeune Mozart devenu en quelques années une véritable “star”.

Contre toute attente Joseph devient follement amoureux de sa femme. Il n’aimera qu’elle.

Malheureusement pour lui ces sentiments ne sont pas du tout réciproques même si en apparence Isabelle joue à la plus parfaite des épouses.

Elle a très vite cerné sa psychologie, comprit les angoisses et complexes du jeune homme. Bien plus supérieure à lui intellectuellement, elle lui fait croire à chaque instant que c’est lui le maître, comblant ainsi sa misogynie exacerbée.

Elle voue par contre très rapidement une passion dévorante pour sa belle-sœur Marie-Christine.

Marie-Thérèse souhaite les fêtes les plus extraordinaires, à la hauteur de l’événement, et décide de les faire immortaliser par son peintre préféré Martin van Meytens aidé de son atelier.

L’artiste n’achèvera l’ensemble qu’en 1765.

Marie-Christine par Martin Van Meytens

Contre toute attente Joseph devient follement amoureux de sa femme. Il n’aimera qu’elle.

Malheureusement pour lui ces sentiments ne sont pas du tout réciproques même si en apparence Isabelle joue à la plus parfaite des épouses.

Elle a très vite cerné sa psychologie, comprit les angoisses et complexes du jeune homme. Bien plus supérieure à lui intellectuellement, elle lui fait croire à chaque instant que c’est lui le maître, comblant ainsi sa misogynie exacerbée.

Elle voue par contre très rapidement une passion dévorante pour sa belle-sœur Marie-Christine.

Marie-Christine par le “Maître des portraits des Archiduchesses”

Le 22 décembre 1760

Fausse couche d’Isabelle ou simple “petite incommodité” selon Marie-Thérèse.

Le 26 décembre 1760

Nouvelle épidémie de variole au sein de la famille impériale.

L’Archiduc Charles-Joseph, frère puîné de Joseph tombe malade.

Le 18 janvier 1761

Mort de son frère Charles-Joseph.

Portrait de Marie-Christine par Liotard (1762)

Février 1761

Sa belle-sœur Isabelle contribue à attiser les tensions entre les frères et sœurs, certainement dans l’idée de plaire à son mari. Elle sait qu’elle peut tout se permettre car comme son mari, ses beaux-parents l’adorent absolument. Et Isabelle est suffisamment fine pour ne jamais se retrouver en porte à faux.

Elle s’amuse notamment aux dépens de l’aînée Marie-Anne, Archiduchesse handicapée aussi orgueilleuse qu’intellectuelle, qui n’a pas supporté de perdre son statut d’Archiduchesse aînée avec le mariage de Joseph.

tiny-librarian:
“A miniature of Maria Christina of Austria, Duchess of Teschen.
”

Néanmoins, vis-à-vis de Marie-Christine, Isabelle est obligée de cacher ses sentiments à Joseph qui ne supporte pas plus cette sœur et demande donc à sa belle-sœur d’entrer dans son jeu. Et dans l’idée également que Joseph puisse davantage apprécier à son tour Mimi:

“Je ne peux m’empêcher, à cause de l’extrême tendresse que j’ai pour vous, de vous écrire ces lignes, mais je vous conjure, au nom de cette même tendresse, de faire attention à ce que je vais vous dire. Vous savez l’aventure d’hier ;  elle est capable d’entraîner après des suites si vous tenez votre parole. J’ai convaincu l’Archiduc de son tort, quoique à  la vérité vous en ayez autant l’un que l’autre, mais c’est ce qu’il doit ignorer. Je vous supplie donc, quand vous le verrez, d’en agir absolument comme de coutume, que s’il est froid envers vous, de faire semblant de ne vous en pas apercevoir, que si l’on vient à parler de l’aventure en question, de lui en faire une sorte d’excuse en plaisanterie. Non que je prétende par là lui prouver qu’il avait raison, mais je m’en servirai au contraire pour lui faire sentir son tort et pour vous rendre plus estimable dans son esprit ;  que si il badine encore ne faites semblant de rien, tâchez de lui céder, d’en rire ; j’aurai soin de relever tout ce que vous ferez de la sorte, et de vous en faire un mérite devant lui, ce qui ne manquera pas de redoubler son amitié pour vous. Pardon de tout ce que je vous dis ; cela ne vient que de mon amitié. Je vous conjure encore d’y faire attention. Croyez que ce n’est que pour notre satisfaction mutuelle que je vous parle. Adieu, je vous embrasse de tout mon cœur et attends votre réponse comme un criminel la sentence, car vous savez que la tête me tourne de vous. 

A propos, qu’il ne soit pas question vis-à-vis de lui que je vous ai écrit aujourd’hui.”

