La guerre d’Indépendance des États-Unis, ou guerre d’Indépendance américaine, opposa les Treize colonies d’Amérique du Nord au royaume de Grande-Bretagne de 1775 à 1783.
Mais revoyons ce qui provoqua cette guerre …
En 1764
L’Angleterre impose des taxes sur les sucres et les mélasses importées dans ses colonies d’Amérique du Nord.
Mai 1765
Résolutions virginiennes de Patrick Henry (1736-1799) contre la Loi du timbre votée en mars 1765 sur le Parlement anglais. Les Virginiens décident de n’accepter que les impôts votés par eux-mêmes.
Été 1765
Émeutes contre la Loi du timbre.
Octobre 1765
Congrès de la Loi du timbre à New York . Neuf colonies y sont représentées.
Février 1766
Abrogation de la Loi du timbre.
Mars 1766
Declaratory Act permettant de taxer les colonies dans tous les cas, sans exception.
Juin 1767
Lois Townshend. Droits d’imposition sur les marchandises anglaises aux colonies (thé, verre, papier, …). Les colons continuent à refuser d’acheter.
Le 5 mars 1770
Lors du «Massacre de Boston», des soldats anglais tirent sur la foule.
Le 16 mai 1771
Lors de la bataille d’Alamance, le gouverneur de Caroline du Nord, William Tryon (1729-1788), fait tirer sur les colons.
Tryon est souvent décrit par les Américains comme un tyran, même si les Cherokee l’honore avec le nom de « Loup » pour ses négociations pour établir une frontière sur la partie occidentale de la colonie.
En 1772
Création de comités de correspondance, à l’initiative du Massachusetts, dans toutes les colonies pour définir une attitude commune face au pouvoir anglais.
En juin 1772
Les colons du Rhode Island brûlent le schooner Gaspel et les autorités locales refusent d’envoyer en Angleterre les coupables pour qu’ils y soient jugés.
En mai 1773
L’East India Company reçoit la liberté de vendre directement son thé en Amérique sans passer par les intermédiaires locaux, à un prix beaucoup plus bas que le thé hollandais auquel les colons ont recours depuis les lois Townshend.
Le 16 décembre 1773
La cargaison de thé du Darthmouth est jetée dans le port de Boston par des colons déguisés en Indiens.
En avril 1774
Les «cinq lois intolérables» contre les colons du Massachussets. Le Roi George III (1738-1820) fait voter par le Parlement que la capitale du Massachussets sera transférée de Boston à Salem ; que le port de Boston sera fermé au commerce extérieur ; que la charte du Massachussets sera annulée ; que les coupables seront jugés en Angleterre ; que les troupes pourront être légalement cantonnées partout ; que la province du Québec s’étendra désormais jusqu’aux Alleghenies, et à la haute vallée de l’Ohio, ce qui est perçu comme une provocation par les colons anglais.
Les autres colonies se déclarent solidaires du Massachussets.
Le 10 mai 1774
Louis XV meurt de la petite vérole, son petit-fils, Louis-Auguste (1754-1793), monte sur le trône,
Le 5 septembre 1774
Réunion à Philadelphie d’un congrès composé de délégués de douze colonies ( il n’y en a pas pour la Georgie). Il siège sept semaines et rédige une adresse destinée au Roi. Il décide alors la création de comités sur tout le territoire, alors que le Massachussets ne reconnaît plus l’autorité du Roi et prépare la constitution d’un gouvernement provisoire.
D’octobre à décembre 1774
Le congrès de Concord ( localité située à l’ouest de Boston) prévoit l’organisation de milices.
Le 19 avril 1775
Combat de Lexington après la tentative des forces anglaises d’arrêter John Hancock (1737-1793) et Samuel Adams (1722-1803).
« J’étais cordonnier et je gagnais ma vie grâce à mon travail. Quand cette rébellion éclata, j’ai vu certains de mes voisins entrer en commission ; [ils] n’étaient pas meilleurs que moi-même. J’étais très ambitieux et je n’aimais pas voir ces hommes au-dessus de moi. Voilà, monsieur, les seuls motifs qui m’ont poussé à entrer dans le service ; quant au différend entre la Grande-Bretagne et les colonies, je n’en sais rien.»
Le lieutenant Scott de l’armée continentale
«De nouveaux seigneurs, de nouvelles lois. Le gouvernement le plus strict est en place et une grande distinction est faite entre les officiers et les hommes. Chacun est fait pour connaître sa place et la garder, ou être immédiatement ligoté et recevoir non pas un mais 30 ou 40 coups de fouet.»
Un aumônier sur la discipline dans l’armée continentale
«Ne tirez que si vous vous faites tirer dessus, mais s’ils veulent faire la guerre, que cela commence ici.»
Le capitaine John Parker (1729 – mort le 17 septembre 1775 à Lexington) à Lexington
«Quelle belle matinée pour l’Amérique!»
Samuel Adams, entendant parler de la bataille de Lexington
Quelques jours plus tard
Seize-mille hommes sont rassemblés à Boston.
