Le 8 décembre 1756
Naissance de Maximilien François Xavier (1756-1801), seizième et dernier enfant de l’Impératrice Marie-Thérèse (1717-1780) et de l’Empereur François-Etienne, ancien duc de Lorraine (1708-1765).
Seizième enfant, Marie-Thérèse décide après sa naissance de mettre un terme à sa vie conjugale, excédée de trop nombreuses grossesses et accouchements qu’elle craint énormément. Il n’empêche : si Maximilien fait l’objet de peu de soins de la part de sa mère durant toute son enfance et adolescence, le jugeant peu aimable, elle s’attachera finalement à ce petit dernier lorsqu’il entrera dans les ordres.
Les enfants du couple impérial reçoivent une éducation conforme à leur rang qui se doit d’être avant tout religieuse. Celle-ci commence à leurs trois ans.
De part la multiplicité des langues au sein des vastes territoires des Habsbourg, elles doivent apprendre l’allemand, en plus du dialecte viennois, le français, la langue maternelle de leur père, l’italien, mais aussi le latin, le hongrois et le tchèque. Des rapports quotidiens, sur chacun de ses enfants sont donnés à la souveraine qui répond point par point. Ceci permettant de compenser les absences de la mère, trop occupée par les affaires d’Etat.
Très vite, les petits Archiducs et Archiduchesses se doivent d’accompagner leur mère à l’église, aux processions et aux pèlerinages dont Marie-Thérèse est très férue. Les touts-petits, nés à peu d’intervalle sont logés dans ce qu’on appelle la «Kindskammer» («la chambre d’enfant») où ils sont généralement confiés aux soins d’une demoiselle de chambre et de ses assistantes.
Cinquième fils, si son sexe réjouit après tant de filles, il n’a aucune perspective pour la succession et est rapidement destiné à entrer dans les ordres.
Il est élevé dans sa petite enfance avec sa sœur Antonia puis après son passage aux hommes avec Ferdinand. Si Marie-Thérèse adore ses enfants, elle ne leur accorde que peu de temps, peu de place dans sa vie. Les affaires d’état passent avant tout. Et ensuite, son mari. Après viennent les enfants. Et selon ses prédilections marquées.
Or Maximilien restera le dernier dans tous les sens du terme.
Seuls ses frères et sœurs de son âge vont lui apporter l’affection qu’il ne reçoit pas de ses parents, ainsi que Joseph.
Le 6 octobre 1760
Célébration du mariage de l’Archiduc Joseph et Isabelle de Bourbon-Parme à Vienne en grandes pompes.
Marie-Thérèse souhaite les fêtes les plus extraordinaires, à la hauteur de l’événement, et décide de les faire immortaliser par son peintre préféré Martin van Meytens aidé de son atelier.
L’artiste n’achèvera l’ensemble qu’en 1765.
Pour cette dernière composition, Marie-Thérèse demande à l’artiste de rajouter ses derniers enfants qui n’avaient pu assister aux cérémonies car alors trop jeunes : les Archiducs Ferdinand, Maximilien et leurs sœurs Marie-Caroline et Marie-Antoinette. Il place aussi le jeune prodige Wolgang Gottlieb Mozart que l’on peut repérer dans la foule. Il n’était au moment des faits qu’un simple bambin de quatre ans parfaitement inconnu mais qui était depuis devenu une célébrité internationale.
Maximilien François, qu’en famille, on appelle Max François, grandit sous la tutelle d’éducateurs qui ont déjà fait leurs preuves. Il est élevé avec son frère Ferdinand, de deux ans son aîné et il est initié aux idées des Lumières ce qui va marqué sa vie future. De constitution solide, il est aussi endurci, et son caractère ouvert, généreux, féru de vérité se double d’une grande vivacité d’esprit et d’une bonne mémoire.
Mais son éducateur mentionne aussi sa tendance à l’entêtement, de son caractère réservé et fermé.
