Le 30 novembre 1718
Le Roi Charles XII de Suède (1682-1718) meurt. Héros militaire de la Grande Guerre du Nord (1700-1721), sa mort annonce le déclin de la Suède comme grande puissance européenne au profit de la Russie et de la Prusse.
Selon les dernières recherches historiques, il a été abattu sur ordre de son beau-frère Frédéric de Hesse, époux de sa soeur Ulrique-Eléonore qui lui succède. Le pouvoir absolu de la souveraine est confisqué au profit du Riksdag, la Diète suédoise. La Suède devient une monarchie constitutionnelle.
En 1720
La Reine Ulrique-Eléonore abdique au profit de son mari qui devient roi sous le nom de Frédéric Ier. Le Riksdag devient alors encore plus puissant. Le roi n’a presque aucun pouvoir qu’il doit partager entre le Riksdag qui se réunit tous les trois ans et le Riksrådet, c’est-à-dire le Sénat ou Conseil du royaume, composé de seize puis vingt-quatre membres désignés par la Diète et nommés à vie. L’ensemble est dominé par le président de la Chancellerie, véritable premier ministre. Cette période qui s’étend jusqu’à l’année 1771 est appelée L’Ere de la Liberté en Suède.
Le 1er mai 1731
Naissance de Gustav Philip von Creutz à Anjala en Finlande. Son père Carl comte de Creutz (1685-1740), officier et sa mère Barbro Helena Wedre (1685-1740) l’élèvent au manoir de Malmgård dans la religion luthérienne et l’humanisme. Aux dates de ses parents, nous pouvons supposer qu’ils l’ont eu tardivement et laissé jeune orphelin.
En 1738
Carl Gustav Tessin (1695-1770), surintendant des bâtiments du Roi, conseille à la Diète de relancer l’alliance avec la France. En effet, tout le long du XVIIe siècle et encore au début du XVIIIe, la Suède par cette alliance a connu une expansion majeure dans toute l’Europe du nord. Soutenu par les militaires, les marchands et les fonctionnaires, ses membres ne rêvent que de la France et surtout de larges bénéfices _aussi bien publics que privés_ que son alliance pourraient occasionner. S’y rendre, y séjourner est le rêve de nombreux Suédois qui pensent y récolter richesses et honneurs, malgré le coût de vie exorbitant à Paris et Versailles. Le gouvernement français, ravi d’une telle aubaine, soudoie largement ses soutiens qu’on va appeler les Chapeaux. Leur devise est France et commerce.
Les Bonnets quant à eux, plus âgés et pondérés, rappellent les dégâts des guerres occasionnées par Louis XIV et Charles XII et prônent une politique tournée vers l’Angleterre et surtout la Russie qui peu à peu devient la puissance nordique dominante, au détriment de la Suède. Leur devise est Russie et agriculture. Mais cette année, ce sont les Chapeaux qui vont prendre le pouvoir à la Diète et tout faire pour prendre leur revanche contre la Russie.
De 1739 à 1742
Le comte de Tessin devient ministre plénipotentiaire de Suède en France. Le titre d’ambassadeur est refusé par le parti des Bonnets qui contestent l’alliance entre la France et la Suède. Son séjour reste aujourd’hui majeur pour la connaissance des arts décoratifs français du règne de Louis XV. Mais ruiné, il est obligé de vendre une partie de sa collection à la couronne suédoise.
Durant ce mandat, la Suède déclenche une guerre contre la Russie.
En 1742
Claes Ekleblad (1708-1771) remplace Tessin à Paris. Il est particulièrement bien reçu par la reine de France Marie Leszczyńska. En effet son père Stanislas Leszczyński reçut le trône de Pologne par l’entremise du Roi de Suède Charles XII. Les Chapeaux sont choyés à Paris et Versailles.
Le 18 août 1743
La Suède admet sa défaite contre la Russie et doit lui céder des territoires orientaux de la Finlande. Les Bonnets reprennent la main à la Diète. L’Angleterre et la Russie agissent sur ce parti comme la France avec les Chapeaux en octroyant de nombreux pots de vin.
Le 3 septembre 1743
Adolphe-Frédéric de Holstein-Gottorp (1710-1771) est désigné par la Russie comme successeur du Roi Frédéric Ier qui n’a pas d’enfant.
En 1744
Le prince héritier de Suède épouse Louise-Ulrique de Prusse (1720-1782), soeur de Frédéric II.
La même année, Claes Ekeblad, à son tour ruiné, est remplacé à Paris par Carl Fredrick Scheffer (1715-1786). Comme ses prédécesseurs, celui-ci sera reçu au mieux à la Cour comme dans les plus grands salons parisiens. Louis XV lui fait si confiance qu’il entre dans le Secret du Roi.
Fin des années 1740-1750
Son appétence pour les études, ses dons intellectuels incontestables, permettent à Creutz d’être envoyé à l’Académie royale d’Åbo, aujourd’hui à Turku en Finlande, université créée par Christine de Suède, dans l’objectif d’une part de former les Finlandais comme futurs fonctionnaires de l’empire suédois, d’autre part afin de renforcer le culte luthérien dans cette province éloignée de Stockholm.
