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L'Histoire de Marie-AntoinetteLes théâtres de la vie de Marie-AntoinetteLes Tuileries

Les Tuileries

Les Tuileries

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Ce que seraient les Tuileries aujourd’hui…

Au XIIIe  siècle

L’emplacement du palais était occupé par des terrains vagues et des fabriques de tuiles.

Au XIVe siècle

Le prévôt de Paris Pierre des Essarts (mort en 1349)  y possédait un logis, dit hôtel des Tuileries, et quarante arpents de terre labourable. Le site se situait en dehors de l’enceinte de Charles V, construite de 1356 à 1386 et dont elle était séparée par un fossé alimenté par la Seine.

En 1500 

Nicolas Ier de Neufville (????-1483) , secrétaire aux Finances, y fait bâtir un hôtel.

Louise de Savoie, duchesse d'Angoulême
Louise de Savoie

Louise de Savoie (1476-1531), mère de François Ier (1494-1547), incommodée dans l’hôtel des Tournelles par les eaux stagnantes, vient y habiter.

En 1518 

François Ier, roi de France, par Clouet
François IerFrançois Ier, roi de France, d'après Clouet

Le Roi achète l’hôtel pour sa mère, qui en fait don au maître d’hôtel du Dauphin, Jean Liercoun, en 1527

Le 10 juillet 1559

Henri II (1519-1559) meurt dans l’hôtel des Tournelles. 

Henri II, roi de France, par Clouet
Henri IIHenri II, roi de France, d'après Clouet

En 1563

Catherine de Médicis (1519-1589), sa veuve, quitte alors cette propriété dont l’ordre de démolition est donné  par Charles IX (1550-1574).

Catherine de Médicis, reine de France, en 1561, avec quatre de ses enfants, par Clouet
Catherine de Médicis et ses enfants (1561)

La Reine achète la maison des Tuileries, plusieurs propriétés voisines, ainsi qu’un grand terrain appartenant à l’hôpital des Quinze-Vingts. Elle les fait raser et demande aux architectes Philibert Delorme (1514-1570), puis à la mort en 1570 de celui-ci, à Jean Bullant (1515-1570), d’y édifier un palais qui s’élèvera à l’ouest du Louvre. Le projet d’origine était ambitieux : deux grands bâtiments parallèles et perpendiculaires à la Seine, réunis par quatre ailes plus courtes, compartimentant ainsi trois cours intérieures. Mais seul le bâtiment occidental fut finalement construit. Un grand jardin à l’italienne, l’actuel jardin des Tuileries, est également aménagé entre le château et le glacis de l’enceinte (actuelle place de la Concorde).

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Partie centrale des Tuileries exécutée par Philibert Delorme

Cet édifice comporte un pavillon central surmonté d’un dôme, doté d’un escalier suspendu sur voûte qui est considéré comme un chef-d’œuvre. Le pavillon est encadré de deux ailes. L’aile sud se termine par un pavillon, appelé pavillon de Bullant (construit en 1570) tandis que l’aile nord n’est pas achevée.

En effet, Catherine de Médicis, très superstitieuse, refuse finalement d’habiter aux Tuileries et s’installa à l’hôtel de Soissons, à l’emplacement de l’actuelle Bourse de Commerce, qu’elle fait bâtir en toute hâte, en 1574, près de l’ église Saint-Eustache.

La légende raconte que son astrologue Côme Ruggieri lui avait prédit qu’elle mourrait « près de Saint-Germain » et le palais se trouvait à proximité de l’église de Saint-Germain-l’Auxerrois. En 1589, sur son lit d’agonie, à Blois, Catherine demandera son nom à son confesseur… il s’appelait Saint-Germain !

Sous le règne de Charles IX (1560-1574)

Charles IX, roi de France, d'après Clouet
Charles IXCharles IX, roi de France, d'après Clouet

Le chantier de construction des Tuileries est progressivement abandonné. 

Charles IX, roi de France en 1563 (1550-1574) de François Clouet (d'après)  - Reproduction d'art haut de gamme
Charles IX

Henri III (1551-1589) y donne quelques fêtes, mais n’y réside pas.

Henri III, roi de France et de Pologne
Henri IIIHenri III, roi de France et de Pologne, par Pierre Castan

Le 12 mai 1588

Henri III s’enfuit cependant de Paris par le jardin des Tuileries, lors de la journée des barricades.

La journée des barricades

Au début du XVIIe siècle 

Henri IV (1553-1610) décide de relier le Louvre au palais des Tuileries en faisant construire une longue galerie longeant la Seine, galerie dont l’amorce existait depuis quelques années. C’est ce que l’on appela le « Grand Dessein ».

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Le « Grand Dessein » d’Henri IV

De 1607 à 1610

La Grande-Galerie ou Galerie du Bord de l’eau (qui existe toujours) est édifiée par Jacques II Androuet du Cerceau (1550-1616).

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La Galerie du Bord de l’eau

Au même moment

Le palais des Tuileries est prolongé vers le sud par une aile appelée Petite-Galerie, destinée à raccorder le pavillon de Bullant à la Grande-Galerie : au croisement des deux bâtiments fut construit un pavillon, baptisé pavillon de la Rivière (et rebaptisé Pavillon de Flore en 1669). Le palais du Louvre et celui des Tuileries sont donc désormais reliés entre eux.

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La Petite Galerie

En 1610

Après la mort d’Henri IV, le palais connaît à nouveau une longue période d’abandon.

Fichier:Louvre tuileries.jpg — Wikipédia
Le Palais sur le plan Mérian de 1615

C’est Louis XIV qui décide de reprendre le chantier.

Le palais des Tuileries était en effet dissymétrique : la Petite-Galerie bâtie sous Henri IV n’avait en effet pas de pendant au nord.

Entre 1659 et 1666

Louis Le Vau (1612-1670) et François d’Orbay (1634-1697) construisent : d’abord un pavillon destiné à faire pendant au pavillon de Bullant (et qui est baptisé « pavillon du Théâtre »), ensuite une galerie destinée à faire pendant à la Petite-Galerie (et qui est baptisée « galerie des Machines »), enfin un pavillon destiné à faire pendant au pavillon de Flore (et qui est baptisé « pavillon de Pomone », puis « pavillon de Marsan »).

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Le pavillon de Marsan

En 1666-1667

Le peintre Charles Le Brun (1619-1690)   dirige  différents chantiers aux Palais des Tuileries avec une importante équipe de peintres dont fait partie Charles de la Fosse (1636-1716).

Charles Le Brun

Galerie d’Apollon du Louvre :
Quand Colbert voulait faire du Louvre la plus prestigieuse des résidences royales

( texte et illustrations de Christophe Duarte ; Versailles – passion )

Peut être une image de intérieur
La galerie d’Apollon du Louvre

Le 6 février 1661, un incendie se déclenche dans la Petite Galerie lors du montage d’une scène pour un ballet. L’étage et ses décors sont dévastés.

Après l’incendie, il est nécessaire de reconstruire cette partie du Louvre, fortement endommagée. Les travaux architecturaux sont confiés à Louis Le Vau, qui les réalise entre 1661 et 1663, tandis que Charles Le brun est chargé par Colbert d’élaborer le programme décoratif.

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La galerie d’Apollon Aucune description de photo disponible.

Il s’agit de la première galerie royale destinée à Louis XIV qui servira de modèle à la Galerie des Glaces du Château de Versailles vingt ans plus tard.

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La galerie d’Apollon Peut être une image de sculpture et monument

En 1682, Louis XIV quittant le Louvre pour Versailles, le chantier est arrêté.