Le 10 mai 1775
Capitulation de Ticonderoga. Ouverture du IIe congrès continental de Philadelphie. Désaveu de tout projet d’allégeance au Roi.
«Ouvrez-vous les fils de putes britanniques!»
Ethan Allen au Fort Ticonderoga
Emission de papier monnaie.
George Washington (1732-1799) est nommé chef de l’armée qui entoure Boston.
«J’ose dire que les hommes se battraient très bien s’ils étaient correctement dirigés, bien qu’ils soient extrêmement sales et méchants.»
George Washington sur sa propre armée
« Donnez les ordres, monsieur, et je prendrai l’enfer! »
Anthony Wayne, soldat américain, à George Washington
Le 17 juin 1775
Le combat de Bunker Hill, finalement favorable aux Anglais malgré le magnifique comportement des volontaires américains, dépourvus de munitions, leur permet de conserver Boston.
«Ne tirez pas avant de voir le blanc de leurs yeux!»
William Prescott lors de la bataille de Bunker Hill
Fin octobre 1775
Réponse de George III (1738-1820), qui a refusé de lire l’adresse du Congrès. Le Roi enrôle des troupes hessoises. William Howe (1729-1814) succède au général Thomas Gage (1719-1787) à la tête de l’armée britannique, alors que Richard Howe (1726-1799) est amiral de la flotte.
D’octobre à décembre 1775
Les insurgés conduisent une expédition au Canada, prennent Montréal, mais échouent devant Québec.
En novembre 1775
Le New Jersey et la Caroline du Sud rédigent des constitutions.
En janvier 1776
Parution du Sens commun de Thomas Paine (1737-1809).
Le 1er janvier 1776
Incendie de Norfolk par la flotte du gouverneur Dunmore (1732-1809), qui en a été chassé par les Virginiens.
«L’heure approche à grands pas dont dépendent l’honneur et le succès de cette armée, ainsi que la sécurité de notre pays en sang. Souvenez-vous, officiers et soldats, que vous êtes des hommes libres, luttant pour les bénédictions de la liberté… que l’esclavage sera votre part… si vous ne vous acquittez pas comme des hommes.»
George Washington, 1776
En février 1776
Victoire des insurgés en Caroline du Nord à l’embouchure de la Moore’s Creek.
Le 4 mars 1774
Washington fait fortifier les hauteurs de Dorchester et tient ainsi Boston sous le feu de ses canons, obligeant Howe à évacuer le port et à se réfugier à Halifax.
En mars 1776
Les Américains apprennent que le Parlement a voté une loi fermant tous les ports américains. Le Congrès décide alors d’armer des corsaires qui lutteront contre le commerce anglais.
Le 12 avril 1776
La Caroline du Sud invite ses représentants au Congrès à «déclarer l’indépendance et à former des alliances étrangères».
Le Rhode Island, le Massachussets et la Virginie l’imitent.
Le 15 mai 1776
Le Congrès autorise les diverses colonies à créer des gouvernements indépendants de la Couronne sur une proposition de John Adams (1735-1826).
Virginie et New Jersey se proclament tout de suite indépendants.
Le 7 juin 1776
Le député virginien Richard Henry Lee (1732-1794) fait une proposition présentant les colonies comme des Etats libres et indépendants.
En juin et juillet 1776
Préparation de la déclaration d’indépendance par Thomas Jefferson.
Le 4 juillet 1776
L’Indépendance est votée par les représentants de toutes les colonies. New York s’abstient, mais la votera le 9 juillet.
Été 1776
Clinton, Parker et Cornwallis échouent devant Charleston et les Anglais renoncent à réoccuper le Sud.
En août 1776
Les Anglais veulent, à partir de New York, conquérir la vallée de l’Hudson. L’armée de Carleton descend du Canada pour reprendre Ticonderoga et les rejoindre. Le général William Howe, descendu de Halifax, est rejoint par son frère, l’amiral Howe, par Clinton, Parker et Cornwallis remontés du Sud. Concentration des forces anglaises à New York ( 32 000 hommes contre 18 000hommes de Washington).
Stirling et Sullivan, lieutenants de Washington, installés dans Manhattan et sur les hauteurs de Brooklyn, sont battus.
Dans la nuit du 29 au 30 août 1776
Washington évacue Brooklyn et échappe ainsi à une défaite qui aurait pu être définitive.
Echec des négociations en Howe et les représentants du Congrès ( Franklin, Rutledge et John Adams).
Fin 1776
Howe prend le fort Washington, défendu par Greene, conservé sur ordre du Congrès, malgré la volonté du général de l’évacuer. Abandon du fort Lee sur la rive occidentale de l’Hudson. Washington retraite à travers le New Jersey. Trahison du général Charles Lee (1732-1782), qui refuse de se joindre à lui. Des fermiers du New Jersey se rallient à l’Angleterre. Le Congrès crée Washington dictateur militaire pour six mois.
Le général Charles Lee est fait prisonnier.