Le jeune Creutz y est alors témoin d’une lutte de pouvoir entre Chapeaux et Bonnets qui comme au niveau national à la Diète veulent imposer leur opinion, même au sein de l’université. La chaire d’économie nouvellement créée est offerte au représentant des Chapeaux, Pehr Kalm, adepte de Linné et du mercantilisme. Il est opposé aux représentants des Bonnets qui souhaitent une économie protectionniste. Compte tenu de la suite de son parcours politique, il est fort probable que Creutz penche largement pour le professeur Pehr Kalm, aujourd’hui considéré comme un des plus grands savants suédois.
Le 24 janvier 1746
Naissance du prince royal Gustave.
Le 7 octobre 1748
Naissance du prince royal Charles.
Le 18 juillet 1750
Naissance du prince royal Frédéric-Adolphe.
En 1751
Ses études achevées, Creutz se rend à Stockholm où il obtient un poste à la Chancellerie. Ses études ont donc été brillantes pour qu’il puisse commencer si haut dans sa carrière. Il fait ainsi la rencontre de son bienfaiteur Claes Ekleblad, successeur de Carl Gustav Tessin comme Président de la Chancellerie. Tessin de son côté est nommé gouverneur de l’héritier du trône.
Creutz se met à fréquenter la haute société où il obtient très rapidement la réputation d’un poète national s’inspirant de Voltaire, Boileau, Racine, Fontenelle et Rousseau. Mais il apprécie aussi les auteurs britanniques comme Pope et Thomson.
Le 25 mars 1751
Frédéric Ier meurt. Adolphe-Frédéric lui succède. La Diète est alors dominée par les Chapeaux.
Le jeune couple royal supporte mal de ne pas détenir la réalité du pouvoir.
En 1752
Carl Fredrick Scheffer rentre en Suède. Il se rend notamment célèbre pour avoir importé les principes des physiocrates en Suède et être en correspondance suivie avec madame du Deffand.
En 1756
Carl Fredrick Scheffer est nommé gouverneur du jeune prince royal Gustave, succédant au comte de Tessin. Les deux hommes initient le prince aux Lumières. S’il est désigné par le Sénat qui craint les velléités absolutistes du couple royal et lui fait confiance pour ses aspirations libérales, les sénateurs semblent ignorer que Scheffer a été initié au Secret de Louis XV. En effet, l’ambition du Roi de France est de rendre à la Suède un pouvoir absolu, garant de son alliance et donc de servir de bouclier face à la Prusse et la Russie.
Fredrick Axel de Fersen (1719-1794) devient feld-maréchal. De fait, il dirige le Sénat. Il est le deuxième personnage de l’état. Il utilise cette fonction afin de freiner tous les efforts de la couronne pour regagner le pouvoir qu’elle a perdu au profit du parlement en 1720. Le nouveau roi Adolphe-Frédéric et la reine Louise-Ulrique, soeur de Frédéric II qui soutient Fersen doivent le ménager. C’est donc un homme qui compte, en Suède, en France où il a été un officier de grande importance durant la Guerre de Succession d’Autriche et avec leurs alliés anciens et nouveaux, la Prusse comme l’Autriche.
Entre 1756 et 1760 ou la guerre de Poméranie
Prétextant de l’invasion de la Saxe par Frédéric II, la Suède, alliée de la France, déclare la guerre à la Prusse. Dominé par le parti des Chapeaux, le sénat veut à la fois humilier la Reine Louise-Ulrique soeur de Frédéric II aux prétentions absolutistes mais aussi prendre sa revanche sur le conflit de 1720 qui a vu s’achever l’influence de la Suède sur l’Allemagne. Fredrick Axel de Fersen se distingue en 1759 lors des opérations autour d’Usedom et de Wollin où il inflige de lourdes pertes aux Prussiens. De ce fait, les forces navales suédoises tiennent un temps la Baltique, soulageant les troupes franco-impériales.
Après cela, Axel Fredrick est considéré comme un héros, tant chez lui en Suède, que partout en Europe, chez ses alliés mais aussi chez ceux qu’il a combattus.
En 1757
Creutz est nommé chevalier d’honneur du prince Frédéric-Adolphe de Suède. Il tisse des liens avec la reine Louise-Ulrique, le jeune héritier du trône et aussi avec Carl Fredrick Scheffer gouverneur des princes en remplacement de Tessin.
En 1760
Scheffer et Tessin éduquent les princes dans les principes de la constitution de 1720. Le roi doit avoir un pouvoir tempéré. Ce qui légitime le pouvoir du sénat auxquels ils appartiennent. Néanmoins les Bonnets craignent la volonté oligarchique des sénateurs. La Diète leur étant favorable cette année, certains Chapeaux comme Scheffer, et Creutz dans son sillage, se rapprochent de la cour et commencent à envisager un renforcement du pouvoir royal, condition d’aides plus substantielles de la France.