 (Isabelle de Bourbon-Parme, lettres à l’archiduchesse Marie-Christine, édition établie par Elisabeth Badinter, p. 87).
Isabelle de Bourbon-Parme peint selon la tradition par l’Archiduchesse Marie-Christine

Les conseils d’Isabelle paraissent avoir porté leurs fruits. En effet, des années plus tard, alors que Joseph exile ses sœurs Marie-Anne et Marie-Elisabeth dans des couvents de province suite à la mort de leur mère, il éloigne également Marie-Christine, mais avec la charge prestigieuse de gouvernante des Pays-Bas autrichiens.

A portrait attributed to Martin van Meytens of Maria Theresa with archduchess Maria Christine, Joseph II and his wife Isabella of Parma. Circa 1763.Joseph, Marie-Thérèse, Isabelle de Bourbon Parme et Marie-Christine par Meytens (1763)

Marie-Christine s’intéresse particulièrement aux arts graphiques devenant l’une des plus grandes collectionneuses d’Europe de son temps, mais aussi en pratiquant le dessin avec assez de talent.

Aucune description disponible.

Ce sont essentiellement des œuvres d’après d’autres artistes ou dessinateurs. C’est à dire qu’elle reproduit des œuvres déjà existantes. Et ce grâce à la diffusion de nombreuses gravures qui circulent dans toute l’Europe éclairée du XVIIIe siècle.

Aquarelle réalisée par Marie-Christine d’après une gravure

Le 20 mars 1762

Naissance de Marie-Thérèse, fille de Joseph et d’Isabelle.

Naissance de la petite Marie-Thérèse. Gouache signée et datée de Marie-Christine

Malgré la déception du sexe de l’enfant, les parents, les grands-parents, les nombreux oncles et tantes sont tous heureux, persuadés que la petite Archiduchesse est annonciatrice de nombreux frères et sœurs.

L’Impératrice devient la marraine de l’enfant. Désormais, toutes ses petites-filles aînées de chacun de ses enfants seront ses filleules.

C’est une rare occasion qui montre Joseph exprimer ses sentiments.

A son beau-père :

“C’est avec la plus grande joie du monde que je donne part à V. M. et très cher beau-père que ma très chère femme vient d’accoucher dans cet instant d’une fille. Elle a beaucoup souffert et moi de même par conséquent, ayant toujours été présent.”

(Bicchieri)

Le 13 octobre 1762

Visite de la famille Mozart à Schönbrunn.

La famille impériale est très férue de musique et au grand bonheur du couple impérial et de Joseph, Isabelle joue merveilleusement bien du violon.

En décembre 1762

En 1762, Marie-Christine réalise cette gouache, portrait de la famille impériale dans un intérieur bourgeois.La Saint-Nicolas, d’après une gravure de Jacobus Houbraken
        Elle se représente à gauche de la composition, offrant des cadeaux à ses frères                      Ferdinand et Maximilien sous le regard bienveillant de leurs parents.                          Marie-Antoinette est la petite fille très fière de présenter sa jolie poupée !

Marie-Thérèse s’oppose à son mari qui souhaite voir Marie-Christine épouser le duc de Chablais, fils du roi de Sardaigne et de sa soeur décédée Elisabeth.

Le 22 décembre 1762

Mort de sa sœur Marie-Jeanne-Gabrielle.

L’Archiduchesse Marie-Jeanne-Gabrielle par Pierre Benevaux

La même année, Marie-Christine apprend le mariage de Louis-Eugène de Wurtemberg avec Sophie de Werthern, comtesse de Beichlingen (1728 -1807).

En janvier 1763

La princesse Trautson, aya des trois premières archiduchesses, prend sa retraite après vingt-deux ans de bons et loyaux services, sans interruption.

Si l’Impératrice et Marianne continueront une relation épistolaire avec elle, ce ne sera pas le cas de Marie-Christine et de Marie-Elisabeth, certainement jalouses de la relation particulière entre leur ancienne aya et leur soeur aînée.

Nuit du 26-27 novembre 1763

Mort d’Isabelle de Bourbon-Parme. Chagrin immense de la famille impériale. Isabelle laisse une correspondance riche et étonnante avec Marie-Christine.

Portrait de Marie-Christine attribué à Ducreux

Les lettres écrites par Isabelle à Marie-Christine sont d’un ton extrêmement passionné, et sont le témoignage des sentiments exacerbés qu’éprouvait Isabelle, jeune femme étrangère, très intelligente mais fragile voire dépressive envers sa belle-sœur.

Il est toutefois difficile de leur donner une signification précise selon les conceptions actuelles de l’homosexualité.