L’Académie royale de peinture et de sculpture, installée au Louvre en 1692, entreprend rapidement de combler les vides du plafond, encore inachevé.

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La galerie d’Apollon

La réalisation des stucs sera confiée à quatre sculpteurs ; François Girardon pour le quart sud-ouest des murs latéraux, Gaspard Marsy pour le quart nord-ouest, Balthazar Marsy pour le quart nord-est et Thomas Regnaudin pour le quart sud-est.

Ils travailleront sur le projet de 1663 à 1667, sur les modèles fournis par Le Brun.

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La galerie d’Apollon : le plafond de Toussaint DubreuilPeut être une image de monument

Des deux côtés de chaque voussure des extrémités, quatre stucs représentent chacun un groupe de deux captifs assis, adossés à un trophée d’armes, symbolisant les quatre continents que parcourt le soleil dans sa course journalière :

Gaspard Marsy, Les Captifs d’Afrique (1663-1664), dans le quart nord ouest, François Girardon, Les Captifs d’Asie (1663-1664), dans le quart sud-ouest, Thomas Regnaudin, Les Captifs d’Europe (1663-1664), dans le quart sud-est, Balthazar Marsy, Les Captifs d’Amérique (1663-1664), dans le quart nord-est.

Peut être une image de monument
La galerie d’Apollon
Peut être une image de 1 personne
La galeire d’Apollon

Le palais est donc désormais symétrique et complet du nord au sud.

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Le pavillon de l’Horloge

Cependant, plusieurs décennies se sont écoulées entre la construction des bâtiments situés au sud du pavillon central et de ceux situés au nord. L’édifice souffre donc d’une grande hétérogénéité sur le plan architectural. Le Roi ordonne qu’il soit donc largement modifié par Le Vau. Le pavillon central (baptisé « pavillon de l’Horloge ») est entièrement reconstruit dans le style classique : plus large, plus élevé, il est recouvert d’un dôme volumineux ; les ailes qui le flanquent, ainsi que la Petite-Galerie, furent également reconstruites.

PAVILLON DE L'HORLOGE - COUR DU LOUVRE A PARIS | Paris Musées

À la fin du XVIIe siècle

Le palais des Tuileries présente donc l’aspect qu’il va définitivement conserver pendant deux siècles, long de 260 mètres, depuis le pavillon de Marsan au nord jusqu’au pavillon de Flore au sud.

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Le pavillon de Flore

À l’ouest du palais s’étend le jardin des Tuileries, jusqu’à la future place Louis XV (actuelle place de la Concorde) ; à l’est se trouve une vaste cour, appelée cour du Carrousel, elle-même prolongée par une place (la place du Carrousel), puis par un quartier de vieilles maisons (situé à l’emplacement de l’actuelle pyramide en verre), et enfin par la cour Carrée du Louvre.

La cour du Carrousel
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De 1638 à 1652

Les Tuileries sont habitées par Anne Marie Louise d’Orléans , duchesse de Montpensier (1627-1693), dite la Grande Mademoiselle, cousine du Roi.

La Grande Mademoiselle | Histoire et analyse d'images et oeuvres
Anne Marie Louise d’Orléans, La Grande Mademoiselle

En 1660

La salle des Machines ou théâtre des Tuileries

(Texte et illustrations de Christophe Duarte)

La salle des Machines, également appelé Théâtre des Tuileries, est la vaste salle de spectacle installée contre le Pavillon de Marsan.

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La salle des MachinesAucune description de photo disponible.

C’est en référence à cette salle que furent inventées les expressions “côté cour” (du Louvre) et “côté jardin” (des Tuileries).

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La salle des Machines

Édifiée en 1660 sur ordre de Louis XIV et sur une idée du Cardinal Mazarin, elle pouvait accueillir près de quatre mille spectateurs. Elle doit son nom au système mis au point par l’architecte italien Gaspare Vigarani (1588-1663), qui permettait des effets scéniques et des changements de décors à vue, lors des représentations d’opéra et de ballets, par l’usage de trappes et autres mécanismes. Le bâtiment lui-même fut réalisé par l’architecte Le Vau, dans l’esprit des bâtiments déjà existants, et la décoration intérieure fut confiée au peintre Charles Errard.

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La salle des Machines

Inaugurée le 7 février 1662 avec “L’Ercole amante” de Francesco Cavalli, elle ne fut quasiment pas utilisée sous le règne de Louis XIV, celui-ci ayant reporté toute son attention sur l’extension du Château de Versailles.

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La salle des Machines

Réhabilitée par Louis XV lorsque celui-ci se réinstalle au palais des Tuileries entre 1715 et 1722, les spectacles à effets y reviennent à la mode notamment sous la houlette de l’architecte et scénographe jean-Nicolas Servandoni entre 1738 et 1742. D’importants travaux, réduisant la scène de moitié, sont entrepris en 1763 par les architectes Soufflot et Gabriel.

De 1664 à 1667 

C’est Louis XIV qui habite les Tuileries.

Louis XIV, roi de France, à 24 ans, en 1662, par Le Brun
Louis XIV en 1662, par Le Brun

De 1715 à 1722

C’est le jeune Louis XV (1710-1774) qui habite les Tuileries.

Image associée

Le 26 août 1718

Un lit de justice se tient aux Tuileries.

Le palais est ensuite déserté et occupé par des courtisans auxquels le Roi octroie des logements de faveur, ainsi que par des artistes, des retraités et des personnes de toute condition.

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Le palais des Tuileries vu depuis le quai d’Orsay, par Raguenet (1757)

Le 6 avril 1763

Chassé du Palais-Royal par un incendie,  l’Opéra s’installe aux Tuileries, dans une salle de spectacles qui avait été aménagée par Louis XIV dans la galerie des Machines dite « salle des Machines » (ou « théâtre des Tuileries ») ; il y demeurera jusqu’en 1770, date à laquelle il fut remplacé par la Comédie-Française , qui y demeure jusqu’en 1782, puis par la troupe du « théâtre de Monsieur ».

Le 23 février 1775

La première du Barbier de Séville de Beaumarchais (1732-1799). 

File:Jean-Marc Nattier, Portrait de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais  (1755).jpg - Wikimedia Commons
Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais

Appréciant la danse et la musique, Marie-Antoinette aime venir fréquemment se divertir dans la capitale et, en particulier, au bal de l’Opéra; Elle désire pouvoir se changer, et va, dans les premières années du règne de Louis XVI, au château de la Muette, en bordure du bois de Boulogne, puis dans un appartement mis à sa disposition au Garde Meuble de la Couronne, place Louis XV ( notre actuel hôtel de la Marine ).

Tuileries - Le mobilier de Marie-Antoinette aux Tuileries Captu215
Cette table raffinée fut livrée pour Marie-Antoinette au château de la Muette le 17 octobre 1781. Lorsqu’en 1788 le château est mis en vente, puis abandonné faute d’acquéreurs, une partie du mobilier est envoyé dans d’autres résidences royales.
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Marie-Antoinette au clavecin par Franz Xavier Wagenshöen (1726-1790)clavecin - Portraits de Marie-Antoinette au clavecin, par Franz Xaver Wagenschön Marie_57

Le 25 novembre 1783

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est traité-1024x539.jpg.
Publication du Traité de Versailles devant le palais des Tuileries (1837) par Anton van Ysendyck

Le 1er décembre 1783

Marie-Antoinette assiste aux Tuileries au premier vol d’une montgolfière à hydrogène réalisé par Jacques-Alexandre César (1746-1823) et son collaborateur Marie-Noël Robert (1760-1820).

