Mariage de Charles de Fitz-James (1712-1787), militaire français, petit-fils du Roi Jacques II d’Angleterre (1633-1701) lui-même fils de Charles Ier (1600-1649), et de Victoire Louise Sophie Goyon de Matignon (1722-1777). Le contrat de mariage établi chez les parents de la mariée en leur hôtel, rue Saint-Dominique, est signé par le Roi et la Reine à Versailles, ce qui atteste de l’importance des deux familles. La jeune épouse reçoit une dot de 415 000 livres tournois qui compte parmi les vingt dots les plus importantes de l’époque. Le montant cumulé des deux fortunes approche le million de livres. Par son mariage avec un duc, pair de France, Victoire-Louise permet à sa famille d’avoir un pied au parlement de Paris et un rang de préséance beaucoup plus important à la Cour.
Charles de Fitz-James
Le 7 décembre 1744
Naissance de Laure-Auguste de Fitz-James (1744-1814), fille de Charles de Fitz-James et de Victoire Louise Sophie Goyon de Matignon, à Paris.
Le 28 septembre 1762
Laure-Auguste épouse Philippe Gabriel Maurice d’Alsace-Hénin-Liétard (1736 † 1802), quinzième prince de Chimay.
En 1767
Laure de Chimay succède à sa mère comme dame du palais de la Reine .
Le 24 juin 1768
Mort de la Reine Marie Leszczyńska (1703-1768).
Marie Leszczyńska par Jean-Marc Nattier
Le 26 décembre 1768
Son frère, Jacques-Charles de Berwick, comte de Fitz-James (1743-1805), épouse Marie-Sylvie de Thiard de Bissy (vers 1752-1812), qui sera Dame du palais de la Reine de 1781 à 1789.
Marie-Sylvie de Thiard de Bissy, comtesse, puis duchesse de Fitz-James, par Jean-Laurent Mosnier
Le 16 mai 1770
Le Dauphin Louis-Auguste (1754-1793), épouse l’Archiduchesse Marie-Antoinette d’Autriche (1755-1793).
Louis-Auguste, Dauphin de France par Louis-Michel Van Loo
Marie-Antoinette peinte vers 1770 par Joseph Ducreux
Madame de Chimay remplit le même office qu’auprès de la défunte Reine, auprès de la nouvelle Dauphine.
Images de la série Marie-Antoinette (2022) de Pete Travis
Marie-Antoinette par Ducreux
Le 10 mai 1774
Louis XV meurt de la petite vérole à Versailles vers quatre heures de l’après-midi. Il avait soixante-quatre ans.
Le Dauphin Louis-Auguste devient Roi sous le nom de Louis XVI.
Louis XV par Armand-Vincent de Montpetit
Louis XVI d'après Duplessis
En 1775
Marie-Antoinette, devenue Reine, la nomme dame d’honneur, en remplacement de la comtesse de Noailles (1729-1794) , qu’Elle déteste.
La place de dame du palais de la Reine est un honneur que le Roi donne aux dames distinguées qu’il invite à former « la société de la Reine », c’est-à-dire Lui tenir compagnie et faire Sa cour intime. Elles forment le cœur de la Cour de la Reine, mais la place n’est ni une commission, ni un emploi, ni une charge à titre d’office. Le Roi donne simplement à chacune des dames 6000 livres sur le Trésor royal ; ces pensions ne sont pas payées sur le budget de la Maison de la Reine. Au dernier quart du XVIIIe siècle, on retint trois dixièmes ou 30%, un des plus lourdes taxations à la Cour. Des douze dames du palais, la moitié est des « titrées », c’est-à-dire les femmes de ducs, maréchaux de France ou grandes d’Espagne. Les six autres dames sont de la plus ancienne noblesse de France, mais ne jouissent pas du privilège de s’asseoir sur un tabouret en présence de la Reine. Celles-ci se tiennent débout, ou reçoivent un « carré » ou grand coussin à condition de s’occuper à des travaux d’aiguille. D’habitude, quatre des dames du palais sont en service par semaine. Leurs huit consœurs sont libres de rester dans leurs appartements de fonction à Versailles ou leurs hôtels particuliers à Paris. Quand Marie-Antoinette insiste pour avoir Ses amies qui forment la société de salon, nombreuses dames du palais se sentent exclues et le système commence à se dénouer, avec pour résultat que plusieurs des dames du palais ne servent guère.