Les expressions de tendresse exaltées qu’on trouve dans cette correspondance sont tout à fait conformes à la mode de l’époque (telles qu’elles abondent, par exemple, dans la correspondance – littéraire – entre Julie et Claire de La Nouvelle Héloïse, ou dans celle – authentique – entre la duchesse du Devonshire et Lady Foster)…

Face à l’exaltation amoureuse d’Isabelle, Marie-Christine semble avoir montré une attitude plus compassée, s’efforçant en vain de remettre Isabelle dans un état d’esprit plus raisonnable (les lettres de Marie-Christine n’ont jamais été retrouvées, mais on déduit leur contenu des réponses d’Isabelle, qui souffre de la non-réciprocité de ses sentiments).

Au surplus, précisément à cette époque, Marie-Christine après avoir vécu un chagrin d’amour avec le duc de Wurtemberg commence à fréquenter Albert de Saxe pour qui elle éprouve de plus en plus de sentiments.

Mais lui aussi est un cadet issu d’une famille bien inférieure aux Habsbourg !

Mais son père est roi et sa soeur Dauphine.

Marie-Christine, face aux effusions croissantes d’Isabelle, finit par se résoudre à éviter soigneusement de se trouver seule avec elle, ne la rencontrant plus qu’en public dans les cérémonies de la Cour. Enfin, elle choisit de s’éloigner définitivement en s’établissant à Prague. De cette époque datent les lettres les plus désespérées d’Isabelle, qui se livre alors avec Marie-Christine à un véritable chantage au suicide. À quoi Marie-Christine répondit froidement (une de ses rares lettres subsistantes) :

« Votre désir de mort est une chose entièrement mauvaise, et qui témoigne de votre égoïsme ou d’une prétention aux résolutions héroïques ».

Au demeurant,

« Isabelle était déchirée entre ses sentiments pour sa belle-sœur, son devoir envers son mari, et sa foi catholique ardente. Elle se sentait mourir de honte et de culpabilité (« Dieu connaît mon désir de fuir une vie par laquelle je L’offense chaque jour », écrit-elle ailleurs). Son sentiment de faute est impressionnant. Marie-Thérèse semble ne s’être jamais aperçue de rien. »

Isabelle de Bourbon-Parme

Après la mort d’Isabelle, dont Joseph II est désespéré, Marie-Christine elle-même offre à son frère, pour le consoler par un souvenir de sa femme, l’ensemble des lettres qu’elle a reçues de la défunte, et ce dernier les conservera soigneusement dans ses propres papiers.

Isabelle juge très sévèrement son mari, l’empereur et l’impératrice qui l’ont aimée plus que tout.

Elle juge ainsi la mère : 

“Pour ce qui regarde les enfants, l’Impératrice les aime mais elle a un principe faux qui est le trop de rigueur. Il faut toujours tâcher de les soutenir vis-à-vis d’elle, les excuser sans cependant vouloir cacher leurs défauts, ce qui serait trop dangereux, et tâcher de l’engager à prendre le parti de la douceur. Mais il faut surtout prendre un terme par-devant soi bien long, et plus long même qu’il ne le faut, car sans cela l’impatience s’en mêle et regâte tout. Il ne faut pas craindre de lui parler des défauts de ses enfants, c’est leur rendre service : on empêche par là qu’elle ne s’en ouvre à d’autres, ou du moins l’on prévient le tort qu’on pourrait leur faire.”

Isabelle de Bourbon-Parme à l’archiduchesse Marie-Christine, novembre 1763, édition établie par Elisabeth Badinter, Tallandier.

A suivre ces conseils, Marie-Christine deviendra réellement l’enfant chérie de l’impératrice, à qui elle peut tout demander.

Mais si elle n’hésite pas à rien cacher des défauts de ses frères et soeurs, en particulier des trois derniers, elle ne l’engagera jamais à prendre le parti de la douceur vis-à-vis d’eux.

Le 15 août 1764

Marianne n’hésite pas à marcher sur les plates bandes de sa soeur :

“L’archiduchesse aînée souhaiterait bien de pouvoir enlever le prince Albert à madame sa soeur. (…) Il y a longtemps que le prince Albert a des vues sur cette seconde princesse.”

Archives bavaroises d’état, BADINTER, Elisabeth, Les conflits d’une mère, Marie-Thérèse d’Autriche et ses enfants, Paris, Flammarion, 2020, 270 p. 100

Le 25 janvier 1765

Le mariage de Joseph II avec Maria Josepha de Bavière.

Tableau de Johann Georg Weickert

Lors de cette cérémonie, les Archiducs et Archiduchesses donnent un spectacle…

Le 5 août 1765

Mariage de l’Archiduc Léopold avec Marie-Louise d’Espagne à Innsbruck.

A cette occasion, Marie-Thérèse décide de réaménager la galerie du palais de la Hofburg d’Innsbruck avec les portraits de tous ses enfants, auxquels on rajoutera en fonction conjoints et petits-enfants.