Tuileries - Le mobilier de Marie-Antoinette aux Tuileries - Page 2 10-53810
Secrétaire à cylindre réalisé par Jean-Henri Riesener (1734-1806)
en 1784
Tuileries - Le mobilier de Marie-Antoinette aux Tuileries - Page 2 10-53812

Il semblera plus logique à la souveraine de se faire aménager un appartement au château des Tuileries, au rez-de-chaussé du corps de bâtiment jouxtant le pavillon de Flore.

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Chaise “montgolfière” réalisée par Georges Jacob en 1784 pour le boudoir de Marie-Antoinette au château des Tuileries (Metropolitan Museum of Art de New York)

Le 5 octobre 1789

Des milliers de femmes du peuple venues de Paris marchent sur Versailles pour demander du pain.

LES ACTEURS DE LA REVOLUTION : MARIE-ANTOINETTE, REINE DE FRANCE ...

La famille royale se replie dans le château …

Le 6 octobre 1789

Vers cinq heures du matin, les appartements privés sont envahis. La Reine s’échappe en jupon par une porte dérobée. Plus tard, Sa présence est réclamée par la foule. Elle va au-devant du peuple, courageuse, au mépris de Sa vie.

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Le matin du 6 octobre 1789 à Versailles

La famille royale est ramenée de force à Paris.

Elle s’installe aux Tuileries et un semblant de vie de Cour se met en place.

Hommage rendu à la famille Royale par le peuple, le 7 octobre 1789.  Evènement de la Révolution française. | Paris Musées
La famille royale

En cet automne 1789, les Tuileries sont dans un état de dégradation avancé. C’est un palais en grande partie délabré et glacial … qui n’a pas été chauffé depuis l’enfance de Louis XV.

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Image de Marie-Antoinette (1956) de Jean Delannoy

Les Tuileries entrent dans la grande Histoire : pendant quatre-vingts ans, le palais va être la principale résidence des Rois et des Empereurs, ainsi que le théâtre d’événements politiques majeurs.

Image
Recréation virtuelle des Tuileries

Marie-Antoinette passe du premier étage au rez-de-chaussée, où Elle a Son cabinet de toilette, Sa chambre à coucher, Son salon. A l’instar de Versailles où Elle avait Sa chambre du rez-de-chaussée donnant sur la cour de marbre pour faciliter son repos du fait de Sa mauvaise jambe causée par un érysipèle en janvier 1781. Cet appartement est composé d’une salle des gardes, d’une salle des valets de pied, d’une salle des buffets, d’une pièce des Nobles servant de salle-à-manger, d’un salon et, enfin, d’une chambre. Marie-Antoinette dispose également de plusieurs cabinets aménagés en entresol, dont un boudoir-bibliothèque.

L’ancien appartement de la Reine est occupé par Marie-Thérèse, Madame Royale ( 1778-1851) et son frère, le Dauphin Louis-Charles (1785-1795). La princesse dispose donc d’une antichambre, une chambre, un cabinet, un boudoir et plusieurs garde-robes.

Peut être une image de intérieur
Meubles de Marie-Antoinette pour Son appartement aux Tuileries qu’Elle utilisait quand Elle passait des soirées à Paris pour ne pas avoir à retourner à Versailles, conservés au Louvre.

Louis-Charles, lui, dispose d’une salle des gardes, d’une antichambre, d’une pièce des Nobles, d’une chambre, de garde-robes et de plusieurs cabinets.

Réunion des musées nationaux | Marie antoinette, Reine de france, Musées  nationaux

Marie-Antoinette s’installe au premier étage, côté jardin, tandis que Madame Elisabeth (1764-1794) occupe le rez-de-chaussée du pavillon de Flore. Des meubles sont rapportés de Versailles, des cloisons sont ajoutées ou abattues pour aménager les appartements de la famille royale qui vit dans une intimité renforcée et dans l’angoisse.

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Coiffeuse de Marie Antoinette aux Tuileries 1784.
Les Tuileries Gardens et Le Louvre ~ Paris | Paris je t'aime ...

Madame Elisabeth est donc au rez-de-chaussée du côté cour du pavillon de Flore. Mais pendant plusieurs jours, la multitude ne cesse d’encombrer les cours des Tuileries. Son indiscrétion atteint un tel point que plusieurs femmes des halles se permettent de sauter dans l’appartement de la princesse qui se voit contrainte de déménager au premier étage du même pavillon afin d’être à l’abri des regards importuns ou de l’invasion des poissardes.

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Canapé en ottomane réalisé par Jean-Baptiste Claude Sené pour la chambre de Marie-Antoinette en 1791

Louis XVI habite au-dessus de chez la Reine, dans l’appartement désigné, depuis le règne de Louis XIV, “appartement du Roi”. Cet appartement privé, qui communique avec le grand cabinet, se compose de trois pièces ayant vue sur le jardin : un petit cabinet destiné au premier valet de chambre, la chambre à coucher du souverain et une bibliothèque. Il est ainsi auprès de ses enfants. Le Roi dispose également de pièces plus officielles : la salle des Cent-Suisses, la salle des gardes , une antichambre, la grande chambre et le cabinet du Conseil.

Louis XVI prend aussi trois pièces du rez-ce-chaussée, situées dans l’angle du pavillon intermédiaire, entre celui de Flore et celui du Centre, et dont l’une communique avec le cabinet de toilette de la Reine. Cette pièce sera transformée en atelier pour travailler les arts mécaniques et la serrurerie.

Ainsi, chaque matin, après avoir donné les premiers instants de son lever à des actes de dévotion, le Roi descend, par un étroit escalier intérieur, dans son étroit appartement du rez-de-chaussée, inspectant son thermomètre, puis reçoit le bonjour de sa femme et de ses enfants.

C’est là qu’il déjeune ensuite, un seul domestique le sert alors, et la Reine profite de ce moment pour venir causer avec lui. C’est de là aussi qu’il peut examiner, sans être vu, ce qui se passe dans le jardin, et prêter l’oreille aux propos qui se débitent jusque sous ses fenêtres.

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Le Palais des Tuileries vu du Quai d’Orsay, par Nicolas-Jean-Baptiste Raguenet, vers 1757

Enfin, Mesdames, tantes du Roi, sont logées dans le pavillon de Marsan : Madame Adélaïde (1732-1800) occupe le premier étage, Madame Victoire (1733-1799) le rez-de-chaussée.

Palais des Tuileries — Wikipédia

Le service intérieur de la maison du Roi s’organise peu à peu aux Tuileries comme à Versailles, ainsi que celui de Madame Elisabeth et de la princesse de Lamballe. Le Roi y a ses heures de réception à son lever et à son coucher pour ceux qui ont eu l’honneur de la présentation ; le public le voit, quand il passe avec la famille royale pour aller à la messe. La Reine a repris dans Son intérieur Ses habitudes ordinaires et s’occupe beaucoup de l’éducation de monseigneur le Dauphin et de Madame Royale. Elle accompagne le Roi à la messe et a dans Son salon, deux fois par semaine, Son jeu de loto, où Elle admet les dames à qui Elle fait l’honneur d’une invitation. Les autres jours, elle descend ordinairement chez Mme de Tourzel, gouvernante des Enfants de France avec M. le Dauphin et Madame Royale, qui jouent avec Mlle Pauline de Tourzel et d’autres demoiselles. La Reine joue quelquefois au tric-trac avec la princesse de Lamballe et quelques personnes. Ordinairement elle fait la chouette. Elle aime fort la musique, mais il n’y aura pas de concert au château. Elle s’occupe à des ouvrages à l’aiguille et entreprend un grand travail de tapisserie, dont elle distribue à Ses dames des morceaux à faire.
La princesse de Lamballe a aussi quelques soirées brillantes dans ses appartements au pavillon de Flore. La Reine y assiste quelquefois, mais y reste peu et rentre dans Son intérieur, où Elle s’entretient avec quelques dames de tout ce qui concerne Sa position. Toute la noblesse, restée à Paris, se fait un devoir de se présenter assidûment chez le Roi; aussi l’affluence est-elle considérable aux Tuileries.