Fin 1776
Voyage de Benjamin Franklin (1706-1790) à Paris.
«Le Roi, un prince jeune et vertueux, a plaisir, j’en suis persuadé, à souligner sa généreuse bienveillance en aidant un peuple opprimé et y cherche un peu la gloire de son règne. Je crois que nos remerciements peuvent accroître son plaisir et qu’une telle expression de gratitude n’est pas seulement notre devoir, mais aussi notre intérêt».
Benjamin Franklin, à propos de Louis XVI
Le 25 décembre 1776
Victoire de Washington sur les Hessois à Trenton.
Le 2 janvier 1777
Victoire de Princeton sur les troupes du Cornwalls.
Pendant l’hiver 1776-1777
Washington prend ses quartiers d’hier à Morristown. Howe à New York.
En 1777
Les Anglais mettent au point un plan par lequel les troupes de Burgoyne (1722-1792), venues du Canada, et celles de Howe, venues de la vallée de l’Hudson, doivent se retrouver à Albany.
«Je suis convaincu qu’une campagne active… brûler deux ou trois de leurs villes mettra tout en ordre.»
John Pitcairn, major britannique
Images de The Patriot, le chemin de la liberté (2000) de Roland Emmerich
En juin 1777
La Fayette (1757-1834) débarque à Georgetown en Caroline du Sud.
Le 16 août 1777
La bataille de Bennington
Une force rebelle de deux mille hommes, majoritairement composée de miliciens du New Hampshire et du Massachusetts menés par le général John Stark, vainc de manière décisive un détachement de l’armée du général John Burgoyne mené par le lieutenant colonel Friedrich Baum. Le détachement de Baum était une force diverse d’environ sept cents hommes au total composée de dragons sans montures venant du duché de Brunswick, de Canadiens, de Loyalistes et d’Amérindiens. Cette bataille est une importante victoire pour la cause rebelle parce qu’elle réduit la taille de l’armée de Burgoyne d’environ mille hommes, pousse une grande partie des Amérindiens à l’abandonner, et le prive des ravitaillements dont il a besoin ; autant d’éléments qui contribueront à sa reddition à Saratoga.
«Là-bas sont les Hessiens. Ils ont été achetés pour sept livres et dix pence par homme. Valez-vous plus? Prouvez-le. Ce soir, le drapeau américain flottera là-bas ou Molly Stark sera veuve ! »
John Stark à la bataille de Bennington
Le 21 août 1777
Reprise du fort Stanwik par le général Benedict Arnold (1741-1801).
Les Anglais de Saint Léger doivent l’évacuer.
Le 31 août 1777
Howe refoulé par Washington ne peut prendre Philadelpie et s’embarque pour la baie de Chesapeake d’où il gagne Elkton dans le Maryland.
Le 11 septembre 1777
Howe vainqueur à la bataille de Brandywine, où La Fayette est blessé.
Le 17 décembre 1777
La France reconnaît l’Indépendance de l’Amérique.
«Si vous étiez perdu pour l’Amérique, personne ne pourrait maintenir l’armée et la révolution [en cours] pendant six mois.»
Le marquis de La Fayette à George Washington
Le 19 septembre 1777
Première bataille de Saratoga entre les troupes d’Arnold et de Burgoyne. Elle reste sans résultat.
Le 26 septembre 1777
Les Anglais prennent Philadelphie évacuée par le Congrès qui se réfugie à Lancaster.
Washington est de nouveau nommé dictateur pour deux mois.
Le 4 octobre 1777
Bataille de Germantown : défaite de Washington.
Le 7 octobre 1777
Seconde bataille de Saratoga : victoire américaine.
Le 17 octobre 1777
Capitulation de Burgoyne.
Hiver 1777-1778
Henry Clinton (1730-1795) succède à William Howe (1729-1814).
1777-1778
Washington prend ses quartiers d’hiver à Valley Forge.
Cabale du comte Thomas Conway (1734-1800) visant à déconsidérer Washington au profit de Gates, le vainqueur de Saratoga.
«Ce ne sont pas des troupes. Ce sont des squelettes. »
Le baron von Steuben, en arrivant à Valley Forge
«Les hommes étaient littéralement nus, certains de toutes les couleurs et de toutes les races… ont vu des officiers monter la garde dans une sorte de robe de chambre faite d’une vieille couverture ou d’un couvre-lit. En ce qui concerne la discipline militaire, on peut affirmer avec certitude qu’une telle chose n’existait pas… Il n’y avait pas de formations régulières, la formation de chaque régiment était aussi variée que leur mode d’exercice le dictait et qui consistait uniquement en un exercice manuel.«
Le baron von Steuben (1730-1794), officier prussien en 1778
«En ce qui concerne la discipline militaire, je peux affirmer avec certitude qu’une telle chose n’existait pas dans l’armée continentale.»
Le baron von Steuben, 1778
Le 30 janvier 1778
En prévision du conflit qui s’annonce, Louis XVI ordonne le rappel des milices provinciales. 75 000 hommes vont ainsi être disponibles pour servir dans les garnisons de métropole, patrouiller comme garde-côtes, et fournir des volontaires à l’armée régulière.