Le 18 août 1765

Mort de Son père, l’Empereur François Ier, lors des festivités du mariage de Léopold à Innsbruck.

Résultat de recherche d'images pour "Empereur François-Etienne par Johann Zoffany en 1777"
Portrait posthume par Johann Zoffany en 1777

Marie-Antoinette racontera, en 1790, à  Mesdames de Tourzel, de Fitz-James et de Tarenteaux que l’Empereur François Ier, partant pour l’Italie, d’où il ne devait jamais revenir , rassemble ses enfants pour leur dire adieu :

J’étais la plus jeune de mes sœursmon père me prit sur ses genoux, m’embrassa à plusieurs reprises, et, toujours les larmes aux yeux, paraissant avoir une peine extrême à me quitter. Cela parut singulier à tous ceux qui étaient présents, et moi-même je ne m’en serais peut-être pas souvenue si ma position actuelle , en me rappelant cette circonstance, ne me faisait voir pour le reste de ma vie une suite de malheurs qu’il n’est que trop facile de prévoir.”

Avènement de Joseph II qui partage le pouvoir avec Marie-Thérèse.

Joseph II par Anton von Maron (1775)

Le 29 novembre 1765

La mort inopinée de son père plongeant l’impératrice Marie-Thérèse dans une dépression profonde, Marie-Christine profite de cette faiblesse momentanée pour arracher à sa mère l’autorisation de se marier par amour plutôt que par raison d’État.

Albert de Saxe, duc de Teschen

Madame de Trautson, heureuse pour sa pupille, évoque une “union entre deux coeurs”.

(Madame Trautson à madame Bentinck, BADINTER, Elisabeth, Les conflits d’une mère, Marie-Thérèse d’Autriche et ses enfants, Paris, Flammarion, 2020, 270 p. 100)

Il est évident que les soeurs de Marie-Christine, et en particulier Marianne, ne se réjouissent pas autant.

Janvier 1766

Marie-Thérèse adore ce jeune homme à qui elle accorde le duché de Teschen afin de le doter un peu plus convenablement pour convoler avec une archiduchesse :

Je suis capable de vous la sacrifier, vous aimant autant que mes propres enfants.”

BADINTER, Elisabeth, Les conflits d’une mère, Marie-Thérèse d’Autriche et ses enfants, Paris, Flammarion, 2020, 270 p. 100

L’Archiduchesse écrit au duc Albert de Saxe-Teschen,  son fiancé, en attendant l’arrivée du peintre Marcello Bacciarelli pour se faire peindre avec le désir de faire ce qui plaît à son futur époux. Elle porte une robe rouge , couleur très aimée par le duc, bien que cela “l’ ennuyait à mort” de poser pour un portrait. L’Archiduchesse préférait des robes avec des couleurs plus sombres.

L'archiduchesse Marie-Christine, duchesse de Saxe Teschen 02e43210L ‘Archiduchesse Maria Christine par Marcello Bacciarelli, 1766. Kunsthistorisches Museum

Le 6 février 1766

Course de traîneaux et carrousel à Schönbrunn.

Le 8 avril 1766

Mariage de Marie-Christine avec  Albert de Saxe-Teschen (1738-1822), frère de la Dauphine Marie-Josèphe de Saxe, mère du duc de Berry, au château de Hof.

Marie-Christine et  Albert de Saxe-Teschen, détail d’un tableau de Marie-Christine elle-même

Le 18 avril 1766

Marie-Thérèse est en extase devant ce couple :

“Je vous aime autant que votre chère Mimi.”

BADINTER, Elisabeth, Les conflits d’une mère, Marie-Thérèse d’Autriche et ses enfants, Paris, Flammarion, 2020, 270 p.

Marie-Christine est ainsi la seule à être épargnée par la politique de mariage de sa mère et à pouvoir, avec l’aide de Marie-Thérèse, épouser l’homme de son choix, futur fondateur de la collection d’art graphique de l’Albertina à Vienne.

Un goût commun pour les arts les a certainement rapprochés.

Il n’est ni fortuné, ni puissant et se surnomme lui-même le “pauvre cadet“.

Portrait de Marie-Christine non attribué

L’amour presque exclusif que porte Marie-Thérèse à ce couple va rapidement arranger sa situation financière.

Marie-Christine et Albert de Saxe-Teschen

De  1765 à 1780

Albert est nommé gouverneur de Hongrie par Marie-Thérèse, fonction assortie d’un siège à Presbourg (en Slovaquie actuelle) , puis à Bruxelles, conjointement avec son épouse.

La confiance de l’Impératrice est donc totale. 

A self portrait by Maria Christina of Austria, circa 1765.Autoportrait de Marie-Christine à l’aquarelle

Le 13 mars 1767

Mort de la Dauphine Marie-Josèphe de Saxe ( née le 4 novembre 1731), sa belle-sœur.