Le 26 décembre 1760
Nouvelle épidémie de variole au sein de la famille impériale.
L’Archiduc Charles-Joseph, frère de Maximilien, tombe malade.
Le 18 janvier 1761
Mort de son frère Charles-Joseph.
Le 5 août 1761
Grossesse d’Isabelle déclarée officiellement.
Dès l’âge de cinq ans, chaque enfant se voit attribuer un appartement, composé de plusieurs pièces. En plus de l’Aja (l’Ajo pour les Archiducs), qui est la personne responsable, plusieurs professeurs et un confesseur particulier assument l’éducation des enfants.
Une éducation générale leur est donnée, mais ensuite chacun des petits princes et princesses développe avec des professeurs particuliers des spécificités propres, en fonction de ses talents, mais aussi de son avenir envisagé.
Outre les langues, on y trouve la lecture et l’écriture, l’histoire, la géographie, la géométrie, les mathématiques, la musique et la danse. Marie-Thérèse et François-Etienne veulent développer le plus possible chez chacun de leurs enfants des talents artistiques. Des rapports quotidiens, sur chacun de ses enfants sont donnés à la souveraine qui répond point par point. Ceci permettant de compenser les absences de la mère, trop occupée par les affaires d’Etat. Si Marie-Thérèse s’occupe de chaque détail de l’éducation de ses enfants, elle n’en est pas moins une mère terrible.
Une miniature qui représente le régime disciplinaire de Marie-Thérèse :
Les enfants sont soumis à un strict emploi du temps, rédigé de la main de l’Impératrice :
–Huit heures du matin, réveil et prière « élévation à Dieu » et se lever du lit.
–Neuf heures, prière du matin, toilettes et petit déjeuner.
–Neuf heures et demie : la kammerfrau (la femme de chambre) fait répéter et apprendre par cœur le catéchisme
–De neuf heures et demie à dix heures, permission de jouer.
–Onze heures : une demi-heure d’écriture et de nouveau récréation
–De onze heures à onze heures et demie: confession
–Midi : heure du déjeuner et de la liberté
–A deux heures après midi : de nouveau récréation
–A quatre heures après midi : cours de français
–A cinq heures du soir : amusement avec les jeux de cartes, livres et enseignement des mots français par des images ou danse.
–A six heures du soir : réciter le Noster Pater pour rappeler toujours la présence de Dieu.
–A sept heures et demie du soir : dîner
–A huit heures et demie du soir : nettoyage du soir et lit.
Quand le temps le permettra, nous modifierons les horaires afin qu’on puisse sortir en calèche en hiver et se promener dans le jardin en été. »
Les heures d’études sont complétées par les professeurs de musique, de dessin et de langues. Chaque matin, l’impératrice reçoit le rapport médical du Dr Van Swieten, qui lui rapportel’état de santé de ses enfants. L’Impératrice voit les enfants tous les huit ou dix jours.
Le fouet peut être donné par les ayos.
Maximilien, rejoignant Ferdinand, est élevé par Karl Goëss puis par Anton Thurn.
Le 20 mars 1762
Naissance de Marie-Thérèse, fille de Joseph et d’Isabelle.
Le 13 octobre 1762
Visite de la famille Mozart à Schönbrunn.
La famille impériale est très férue de musique et au grand bonheur du couple impérial et de Joseph, Isabelle joue merveilleusement bien du violon.
En décembre 1762
Max est élevé avec son frère Ferdinand, de quelques années son aîné et est également initié aux idées des Lumières ce qui va aussi marqué sa vie future.
Le 22 décembre 1762
Mort de Sa sœur Marie-Jeanne-Gabrielle.
Le 27 novembre 1763
Mort d’Isabelle de Bourbon-Parme. Chagrin immense de la famille impériale.
En 1765
Le 25 janvier 1765
Le mariage de Joseph II avec Maria Josepha de Bavière.