Le 6 février 1778
Convention secrète franco-américaine signée avec Benjamin Franklin
C’est l’occasion de pouvoir se venger de la défaite de la guerre de Sept Ans (1756-1763) ; de plus, convaincu par la victoire américaine de Saratoga, la France signera
deux traités d’engagement avec les colonies, le 6 février 1778. Le premier engagera une amitié réciproque et une alliance commerciale. Le second, tenu secret, consistera
en une alliance militaire. Ainsi, les Américains recevront des aides financières et matérielles considérables ainsi que des renforts terrestres et le concours de la flotte.
Les Insurgents reprendront espoir puisqu’avec le soutien naval des Français, il sera désormais possible de mettre en déroute la flotte britannique.
Le 17 février 1778
Frederick North (1732-1792) , Premier ministre anglais, se déclare prêt à céder aux demandes des insurgés, sauf sur l’indépendance.
En mars 1778
Louis XVI reçoit à Versailles une délégation américaine avec, à sa tête, Benjamin Franklin.
En 1778
Louis XVI s’engage dans la guerre d’Indépendance de l’Amérique.
Le coût de cette aide au combat pour la liberté d’un peuple : un milliard !
Pour emprunter, Necker (1732-1804), son ministre des finances, doit inspirer confiance. Il va jouer la transparence. Il imagine de publier sous le nom de compte rendu le tableau des recettes et des dépenses de la monarchie pour 1781. Les recettes sont de 264 millions et les dépenses de 254 millions. L’excédent est de 10 millions.
Voilà qui devrait rassurer les prêteurs. En réalité, Necker a dissimulé les dépenses de la guerre d’Amérique sous prétexte qu’elles relèvent de la conjoncture. Le déficit est de 90 millions.
Les caisses sont vides et des emprunts deviennent désormais impossibles !
Un geste audacieux, porteur d’un message fort : la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes mérite d’être défendue…
même à l’autre bout du monde. En pleine guerre d’indépendance, cet acte marque le début d’une alliance sans précédent entre une monarchie européenne et une république naissante ! Louis XVI engage la France dans une guerre aux côtés des insurgés américains, contre l’Angleterre. Le traité d’amitié et de commerce, signé à Versailles, scelle cette union historique. Ce n’est pas qu’un choix stratégique. C’est un acte de foi en un idéal commun : liberté, justice, indépendance.
De cette décision naît une relation diplomatique unique, faite de soutien, de solidarité… et de moments où l’histoire s’est écrite à deux voix.
Le 6 février 1778
Ce jour-là, sont signés à l’hôtel de Crillon à Paris le traité d’amitié et de commerce entre la France et les Etats-Unis et un autre traité assurant une aide française contre la couronne anglaise.
Le musée de Carnavalet conserve une sculpture représentant Louis XVI remettant à Benjamin Franklin les traités signés entre la France et les États-Unis le 6 février 1778 réalisé par Charles-Gabriel Sauvage dit Lemire :
Le 20 mars 1778
Louis XVI reçoit Benjamin Franklin à Versailles pour officialiser la signature du traité par lequel la France reconnaît les Etats-Unis d’Amérique.
Le 17 juin 1778
« La Belle-Poule, commandée par Chadeau de la Clocheterie, appareille de Brest pour observer les mouvements des Anglais. À l’entrée de la Manche, elle est sommée de se rendre par la frégate anglaise HMS Arethuse. Sur le refus du commandant français, un combat est engagé. HMS Arethuse, démâtée de son grand mât, abandonne en se repliant sur son escadre.»
Auguste Louis de Rossel
Il s’agit du premier combat entre la marine française et la marine anglaise pendant la guerre d’Indépendance américaine …on connaît bien cette célèbre victoire héroïque de la Belle Poule de Chadeau de la Clochetterie surtout pour les répercussions dans la Mode qui avait enthousiasmé les dames jusqu’à leur faire jucher des frégates sur leurs coiffures poudrées :
Il semble que Marie-Antoinette n’a jamais porté de bateau sur la tête, mais on s’est plu à La mettre en scène ainsi parée :
Le 18 juin 1778
Les Américains reprennent Philadelphie.
Le 28 juin 1778
Bataille indécise de Monmouth.
Ce même jour
Fersen dit adieu à Marie-Antoinette.
Le 1er juillet 1778
Fersen quitte Paris pour rejoindre son régiment au Havre.
Le 4 juillet 1778
Loyalistes et Indiens perpètrent le massacre des colons de la vallée du Wyoming.
Le 27 juillet 1778
Le combat d’Ouessant est l’un des premiers engagements qui opposent Français et Anglais dans la guerre d’Indépendance américaine.
Le 11 septembre 1778
« Au large d’Ouessant, la frégate de 32 canons la Junon commandée par le vicomte de Beaumont, rencontre la frégate anglaise de 28 canons HMS Fox, commandée par Lord Windsor. Après quelques heures de combat le HMS Fox, démâté, cesse de tirer. La Junon le remorque jusqu’à Brest.»