Marie-Josèphe de Saxe par Jean-Marc Nattier

En 1767

L’Archiduchesse Marie-Elisabeth (1743-1808) est atteint de petite vérole. Elle s’en sort mais enlaidie, elle ne peut plus prétendre au mariage.

L’empereur Joseph II et ses sœurs Marie-Anne et Marie-Elisabeth

Le 16 mai 1767

Marie-Christine accouche d’une fille, Marie-Thérèse de Saxe-Teschen, sa grand-mère est sa marraine, comme pour l’aînée de tous ses frères et sœurs… mais la princesse meurt le lendemain.

Albert et Marie-Christine seront sans postérité…

Marie-Christine ne pouvant plus avoir d’autres enfants, le couple adoptera un neveu de Marie-Christine, l’archiduc Charles-Louis (1771-1847), grâce à une généreuse décision de son père Léopold II (1747-1792).

Le 28 mai 1767

Mort de Marie-Josepha de Bavière, seconde épouse de l’empereur de Joseph II.

Grand portrait en pied de Marie-Christine, de la fameuse série des portraits d’Innsbruck, par Van Meytens

Le 28 mai 1767

Mort de Marie-Josepha de Bavière, seconde épouse de l’Empereur  Joseph II. Elle quitte la vie sans déplaisir, n’étant plus appréciée de personne depuis la mort de son beau-père. Joseph II voit ce décès comme un soulagement…

Le 15 octobre 1767

Mort de l’Archiduchesse Marie-Josèphe (1751-1767), sœur de Marie-Christine.

L’Archiduchesse Marie-Josèphe
Marie-Christine

Le 12 mai 1768

Mariage de l’Archiduchesse Marie-Caroline avec Ferdinand Ier des Deux-Siciles.

Le 27 juin 1769

Mariage par procuration de l’Archiduchesse Marie-Amélie avec Ferdinand Ier, duc de Parme.

Le 23 janvier 1770

Mort de sa nièce Marie-Thérèse, fille de Joseph II.

tiny-librarian:
“Maria Christina of Austria, Duchess of Teschen.
”Marie-Christine de Saxe-Teschen

Le 19  avril 1770

Mariage par procuration de sa sœur Marie-Antoinette et du Dauphin à l’église des Augustins de Vienne:

A six heures après-midi, à la sonnerie des trompettes et au son des tympans, toute la Cour de Marie Thérèse, se rend à l’église des Augustins de Vienne.

Maria-Antonia par Antonio Pencini (1770)

L’Archiduchesse, toute souriante, porte une robe de drap d’argent. L ‘Archiduc Ferdinand qui a dix-sept mois de plus que Marie-Antoinette, habillé en soie blanche, avec une bande bleue drapée sur la poitrine, remplace le Dauphin.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsL’Archiduc Ferdinand

L’église des Augustins est une église paroissiale, une vaste structure reliée à l’aile Leopoldina de Hofburg (les appartements privés de la famille royale) par un long couloir.

Vienne - Crypte des Capucins - Le Guide Vert MichelinL’église des Augustins

Joseph II conduit le cortège, puis l’Impératrice Marie Thérèse et derrière elle l’Archiduc Ferdinand qui donne la main à Marie-Antoinette. Pour l’occasion de Gluck a créé une composition pour orgue qui résonne dans l’église.
La messe est dite par le nonce du pape, Monseigneur Visconti, assisté par le curé de la Cour, Briselance. Les prie-Dieu des ” mariés ” sont recouverts de velours rouge brodé d’or ; quand les deux mariés s’agenouillent, ils répondent à la question du nonce, une formule latine: ” Vol et ita promis ” (c’est ce que je veux et promets). Les anneaux, dont l’un sera livré par Marie-Antoinette au Dauphin, sont bénis ; Ferdinand glisse au doigt de sa sœur l’anneau de rubis du Dauphin et la fait ensuite se lever pour l’embrasser sur les joues ; après quoi Briselance s’apprête à prononcer l’acte Nuptial, Kaunitz l’authentifie et Durfort le légalise (en fait, ce dernier acte aurait dû revenir au beau-frère de Marie-Antoinette, Albert de Saxe Teschen, mais Versailles a fait savoir au prince qu’il ne fallait pas qu’il se dérange et qu’il pouvait laisser sa place à l’ambassadeur). Albert n’a pas objecté, mais pour le dîner de mariage, il ne veut pas entendre de raison, donc Durfort n’assiste pas au banquet et reste chez lui. Le comte de San Giuliano, grand maître des cuisines impériales, a accompli des merveilles ce soir-là. Cent cinquante invités sont admis, non pas à dîner, mais à admirer les neuf princes convives qui mangent dans de la vaisselle d’or.