En 1762
La Suède signe un traité avec la Prusse. Louis XV a perdu un allié d’importance en pleine guerre de Sept ans. Les subsides français cessent, ce qui enrage de nombreux Chapeaux.
Creutz est nommé ministre plénipotentiaire à Madrid.
En 1763
En se rendant en Espagne, il séjourne à Paris.
Le comte de Sparre, sénateur et gouverneur de Stockholm est considéré comme le chef des Chapeaux. C’est lui qui reçoit les subsides français et les distribuent auprès des autres Chapeaux. Il accueille chez lui le jeune comte de Stedingk, originaire de la Poméranie (actuelle Allemagne) alors territoire suédois. Le jeune homme a vu sa famille se battre pour la Suède durant la guerre de Sept ans mais ses origines l’attirent aussi vers Frédéric II qui l’avait décoré dès sa naissance.
En mai 1764
Creutz quitte Paris pour Madrid.
Le 21 mai 1764
Séjour à Ferney chez Voltaire.
En 1765
Le parti des Bonnets est au pouvoir en Suède.
En 1766
Creutz quitte Madrid pour devenir ministre plénipotentiaire à Paris.
Le comte de Stedingk se rend en France pour avancer dans sa carrière militaire. Il est nommé sous-lieutenant du Royal-Suédois.
En 1770
Stedingk devient capitaine du Royal-Suédois.
En décembre 1770
Disgrâce de Choiseul.
Le 19-20 janvier 1771
Nouveau parlement Maupeou.
Le 4 février 1771
Séjour du prince royal de Suède à Paris.
Le 12 avril 1771
Décès d’Adolphe-Frédéric de Suède. Avènement de Gustave III.
Le 25 mars 1771
Départ de Gustave III de Paris pour la Suède. Le comte de Vergennes est nommé ambassadeur en Suède.
Le 6 juin 1771
Le duc d’Aiguillon est nommé au secrétaire d’état aux Affaires étrangères.
Le 7 juin 1771
Le comte de Vergennes arrive à Stockholm.
Le 25 juin 1771
Ouverture de la Diète à Stockholm.
A l’automne 1771
Affaire de l’emprunt à la banque Horneca.
En janvier 1772
Arrestation du ministre Struensee au Danemark. Traité entre la Russie et la Prusse en vue du partage de la Pologne.
Le 25 juillet 1772
Traité de Vienne.
Le 5 août 1772
Premier partage de la Pologne entre l’Autriche, la Prusse et la Russie.
Le 19 août 1772
Révolution de Gustave III. Le même jour il reçoit les félicitations de Stedingk au courant depuis une semaine de ce qui allait se passer en Suède grâce à ses relations à la cour.
En septembre 1772
Poème de Voltaire en l’honneur de Gustave III.
Le 18 janvier 1773
Inauguration de l’Académie royale de Musique à Stockholm. Suppression de l’ordre des jésuites par Clément XIV.
En septembre 1773
Exil du comte de Broglie.
Le 27 novembre 1773
Séjour du jeune comte de Fersen à Paris. Il est immensément bien accueilli et par Creutz et par tout ce qui compte en France, à la Cour comme à la Ville.
D’après l’abbé Véri qui sera aux premières loges du pouvoir à la nomination du comte de Maurepas auprès du futur Louis XVI, le duc d’Aiguillon pousse un peu trop loin l’alliance franco-suédoise durant cette année, primordiale dans les relations de ces deux pays :
«A l’égard de la Suède, il fit craindre à la France des effets trop étendus de l’alliance. On parla quelque temps de faire marcher des escadres et des troupes vers la Suède. Il y eut même, dans l’intérieur du royaume, des ordres donnés aux matelots classés pour se rendre dans différents ports. Les citoyens craignirent que ces montres militaires engageassent trop la France. L’événement les rassura. Le fait est que la Russie voulait envoyer des troupes en Finlande, en 1773, pour troubler la révolution de 1772. M. d’Aiguillon menaça de brûler les escadres russes qui étaient dans la Méditerranée et d’envoyer des régiments en Suède. Il était secrètement d’accord avec milord Rochefort, qui lui fit savoir qu’en feignant d’armer aussi puisque la France armait, il lui laisserait le temps de faire son expédition. Cette montre menaçante fit résoudre Catherine II à rester tranquille. Ainsi la révolution de Suède resta dans son entier. Ce fut dans cette révolution que l’autorité passa des mains anarchiques des États dans celles du souverain.»
Journal de l’abbé de Véri, p. 77
Le 30 décembre 1773
Représentation de Céphale et Procis ou l’Amour conjugal, de Marmontel, sur une musique de Grétry.
Samedi 1er janvier 1774
Le comte de Fersen, accompagné du comte de Creutz, assiste à la cérémonie de l’Ordre du Saint-Esprit, et fait sa cour au Roi.
Après avoir dîné, il va, avec le comte de Creutz, faire sa visite à la comtesse du Barry. Elle lui parle pour la première fois.
Le comte de Fersen fait étape en France, à l’occasion de son grand tour qu’un gentilhomme de cette époque doit faire.