Lors de cette cérémonie, les archiducs et archiduchesses donnent un spectacle…
Images de Marie-Thérèse d’Autriche (2021) téléfilm de Robert Dornhelm
Le 5 août 1765
Mariage de l’Archiduc Léopold avec Marie-Louise d’Espagne à Innsbruck.
Le 18 août 1765
Mort de Son père, l’Empereur François Ier, lors des festivités du mariage de Léopold à Innsbruck.
Marie-Antoinette racontera, en 1790, à Mesdames de Tourzel, de Fitz-James et de Tarenteaux que l’Empereur François Ier, partant pour l’Italie, d’où il ne devait jamais revenir , rassemble ses enfants pour leur dire adieu :
« J’étais la plus jeune de mes sœurs, mon père me prit sur ses genoux, m’embrassa à plusieurs reprises, et, toujours les larmes aux yeux, paraissant avoir une peine extrême à me quitter. Cela parut singulier à tous ceux qui étaient présents, et moi-même je ne m’en serais peut-être pas souvenue si ma position actuelle , en me rappelant cette circonstance, ne me faisait voir pour le reste de ma vie une suite de malheurs qu’il n’est que trop facile de prévoir.»
Le 5 octobre 1765
Les deux derniers enfants, Marie-Antoinette et Maximilien reçoivent leur première communion. En effet, le lendemain, toute la famille doit se réunir pour faire ses dévotions en l’honneur de l’Empereur décédé.
Le 8 avril 1766
Mariage de Marie-Christine avec Albert de Saxe-Teschen (1738-1822), frère de la Dauphine Marie-Josèphe de Saxe, mère du duc de Berry, au château de Hof.
Le 5 mai 1766
Marie-Antoinette, Marie-Caroline, Ferdinand et Maximilien ont la «petite vérole volante», c’est-à-dire la varicelle, « sans danger pourtant» d’après Marie-Thérèse à son amie la comtesse d’Enzenberg.
Le 28 mai 1767
Mort de Marie-Josepha de Bavière, seconde épouse de l’Empereur de Joseph II.
Le 15 octobre 1767
Mort de l’Archiduchesse Marie-Josèphe (1751-1767), sœur de Maximilien.
Le 12 mai 1768
Mariage de sa sœur l’Archiduchesse Marie-Caroline avec Ferdinand Ier des Deux-Siciles.
En 1769
Le 27 juin 1769
Mariage par procuration de sa sœur l’Archiduchesse Marie-Amélie avec Ferdinand Ier, duc de Parme.
Le 23 janvier 1770
Mort de sa nièce Marie-Thérèse, fille de Joseph II.
Le 16 mai 1770
Le mariage de Marie-Antoinette et du Dauphin est célébré dans la chapelle royale de Versailles.
Marie-Antoinette avait fait monter des portraits de Ses frères (probablement les plus jeunes frères, Ferdinand et Maximilien) sur des bagues qu’Elle porte à Versailles.
Le 10 mai 1774
Mort de Louis XV.
…et sa sœur Marie-Antoinette, Reine de France !
Le Dauphin devient Roi sous le nom de Louis XVI…
En 1774
Sa mère, qui le considère comme peu apte au mariage, envoie Maximilien-François – il est d’ailleurs le seul de ses enfants à le faire – en «voyage de cavalier», un usage répandu dans les cercles de la noblesse. Ce voyage conduit le jeune Archiduc dans les cours de ses frères et sœurs mariés en Italie et en France. Tout comme pour les autres membres de la fratrie, sa mère a consigné pour lui, par écrit, pour le voyage, les règles de conduite et de vie.
Le 7 février 1775
L’Archiduc Maximilien (1756-1801) rend visite à sa sœur Marie-Antoinette à Versailles.
Selon l’usage et pour garder à son périple un caractère aussi privé que possible, Maximilien voyage sous un pseudonyme : comte de Burgau.