Aucune description de photo disponible.

Le 16 mai 1770

Le mariage de Marie-Antoinette et du Dauphin est célébré dans la chapelle royale de Versailles.

Le mariage dans le film de Sofia Coppola (2006)

Ainsi Marie-Christine devient par alliances la tante de sa sœur…

      Un portrait de famille autour de Marie-Thérèse, miniature sur ivoire.Marie-Christine est à l’extrême gauche, en compagnie de son époux Albert de Saxe, duc de Teschen… L’oeuvre est de Marie-Christine !

Le 8 septembre 1772

Vous me reprochez, ma chère Christine, de ne pas t’avoir parlé de mes belles petites sœurs Clotilde et Elisabeth ; c’est vrai que je n’en ai pas eu l’occasion. Leur éducation n’est pas encore finie, elles sont confiées à une dame, Madame de Marsan, et en été, je les vois peu, alors que je les vois souvent quand elles sont à Versailles.

Madame, c’est-à-dire Clotilde, reste ce qu’elle était, une petite fille très gentille, souriante, ouverte, qui veut plaire à tout le monde et peut être aimée par tout le monde. À treize ans, elle est raisonnable comme si elle avait vingt ans. Elisabeth a huit ans et demande beaucoup d’attention à son éducation.

Clotilde a enchanté tout le monde à la fête [il s’agit d’une fête offerte par les deux sœurs] saluant toutes les dames avec un bisou sur la joue l’une après l’autre, alors qu’Elisabeth leur a offert sa main à embrasser.

Au revoir chère sœur, je vous embrasse sur les deux joues.”

Marie-Antoinette à Sa sœur Marie-Christine

On remarque l’affection de Marie-Antoinette pour Sa sœur Marie-Christine. La relation entre Christine et Marie-Antoinette deviendra plus compliquée au fil des ans, mais leur correspondance est restée affectueuse pendant un certain temps…

tiny-librarian:
“Maria Christina of Austria, Duchess of Teschen.
”Marie-Christine

Le 10 mai 1774

Mort de Louis XV.

Le Dauphin devient Roi sous le nom de Louis XVI…

…et sa sœur Marie-Antoinette, Reine de France !

Marie-Christine par Marcello Biaciarelli

Marie-Christine étant gouvernante générale des Pays-Bas, où paraissent la majorité des pamphlets satiriques dirigés contre Elle, Marie-Antoinette est persuadée que Sa sœur envoie à leur mère tous les ragots à Son propos imprimés à Bruxelles.

Marie-Christine épaulant son impériale mère.
Marie-Christine par Anton Graff
Marie-Christine par Alexander Roslin (1778)

Ainsi, lorsque Marie-Thérèse écrit à Marie-Antoinette pour Lui reprocher une dépense exorbitante consacrée à l’achat de bracelets de diamants, Marie-Antoinette écrit aussitôt à l’ambassadeur Florimond de Mercy-Argenteau (1727-1794) son opinion sur la façon dont Marie-Thérèse avait eu vent de cette affaire:

« C’est sûrement encore la Marie [Christine], c’est de la jalousie, c’est bien dans son goût… »

Le 4 juillet 1780

Décès du prince Charles-Alexandre de Lorraine (1712-1780), gouverneur général des Pays-Bas autrichiens. Albert de Saxe est nommé à sa succession. Il est confirmé dans ses fonctions par son beau-frère l’empereur Joseph II (1741-1790) après la mort de l’impératrice (1781).

 Le 29 novembre 1780

Mort de sa mère, l’Impératrice Marie-Thérèse, après une courte maladie.

Joseph II est désormais seul à la tête de l’Empire.

Après la mort de sa mère, Marie-Christine a elle aussi à subir la rancœur de Joseph II.

1781

Albert et Marie-Christine restés sans enfant sont envoyés aux Pays-Bas autrichiens en 1781 en tant que gouverneurs généraux.

En 1782

Les gouverneurs généraux des Pays-Bas autrichiens, le duc Albert de Saxe-Teschen et son épouse, l’Archiduchesse Marie-Christine d’Autriche, charmés par la beauté du site, firent l’acquisition du domaine de Schoonenberg afin de leur servir d’habitation de plaisance, car leur ancienne résidence d’été de Tervueren était détruite par décret de l’empereur Joseph II.

Le château sera construit entre 1782 et 1785 d’après les plans de l’architecte Charles De Wailly sous la supervision de Louis Montoyer.