Mémoires du comte de Paroy
Fichier:Palais des Tuileries, 1869.jpg — WikiGenWeb

Le 16 octobre 1789

La Reine, qui a eu un courage incroyable, commence à être mieux vue par le peuple. J’espère qu’avec le temps et une conduite soutenue, nous pourrons regagner l’amour des Parisiens, qui n’ont été que trompés. Mais les gens de Versailles, monsieur ! avez-vous jamais vu une ingratitude plus affreuse? Non, je crois que le ciel, dans sa colère, a peuplé cette ville de monstres sortis des enfers. Qu’il faudra du temps pour leur faire sentir leurs torts! Et si j’étais roi, qu’il m’en faudrait pour croire à leur repentir! Que d’ingrats pour un honnête homme! Croiriez-vous bien, monsieur, que tous nos malheurs, loin de me ramener à Dieu, me donne un véritable dégoût pour tout ce qui est prière. Demandez au ciel pour moi la grâce de ne pas tout abandonner… Demandez aussi que tous les revers de la France fassent rentrer en eux-mêmes ceux qui pourraient y avoir contribué par leur irréligion.”

Madame Elisabeth à l’abbé de Lubersac

Le 8 avril 1790

Madame Royale fait sa première communion à l’église de Saint-Germain-l’Auxerrois: le matin, Marie-Antoinette conduit Sa fille dans la chambre du Roi et lui dit :

Ma fille, jetez-vous aux pieds de votre père, et demandez-lui sa bénédiction“.

L’enfant se prosterne , et son père, la relevant, lui adresse ces paroles :

C’est du fond du cœur, ma fille, que je vous bénis, en demandant au ciel qu’il vous fasse la grâce de bien apprécier la grande action que vous allez faire ; votre cœur est innocent aux yeux de Dieu, vos vœux doivent lui être agréables. Offrez-les lui pour votre mère et pour moi, demandez-lui qu’il m’accorde les grâces nécessaires pour faire le bonheur de ceux sur lesquels il m’a donné l’empire, et que je dois considérer comme mes enfants; demandez-lui qu’il d’aide conserver dans le royaume la pureté de la religion, et souvenez-vous bien, ma fille, que cette sainte religion est la source du bonheur et notre sentier dans les adversités de la vie. Ne croyez pas que vous en soyez à l’abri ; vous êtes bien jeune, mais vous avez déjà vu votre père affligé plus d’une fois. Vous ne savez pas, ma fille, à quoi la Providence vous destine, si vous resterez dans ce royaume, ou si vous irez en habiter un autre. Dans quelque lieu où la main de Dieu vous pose, souvenez-vous que vous devrez édifier par vos exemples, faire le bien toutes les fois que vous en trouverez l’occasion. Mais surtout, mon enfant, soulagez les malheureux de tout votre pouvoir. Dieu ne nous a fait naître dans le rang où nous sommes que pour travailler à leur bonheur, et les consoler dans les peines. Allez aux autels où vous êtes attendue, et conjurez le Dieu de miséricorde de ne vous laisser oublier jamais les avis d’un père tendre.”

François Hue, huissier de la Chambre du Roi et premier valet du Dauphin
Saint-Germain-l’Auxerrois, paroisse de la famille royale à Paris

Durant l’été 1790

La famille royale passe l’été au château de Saint-Cloud, la chambre à coucher de la Reine aux Tuileries est entièrement refaite, de façon luxueuse: les murs sont entièrement recouverts d’un pékin bleu et argent. Le lit et les chaises, dont les dorures sont restaurées, proviennent du mobilier destiné à la chambre du Roi de Suède Gustave III à Versailles :

Château de Versailles
Les appartements de l'impératrice Eugénie aux Tuileries : le xviiie siècle  retrouvé ?

Le mobilier comporte des meubles provenant du fonds du Garde-Meuble de la Couronne et d’un ensemble pour la chambre : un lit à quatre colonnes et à impériale avec couronnement sculpté, quatre fauteuils et huit pliants.

Château de Versailles

Il devait être couvert d’un pékin fond blanc avec la tapisserie du Cabinet de la Reine à Versailles.

Pour le Cabinet, un ensemble de six fauteuils, huit cabriolets et deux bergères ont été achetés pour l’occasion. Un canapé et un écran complètent l’ensemble.

Les Années Lumières (Enrico) et Les Années Terribles (Heffron), avec Jane Seymour - Page 4 Zmont10
Image des Années Lumière (1989) de Robert Enrico

Le lit est agrémenté d’une lanterne ainsi que d’une crémaillère, afin d’y suspendre une pendule à répétition. La chambre est également meublée d’une commode recouverte d’un marbre blanc, d’un secrétaire en armoire et d’une toilette en marqueterie de bois gris satiné; le tout est garni de bronzes dorés. Enfin, le meuble est complété d’une bibliothèque en acajou, d’une paire de bras de lumière et de deux candélabres en bronze doré.

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Caricature du Roi prisonnier aux Tuileries

Le 18 avril 1791

La Famille Royale est empêchée de partir faire Ses Pâques à Saint-Cloud.

Portraits de Marie-Antoinette par Joseph Navlet Joseph15
Tableau de Joseph Navlet

Le 20 juin 1791

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Évasion de la famille royale.

La fuite à Montmédy et l'arrestation à Varennes Louis_55

Le 21 juin 1791

akg-images - Arrestation de Louis XVI.
Chez l’épicier Sauce à Varennes, par Prieur

 Le Roi et la Reine sont arrêtés à Varennes.

Le 25 juin 1791

 La famille royale rentre à Paris sous escorte.

Le 25 juin 1791

 La famille royale rentre à Paris sous escorte.

Antoine Barnave (1761-1793) est envoyé par l’Assemblée, en compagnie de Pétion (1756-1794) et de Latour-Maubourg (1756-1831), pour ramener la famille royale à Paris.

Les trois députés rejoignent la berline royale au lieu-dit du Chêne fendu, sur la commune de Boursault.

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La Reine, le Dauphin, Barnave et le Roi dans la berline du retour de Varennes

Barnave est envoyé à la rencontre de la famille royale après la fuite interrompue à Varennes. Pendant les trois jours que dure le voyage de retour, il est touché par la dignité de la Reine, et le petit Dauphin fait une partie du voyage sur ses genoux. Face au grossier Pétion, qui croit avoir séduit Madame Elisabeth, Marie-Antoinette trouve au jeune commissaire une réserve qui Lui paraît de bon aloi.

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Madame Elisabeth, Pétion, Madame de Tourzel et Madame Royale leur font face

Le Roi est suspendu.

Marie-Antoinette entame avec lui une correspondance secrète par l’intermédiaire du chevaliers de Jarjayes (1745-1822).
Antoine Barnave entre alors en correspondance suivie avec la souveraine et La rencontre à plusieurs reprises.
Malgré un échange de lettres quasi quotidien pendant de nombreux mois, les différents projets ne se concrétisent pas.