Il est porteur de bonnes nouvelles de Vienne. L’Impératrice Marie-Thérèse a suivi avec attention la révolte des Cosaques menée par Pougatchev et approuvé la sévérité de Catherine II envers les coupables. Quinze mille Russes sont mis à mort, mais, si l’on considère les hécatombes que provoque une guerre civile, ce nombre semble négligeable.
Les retrouvailles ont lieu au château de la Muette.
Maximilien donne de bonnes nouvelles de leurs sœurs qui sont d’excellentes mères … il semble ignorer les difficultés maritales de sa sœur et de Louis-Auguste…
Le 20 janvier 1775
Marie-Antoinette donne, dans le salon d’Hercule, un grand bal pour l’Archiduc Maximilien, Son petit frère.
Les 27 et 28 février 1775
Monsieur et le comte d’Artois donnent des fêtes à l’Archiduc Maximilien. On transforme, pour cet effet, le grand manège à Versailles, en salle de bal. On construit à côté, dans la carrière, une demi-douzaine de salles où se trouvent réunies différents spectacles, tous les jeux de fores, et les loteries de bijoux, où le sort était favorable à tout le monde.
Les Parisiens sont vexés de son indifférence pour leur ville et se moquent de ses maladresses, par exemple à Buffon qui voulait lui offrir un présent, il répond
« Je serais bien fâché de vous en priver ».
La visite incognito de l’Archiduc Maximilien est en définitive une véritable source d’embarras. Aucun prince de sang n’a désiré venir le saluer à Versailles, démarche contraire à l’Étiquette qui exige que le visiteur fasse le premier pas. Marie-Antoinette se met en colère, mais ni Condé, ni Conti, ni Penthièvre, ni Orléans n’ont cédé. L’usage est l’usage et aucun visiteur, fût-il Habsbourg, ne peut en faire fi… La Reine en voudra à Chartres qu’Elle pensait un ami proche :
« Vous auriez pu remarquer que le Roi l’a traité en frère et qu’il l’a fait souper en particulier dans l’intérieur de la famille royale, honneur auquel je suppose que vous n’avez jamais prétendu.»
C’est un échec en termes de relations publiques et le jeune homme est rapidement surnommé «l’Archibête».
Marie-Antoinette le voit repartir le cœur serré.
Après son retour à Vienne, Marie-Thérèse, en accord avec Joseph II, a prévu pour lui une carrière militaire, indispensable pour devenir gouverneur hongrois, poste qu’elle envisage pour lui. La surprise est grande lorsque se fait jour, chez un Maximilien plutôt connu pour son flegme, un talent particulier pour les affaires militaires.
Marie-Thérèse, en accord avec Joseph II, prévoyait pour lui une carrière militaire, indispensable pour devenir gouverneur hongrois, poste qu’elle envisageait pour lui. La surprise et grande lorsqu’on découvre à Maximilien plutôt connu pour son flegme, un talent particulier pour les affaires militaires. Sa carrière militaire se termine cependant brusquement suite à une grave maladie contractée pendant la guerre de Succession de Bavière (1778-1779).
Joseph II et sa mère décident alors que le jeune prince embrassera une carrière ecclésiastique bénéficiant néanmoins d’une influence politique : il deviendra Prince électeur de Cologne et archevêque de Munster.
Début 1779
Une chute de cheval pendant la Guerre de succession de Bavière (de juillet 1778 à mai 1779) provoque une grave maladie (un érysipèle comme Marie-Antoinette en janvier 1782? ) qui l’oblige à quitter la carrière des armes et le destine à l’épiscopat.
Joseph II et sa mère décident alors que le jeune prince embrassera une carrière ecclésiastique bénéficiant néanmoins d’une influence politique : il deviendra Prince électeur de Cologne et archevêque de Munster.
Une fois vaincue la résistance des Princes électeurs allemands, rien ne peut plus s’opposer à son élection.