Le 30 janvier 1774
Bal masque de l’Opéra où le comte de Fersen croise les jeunes membres de la famille royale.
Traité de paix de Kaïnardji entre la Russie et la Turquie.
Le 19 avril 1774
Représentation d’Iphigénie en Aulide de Gluck.
Le 10 mai 1774
Mort de Louis XV. Avènement de Louis XVI.
Fin mai 1774
Départ du jeune comte de Fersen de Paris.
En juin 1774
Le comte de Muy est nommé ministre de la Guerre.
Le 9 juin 1774
Le duc d’Aiguillon démissionne.
Le 7 juillet 1774
Mariage du prince Charles de Suède, duc de Sudermanie avec Hedvig Charlotte d’Oldenburg.
Le 21 juillet 1774
Le comte de Vergennes est nommé secrétaire d’état aux Affaires étrangères.
En août 1774
Pierre Chrysostème de Bonac, comte d’Usson, est nommé ambassadeur de France en Suède.
Alliance secrète entre la Russie et le Danemark.
Le 2 août 1774
Représentation d’Orphée de Gluck.
Le 24 août 1774
Disgrâce du chancelier Maupeou et du contrôleur général l’abbé Terray. Sartine est nommé ministre de la Marine, Turgot contrôleur général des Finances.
En septembre 1774
Déclaration des droits au congrès américain.
Le 22 septembre 1774
Mort du pape Clément XIV.
Le 12 novembre 1774
Rappel de l’ancien parlement.
Le 9 décembre 1774
Arrivée du comte d’Usson à Stockholm.
En janvier 1775
Début du procès entre le duc de Richelieu et la présidente de Saint-Vincent.
En février 1775
Visite de l’archiduc Maximilien à Versailles.
Le 1er février 1775
Représentation de La fausse magie de Grétry.
Le 23 février 1775
Première représentation du Barbier de Séville à la Comédie-Française.
En avril 1775
Début de la guerre d’Indépendance américaine.
En avril-mai 1775
La Guerre des Farines.
En juin 1775
Voyage de Gustave III en Finlande.
Le 11 juin 1775
Sacre de Louis XVI à Reims.
Le 21 juillet 1775
Malesherbes est nommé ministre de la Maison du Roi.
En octobre 1775
Le comte de Saint-Germain est nommé secrétaire d’état à la Guerre.
En 1776
Stedingk est nommé lieutenant-colonel du Royal-Suédois. Il est aussi colonel du régiment des dragons de Carélie en Finlande. Frédéric II qui le reçoit avec plaisir à Berlin lors de ses voyages entre ses deux pays s’en étonne.
Le 11-12 janvier 1776
Incendie du Palais de l’île de la Cité.
En mars 1776
Prise de Boston par George Washington.
Turgot supprime la corvée royale et supprime les maîtrises et jurandes.
En avril 1776
Démission de Malesherbes.
Le 23 avril 1776
Représentation d’Alceste de Grétry.
Le 12 mai 1776
Renvoi de Turgot. Clugny est nommé contrôleur général.
Le 4 juillet 1776
Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis d’Amérique.
Le 2 août 1776
Mort du prince de Conti.
En octobre 1776
Necker est nommé adjoint de Clugny.
En décembre 1776
Arrivée de Franklin à Paris.
Arrivée de Piccini à Paris.
En janvier 1777
Début de la querelle entre les Gluckistes et les Piccinistes.
En mars 1777
Parution des Incas de Marmontel.
En avril 1777
Départ de La Fayette pour l’Amérique.
Le 18 avril 1777
Arrivée de Joseph II à Paris.
En juin 1777
Necker est nommé directeur générale des Finances.
Voyage de Gustave III en Russie.
En août 1777
Représentation de L’Amant bourru, de Boutet et Marmontel.
En septembre 1777
Démission du comte de Saint-Germain remplacé par le prince de Montbarrey.
Représentation d’Armide de Gluck.
Le 6 octobre 1777
Mort de madame Geoffrin.
Le 31 octobre 1777
Victoire des Insurgents à Saratoga.
Le 30 décembre 1777
Mort de l’électeur de Bavière.
Le 27 janvier 1778
Représentation de Roland de Piccini.
Le 6 février 1778
La France reconnaît les Etats-Unis et signe avec eux un traité d’alliance et de commerce.
Le 10 février 1778
Voltaire est à Paris.
En avril 1778
Représentation de Roland de Piccini.
Le 30 mai 1778
Mort de Voltaire.
Le 11 juin 1778
Représentation des Jumelles supposées de Piccini.
Le 18 juin 1778
Début des hostilités entre la France et l’Angleterre.
Le 3 juillet 1778
Frédéric II déclare la guerre à l’Autriche et envahit la Bohême.
Le 27 juillet 1778
Combat naval d’Ouessant.
Le 22 août 1778
Arrivée du jeune comte de Fersen à Paris.
Le 25 août 1778
Il revient à la Cour de France. La Reine, qui ne l’a pas oublié, en le voyant dit :
« C’est une vieille connaissance ! »
et toute la Cour note qu’Elle traite avec une attention particulière le jeune homme.