Auguste-Louis de Rossel
Le 20 septembre 1778
« A la hauteur de Lisbonne, le vaisseau français le Triton commandé par le comte de Ligondès, est chassé par le vaisseau anglais HMS Jupiter et la frégate HMS Médée.
Cerné par les deux bâtiments anglais, le capitaine de Ligondès met ses adversaires sur le même bord avant d’engager le combat. HMS Médée abandonne en premier, suivi du HMS Jupiter qui profite d’un grain violent pour échapper à la poursuite du Triton. Ce dernier, dont le gréement est endommagé, relâche à la Corogne.»
En automne 1778
George Washington est installé aux Plaines blanches, à l’est de l’Hudson, pendant que Henry Clinton est à New York.
En novembre 1778
Loyalistes et Indiens perpètrent le massacre de Cherry Valley.
En décembre 1778
Les Anglais prennent Savannah, puis conquièrent la Georgie.
Le 23 décembre 1778
Retour de Fersen à Versailles, consécutif à l’abandon du projet d’invasion de l’Angleterre.
En 1779
Trahison et fuite d’Arnold.
Le 15 juillet 1779
Prise de Stony Point par les insurgés d’Antoine Wayre.
Le 17 août 1779
Auguste-Louis de Rossel conte les actions de la Junon et de la Gentille devant Plymouth, qu’il représentera aussi :
« Pendant que l’armée combinée de France et d’Espagne surveille l’entrée de la Manche, la frégate française la Junon navigue jusqu’à Plymouth. Elle rencontre la vaisseau anglais HMS Ardent le 17 août 1779 et engage le combat.
Le capitaine Bernard de Marigny, commandant la Junon, observant que les sabords du vaisseau anglais ne sont ouverts que d’un seul côté, attaque l’autre bord en supposant qu’il n’est pas armé.
La Junon est ensuite ralliée par la Gentille, et le HMS Ardent ne résiste pas longtemps.»Auguste-Louis de Rossel
Les actions sélectionnées pour 1779 sont celles de la Junon et de la Gentille devant Plymouth, de la Minerve à la Dominique, l’engagement de l’escadre de La Motte-Picquet en vue de Fort-Royal de la Martinique.
En septembre 1779
Bombardement de Savannah par la flotte du comte d’Estaing (1729-1794), celui-là même qui sera cité comme témoin au procès de Marie-Antoinette en octobre 1793.
Le 6 octobre 1779
« Le 4 octobre 1779, la frégate française de 32 canons la Surveillante, commandée par M. du Couëdic de Kergoualer, et le côtre de 10 canons l’Expédition appareillent de Brest pour observer les mouvements de la flotte anglaise.
Le 6 octobre , au large d’Ouessant, ils aperçoivent la frégate anglaise de 36 canons HMS Québec, commandée par Georges Farmer, ainsi que le cutter de 10 canons HMS Rambler. Un combat s’engage entre les quatre bâtiments. Totalement démâtées, les deux frégates s’abordent. Le HMS Québec prend feu, mais la Surveillante arrive à se dégager avant que la frégate anglaise explose. L’Expédition et le HMS Rambler cessent le combat pour secourir les hommes à la mer. La Surveillante prise en remorque, rentre à Brest le 8 octobre au matin. Le tableau représente la fin du combat : la frégate anglaise, à gauche de la composition, est en train d’exploser, tandis qu’à droite la frégate française, dématée, tente de s’éloigner. Au premier plan une chaloupe recueille les naufragés.»Auguste-Louis de Rossel
Le 18 décembre 1779
« Le 18 décembre 1779, le comte de la Motte-Piquet appareille de Port-Royal à la Martinique, à la tête de trois vaisseaux. Il va couvrir l’entrée d’un convoi français poursuivi par une escadre anglaise dans le canal de Sainte-Lucie. Après un rude combat, La Motte-Piquet remporte une magnifique victoire sur les treize vaisseaux anglais de l’Amiral Hyde Parker.»
Auguste-Louis de Rossel
En juillet 1780
Le comte de Rochambeau (1725-1807) débarque dans le Rhode Island avec six mille Français, parmi lesquels on compte le Suédois Axel de Fersen qui est nommé interprète du général, maîtrisant aussi bien le français que l’anglais.
Fersen se fait apprécier de Rochambeau qui l’appelle son « premier aide de camp», se lie avec le duc de Lauzun qui lui promet le brevet de colonel commandant sa légion, et le marquis de Ségur, qui lui promet également de le nommer colonel en second. Fersen se conduit brillamment au siège de Yorktown en Virginie.
Le
Rochambeau débarque à Newport, Rhode Island. Son armée est contrainte à l’inaction à cause du remboursement des frais engagés par les commissaires français Ethis de Corny et le Consul Holker. La disparition de ces fonds empêche l’armée de pouvoir s’équiper en train, voiture et charriots ainsi qu’en chevaux pour lancer une campagne. De plus, la présence de la Royal Navy devant Newport pendant tout l’automne et l’hiver nécessite de protéger la flotte française du chevalier de Ternay, bloquée par les Britanniques faisant relâche à la Narragansett.