Pour des raisons de prudence, c’est Jarjayes qui écrit à la place de Barnave , soit sous sa dictée, soit en recopiant un texte préparé.

Barnave rejoint alors les monarchistes constitutionnels du club des Feuillants, ce qui lui vaut la haine du peuple parisien et des jacobins lesquels dénoncent « Barnave noir derrière, et blanc devant ».

Caricature de Barnave en politicien jouant double jeu

La comtesse de Jarjayes permet d’acheminer cette correspondance, du moins dans les premiers temps, quand la Reine est sous étroite surveillance aux Tuileries, après le retour de Varennes, c’est-à-dire pendant environ trois mois. Femme de chambre de Marie-Antoinette, jouissant d’une entière confiance, elle donne à son mari les lettres destinées à Barnave, et remet à la Reine les lettres en réponse de Barnave, apportées par le comte.

Table à écrire de Marie-Antoinette à Waddesdon Manor
Table à écrire de Marie-Antoinette, œuvre de Riesener

Marie-Antoinette écrit la lettre sur une table placée près de Son lit, et la cache sous un livre. Sur un signe convenu, la comtesse s’approche , fait semblant d’effectuer un rangement ; elle s’empare de la lettre en tournant le dos à la porte et la glisse dans son corsage.

Jane Seymour - Les Années Lumières (Enrico) et Les Années Terribles (Heffron), avec Jane Seymour - Page 4 Zrein10
Jane Seymour dans Les Années Lumière (1989)Jane Seymour - Les Années Lumières (Enrico) et Les Années Terribles (Heffron), avec Jane Seymour - Page 4 Zrein410
JANE SEYMOUR

Quand son mari vient, elle se jette dans ses bras et, pendant qu’ils s’étreignent, elle place la lettre dans la poche du comte. Celui-ci, dès qu’il le peut, se rend auprès de Barnave à qui il remet la missive royale. Ce dernier, après en avoir pris connaissance, dicte sa réponse au comte de Jarjayes, qui l’apporte à sa femme, laquelle la remet discrètement à Marie-Antoinette.

Marisa Berenson- 'Barry Lyndon' – 1975 | Costume drama, Lady, Movie costumes
Image de Barry Lyndon (1975) de Stanley Kubrick : Marisa Berenson est Lady Lyndon

Il existe, bien sûr des variantes à ce scénario, toutes les façons d’agir ont pour but de déjouer la surveillance. 

Aperçu de l’image
Michèle Morgan est Marie-Antoinette (1956) pour Jean Delannoy

Dans certains cas, Marie-Antoinette donne des instructions précises à Son agent :

Je désire, par l’attachement que je vous connais pour ma personne et pour le bien public, que vous cherchiez à voir M. Barnave et que vous lui disiez que …”

Marie-Antoinette

Fin 1791

Le salon de compagnie de l’appartement de la Reine est réaménagé d’un damas lampas bleu, gris et blanc, décoré de cyclopes et de rosaces en tête de lion. L’ameublement raffiné est complété d’une table ronde en acajou avec tiroirs dals la frise et, au-dessus, quatre tiroirs à papiers et à écritoires en cuivre argenté. Ce meuble rappelle que la première activité de Marie-Antoinette aux Tuileries est d’écrire des lettres … par centaines.

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Le 20 juin 1792

The vestibule staircase of the Tuileries Palace, depicted in 1830-1835.
© RMN (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski
Escalier monumental des Tuileries
MByak🏳️‍🌈 — grenadierfifer: Bonaparte aux Tuileries (10 août...

La foule envahit les Tuileries pour faire lever le veto.

““I am the queen.” A depiction of assault on the Tuileries of June 20th, 1792; several people in the mob allegedly believed Madame Elisabeth to be Marie Antoinette and Elisabeth, to protect the queen, stepped forward and attempted to stop a man from...
Le dévouement de Madame Élisabeth, prise par la foule pour la Reine, elle ne les détrompe pas pour donner à sa belle-sœur la possibilité de se réfugier et de sauver Sa vie.
Fichier:Château de Chambord - La Reine, c'est moi.JPG
La Reine c’est moi, le 20 juin 1792. Madame Elisabeth prête à se sacrifier (château de Chambord)
 
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Jean-François Balmer dans Les Années Lumières (1989)

Le Roi refuse.

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Images des Années Lumière de Robert Enrico Les Années Lumières (Enrico) et Les Années Terribles (Heffron), avec Jane Seymour - Page 4 Zrev16

Le 10 août 1792

A sept heures du matin, les Tuileries sont envahies par la foule. On craint pour la vie de la Reine. Le Roi décide de gagner l’Assemblée nationale, qui siège dans la salle du Manège, qui se trouve le long du jardin (à l’emplacement de l’actuel carrefour entre les rues de Rivoli et de Castiglione). Il est accompagné par sa famille, Madame Élisabeth, la princesse de Lamballe, la marquise de Tourzel.

Il ne sert à rien d’aller passer en revue des troupes qui sont tombées dans les bras des révolutionnaires.

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Le Roi et la Reine sont perdus. 

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La famille royale juste avant le départ des Tuileries : à l’arrière-plan on devine le combat des soldats contre les émeutiers..
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Image du film “Un Roi et son peuple“.
Un peuple et son roi - La Révolution vue par une famille d'artisans -  Herodote.net
Le cortège funèbre de la monarchie commence par une haie d’honneur des chevaliers de Saint-Louis qui lèvent leurs épées dans Un peuple et son RoiLa figure de Louis XVI dans « Un peuple et son roi » | Les Coulisses de  l'Histoire
Across the courtyard we went, stumbling over the uneven cobblestones, and through a low wicket gate in the flank of the Tower. A twisting staircase made of thick slabs of stone rose up into the darkness above us. A guard bearing a torch climbed up...
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Image des Années Lumière (1989) de Robert Enrico

Traversant le jardin des Tuileries, le petit cortège royal pénètre dans la salle où se réunit l’Assemblée, d’ailleurs fort clairsemée. La présidence est occupée ce jour-là par Vergniaud. Louis XVI s’adresse à lui en disant :

” Je suis venu ici pour éviter un grand crime et je pense que je ne saurai être plus en sûreté qu’au milieu de vous. Vergniaud lui répond en ces termes : Sire, vous pouvez compter sur la fermeté de l’Assemblée nationale ; ses membres ont juré de mourir en soutenant les droits du peuple et les autorités constituées.”

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Images des Années Lumière (1989) de Robert Enrico Jane Seymour - Les Années Lumières (Enrico) et Les Années Terribles (Heffron), avec Jane Seymour - Page 4 Zrev28
Film - La Révolution Française : les années lumière, les années ...
Image des Années Lumière (1989) de Robert EnricoJane Seymour - Les Années Lumières (Enrico) et Les Années Terribles (Heffron), avec Jane Seymour - Page 4 Zrev31

Louis XVI et sa famille sont conduits jusque dans la loge grillagée du greffier de l’Assemblée nationale (ou loge du logotachygraphe) , où ils restent toute la journée.

File:Bonaparte aux Tuileries - 10 août 1792.jpg
Napoléon Bonaparte assiste, ce jour-là, à la défaite de Louis XVI qu’il traite de “coglione”akg-images - La royauté est abolie, 10 août 1792

Le 10 août 1792, le dernier acte de Louis XVI, Roi des Français, est l’ordre donné aux Suisses “de déposer à l’instant leurs armes“.

Journée du 10 août 1792 — Wikipédia
La prise des Tuileries

La position de la Garde devient de plus en plus difficile à tenir, leurs munitions diminuant tandis que les pertes augmentent. La note du Roi est alors exécutée et l’on ordonne aux défenseurs de se désengager. Le Roi sacrifie les Suisses en leur ordonnant de rendre les armes en plein combat.