Images de Marie-Antoinette (1956) de Jean Delannoy
En octobre 1778
Creutz est à Brest.
Le 30 octobre 1778
Ouverture de la Diète à Stockholm.
Le 1er novembre 1778
Naissance du prince royal de suède.
Le 4 décembre 1778
Représentation d’Oedipe chez Admète de Ducis.
Le 19 décembre 1778
Naissance de Madame Royale à Versailles.
Le 30 décembre 1778
Les Anglais s’emparent de l’île Sainte-Lucie.
Le 29 janvier 1779
La liberté de religion est accordée par la Diète en Suède.
Le 13 mai 1779
Paix de Teschen.
Le 18 mai 1779
Représentation d’Iphigénie en Tauride de Gluck.
Le 16 juin 1779
L’Espagne entre en guerre contre l’Angleterre auprès de la France.
Le 1er juillet 1779
Départ de Fersen pour Brest.
Le 6 juillet 1779
Le comte d’Estaing s’empare de la Grenade.
En décembre 1779
Publication des Observations sur le Mémoire justificatif de la cour de Londres par Beaumarchais.
Le 14 décembre 1779
Représentation d’Amadis de Bach.
Le 15 janvier 1780
Mort d’Anton de Geer.
Le 22 février 1780
Représentation d’Atys de Piccini.
Le 25 février 1780
Extrait d’une lettre du baron Stedingk à Gustave III à propos de la famille royale française :
« Plus on connaît la famille royale, plus les hommages deviennent sincères, et l’expression du sentiment. Le roi a le désir le plus vif et le plus constant de rendre son peuple heureux ; il est instruit, appliqué, et dans son intérieur il est gai, parlant, et tout ce qu’il dit porte l’empreinte de la bonté et de la justesse. La reine, qui oserait entreprendre de faire son portrait ? c’est l’ornement de son sexe. Elle est en femme, si j’ose me servir de cette expression, ce que Votre Majesté est en homme. Si les bontés qu’elle daigne avoir pour moi se changeaient en disgrâce, mon sentiment là-dessus ne changerait point.
J’ai eu le bonheur de souper dans les petits cabinets ; on dit que sous ce roi aucun étranger n’y a soupé. On crie beaucoup contre cette prétendue nouveauté, mais c’est le propos de l’envie. Les Dillon ne sont pas plus français que moi, et la reine qui à mis à cette faveur toute la grâce possible, dit publiquement que mes services m’ont naturalisé. Ces soupers ressemblent beaucoup aux petits soupers de Votre Majesté ; on y joue, on y cause, la gaieté s’assied sur le trône, et l’on ne remarque son élévation que pour nous rendre ses dons plus agréables et plus flatteurs. Heureux les rois qui savent être hommes ! On regrette de n’avoir qu’une vie à leur sacrifier.»
Le 5 mars 1780
Dans une nouvelle lettre à Gustave III, Stedingk évoque sa frustration de ne pouvoir repartir pour l’Amérique avec l’expédition commandée par Rochambeau. Le prince de Montbarrey ne répond même pas à ses lettres. Mais il lui reste encore un espoir :
« (…) et la reine m’a dit hier à une petite fête chez la comtesse Jules, qu’elle ne pouvait faire entendre raison au ministre. Je n’y vois plus qu’un moyen, c’est que Votre Majesté me fasse la grâce d’écrire au roi et un mot à M. de Maurepas, cela serait décisif. On n’oserait point résister ; mais si elle préférait écrire à la reine, cette princesse en serait charmée, et elle se sentirait plus forte avec une telle recommandation. Le plaisir de faire un heureux suffit à Votre Majesté pour l’engager à cette démarche.»
Ibid
Par compensation, il est nommé colonel en second du régiment d’Alsace et en même temps colonel des dragons de Carélie au nord de la Finlande. C’est un cas très rare d’officier nommé en même temps à deux régiments éloignés de plusieurs milliers de lieues, l’un d’infanterie et l’autre de cavalerie ! Louis XVI le nomme également chevalier de l’ordre du mérite (ordre de chevalerie pour les protestants qui ne peuvent prétendre à l’ordre de Saint-Louis ou du Saint-Esprit) et Gustave III chevalier de l’ordre de l’Epée.
Le 2 mai 1780
Départ de Fersen pour l’Amérique.
Le 6 juin 1780
Représentation d’Andromaque de Grétry.
Le 15 juin 1780
Gustave III quitte Stockholm pour se rendre à Spa.
Le 3 juillet 1780
Creutz quitte Paris pour rejoindre Gustave III à Spa.
Le 12 juillet 1780
Le comte de Rochambeau débarque à Newport en Amérique avec 6 000 volontaires français.
Le 1er août 1780
La Suède signe la convention sur la neutralité des mers.
Le 17 septembre 1780
Gustave III quitte Spa.
Le 29 novembre 1780
Mort de Marie-Thérèse d’Autriche.
En décembre 1780
Disgrâce de Sartine, ministre de la Guerre, remplacé par le marquis de Castries.