Images de The Patriot, le chemin de la liberté (2000) de Roland Emmerich
« Ces rustres sont tellement incompétents. Ça gâche presque l’honneur de la victoire. Presque. »
Le général Cornwallis décrivant le colonel William Tavington
Images de The Patriot, le chemin de la liberté (2000) de Roland Emmerich
Le 16 août 1780
Rawdon et Cornwallis (1738-1805) battent Gates à Camden.
Le 7 octobre 1780
Victoire des patriotes sur les Anglais au Mont du Roi.
Fin 1780
La Hollande déclare la guerre à l’Angleterre.
En décembre 1780
Morgan bat les Anglais de Tarleton à Cowpers.
Nathanael Greene (1742-1786) est chargé par Washington de commander dans le Sud.
Greene est vainqueur de Cornwallis à Guilford Court House.
Les Anglais se replient sur Charleston et les Carolines sont reprises.
Le 16 avril 1781
« Faisant route vers les Indes, l’escadre française commandée par Suffren décide de ravitailler aux îles du Cap Vert. Le 16 avril 1781, cherchant à gagner le mouillage de la Praya, l’Artésien est envoyé en reconnaissance. Il signale une escadre anglaise au mouillage. Suffren engage le combat avec deux de ses vaisseaux, le Héros et l’Annibal. Ce dernier démâté est pris en remorque par le Sphinx ; Suffren rompt le combat en reprenant sa route vers le Cap de Bonne Espérance.»
Auguste-Louis de Rossel
En été 1781
Le marquis de Grasse Tilly (1722-1788) est vainqueur de Hood dans la Chesepeake : toute fuite est désormais interdite à Charles Cornwallis (1738-1805).
Les troupes françaises de Rochambeau attaquent sur la gauche, tandis que La Fayette et Washington sont à droite. Les options de Cornwallis s’épuisent, il tente d’envoyer des nègres atteints de la variole pour contaminer les troupes ennemies.
Le 21 juillet 1781
En juillet 1781
Les troupes de Rochambeau peuvent quitter Rhode Island et, en marchant à travers le Connecticut, rejoindre Washington dans le comté de Westchester (État de New York). Leur première rencontre a lieu dans la commune de Mount Kisco, qui fait alors partie de celle de North Castle. Les deux armées établissent ensuite des camps dans la commune voisine de Hartsdale, où elles effectuent du 4 juillet au 19 août 1781, des manœuvres communes ainsi que des reconnaissances armées vers Manhattan, que Washington veut reprendre aux Anglais. C’est lors de ce séjour à Hartsdale que Rochambeau parvient à convaincre Washington de ne pas attaquer l’île de Manhattan, trop bien défendue et trop difficile à attaquer ; il le décide à aller attaquer le général anglais Cornwallis qui, après avoir saccagé les Carolines avec ses troupes, vient de prendre ses quartiers d’hiver à Yorktown (Virginie).
Le 5 septembre 1781
Le combat de Chesepeake.
La flotte française commandée par le comte de Grasse repousse l’escadre anglaise commandée par l’amiral Graves venue aider l’armée du général Cornwallis à Yorktown. La victoire française conduit à la capitulation de Cornwallis et bientôt à l’indépendance des États-Unis. La bataille de la baie de Chesapeake ne fut pas une bataille spectaculaire et très meurtrière. Plusieurs vaisseaux anglais furent fortement endommagés mais seulement un fut perdu : le 74 canons HMS Terrible, sabordé. 336 marins anglais furent tués ou blessés contre 209 Français
Elle est pour autant un immense succès stratégique. Tous les acteurs – Français, Britanniques et Américains – le reconnaissent. L’amiral anglais Rodney écrit :
«La France a remporté la plus grande victoire et rien ne peut plus sauver l’Amérique.»
Georges Washington écrit quant à lui à de Grasse : «Vous avez été l’arbitre de la guerre [d’Indépendance américaine].»
Lors de cette campagne Rochambeau montre un excellent esprit, se plaçant entièrement sous le commandement de Washington et dirigeant ses troupes en tant qu’élément de l’armée américaine. Les deux armées lèvent le camp pour Yorktown, où elles arrivent en septembre. Elles font leur jonction avec les corps de troupes américaines commandées par La Fayette et reçoivent des renforts par la mer alors que la flotte française assure un blocus efficace. Un siège de Yorktown dure plusieurs jours.
Images de The Patriot, le chemin de la liberté (2000) de Roland Emmerich
La campagne de Yorktown reconstituée au château de Neublans lors des Journées historiques (2025) ; photographies de Martina Cammerata
Cornwallis signe finalement la reddition le 19 octobre 1781 :
Le 19 octobre 1781
Capitulation de Yorktown.