«Almanach de la Cour», Seconde Édition de William Ritchey Newton
Marie-Antoinette au Globe (1775) par Gautier d'Agoty
Le jeune Roi Louis XVI (1754-1793) offre le Petit Trianon à Marie-Antoinette (1755-1793) qui souhaite avoir une résidence de campagne où échapper aux contraintes de Son rang. Louis XVI aurait usé de cette formule :
« Vous aimez les fleurs, Madame, j’ai un bouquet à vous offrir. C’est le Petit Trianon ».
C’est sans doute trop galant pour venir effectivement de lui… D’autres témoins rapportent différemment la scène en ces termes :
« Madame, ces beaux lieux ont toujours été le séjour des favorites des rois, conséquemment ils doivent être le vôtre »
Louis XVI
Le Petit Trianon
La chambre de la première Dame d’Honneur, Une évocation de l’intimité de Marie-Antoinette au Petit Trianon ( texte et photographies de Christophe Duarte – Versailles passion )
En 1775, alors que Marie-Thérèse-Louise de Savoie-Carignan, princesse de Lamballe, est nommée par la Reine surintendante de sa maison, Laure Auguste de Fitz-James, princesse de Chimay, reçoit la charge de Dame d’Honneur. Cette chambre entresolée lui est donc destinée. La princesse reste Dame d’Honneur jusqu’à la chute de la Monarchie. Toujours présente auprès de la Reine, la Dame d’Honneur supervise Son emploi du temps, assiste, derrière la Surintendante, au lever de la Reine, l’escorte à la messe, à Son couvert public, et participe à Sa promenade et à Son jeu.
Le tissu en coton imprimé, offert par la maison Pierre Frey en 2008, est une reproduction d’une « indienne » de la fin du XVIIIe siècle, qui permet d’évoquer celle qui s’y trouvait à la fin de l’Ancien Régime. Elle recouvre un papier peint gris de 1837 qui a été conservé.
Quelques meubles proviennent du Petit Trianon, les autres permettent d’évoquer l’ameublement simple de cette pièce. Un lit à la polonaise prenait place le long du mur. Une toilette «de campagne» d’époque Louis XVI, attribuée à Riesener, en placage d’acajou, porte les marques au feu du Garde-Meuble de Marie-Antoinette, et au pinceau, celle du Château de Trianon avant 1789. Le guéridon en acajou à piètement carré, par Riesener également, est livré pour la Reine à Marly en 1781. Quant à la table à écrire en acajou, elle est livrée pour Louis XVI en 1777. Autour de ces meubles sont dispersés des sièges en cabriolet d’Adrien-Pierre Dupain, couverts d’un lampas cramoisi et blanc, qui sont livrés pour Marie-Antoinette soit pour Saint-Cloud, soit pour le salon de la maison de la Reine au hameau.
Près de la cheminée, la chaise-voyeuse est l’œuvre de Jacob. Elle est livrée en 1789 pour la propriété de Madame Elisabeth à Montreuil. L’étagère en acajou massif suspendue au mur porte la marque du Garde-Meuble de la Reine et celle au pinceau du château de Trianon. Sur la cheminée, la pendule en marbre blanc et bronze doré, sommée d’une torche enflammée, comporte un mouvement signé Robert Robin de la fin du XVIIIe siècle. Elle est entrée à Versailles sous Louis-Philippe.
Le mouvement signé Robert Robin
La chaise-voyeuse est l'œuvre de Jacob
C’est à la princesse de Chimay que le frère cadet du Roi, le comte d’Artois (1757-1836), achète en 1775 le petit château de Bagatelle, avant sa reconstruction, à Neuilly.