Le 9 décembre 1780
Le Conseil du Roi se prononce sur la querelle entre les auteurs dramatiques et les comédiens français.
Le 20 décembre 1780
L’Angleterre déclare la guerre à la Hollande.
Le 20 décembre 1780
L’Angleterre déclare la guerre à la Hollande.
En janvier 1781
Représentation d’Iphigénie en Tauride de Piccini.
En février 1781
Publication du Compte rendu au roi de Necker.
Le 17 avril 1781
Le comte de Creutz écrit à Gustave III que l’influence de la Reine dans les affaires politiques est considérable :
« Sire,
Depuis le changement qui s’est fait dans le Ministère de la Guerre et de la Marine l’influence de la Reine est augmentée au point que rien d’essentiel dans l’administration ne se fait plus sans son aveu. Tout le monde s’adresse à Elle. Si une chose lui déplaît, tout le crédit des ministres ne peut rien pour la faire réussir ; la reine est en même temps la motrice de tout et la divinité devant laquelle tout fléchit. Monsieur de Maurepas n’est plus que le simulacre d’un principal ministre ; et tout le monde est surpris de ce qu’il veuille garder une place où il ne peut plus masquer des défauts attachés à son âge sous le voile de la toute puissance. »Comte de Creutz – La Suède & les Lumières, Lettres de France d’un ambassadeur à son roi (1771-1783), Éditions Michel de Maule, Paris, 2012
Le 19 mai 1781
Necker donne sa démission, remplacé par Joly de Fleury de la Valette.
Le 8 juin 1781
Incendie de l’Opéra.
Fin juin 1781
Départ de Boutet de Monvel pour devenir directeur de la troupe française à Stockholm.
Le 29 juillet-5 août 1781
Visite de l’Empereur d’Autriche à Versailles.
En août 1781
Approbation royale de la liberté de religion en Suède. Arrivée de Boutet de Monvel à Stockholm.
Le 19 octobre 1781
Victoire des Insurgents et des Français à Yorktown.
Le 22 octobre 1781
Naissance du Dauphin Louis-Joseph.
Stedingk envoie une longue lettre à son roi narrant la naissance du Dauphin :
« Sire
Je n’ai pas osé profiter de la permission que Votre Majesté m’avait donnée tant que je n’avais à l’entretenir que de moi ou d’affaires dont Elle est mieux instruite par son ambassadeur ; mais l’heureux événement dont je viens d’être témoin est trop intéressant pour que je n’espère pas que Votre Majesté en recevra les détails avec sa bonté ordinaire. La reine est accouchée d’un dauphin aujourd’hui (22 octobre) à une heure vingt-cinq minutes, après midi. La veille elle se portait à merveille, jouait comme à l’ordinaire le soir du dimanche, et causait beaucoup à son cercle. Ce matin, à neuf heures, après une nuit fort tranquille, elle se mit au bain, et après y être restée un peu plus d’une heure, elle sentait quelques petites mouches mais très légères. On avertit Mme la duchesse de Polignac à onze heures et demie. Le roi était au moment de partir pour la chasse avec Monsieur et M. le comte d’Artois. Les carrosses étaient déjà montés, et plusieurs personnes parties. Le roi passa chez la reine ; il la trouva souffrante, quoiqu’elle n’en voulut pas convenir. Sa Majesté contremanda aussitôt la chasse. Les carrosses s’en allèrent. Ce fut le signal pour tout le monde de courir chez la reine, — les dames, la plupart dans le plus grand négligé, les hommes comme on était. Le roi cependant s’était habillé. Les portes des antichambres furent fermées, contre l’usage, pour ne pas embarrasser le service, ce qui a produit un bien infini. J’allai chez la duchesse de Polignac, elle était chez la reine ; mais j’y trouvai Mme la duchesse de Guiche, Mme de Polastron, Mme la comtesse de Grammont la jeune, Mme de Deux-Ponts et M. de Châlons. — Après un cruel quart d’heure, une femme de la reine tout échevelée, tout hors d’elle, entre et nous crie : « Un dauphin ! mais défense d’en parler encore. » Notre joie était trop grande pour être contenue. Nous nous précipitons hors de l’appartement, qui donne dans la salle des gardes de la reine. La première personne que j’y rencontre est Madame, qui courait chez la reine au grand galop. Je lui crie : « Un dauphin, madame ! quel bonheur ! » Ce n’était que l’effet du hasard et de mon excessive joie ; mais cela parut plaisant, et on le raconte de tant de manières que je crains bien que cela ne servira pas à me faire aimer par Madame. Elle n’avait pas été dans la chambre de la reine parce qu’on la croit grosse de trois mois. Il n’y avait dans la chambre que Monsieur, le comte d’Artois, les ministres, à l’exception de M. de Castries qui était à Paris, et les grands officiers en petit nombre, tout le monde étant à la chasse. Madame la comtesse d’Artois est malade depuis trois semaines. M. le duc d’Orléans arriva le premier. Il chassait aux environs de Versailles. M. le prince de Condé après, et M. le duc de Chartres sur le soir.