« Cela me paraît si beau que j’ai peine à le croire. »
Aurore Chéry
Cette victoire scelle la fin de la guerre révolutionnaire américaine et permet l’indépendance effective des États-Unis d’Amérique.
En 1782
Négociations secrètes entre Benjamin Franklin et lord Shelburne (1737-1805), sous-secrétaire d’Etat aux colonies.
En janvier 1782
« Le comte de Grasse décide de s’emparer de Saint-Christophe avant de tenter une grande attaque sur la Jamaïque.»
Le 11 janvier 1782
« Il fait débarquer 6000 hommes dans l’île. L’escadre anglaise commandée par Hood arrive de la Barbade et réussit à attirer l’escadre française au large : virant de bord, elle vient ensuite occuper le mouillage que les français viennent de quitter. Malgré tout, les troupes débarquées maintiennent leur position et assurent la possession de l’île à la France.»
En février 1782
Le ministère de lors North est remplacé par celui de lors Ruckingham.
Le 12 avril 1782
Le marquis de Grasse est vaincu à la bataille des Saints.
Le 8 juin 1782
Un bal est donné en l’honneur de Monsieur le comte et Madame la comtesse du Nord, en séjour à Versailles.
Vers six heures un quart
Marie-Antoinette ouvre le bal par une contredanse à huit avec le comte d’Artois.
Puis, on commence une seconde contredanse. Marie-Antoinette en dansera quatre, dont deux avec le marquis de La Fayette et des américains à qui Louis XVI parle très souvent, et que Marie-Antoinette traite avec une bonté et une préférence marquées.
Le 6 juillet 1782
« Pendant la guerre d’Indépendance américaine, une escadre française est envoyée dans l’Océan Indien pour récupérer les comptoirs perdus au cours de la guerre de Sept Ans. L’un des objectifs du Bailly de Suffren, chef de l’escadre, est de prendre Négapatam : la plus importante colonie hollandaise sur la côte de Coromandel.
Profitant d’un séjour de l’escadre à Gondelour, Suffren s’allie au sultan Hyder Alî – l’un des principaux opposants à l’installation du pouvoir britannique en Inde – afin d’augmenter son effectif.»
Le 5 juillet 1782
« L‘escadre arrive en face de la rade de Négapatam où est mouillée l’escadre anglaise sous le commandement de l’amiral Hugues.»
Le 6 juillet au matin
« Les anglais sortent de la rade et engagent le combat.
Le Bailly de Suffren échoue, en partie à cause de l’indiscipline de ses troupes.»
En août 1782
Daniel Boone (1734-1820) est vainqueur des Peaux-Rouges à la bataille des lue Licks.
Le 18 octobre 1782
« Le 17 octobre 1782, dans les parages de Saint-Domingue, le vaisseau français de 74 canons le Scipion est attaqué par le vaisseau anglais HMS London. Le capitaine Grimouard, commandant le Scipion, arrive en dépit de son infériorité d’armement à provoquer de sérieuses avaries chez son adversaire. Puis il gagne la baie de Samara le 18 octobre au matin.»
Auguste-Louis de Rossel
Le 30 novembre 1782
Traité préliminaire anglo-américain.
Le 17 février 1783
« Le 17 février 1783, les frégates la Nymphe de 36 canons et l’Amphitrite de 32 canons, sorties de la Guadeloupe pour croiser au large des îles, aperçoivent le vaisseau anglais HMS Argo de 50 canons, qu’elles prennent en chasse. Après plusieurs heures de combat, le HMS Argo doit amener son pavillon. Les frégates françaises conduisent leur prise vers la Martinique.»
Auguste-Louis de Rossel
«L’armée, comme d’habitude, est sans solde ; et une grande partie des soldats sans chemises; et bien que leur patience soit également épuisée, les États semblent parfaitement indifférents à leurs cris.»
George Washington, 1783
Le 19 avril 1783
Washington proclame la guerre terminée et licencie l’armée.
Le 20 juin 1783
« Il s’agit du cinquième et dernier combat de Suffren aux Indes, livré le 20 juin 1783.
Après une courte et violente bataille, Suffren met en fuite l’escadre anglaise de l’Amiral Hughes et délivre Gondelour. Quelques jours plus tard, les préliminaires de paix ayant été signés, Suffren quitte l’Océan Indien à destination de la France.»Auguste-Louis de Rossel
Le 3 septembre 1783
Traité de paix définitif de Versailles. L’Indépendance des Etats-Unis est reconnue.
Ces huit années de guerre américaine auront coûté à la couronne de France un milliard et demi de livres soient environ quinze milliards d’euros, un tiers du budget de l’Etat. Le Roi a vidé les caisses du royaume pour soutenir l’Indépendance.
Le 25 novembre 1783
Pour témoigner de sa gratitude, le Congrès remercie Rochambeau et ses troupes. Lors de son retour en France, le général est honoré par Louis XVI, qui lui décerne l’ordre du Saint-Esprit et le fait gouverneur de Picardie et de l’Artois.