Dimanche 11 juin 1775
Louis XVI est sacré à Reims.
Louis XVI lors de son sacre à Reims par Benjamin Warlop
Juillet 1775
Marie-Antoinette fait rétablir pour madame de Lamballe la charge de Surintendante de la Maison de la Reine, qui avait été abolie par Louis XV en raison de son coût.
La princesse de Lamballe par Callet
Madame de Chimay devient une proche de Marie-Antoinette, qui l’apprécie et partage avec elle le goût pour la musique et l’opéra. Grâce à cette protection, elle occupe un appartement de douze pièces dans l’aile du Midi du château et la chambre d’entresol du Petit Trianon.
L'Aile de Midi du château de Versailles
Dames du Palais de la Reine par Moreau le Jeune
Marie-Antoinette et la princesse de Lamballe, tableau de Heinrich Lossow
Le 19 décembre 1778
Après un accouchement difficile, Marie-Antoinette donne naissance de Marie-Thérèse-Charlotte, dite Madame Royale, future duchesse d’Angoulême. L’enfant est surnommée «Mousseline» par la Reine.
Image de Marie-Antoinette (2006) de Sofia Coppola
Le 2 juillet 1777
Décès de sa mère, Victoire Louise Sophie Goyon de Matignon (1722-1777), dame du palais de la Reine Marie Leszczyńska de 1741 à 1767, fille de Thomas Goyon de Matignon (1684 † 1766), comte de Gacé. Si Victoire-Louise fut une femme et une mère aimante, ce fut aussi une épouse qui seconda son mari dans sa carrière, ainsi que le dévoile leur échange de lettres : Chacune de ses lettres se termine par ces mots « Aimez- moi autant que je vous aime.» Ce n’est pas une vaine formule, elle écrit à son départ à la deuxième campagne de Sept Ans :
« Rien n’égale la tendresse que j’ai pour vous. J’espère qu’elle vous est bien connue et que l’absence ne diminuera rien de celle que vous avez la bonté de me témoigner depuis si longtemps. C’est l’unique objet de mes désirs et le seul qui puisse faire mon bonheur en ce monde.»
Le jeu de la Reine dans le salon de la Paix par Benjamin Warlop
Du 12 au 21 avril 1779
Séjour de la Reine à Trianon.
Du 10 au 20 septembre 1780
Séjour de la Reine à Trianon.
Du 10 au 12 octobre 1780
Séjour de la Reine à Trianon.
Du 25 au 30 juin 1781
Séjour de la Reine à Trianon.
Du 15 juillet au 2 août 1781
Séjour de la Reine à Trianon.
Le 22 octobre 1781
Naissance du Dauphin, Louis-Joseph-Xavier-François premier Dauphin .
Naissance du Dauphin par Jean-Michel Moreau, le jeune
En1782
Marie de Thiard de Bissy (vers 1753 † 10 juin 1812), épouse de son frère Jacques-Charles de Fitze-James (1743-1805) devient dame d’honneur (1re dame, 1782-1790) de la Reine.
La duchesse de Fitz-James, née Marie de Thiard de Bissy
Du 7 au 18 mai 1782
Séjour de la Reine à Trianon.
Le 6 juin 1782
Fête à Trianon en l’honneur du comte et de la comtesse du Nord, souper, spectacle, La Jeune Française au sérail de Gardel et Zémire et Azor de Marmontel et Grétry, et illumination.
Du 7 au 21 juillet 1782
Séjour de la Reine à Trianon.
Du 15 au 24 août 1782
Séjour de la Reine à Trianon.
Du 2 au 7 juin 1783
Premier séjour de la Reine à Trianon avec Madame Royale.
Du 20 juillet au 8 août 1784
Séjour de la Reine à Trianon.
Du 28 août au 19 septembre 1784
Séjour de la Reine à Trianon.