Image du film “Un Peuple et son Roi “.

Des 950 Gardes Suisses présents aux Tuileries, environ 300 sont tués au combat ou massacrés en tentant de se rendre aux attaquants après avoir reçu l’ordre du Roi de rendre les armes en plein combat.

Massacre des Gardes Suisses le 10 Août 1792 - YouTube
VENDREDI 10 AOÛT 1792, VIOLATION DU PALAIS ROYAL DES TUILERIES - SOUVENIR  CHOUAN DE BRETAGNE
Portraits de Marie-Antoinette par Joseph Navlet Joseph14
La Prise des Tuileries , par Joseph Navlet
Maîtres anciens & du XIXe siècle | Vente n°3949 | Lot n°161 | Artcurial
10 août 1792: Le peuple éventre le lit de la Reine - Le blog de Louis XVI
Contrairement aux journées d’octobre 1789, la foule accède aux appartements de la Reine dont ils lacèrent le lit de coups de pique
10 août 1792 - De la monarchie constitutionnelle à la République | Histoire  et analyse d'images et oeuvres
La famille royale enfermée dans la loge du logographe de l’Assemblée Nationale dans la salle du manège des Tuileries
On August 10, 1792: The royal family taking refuge after the storming of the Tuileries Palace.
Gérard François Pascal Simon, baron (1770-1837)

La famille s’entasse dans cet antre : Louis XVI, Marie-Antoinette qui prend son fils sur ses genoux, Madame Élisabeth et Madame Royale. Elle y étouffera littéralement toute la journée.

“Still kept on the box at the Assembly, we witnessed the horrors of all kinds which there took place. Sometimes they assailed my father and all his family with [the basest and most atrocious] insults, triumphing over him with cruel joy; sometimes...
Image de Marie-Antoinette (1976) de Guy-André Lefranc

Le petit Dauphin a faim et soif.
Monsieur de Joly, dernier ministre de la Justice de Louis XVI, auquel le jeune prince donnait la main pendant le trajet du palais au Manège, se dévoue pour aller chercher un repas à la cantine de l’Assemblée. Par scrupule – et aussi sans doute en vertu d’une méfiance non sans raison -, il goûte tous les mets. À tel point même que Louis Charles lui dit : “Assez, ministre, assez ! “.

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Image des Années Lumière (1989) de Robert Enrico

Le Roi est suspendu de ses fonctions.

Le 20 novembre 1792

Roland (1734-1793),ministre girondin de l’Intérieur, découvre l’existence de l’armoire de fer ,informé par l’artisan qui l’avait fabriquée, un serrurier nommé François Gamain (1751-1795).

Cette armoire, est une ouverture aménagée dans un mur, faisant office de coffre fort dissimulé par un lambris pivotant situé dans les appartements de Louis XVI. Elle est destinée à dissimuler la correspondance de Louis XVI avec, entre autres, Mirabeau (1749-1791), Maximilien Radix de Sainte-Foix, conseiller occulte du souverain, Joseph Duruey (1741-1794) et Tourteau de Septeuil, ses banquiers, Arnaud de Laporte (1737-1792), intendant de la Liste civile sur laquelle des fonds étaient prélevés, François de Bonal (1734-1800), évêque de Clermont, etc. C’est à la suite de cette découverte que la dépouille de Mirabeau est retirée du Panthéon.

Saviez-vous que l'ensemble des originaux des Constitutions de la France  sont préservés dans l'Armoire de fer ? - Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
“Louis XVI éclairant le serrurier Gamain en train de confectionner l’armoire de fer”, illustration extraite de l'”Histoire des Girondins” (1866), de Lamartine
https://www.sciencesetavenir.fr/assets/inline-img/2019/08/01/w453-105443-01edac861c200349e1648b33a0c7b8f192b52dca32.jpg
L’Armoire de ferRésultat de recherche d'images pour "l'armoire de fer"

La révélation de l’existence de l’“armoire de fer” arrivait à point. Que contenait donc cette fameuse “armoire” ? Au total, 726 pièces, censées accréditer la collusion de « Louis Capet » avec les puissances ennemies de la Révolution.

Dans une étude très fouillée, publiée en 1982, Paul et Pierrette Girault de Coursac ont conclu à une forgerie destinée à perdre le roi. Sans valider totalement cette thèse, la plupart des historiens admettent, aujourd’hui, que de nombreuses zones d’ombre subsistent…

Le 10 mai 1793

La Convention s’installe aux Tuileries, dans la galerie des Machines aménagée par l’architecte Jacques-Pierre Gisors (1755-1818). Rien n’est modifié dans l’aspect extérieur des Tuileries lorsque la Convention s’y installe . En revanche, l’arrivée de l’Assemblée nationale est marquée par l’inscription sur la façade du Palais, de trois mots clefs de la mythologie républicaine. Le mot Unité était inscrit sur le pavillon de l’Horloge (au centre), Liberté sur le pavillon Marsan, et Égalité sur celui de Flore. On plante enfin un bonnet phrygien sur le sommet du pavillon de l’Unité. Il faut à l’intérieur, aménager une salle en conformité avec la vocation qu’on lui destinait. C’est celle dite « des Machines » qui est déblayée et offre un espace suffisant pour loger un vestibule dit « Salle de la Liberté » parce qu’elle est ornée d’une statue de dix mètres qui l’évoque et la salle des séances.

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Le 27 juillet 1794

Robespierre est empêché de s’exprimer à la Convention et invectivé de toutes parts quand un des représentants « à mauvaise conscience », qui est proche de Fouché, demande le décret d’accusation contre lui. La proposition est votée à main levée et Robespierre arrêté en compagnie d’Antoine de Saint-Just (1767-1794) et de Georges Couthon (1755-1794) qui sont emmenés par les gendarmes.

Arrestation de Robespierre

Sous le Directoire (1795-1799) 

Les Tuileries abritent le Conseil des Anciens (1795-1799)  jusqu’à sa suppression le 10 novembre 1799. Plus aucune assemblée parlementaire ne siégera au palais des Tuileries par la suite.

Le 19 février 1800

Napoléon Bonaparte (1769-1821), Premier consul, s’installe au palais, aménagé pour cela par l’architecte Leconte (1760-1818). Il prend pour logement le premier étage, occupant l’ancien appartement du Roi (il dort dans la chambre de Louis XIV, Louis XV et Louis XVI). Si Cambacérès (1753-1824), Deuxième consul, préfère résider à l’hôtel d’Elbeuf, le Troisième consul Lebrun (1739-1824) s’installe dans le pavillon de Flore.

Bonaparte, Ier Consul, par Antoine-Jean Gros

Napoléon Ier se maintient aux Tuileries, qui deviennent alors la résidence officielle de l’Empereur. Celui-ci occupe, au premier étage de l’aile sud, les anciens appartements royaux, la disposition et la dénomination des pièces restant inchangées.

En 1806 

Une salle de spectacles et une chapelle sont aménagées dans la galerie des Machines, tandis que les décors intérieurs sont remaniés par les architectes Charles Percier et Pierre Fontaine (1762-1853). Le plafond de la salle à manger officielle est décoré d’allégories, qui représentent les quatre éléments, la guerre et la paix.

Peut être une représentation artistique de plein air

C’est également en 1806 que ces mêmes architectes édifient l’ arc de triomphe du Carrousel qui imite l’arc de Septime Sévère de Rome, constitue la nouvelle entrée officielle du palais en remplacement d’une ancienne porte du XVIIe siècle.