Au cours de l’été 1784
Arrivée à Paris de Thomas Jefferson (1743-1726) , comme ambassadeur et il le restera jusqu’en novembre 1789.
Thomas Jefferson a toujours défendu l’idée d’une république : dans la Déclaration d’Indépendance de 1776, il affirme que le pouvoir royal est tyrannique. En fréquentant la Cour de Versailles, il critique la monarchie absolue de Louis XVI.
Il soutient les valeurs de liberté et d’égalité dans ses œuvres et dans sa correspondance. Jefferson veut limiter les pouvoirs du président : en 1787, il souhaite restreindre son mandat à sept ans non renouvelables.
Il est opposé à tout faste cérémonial qui rappellerait la monarchie : lorsqu’il sera président, il refusera toujours de prononcer en personne le message annuel au Congrès, parce que cela lui rappellerait le discours du trône du Roi d’Angleterre.
En 1801, Jefferson sera élu troisième président des Etats-Unis d’Amérique.
En 1786
Louis XVI conçoit le projet de perpétuer sur la toile les principales victoires navales remportées de 1778 à 1783 lors de la guerre d’Amérique, et il confie le projet au chevalier de Rossel.
Auguste-Louis de Rossel (1736 – 1804) est un aristocrate, officier de marine et peintre français du XVIIIe siècle. Il est connu pour la série de tableaux sur la guerre d’Indépendance américaine qui servent d’illustrations dans ce sujet. Le chevalier de Rossel navigue pendant vingt-huit ans, dont quatorze en campagne, quand il se retire malade en 1779 et se lance dans la peinture (le Roi l’autorise à prendre sa retraite et le nomme capitaine de vaisseau).
En 1787
Convention constitutionnelle de Philadelphie.
«Pour encaisser la sellerie, une boîte à lettres, des cartes, des lunettes, etc. etc. pour l’utilisation de ma commande: 29 £, 13 shillings et 6 pence… Aux frais de voyage de Mme Washington pour aller et revenir de mes quartiers d’hiver, le de l’argent pour payer celui pris dans mon sac à main: 1064 £, un shilling.»
Demandes de remboursement de George Washington au Congrès
La France est le premier pays à avoir reconnu l’existence d’une nouvelle nation, les Etats-Unis d’Amérique.
Versailles et l’Indépendance Américaine :
Le candélabre de l’Indépendance.
Œuvre de Pierre-Philippe Thomire (1785)
Exécuté pour le Cabinet Intérieur de Louis XVI, ce candélabre comporte sept supports en bronze ciselé et doré, avec un soubassement triangulaire en porphyre vert. Le socle est orné de trois plaques en biscuit de Sèvres à fond bleu.Le léopard symbolise les anglais vaincus par le coq Gaulois.
Il semble que la gratitude américaine allait principalement à La Fayette qui s’y est grandement illustré…
Car le 4 juillet 1917
Le général Pershing (1860-1924) et le colonel Stanton (1858-1933) ont rendu hommage au général La Fayette, au cimetière de Picpus, où il est enterré . John Pershing improvise un discours. Le jeune journaliste du Petit Parisien, Aristide Véran, résume l’événement en cette phrase qui restera célèbre bien qu’elle n’a pas forcément été prononcée par le général lui-même… :
« La Fayette, nous voici !»
Mais en 1886
La statue de la Liberté ou La Liberté éclairant le monde est l’un des monuments les plus célèbres des États-Unis. Cette statue monumentale est située à New York, sur la Liberty Island, au sud de Manhattan, à l’embouchure de l’Hudson et à proximité d’Ellis Island. Construite et assemblée en France, sur une idée en 1865 du juriste Édouard Laboulaye, la statue est offerte par le peuple français aux Américains, en signe d’amitié, et dévoilée au grand jour le 28 octobre 1886 en présence du président des États-Unis, Grover Cleveland pour le centenaire de la Déclaration d’indépendance américaine.
La sculpture est confiée en 1871 au Français Auguste Bartholdi et l’énorme socle permettant de porter sa hauteur de 46 mètres à 93 mètres, pour un total de 225 tonnes. Pour le choix du cuivre, l’architecte Eugène Viollet-le-Duc a l’idée de la technique du repoussé et à sa mort en 1879, Bartholdi fait appel à l’ingénieur Gustave Eiffel qui imagine un pylône métallique supportant les plaques de cuivre martelées et fixées.
C’est en visitant le Sud du Maroc, que le sculpteur français Frédéric-Auguste Bartholdi, qui a conçu la Statue de la Libert à New York, a eu l’idée de coiffer ce célèbre monument comme la femme amazighe, surtout quand il a appris que «amazighe» signifie «homme ou femme libre».
Si l’on se figure la flamme de la liberté qu’élance de la main droite la statue, on sait peut-être moins que ce n’est pas moins que la déclaration d’Indépendance qu’elle tient dans la main gauche.
Sources :
-Antoinetthologie
–L’intrigant: Nouvelles révélations sur Louis XVI (2020), d’Aurore Chéry ; Flammarion