« L’antichambre de la reine était charmante à voir. La joie était au comble, toutes les têtes en étaient tournées. On voyait rire, pleurer alternativement des gens qui ne se connaissaient presque pas. Hommes et femmes sautaient au cou les uns des autres, et les gens les moins attachés à la reine étaient entraînés par la joie générale ; mais ce fut bien autre chose quand, une demi-heure après la naissance, les deux battants de la chambre de la reine s’ouvrirent, et qu’on annonça M. le dauphin. Mme de Guéménée, toute rayonnante de joie, le tint dans ses bras, et traversa dans son fauteuil les appartements pour le porter chez elle. Ce furent des acclamations et des battements de mains qui pénétrèrent dans la chambre de la reine et certainement jusque dans son cœur. C’était à qui toucherait l’enfant, la chaise même. On l’adorait, on la suivait en foule. Arrivé dans son appartement, un archevêque voulut qu’on le décorât d’abord du cordon bleu, mais le roi dit qu’il fallait qu’il fût chrétien premièrement. Le baptême s’est fait à trois heures après midi. Le grand nombre de personnes de qualité, le grand ordre qui s’observa, et surtout l’attendrissement et la joie de tous les assistants, rendait cette cérémonie très belle et très auguste. Après que les princes et le roi étaient entrés et avaient pris leur place au milieu de l’église, madame de Guémené apporta le Dauphin par la grande porte de la chapelle. Les battements de main recommencèrent. Malgré les gardes, elle eut de la peine à se faire place, tant la foule des curieux était grande autour d’elle. M. le cardinal de Rohan fit la cérémonie, décoré de ses habits pontificaux, qui étaient d’une grande richesse. Le roi était d’une joie parfaite. Pendant tout le temps que dura le baptême, il avait toujours les yeux sur cet enfant, et il le toucha souvent pour mieux s’assurer de son bonheur. M. le comte d’Artois prouve qu’il aimait mieux le roi et la reine que son intérêt et celui de ses enfants. Tout en lui annonça la joie et le contentement. La contenance de Monsieur et de Madame fut parfaite. Elle était assise sur un carreau pendant la cérémonie, à cause de sa prétendue grossesse. Ce furent Monsieur et madame Elisabeth qui furent parrains pour l’empereur, et madame de Piémont. Après la cérémonie, tous les princes et princesses du sang qui s’y trouvèrent signèrent l’acte de baptême. On chanta le Te Deum en grande musique, et toute la cour se transporta chez M. le Dauphin. On entrait librement dans sa chambre, et l’on y restait tant qu’on voulait. Comme je suis fort lié avec madame de Guémené, j’y ai passé tout mon après-midi, parce qu’on y voyait toute la France, et pour mieux satisfaire ma curiosité. Celle qui me parut la moins satisfaite était la petite Madame, fille du roi, qui est la plus belle enfant que j’ai vue de ma vie ; elle paraissait un peu piquée qu’on s’occupait si peu d’elle, et se donna beaucoup de peine pour attirer un peu d’attention sur elle. Les gens qu’elle connaissait, elle les présenta au Dauphin à sa manière. M. le Dauphin est grand et fort ; il n’a pas du tout crié encore, signe certain qu’il ne souffre pas. En général, on n’a guère vu des couches plus heureuses : on l’attribue au bon régime que la reine a tenu, et aux bains qu’elle a pris presque tous les jours pendant sa grossesse. M. Vernon (sic, Vermond l’accoucheur), qui en cela s’est écarté de la route ordinaire, m’en a paru tout glorieux. On n’était cependant point sans crainte de l’événement, vu les accidents qui étaient survenus à la reine à ses premières couches. La reine elle-même craignait. Avant de se mettre sur le lit de douleur, elle embrassa la duchesse de Polignac, en pleurant : «Retirez-vous, lui dit-elle, vous souffririez trop de mes peines.» La duchesse elle-même est au moment d’accoucher. On l’emmena dans un cabinet voisin, où le roi lui-même lui porta le premier la nouvelle. On n’avait pas osé dire d’abord à la reine que c’était un dauphin, pour ne pas lui causer une émotion trop vive. Tout ce qui l’entourait se composait si bien, que la reine, ne voyant autour d’elle que de la contrainte, crut que c’était une fille. Elle dit : «Voyez comme je suis raisonnable ; je ne vous demande rien.» Le roi, voyant ses inquiétudes, crut qu’il était tant de l’en tirer. Il lui dit, les larmes aux yeux : «M. le Dauphin demande d’entrer.» On lui apporta l’enfant, et ceux qui ont été témoins de cette scène disent qu’ils n’ont jamais rien vu de plus touchant. Elle dit à madame de Guémené qui prit l’enfant : «Prenez-le, il est à l’état, mais aussi je reprends ma fille.» C’est que la reine ne voyait presque jamais cet enfant qu’en cérémonie. Mais il est temps que je finisse ce bulletin : je demande très humblement pardon à Votre Majesté, du désordre qui y règne. On me dit que le courrier part, et je n’ai pas le temps de le mettre au net. Je ne veux absolument pas laisser passer cette occasion de me mettre aux pieds de Votre Majesté : il y a si longtemps que rien ne me rappelle à son souvenir. Hélas ! si j’avais le malheur d’en être oublié. Mais non, sire, Votre Majesté connaît mon coeur ; elle sait que, depuis mon enfance, il a l’habitude de la chérir et de l’adorer. Ces sentiments me suivront jusqu’au tombeau, et mon unique bonheur est de penser que Votre Majesté n’en doute pas. J’écris ceci chez M. le prince de Poix. Il se met aux pieds de Votre Majesté, de même que madame des Deux-Ponts, la mère, et Edouard Dillon. »
Les Suédois savent que leur Roi est friand de détails sur les membres de la famille royale. Aucun ambassadeur dit de famille n’en a fait autant pour cette naissance pourtant primordiale. Gustave III aime réellement la France et sa famille royale comme sa propre famille et tient à partager ces événements précieux.