En juillet 1780
Il succède à son oncle Charles-Alexandre de Lorraine (1712-1780) en tant que grand-maître de l’Ordre Teutonique, ordre militaire chrétien apparu au Moyen Âge. Cette carrière ecclésiastique, planifiée par Marie-Thérèse qui la considère comme la perspective la plus logique pour caser un «Archiduc au huitième rang», est assurée -ainsi que le note Marie-Thérèse dans ses instructions…
Le 29 novembre 1780
Mort de l’Impératrice Marie-Thérèse après une courte maladie.
Joseph II est désormais seul à la tête de l’Empire.
En 1784
L’Archiduc Maximilien devient archevêque de Cologne et à ce titre l’un des huit électeurs de l’Empereur. Il est ainsi élevé au rang de souverain (ecclésiastique) et entreprend à l’instar de son frère Léopold, de mettre en place, massivement, les réformes nécessaires sur son territoire.
Maximilien aura à son service le plus célèbre de ses sujets : le compositeur Ludwig van Beethoven (1770-1827).
Le 5 mai 1789
Ouverture des États-Généraux à l’hôtel des Menus Plaisirs à Versailles.
Le 20 juin 1789
Serment du Jeu de paume
Le 14 juillet 1789
Prise de la Bastille.
Le 4 août 1789
Abolition des privilèges.
Le 26 août 1789
Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.
Le 5 octobre 1789
Des femmes du peuple venues de Paris marchent sur Versailles pour demander du pain.
La famille royale se replie dans le château…
Le 6 octobre 1789
Vers cinq heures du matin, les appartements privés sont envahis. La Reine s’échappe en jupon par une porte dérobée. Plus tard, Sa présence est réclamée par la foule. Elle va au-devant du peuple, courageuse, au mépris de Sa vie.
La famille royale est ramenée de force à Paris.
Elle s’installe aux Tuileries et un semblant de vie de Cour se met en place.
Jacques-Mathieu Augeard (1732-1805), secrétaire des commandements de Marie-Antoinette depuis 1777 trouve, sur la route de Bonn, l’électeur (Maximilien) qui lui paraît très-froid sur leurs affaires. Il lui parle sur le même ton d’un oncle qui fait à son neveu des reproches à raison de ses dettes, pour avoir un prétexte de ne pas les payer. Voici comme il s’explique :
« Comment voulez-vous que mon frère puisse venir à votre secours? Croyez-vous que les souverains ont, dans, leurs Etats, le droit de dépenser soixante mille hommes et soixante millions pour la querelle des autres?
— Je ne le crois pas; mais si cette querelle étoit de nature à devenir générale, croyez-vous, Monseigneur, qu’il ne serait point prudent à tous les gouvernements d’éteindre une secte aussi impie et une morale aussi infernale?
— Il faut que les gouvernements se gardent eux-mêmes. Vous avez été bien légers de prendre pour ministre un fou comme votre Calonne : je ne prendrois certainement pas celui-là pour mon caissier. Après, vous choisissez un étranger, un républicain et un protestant dans un État catholique ! Si mon frère l’Empereur avoit fait cette sottise-là, vous ne feriez pas un pas pour aider à la réparer et à venir à son secours. »
Et comme Augeard veut un peu prendre les intérêts de son gouvernement, Maximilien ajoute :
« II a toujours été d’une politique effroyable. N’est-ce pas lui qui a armé l’Amérique contre son légitime souverain? N’est-ce pas lui qui a soulevé la Hollande? N’est-ce pas lui qui a travaillé les provinces belgiques contre mon frère? Et aujourd’hui que les pierres tombent sur vous autres, vous appelez l’Europe à votre secours. Je prends un bien grand intérêt à ma sœur; mais enfin que voulez-vous que je fasse?
Le 19 novembre 1789
Mort de sa sœur l’archiduchesse Marie-Anne à Klagenfurt.