Peut être une image de monument

Le 28 novembre 1804 

Le pape Pie VII (1742-1823), venu à Paris pour sacrer Napoléon, s’installe dans le palais, où il réside jusqu’au 4 avril 1805. Il occupe l’ancien appartement de Madame Elisabeth, au premier étage du pavillon de Flore.

Pie VII

Le 20 mars 1811

C’est au rez-de-chaussée de l’aile sud que naît le fils de Napoléon et de Marie-Louise, Napoléon II (1811-1832), qu’on appelle l’Aiglon.

Tableau de Joseph Franque

En 1814

Napoléon quitte le palais pour n’y plus revenir. Il y est remplacé par Louis XVIII (1755-1824).

Sous la restauration probablement . La galerie nord n’est pas faite mais on retrouve un corridor sans doute en bois reliant le pavillon central à la chapelle. Il permettait à Louis XVIII qui se déplaçait difficilement de ne pas emprunter l’escalier.

Le 16 septembre 1824

Louis XVIII est le seul Roi de France à mourir aux Tuileries.

Louis XVIII

Son frère Charles X (1757-1836)  l’y remplace, jusqu’à ce que la Révolution de Juillet 1830  l’en chasse et que le palais soit pillé par les émeutiers pour la deuxième fois de son histoire.

Charles X

Jusqu’au 21 septembre 1831

Les Tuileries restent inhabitées , Louis-Philippe (1773-1850) préférant jusqu’ici résider dans sa demeure familiale, le Palais-Royal, soit contraint de s’installer au palais par Casimir Perrier, qui désirait rehausser le prestige de la monarchie de Juillet.

Louis-Philippe Ier

Son épouse, la Reine Marie-Amélie (1782-1866), le trouve triste et le compare à une casauba (casbah). La famille royale emménage donc au rez-de-chaussée de l’aile sud.

Marie-Amélie de Bourbon-Siciles
La vie de châteaux sous le Second Empire – Noblesse & Royautés

Pendant plus d’un an

On fait réaliser d’importants travaux de réaménagement qui coûtent plus de cinq millions de francs. Le palais prend alors son aspect définitif, avec notamment la création par les architectes Percier et Fontaine, d’un grand escalier dans le pavillon de l’Horloge.

Louis-Philippe Ier

Le Roi fait également creuser, dans le jardin des Tuileries, une tranchée qui permit de délimiter un jardin privé, clos de grilles, le long de la façade occidentale du palais.

Louis-Philippe Ier (1773 - 1850) - Le « roi-bourgeois » - Herodote.net

En 1833

Louis-Philippe doit toutefois renoncer, faute d’argent, au projet de réunion du Louvre et des Tuileries sur le côté nord, présenté mais qui ne sera réalisé que par Napoléon III (1808-1873).

Fichier:Banquet des dames aux Tuileries 1835.jpg
Un dîner de charité féminin dans le théâtre des Tuileries (1835)
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Conseil des ministres au palais des Tuileries : le maréchal Soult présente à Louis-Philippe la loi de Régence, le 15 août 1842. Guizot se tient à gauche.(tableau de Claude Jacquand (1803-1878)
Réception donnée aux Tuileries en 1847 en présence de toute la famille royale
Peut être une image de plein air et monument
Les Tuileries en 1844

En février 1848

Trois petits jours. Et il en est fini de la monarchie française. Débutée le 22 février, la Révolution de 1848 mit un terme dès le 24 février au règne de Louis-Philippe. Le Roi des Français, monté sur le trône le 9 août 1830, n’a pas eu d’autre choix que d’abdiquer. Pourtant, deux mois auparavant, il n’imaginait nullement une telle issue. Face aux oppositions qui commençaient à monter, le souverain avait rétorqué à l’ambassadeur de Belgique -pays dont le Roi, Léopold Ier, n’était autre que son gendre : «Ce ne seront pas les banquets de veau froid (allusion aux réformistes, NDLR) ni les Bonaparte qui me désarçonneront. Je suis bien assis sur mon cheval».

Son abdication met fin à la monarchie en France.

Le 24 février 1848

 La famille royale est chassée des Tuileries, qui sont une nouvelle fois pillées. Louis-Philippe s’enfuit en famille de son palais des Tuileries pour ne plus jamais y revenir…

Le pouvoir et ses vicissitudes entre 1848 et 1914 - Se connaître

Or, si ce 24 février à onze heures, le monarque, qui arborait son uniforme, tentait encore de galvaniser les troupes, en fin de matinée, il avait compris que son sort était scellé. Le temps de signer son acte d’abdication en faveur de son petit-fils le comte de Paris -son fils aîné étant décédé accidentellement-, et le voilà en train de fuir de son Palais des Tuileries. «Aidé par son épouse, la Reine Marie-Amélie (1782-1866), il s’est dépouillé de son uniforme et a revêtu un habit bourgeois, redingote et chapeau rond. Dehors, la foule gronde et se rapproche dangereusement. Vite, le couple royal, suivi de ses enfants, beaux-enfants, petits-enfants et de quelques fidèles, traverse le jardin des Tuileries et atteint la place de la Concorde»

Flipboard: La fuite aux allures de "sauve-qui-peut" du roi des ...
Gravure figurant la fuite de Louis-Philippe des Tuileries avec sa famille, le 24 février 1848

«Un court instant, c’est la panique: les carrosses qui doivent leur permettre de partir ne sont pas au rendez-vous. Ils ont été arrêtés à leur sortie des écuries, tandis que le cavalier qui les précédait était abattu d’un coup de fusil. Une solution de remplacement est trouvée. Trois petits fiacres, plus discrets, sont envoyés à la famille royale qui s’y entasse «tant bien que mal et les véhicules, encadrés par deux escadrons de cuirassiers, partent au galop en direction de Saint-Cloud. Une fuite aux allures de sauve-qui-peut, au terme de dix-huit années d’un règne qui se prétendait “inexpugnable”».

Gravure figurant le trône brûlant place de la Bastille, le 25 février 1848 (Paris, Musée Carnavalet)
Le trône brûlant place de la Bastille, le 25 février 1848 (Paris, Musée Carnavalet)

En décembre 1852

Après avoir été reconverti en hospice pour les invalides de guerre, le palais redevient résidence officielle lorsque Louis-Napoléon Bonaparte, président de la République , vient s’y installer, avant d’y être proclamé Empereur.

Louis-Napoléon Bonaparte

Le Second Empire refait des Tuileries la résidence impériale. L’ancienne étiquette réapparaît (écuyers, chambellans, préfets du palais) tandis que les fêtes et les cérémonies donnent au palais un lustre inégalé.

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Le 29 janvier 1853

Les Tuileries sont le théâtre du mariage civil de Napoléon III et d’Eugénie de Montijo (1826-1920). 

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Mariage de Napoléon III et d’Eugénie de Montijo

Par ailleurs, l’architecte Visconti (1791-1853) est chargé par l’Empereur de donner au palais une nouvelle jeunesse. Il s’ensuit la démolition des maisons et des ruelles qui séparent encore la place du Carrousel de la cour Carrée du Louvre.