Le 25 octobre 1781
Inauguration de la nouvelle salle de l’Opéra.
Le 21 novembre 1781
Mort du comte de Maurepas.
Le 1er janvier 1782
Représentation de La Double Epreuve ou colonette à la Cour de Grétry.
Le 20 janvier 1782
Mort du comte d’Usson, ambassadeur de France à Stockholm.
Inauguration de l’Opéra à Stockholm.
En février 1782
Le comte de Fersen est nommé colonel du régiment des Deux-Ponts.
Le marquis de Pons et de Grignols est nommé ambassadeur à la cour de Suède.
Le 8 avril 1782
Installation de la Comédie-Française dans la nouvelle salle construite par Peyre et Wailly.
Le 12 avril 1782
Victoire de l’amiral Rodney contre la flotte française aux Antilles commandée par le comte de Grasse.
Le 16 juillet 1782
Mort de la reine mère de Suède, Louise-Ulrique de Prusse.
Le 25 août 1782
Naissance du second fils de Gustave III, le prince Charles Gustave, duc de Småland.
En septembre 1782
Faillite du prince de Guéménée et démission de la princesse au poste de Gouvernante des Enfants de France, remplacée par la duchesse de Polignac.
En octobre 1782
Conférences de paix à Paris.
Le 28 novembre 1782
Représentation de L’Embarras des richesses de Grétry.
Le 5 janvier 1783
Creutz et Franklin signent à Paris un traité de commerce entre la Suède et les Etats-Unis.
Le 20 janvier 1783
Le traité préliminaire de paix entre la France et l’Angleterre est signé à Paris. L’Angleterre reconnaît les Etats-Unis d’Amérique.
Représentation du Roi Lear de Shakespeare, adapté par Ducis.
En février 1783
Creutz est nommé Président de la Chancellerie.
Le 28 février 1783
Représentation de Renaud de Sacchini.
En mars 1783
Le baron de Staël est nommé chargé d’affaires de Suède en France.
Le 23 mars 1783
Mort du second fils de Gustave III.
Le 19 mars 1783
Joly de Fleury est remplacé par Lefèvre d’Ormesson.
Le 3 avril 1783
Traité de commerce et d’amitié entre la Suède et les Etats-Unis.
Le 16 mai 1783
Départ de Creutz de la France.
Le 31 mai 1783
Retour de Creutz en Suède.
En juin 1783
Retour de Fersen d’Amérique.
Le 7 juin 1783
Arrivée de Creutz à Stockholm.
Le 9 juin 1783
Creutz accompagne Gustave III à Fredrickshamm en Finlande pour rencontrer Catherine II.
Du 29 juin au 3 juillet 1783
Rencontre avec Catherine II.
Le 31 juillet 1783
Le baron de Staël est nommé ministre plénipotentiaire de Suède auprès de la cour de France.
Le 3 septembre 1783
Le traité de Versailles met fin à la guerre d’Indépendance. La Suède reçoit l’île de Saint-Barthélémy.
Le 21 septembre 1783
Fersen est nommé colonel propriétaire du régiment du Royal-Suédois en France.
De septembre 1783 à août 1784
Voyage de Gustave III en Italie et en France.
Le 30 octobre 1785
Mort de Creutz à Stockholm.
Sources :
- Antoinetthologie
- CREUTZ (Gustav Philip, comte de), La Suède et les Lumières, Lettres d’un Ambassadeur à son Roi, correspondance établie, présentée et annotée par Marianne Molander Beyer, édition Michel de Maulle, Paris, première édition en 2006, celle de 2012, 632 pages.
- PETER (Cécile), Le royaume de Suède dans les années 1760, édition de la Sorbonne, Paris, 2015
- STEDINGK (Curt, comte de), Mémoires posthumes du comte de Stedingk, 1844
- WOLFF (Charlotta), L‘aristocratie suédoise et la France dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, article en ligne Cairn, 2010
- WOLFF (Charlotta), Le comte Carl Fredrik Scheffer, traducteur des physiocrates français et promoteur de la monarchie renforcée en Suède, 2017-2021