Le 20 février 1790
Joseph II meurt à Vienne.
Maximilien soutient la candidature de son frère Léopold II (1747-1792), leur frère, qui devient Empereur des Romains.
Maximilien s’est élevé au rang de souverain (ecclésiastique) et entreprend à l’instar de son frère Léopold, de mettre en place, massivement, les réformes nécessaires sur son territoire.
Le 12 juillet 1790
Constitution civile du clergé français.
Le 14 juillet 1790
Fête de la Fédération à Paris.
Le 22 octobre 1790
Louis XVI songe à quitter Paris considérant qu’on l’a contraint à sanctionner le décret de la Constitution civile du clergé.
Le 26 décembre 1790
Louis XVI sanctionne le décret sur la Constitution civile du clergé.
Le 20 juin 1791
Évasion de la famille royale de France.
Le 21 juin 1791
Louis XVI et Marie-Antoinette sont arrêtés à Varennes.
Le 25 juin 1791
La famille royale rentre à Paris sous escorte.
Louis XVI est suspendu.
Le 14 septembre 1791
Le Roi prête serment à la Constitution.
Le 29 novembre 1791
Décret faisant des prêtres réfractaires à la Constitution civile du clergé des «suspects».
Maximilien accueille à Cologne plusieurs ecclésiastiques Français qui refusent de prêter serment à la constitution civile du clergé dont l’archevêque de Rouen, Dominique de La Rochefoucauld-Langeac (1712-1800) , avant de devoir lui-même fuir devant les troupes révolutionnaires françaises.
Le 19 décembre 1791
Louis XVI oppose son veto au décret sur les prêtres insermentés.
Le 1er mars 1792
Léopold II, le frère de Maximilien, meurt.
Maximilien soutient la candidature de son neveu, François II (1768-1835), qui sera couronné Empereur le 19 juillet.
Le 10 août 1792
Sac des Tuileries.
On craint pour la vie de Marie-Antoinette. Louis XVI décide alors de gagner l’Assemblée nationale.
Le 21 janvier 1793
Exécution de Louis XVI
Le 16 octobre 1793
Exécution de Marie-Antoinette, place de la Révolution.
Maximilien est révolté par l’assassinat de sa sœur et de son beau-frère.
En 1794
La ville de Cologne est occupée par les Français.
Le 6 octobre 1794
Les troupes françaises du Général Championnet rentrent par Melaten et reçoivent les clés de la ville à Hahnentor.
Maximilien trouve refuge dans son pays natal auprès de son neveu l’Empereur François II.
Le 19 décembre 1795
Madame Royale, l’Orpheline du Temple, est délivrée et envoyée dans sa famille maternelle à Vienne.
En 1797
Max-François devient dépressif et obèse ; c’est à peine si, à l’âge de quarante ans, il peut encore se mouvoir ; il est affligé d’une toux convulsive et de narcolepsie.
Le 24 juin 1798
Décès de sa sœur Marie-Christine, du typhus.
Le 26 juillet 1801
Maximilien meurt à Vienne dans le quartier Hetzndorf à l’âge de quarante-quatre ans suite à un repas plantureux.
Sources :
_ Antoinetthologie
_BADINTER, Elisabeth, Le pouvoir au féminin, Marie-Thérèse d’Autriche (1717-1780), Paris, Flammarion, 2016, 800 p.
_BADINTER, Elisabeth, Les conflits d’une mère, Marie-Thérèse d’Autriche et ses enfants, Paris, Flammarion, 2020, 270 p.
_BLED, Jean-Paul, Marie-Thérèse d’Autriche, Paris, Fayard, 2001, 448 p.
_BOURBON-PARME, Isabelle, Je meurs d’amour pour toi, lettres à l’archiduchesse Marie-Christine 1760-1763, édition établie par Elisabeth Badinter, Paris, Tallandier, 2008, 206 p.