Maëlia Gentil est Marie-Antoinette dans Un peuple et son Roi de Pierre Schoeffer
Le 27 mars 1785
A sept heures et demie du matin, naissance de Louis-Charles, duc de Normandie, surnommé «Chou d’Amour» par Marie-Antoinette, Dauphin en 1789 et déclaré Roi de France en 1793 par les princes émigrés sous le nom de Louis XVII.
Louis-Charles, duc de Normandie par Élisabeth Vigée Le Brun
Le 26 mai 1785
Séjour de la Reine à Trianon pour quelques jours.
Du 19 juin au 12 juillet 1785
Séjour de la Reine à Trianon.
Le 9 juillet 1786
Naissance de la princesse Sophie-Hélène-Béatrix, dite Madame Sophie, dernier enfant de Marie-Antoinette. Selon les usages le bébé est immédiatement baptisé. Sa santé sera toujours fragile…
Du 1er au 24 août 1785
Séjour de la Reine à Trianon.
Du 22 au 29 mai 1786
Séjour de la Reine à Trianon.
Du 29 août au 24 septembre 1786
Séjour de la Reine à Trianon.
En 1787
Marie-Antoinette a un véritable goût pour tout ce qui est champêtre. Elle commence à redécorer le Petit Trianon. Pour Sa chambre à coucher, la Reine a une idée tout à fait révolutionnaire pour le temps: créer un trait d’union entre la chambre et le parc, comme si la beauté du jardin se prolongeait à l’intérieur du palais apportant les fleurs et les arbustes qui pouvaient être admirés à l’extérieur.
La chambre de le Marie-Antoinette
Le 22 mars 1787
Décès de son père, Charles de Fitz-James (1712-1787), en son hôtel parisien. Il fut un grand militaire français.
Charles de Fitz-James
Son fils, Jacques-Charles, devient le cinquième duc de Fitz-James. Tout ce qu’il est et tout ce qu’il a, il le tient de ses aïeux : les titres, les charges, les terres et la fortune.
Le 18 juin 1787
La mort de Madame Sophie avant son premier anniversaire, éprouve la Reine qui s’inquiète aussi pour la santé de Son fils aîné.
Le 21 juin 1787
Marie-Antoinette s’enferme seule au Petit Trianon avec Madame Élisabeth, sans suite, pour pleurer Sa fille.
Le 24 juin 1787
Séjour de la Reine à Trianon pour quelques jours.
Le 1er juillet 1787
La Reine préside un bal donné à Trianon.
Du 1er au 25 août 1787
Séjour de la Reine à Trianon.
Les 5, 7 et 11 août 1787
Bals à Trianon.
Du 15 juillet au 14 août 1788
Séjour de la Reine à Trianon.
Réunion de la Reine et Ses amis dans le salon de musique de Trianon par Benjamin Warlop
En 1788
Sa nièce, Henriette Victoire de Fitz-James (1770-1809), fille de son frère Jacques Charles, qui a épousé Charles de Maillé de La Tour Landry (1770-1837) en 1784, devient à son tour dame du palais (1788-1792) de la Reine.
Le 24 juillet 1788
Le dernier dîner à Trianon du couple royal.
Le 4 juin 1789
Mort du Dauphin, Louis-Joseph-Xavier-François, à Meudon.
Mort du Dauphin dans Les Années Lumière de Robert Enrico (1989)
Le 14 juillet 1789
Prise de la Bastille.
La prise de la Bastille dans Les Années Lumière (1989) de Robert Enrico
Le 5 octobre 1789
Des milliers de femmes du peuple venues de Paris marchent sur Versailles pour demander du pain.
La famille royale se replie dans le château…
Image de Marie-Antoinette (1956) de Jean Delannoy
Le 6 octobre 1789
Vers cinq heures du matin, les appartements privés sont envahis. La Reine s’échappe en jupon par une porte dérobée. Plus tard, Sa présence est réclamée par la foule. Elle va au-devant du peuple, courageuse, au mépris de Sa vie.
