« Pour la Laiterie de la reine Pierre Julien va concevoir neuf sculptures (dont six médaillons et deux frises) d’une pureté et d’une élégance qui en font la crème de l’art néoclassique. (…) là, devant la grotte artificielle et la petite pièce d’eau dessinées par Hubert Robert, une statue pleine de grâce de La Nymphe Amalthée et la chèvre qui nourrit l’enfant Jupiter, dite Nymphe à la chèvre. Sur la fin de ce siècle (le XVIIIe), la République songe à vendre le château. Aussi, à tout hasard, en 1797, la Direction centrale des musées enlève la Nymphe à la chèvre, la met en dépôt à Versailles, puis, en 1803, l’enverra sous la rotonde du Sénat, au palais du Luxembourg. (…) sortie du palais du Luxembourg en 1829, la statue fut transférée au Louvre, où elle resta cent vingt-quatre ans, avant de repartir pour Rambouillet. Entre-temps, le Louvre l’avait remplacée par une Suzanne au bain de Pierre-Nicolas Beauvallet, et cela n’avait empêché personne de dormir.»
L’Express (Août 2003), consacré aux Mystères de la Laiterie de la Reine