Le «Temple du Soleil » au jardin du château ; une construction néoclassique qui rappelle un peu le pavillon français près du Petit-Trianon :

tiny-librarian:
“ A miniature of Maria Christina of Austria and her husband Albert Casimir, Duke of Teschen.
Source
”Marie-Christine d’Autriche et son mari Albert Casimir, duc de Teschen

Le 4 août 1786

Marie-Antoinette dans Son salon de musique de Trianon

Fêtes au Petit Trianon pour le voyage de l’Archiduchesse Marie-Christine (1742-1798), gouvernante des Pays-Bas et sœur de Marie-Antoinette.

Marie-Christine par Johann Zoffany

Marie-Antoinette prévient Mercy très nettement qu’Elle n’a pas envie de supporter la présence de sa sœur au quotidien et qu’il a à s’arranger pour prévoir un emploi du temps qui La débarrasse de Marie-Christine le plus souvent possible. De fait, si Louis XVI et son beau-frère s’entendent très bien (rappelons qu’Albert était le dernier frère de Marie-Josèphe de Saxe, la propre mère de Louis XVI), les rapports entre Marie-Christine et Marie-Antoinette sont d’une froideur glaciale, et Marie-Antoinette, contrairement à l’usage, ne fait organiser pour Sa sœur ni réception à Trianon, ni aucune soirée de gala particulière.

Marie-Christine et Albert
Montre XVIIIème à l’effigie d’Albert et Marie-Christine

Le 1er septembre 1786

Marie-Antoinette écrit cependant à Sa sœur Sa réaction face aux répercutions de l’affaire du collier :

Je n’ai pas besoin de vous dire, ma chère sœur, quelle est toute mon indignation du jugement que vient de prononcer le Parlement pour qui la loi du respect est trop lourde; c’est une insulte affreuse et je suis noyée dans les larmes de désespoir. Quoi, un homme qui a pu avoir l’audace de se prêter à cette sotte et infâme scène du bosquet, qui a supposé qu’il avait un rendez-vous de la reine de France, de la femme de son roi, que la reine avait reçu de lui une rose et avait souffert qu’il se jetât à ses pieds, ne serait pas, quand il y a un trône, un criminel de lèse-majesté, ce serait seulement un homme qui s’est trompé! C’est odieux et révoltant, plaignez-moi, ma bonne sœur, je ne méritais pas cette injure, moi qui ai cherché à faire tant de bien, qui ne me suis souvenue que j’étais fille de Marie-Thérèse, que pour me montrer ce qu’elle m’avait recommandé en m’embrassant à mon départ, française jusqu’au fond du cœur, être sacrifiée à un prêtre parjure à un intriguant impudique! Quelle douleur! Mais ne croyez pas que je me laisse à rien d’indigne de moi, j’ai déclaré que je ne me vengerais jamais qu’en redoublant le bien que j’ai fait. Je n’ai pas besoin de vous dire que le roi est indigné, il exile le cardinal à la Chaise Dieu et Cagliostro est chassé de France. Adieu, mes enfants se portent bien, nous vous embrassons tous et vous serrons sur notre cœur.”

Marie-Antoinette

Le 20 février 1790

La mort à Vienne de Joseph II. Léopold II (1747-1792), son frère, devient Empereur des Romains.

Illustration.Portrait de Léopold II, vers 1790.

1791

Albert et Marie-Christine doivent fuir en 1791 devant la “Révolution brabançonne”.

A portrait of Maria Christina of Austria by Louis Gallait, 19th century.Marie-Christine d’Autriche par Louis Gallait

Le 1er mars 1792

Léopold II, le frère de Marie-Christine, meurt.

Avènement de son neveu François II, qui sera couronné Empereur le 19 juillet.

Du 29 septembre au 8 octobre 1792

Après que le 20 avril 1792, l’Assemblée législative de France, sur une proposition de Louis XVI, a déclaré la guerre au “Roi de Bohême et de Hongrie”, cette expression désignant l’Empereur du Saint-Empire et ses États, treize mille Impériaux, commandés par Albert de Saxe-Teschen mettent le siège devant Lille.

Le 29 septembre 1792

Le duc de Saxe -Teschen envoie une sommation à la place indiquant qu’il est disposé à épargner la ville contre reddition.
Le général Ruault et André Bonte, maire de Lille, répondent que Lille et ses habitants ont renouvelé leur serment de fidélité à la nation, de vivre libres ou de mourir, et qu’ils ne se rendront pas.

Aussitôt que ces réponses parviennent au général ennemi, le bombardement commence le lendemain 30 septembre, et le feu se manifeste aux casernes de Fives, à Saint-Étienne et dans divers quartiers de la ville. Celui de Saint-Sauveur surtout devint le foyer d’un vaste incendie.

Marie-Christine s’empresse de venir trouver son mari et d’assister joyeusement à ce spectacle déchirant. On assure qu’elle pointe elle-même plusieurs mortiers sur la ville.
Les Impériaux entament, de jour comme de nuit, un violent bombardement qui détruit et incendie des maisons du centre-ville dont l’église Saint-Etienne.