Le matin du 6 octobre 1789 par Benjamin Warlop
La famille royale est ramenée de force à Paris et s’installe aux Tuileries.
Les Tuileries dans Marie-Antoinette (1956) de Jean Delannoy
Le 8 octobre 1789
Comme la foule persiste à s’agglutiner sur la terrasse des Tuileries, des femmes prétendent parler à la Reine d’une levée des gages portant sur les dépôts du Mont-de-piété. Le sujet est des plus délicats car il concerne les plus démunis :
«Les personnes qui entour(ent) cette princesse (la Reine) en ce moment l’engag(ent) à acquiescer à leur désir. Je l’en dissuad(e), lui représentant le danger de compromettre sa dignité (…) J’offr(e) à la reine de parler moi-même à ces femmes avec Madame de Chimay, sa dame d’honneur. Elle y consen(t) et, de l’appartement de cette dernière, qui donn(e) sur la terrasse des Tuileries, nous haranguons cette multitude (…) Cette démarche la satisf(ait). Le rassemblement se dissip(e).»
Madame de Tourzel
Les Tuileries dans Les Années Lumière (1989) de Robert Enrico
En 1791
Les Chimay s’exilent pour Bruxelles, Maastricht puis Erfurt.
Image des Adieux à la Reine de Benoît Jacquot
Bruxelles
Le 3 septembre 1792
Assassinat de la princesse de Lamballe (1749-1792) dont la tête, fichée sur une pique, est promenée sous les fenêtres de Marie-Antoinette au Temple.
Le massacre de la princesse de Lamballe (1908) par Maxime Faivre
Maastricht
Le lundi 21 janvier 1793
Exécution de Louis XVI
Le 16 octobre 1793
Exécution de Marie-Antoinette.
Le 8 juin 1795
L’annonce de la mort en prison du fils du défunt Roi Louis XVI âgé de dix ans, Louis XVII pour les royalistes, permet au comte de Provence de devenir le dépositaire légitime de la couronne de France et de se proclamer Roi sous le nom de Louis XVIII. Pour ses partisans, il est le légitime Roi de France.
Louis XVII agonisant
Le comte de Provence par Adélaïde Labille-Guiard
Le 19 décembre 1795
Marie-Thérèse, l’Orpheline du Temple, quitte sa prison escortée d’un détachement de cavalerie afin de se rendre à Bâle, où elle est remise aux envoyés de l’Empereur François II.
A partir de la fin de l’année 1799
Napoléon Bonaparte (1769-1821) dirige la France.
Du 10 novembre 1799 au 18 mai 1804
Bonaparte est Premier consul.
Bonaparte Premier consul par Jean-Auguste-Dominique Ingres
De 1802 à 1805
Napoléon Ier est aussi président de la République italienne
Bonaparte au Pont d'Arcole par Antoine-Jean Gros (1801)
Du 18 mai 1804 au 11 avril 1814
Napoléon Ier règne sur la France en tant qu’empereur.
Le 24 juillet 1804
Décès de l’époux de Laure-Auguste , Philippe Gabriel Maurice d’Alsace-Hénin-Liétard (1736-1804), à Paris. Il était brigadier des armées du Roi de France, et quinzième prince de Chimay.
Le 2 décembre 1804
Sacre de Napoléon Ier à Notre-Dame de Paris et couronnement de Joséphine.
Sacre de Napoléon Ier par Jacques-Louis David
Le 6 avril 1814
Vaincu par les alliances étrangères, Napoléon abdique. Louis-Stanislas, comte de Provence, est proclamé Roi sous le nom de Louis XVIII le Désiré.
Louis XVIII par François Gérard
À son retour en France, Laure de Chimay se consacre au « soulagement des malheureux » avec piété et dévotion religieuse.
Le 26 septembre 1814
Laure-Auguste de Chimay meurt à Paris. Elle avait soixante-treize ans.