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Portrait de l’impératrice Eugénie portant la broche Trèfle, 1853, Édouard-Louis Dubufe
SALON D'APOLLON
Le salon d’Apollon
Table des Tuileries au Louvre
Palais des Tuileries — Wikipédia
L'incendie du palais des Tuileries par la Commune | RetroNews - Le site de  presse de la BnF
A photograph of the empress Eugenie as Marie Antoinette at a costume ball held at the Tuileries .[source: Gogmsite]
L’Impératrice Eugénie en tenue de bal à la mode de Marie-Antoinette

En 1855

Une vue rare et exceptionnelle de 1855 montrant la construction du Pavillon Richelieu :

Escalier Lefuel, Musée de Louvre
L’escalier Lefuel
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Le “Grand Projet” de Lefuel prenait vie…

Vers 1870

L’Empereur achève le Grand Dessein voulu par Henri IV et poursuivi par Napoléon en faisant prolonger, le long de la rue de Rivoli, la galerie que ce dernier avait édifiée. Pour la première fois, le palais des Tuileries et le palais du Louvre forment donc un seul et même ensemble, le plus vaste et l’un des plus majestueux d’Europe.

Eugénie de Montijo — Wikipédia
Napoléon III et Eugénie
Peut être une image de une personne ou plus et vêtements d’extérieur
Uniforme de l’Impératrice Eugénie pour quand elle devait passer les troupes en revue. Il a été taillé par Alexis Lavigne, son costumier-amazonier, fondateur de l’école Esmod Peut être une image de une personne ou plus et vêtements d’extérieurPeut être une image de une personne ou plus et vêtements d’extérieur

Le 4 septembre 1870

Napoléon III en 1870

Après la défaite de Sedan, l’Impératrice Eugénie quitte le palais des Tuileries cerné par l’émeute. Elle s’enfuit par le pavillon de Flore, d’où elle passe dans la Grande Galerie du Louvre.

L’Impératrice Eugénie

En 1871

Devenue maîtresse des lieux, la Commune fait des Tuileries le théâtre de fêtes et de concerts : des « concerts communards » ont ainsi lieu dans le salon des Maréchaux.

Aucune description de photo disponible.

Le 10 mai 1871 

Une soirée artistique fut organisée au profit des blessés de la Garde nationale.

Le 18 mai 1871

 Trois concerts consécutifs ont lieu, attirant une foule immense. Installé aux Tuileries avec son état-major, le chef fédéré Bergeret (1830-1905) déclare : 

« Quand je quitterai les Tuileries, les Tuileries seront en cendres ».

Les 22 mai 1871

 Les communards Dardelle, Bergeret, Bénot, Boudin et Madeuf  font passer dans la cour cinq fourgons chargés de barils de poudre, bonbonnes de pétrole, de goudron liquide et d’essence de térébenthine qu’ils rangent sous le péristyle du pavillon central.

Le 23 mai 1871

Une trentaine de fédérés sous les ordres de Bénot, garçon boucher, Bergeret et Boudin parcourt tous les appartements du palais et asperge murs et planchers à pleins seaux de pétrole.

Un baril de poudre est placé dans le vestibule du pavillon de l’Horloge.

Peu avant neuf heures du soir, l’horloge du palais s’arrête sous l’action du feu.

tuileries incendie 1871

Vers onze heures du soir, une explosion secoue le pavillon central, laissant le dôme s’abîmer dans une gerbe de flammes.

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Le palais brûle pendant trois jours, et l’incendie se propage sur une partie du Louvre.

Histoire d'un lieu : le Palais-Royal
mai | 2018 | MELANGES TIRES D'UNE PETITE BIBLIOTHEQUE

“Dans un accès de rage, les insurgés ont mis le feu au Louvre et aux Tuileries. Le laconisme du télégraphe nous empêche d apprécier toute l’étendue de cet acte de vandalisme, que ne justifient pas même les nécessités de la défense et qui ne saurait retarder d’une heure ni modifier en rien le dénouement de la lutte.
N’ayant pas le courage d’exécuter leurs criminelles menaces, les derniers partisans de la Commune, avant de tenter une fuite désespérée, ont allumé l’incendie derrière eux : ils n’ont pas osé s’ensevelir sous les ruines de Paris, mais ils n’ont pas reculé devant un acte de sauvagerie que n’eussent jamais entrepris les Prussiens, même dans les circonstances les plus désespérées”.

Le 27 mai 1871

 Il ne reste plus des Tuileries que des pans de murs noircis.

Les Tuileries en ruines | Histoire et analyse d'images et oeuvres
1871 - La destruction du Palais des Tuileries - Paris Unplugged
Le vestibule des Tuileries au lendemain de l’incendie
Et si on reconstruisait les Tuileries ?

Le palais et le musée du Louvre, seront, cependant, épargnés des flammes grâce à l’opiniâtreté de Henry Barbet de Jouy (1812-1896), conservateur du Louvre et, surtout grâce à l’intervention du commandant de chasseurs qui demande à ses hommes de tout faire pour éviter la propagation des flammes vers les autres bâtiments, situés à l’est des guichets du Louvre et leurs précieuses collections.

Allons à London - "Les petits bonheurs de Miss T"

Dès 1872

 De nombreuses pétitions et requêtes sont déposées pour la restauration du palais, intégralement ou dans sa majeure partie. De fait, l’édifice est réparable, puisque seuls les planchers, la toiture et les décors se sont entièrement consumés.

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En 1876

Des commissions parlementaires sont constituées : une commission sénatoriale écarte toute idée de voir disparaître les ruines. Haussmann (1809-1891), Lefuel (1810-1880) et Viollet-le-Duc (1814-1874) proposent des projets de sauvegarde des ruines ou de reconstruction d’un nouveau palais. La proposition principale consiste en la restauration de la seule partie centrale, isolée, des Tuileries, comprenant le pavillon de l’Horloge, les deux ailes et les deux pavillons du Théâtre et de Bullant, la Petite-Galerie et la galerie des Machines étant donc démolies.

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Le 17 septembre 1879

Mais le projet est mis à mal par le décès de Viollet-le-Duc , puis par celui de Léonce Reynaud le 14 février 1880, enfin celui d’Hector Lefuel, le 26 décembre 1880, qui étaient tous trois des experts favorables à la reconstruction.

Le nouvel architecte responsable du chantier, Charles Garnier (1825-1898), est au contraire un adversaire de la restauration.

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Les Tuileries en 1585, 1640, 1690, 1869 et 1879

Le 30 mai 1881

Dans son rapport, il mentionne les difficultés à reconstruire le palais : ruines exposées trop longtemps aux intempéries pour être conservées, trop faible profondeur des ailes, nécessité de créer des caves contre l’humidité… et il propose un nouveau bâtiment à la place.

Le 21 mars 1882

Après maintes tergiversations, la Chambres des députés décide finalement de démolir les ruines.

De février au 30 septembre 1883

Les Tuileries sont démolies.

Musée du Louvre on Twitter: "Le palais des #Tuileries, incendié en 1871,  fut détruit en 1882. A. Barth a peint la démolition en cours des ruines du  palais. #PalaceDay… https://t.co/UsCr5837x9"
Démolition du palais des Tuileries (1883) par Amadé Barth, musée du Louvre

Ne subsistent que les pavillons de Flore et de Marsan, ainsi que deux galeries jusqu’aux guichets du Louvre. Désormais, une vaste perspective s’étend du jardin des Tuileries au palais du Louvre, laissant découvrir l’arc de triomphe du Carrousel, ancienne porte d’honneur désormais isolée au milieu d’une vaste esplanade.

Le Palais des Tuileries

En 1914

Voulant cueillir une fleur d’un des parterres du jardin des Tuileries, où elle a longtemps habité, L’ex-Impératrice Eugénie se fait sermonner par le gardien qui ne l’a pas reconnue.

L’Impératrice Eugénie en 1920
Le Palais des Tuileries pourra-t-il être reconstruit ...
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