Résultat de recherche d'images pour "Marie-Christine est au premier rang sur le champ de bataille pour tirer le canon"Marie-Christine est au premier rang sur le champ de bataille pour tirer le canon !

La vieille cité prouve qu’elle n’a rien perdu de son antique vertu, quand le duc Albert de Saxe-Teschen vient mettre le siège devant elle et y jette, dans l’espace de neuf jours, trente mille boulets rouges et six mille bombes. La garnison — les quatre mille hommes de Ruault — n’aurait jamais pu suffire à la défense des remparts; mais Lille a encore six mille gardes nationaux, parmi lesquels figurent les célèbres canonniers…

Le 5 octobre 1792

À bout de munitions et sous la pression des armées révolutionnaires, les Impériaux finissent par lever le siège  après avoir mis la place à feu et à sang.

Fin 1792

Les Français envahissent les Pays-Bas autrichiens et chassent les gouverneurs. Ils s’emparent du château de Laeken; saisi comme bien étranger, le domaine sera laissé à l’abandon. Dégradé, les ornements intérieurs pillés, sa vente par lots sera décidée.

Le château, déjà vendu, faillira être démoli quand Napoléon le fera racheter et remettre en état.
Devenu empereur, il y résidera plusieurs fois. En 1812, il offrira le château à sa première épouse, Joséphine de Beauharnais, en compensation de l’Élysée qu’elle occupera alors et qu’il souhaitera récupérer. Bien qu’elle imaginera des plans pour l’embellissement du domaine, Joséphine n’y séjournera jamais

Le 21 janvier 1793

Exécution de Louis XVI

Louis XVI guillotiné | Histoire et analyse d'images et oeuvres

Le 16 octobre 1793

Exécution de Marie-Antoinette, place de la Révolution .

L'exécution de Marie-Antoinette le 16 octobre 1793 Maacha10

Albert et Marie-Christine reviennent définitivement à Vienne.

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Leur fils adoptif, Charles, leur succède à la tête des Pays-Bas autrichiens, mais, malgré un talent militaire incontestable, il doit se retirer devant l’armée ennemie l’année suivante.

Portrait de l’Archiduc Charles-Louis d’Autriche.

Le 19 décembre 1795

Madame Royale, l’Orpheline du Temple, est délivrée et envoyée dans sa famille maternelle à Vienne.

Résultat de recherche d'images pour "Madame Royale"Madame Royale par Heinrich Friedrich Füger (après 1795)

Au contraire de sa mère, Marie-Thérèse sera très proche de sa tante pendant son exil à Vienne jusqu’au décès de cette dernière en 1798.

Il est même question de lui faire épouser son fils adoptif, le cousin de la célèbre orpheline, mais elle refusa d’épouser un « ennemi de sa patrie ».

Le 24 juin 1798

Décès de Marie-Christine, du typhus.

Marie-Christine est inhumée à Vienne, dans la crypte impériale de l’église des Capucins, habituelle nécropole des Habsbourgs. Mais en outre, dans l’église des Augustins, paroisse de la famille impériale, à côté de son palais, son mari lui fait élever un beau monument par le grand sculpteur italien Canova (1757-1822), avec une simple inscription :

« Uxori optimae. Albertus »

 (« À la meilleure des épouses. Albert »).

Résultat de recherche d'images pour "Monument funéraire de Marie-Christine d'Autriche"Monument funéraire de Marie-Christine d’Autriche

               

Albert vivra retiré du monde jusqu’à sa mort en 1822…  le duc sexagénaire se consacrera alors à sa collection d’art, qu’il léguera à son neveu et fils adoptif.

Le 10 février 1822

Décès de son époux, Albert de Saxe-Teschen à l’âge de quatre-vingt-quatre ans.

Sa dépouille fut placée dans la crypte impériale à côté de celle de son épouse. Le couple repose dans les tombes 111 et 112.

Résultat de recherche d'images pour "sarcophages de Albert de Saxe-Teschen et de Marie-Christine"Sarcophages d’Albert et Marie-Christine

Sources :

_BADINTER, Elisabeth, Le pouvoir au féminin, Marie-Thérèse d’Autriche (1717-1780), Paris, Flammarion, 2016, 800 p.

_BADINTER, Elisabeth, Les conflits d’une mère, Marie-Thérèse d’Autriche et ses enfants, Paris, Flammarion, 2020, 270 p.

_BLED, Jean-Paul, Marie-Thérèse d’Autriche, Paris, Fayard, 2001, 448 p.

_BOURBON-PARME, Isabelle, Je meurs d’amour pour toi, lettres à l’archiduchesse Marie-Christine 1760-1763, édition établie par Elisabeth Badinter, Paris, Tallandier, 2008, 206 p.

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