La marquise de Janson

La marquise de Janson

Charles-Hyacinthe-Antoine de Galléan des Issarts, dit le prince de Galléan. Il est baron des Issarts et de Courtines, sire et marquis de Salernes, comte du Castellet, seigneur des Angles. Né le 18 septembre 1737. Il est nommé colonel dans le corps des grenadiers de France le Ier février 1756. Il est créé duc par une bulle du pape Benoît XIV le 15 janvier 1757, enregistrée à Rome, Avignon et Carpentras en 1757 et 1759. Il est commandeur de l’ordre des Saints-Maurice-et-Lazare de Savoie le 14 septembre 1757.

Le 1er septembre 1758

Charles-Hyacinthe-Antoine de Galléan des Issarts épouse Marie-Françoise-Henriette Tremoletti.

Le 3 juin 1760

Naissance de Charlotte-Théodorine-Élisabeth-Auguste-Henriette-Blanche-Sylvie de Galléa  (1760- 1761).

Le 6 mai 1761

Naissance d’Antoinette-Frédérique-Marie-Yolande-Aurore-Camille-Mélanie-Élvire-Eugénie-Clémentine de Galléan.

Le 24 mars 1763

Naissance de Cornélie Henriette-Sophie-Louise-Hortense Gabrielle de Galéan des Issarts en Avignon. Elle est fille de Charles-Antoine de Galléan des Issarts et d’ Henriette de Trémolet de Montpezat.

Hôtel particulier des Galéans des Issarts à Avignon

L’hôtel Galéans des Issarts est construit sur l’emplacement d’une ancienne livrée cardinalice (palais édifié pour un cardinal et sa suite). En 1468, le bâtiment devient la propriété de la famille Galéans, qui y fait construire une chapelle en 1559. Plus tard, il est reconstruit par Pierre Mignard (1612-1695) sous la forme d’un hôtel, avec une cour et un jardin. En 1986, l’hôtel Galéans des Issarts sera inscrit au titre des monuments historiques.

Le 10 novembre 1763

Charles-Hyacinthe-Antoine de Galléan des Issarts est élu Fellow de la Royal Society de Londres.

Le château des Issarts, origine XIIIe siècle

 

Son père né le 18 septembre 1737 en Avignon, était colonel des grenadiers de France (1756), duc romain en 1757, prince romain en 1760, prince du Saint-Empire en 1761, grand-maître de la Cour et de la Maison de l’Électeur palatin. Je pense que ceci est très important pour comprendre l’origine du lien qui unissait sa fille avec Marie-Antoinette dont elle était très proche jusqu’à vouloir prendre sa place à la Conciergerie.

En 1782

Cornélie épouse Michel Joseph Palamède de Forbin-Janson, marquis de Janson (1726-1810), mestre de camp en second d’un régiment royal, puis général de division, dont elle a aura deux enfants :

Le 

Cornélie accouche de Palamède de Forbin-Janson (1783-1849), futur marquis de Janson, à Montmartre. 
                                                                                           Il sera chambellan de l’empereur Napoléon Ier (1769-1821).

Le 

Naissance à Paris de son second fils, Charles de Forbin-Janson (1785-1844), futur évêque de Nancy.

Le château de Sauvan, appelé parfois le «Petit Trianon de Provence»

Dans le salon du château, il demeure un tableau offert par la Reine, représentant un bouquet de fleurs (des roses, il me semble, je ne souviens plus) attestant de la profonde amitié qui unissait les deux femmes.

Voici la chambre, où trônent deux beaux portraits de Louis XVI et Marie-Antoinette. Le premier d'après Duplessis et le deuxième d'après Vigée Le Brun
Le château de Sauvan

Le 16 mai 1770

Le Dauphin Louis-Auguste (1754-1793) épouse l’Archiduchesse Marie-Antoinette d’Autriche (1755-1793).

Louis-Auguste, Dauphin de France par Louis-Michel Van Loo
Gravure du mariage de Marie-Antoinette avec le Dauphin, le 16 mai 1770
Marie-Antoinette Dauphine, huile sur toile de Joseph Ducreux, 1770

Le 10 mai 1774

Louis XV meurt et Louis-Auguste, à l’âge de dix-neuf ans, devient Roi sous le nom de Louis XVI.

Louis XV par Armand-Vincent de Montpetit
Louis XVI d'après Duplessis

Dimanche 11 juin 1775

Louis XVI est sacré à Reims.

Louis XVI lors de son sacre à Reims par Benjamin Warlop

Le 13 juin 1775

Après son sacre, Louis XVI reçoit à Reims l’hommage des chevaliers de l’ordre du Saint-Esprit. À leur baptême, les fils de France (et même les infants d’Espagne) recevaient le cordon et la plaque de l’ordre, mais n’étaient reçus chevaliers qu’après leur première communion. Chef et souverain, grand maître des ordres de Saint-Michel et du Saint-Esprit, le Roi n’avait le droit de conférer le Saint-Esprit qu’après son sacre, mais Henri IV, Louis XIV et Louis XV, ainsi que Louis XVIII passèrent outre .

Louis XVI reçoit l'hommage des chevaliers de l'ordre de Saint-Esprit à Reims, par Gabriel François Doyen

Le 5 mai 1789

Ouverture des États-Généraux.

Ouverture des Etats Généraux

Le 4 juin 1789

Mort du Dauphin, Louis-Joseph-Xavier-François, à Meudon.

Mort du Dauphin dans Les Années Lumière de Robert Enrico (1989)

Le 14 juillet 1789

Prise de la Bastille.

La prise de la Bastille dans Les Années Lumière (1989) de Robert Enrico

La nuit du 4 août 1789

Abolition des privilèges.

La Nuit du 4 août 1789, gravure de Isidore Stanislas Helman (BN)

Le 26 août 1789

Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

Le 5 octobre 1789

Des femmes du peuple venues de Paris marchent sur Versailles pour demander du pain.

La famille royale se replie dans le château…

Image de Marie-Antoinette (1956) de Jean Delannoy

Le 6 octobre 1789

Vers cinq heures du matin, les appartements privés sont envahis. La Reine s’échappe en jupon par une porte dérobée.

Le matin du 6 octobre 1789 par Benjamin Warlop

La famille royale est ramenée de force à Paris. Madame de Tourzel est dans le carrosse royal et tient le Dauphin sur ses genoux. Elle est aux premières loges pour vivre le départ de la famille royale du château de Versailles pour les Tuileries, à Paris :

Départ du Roi de Versailles, par Joseph Navlet
Les Tuileries dans Marie-Antoinette (1956) de Jean Delannoy

La famille royale s’installe aux Tuileries et un semblant de vie de Cour se met en place. La gouvernante, entourée d’un écosystème de soixante-quinze personnes, suit les enfants dans cette nouvelle résidence, où la monarchie n’est plus qu’une ombre.

 

«Rien n’était préparé pour les recevoir. Mgr le Dauphin passa la nuit sans gardes, dans un appartement ouvert de tous côtés et dont les portes pouvaient à peine se fermer. Je les barricadai avec le peu de meubles que je trouvai et je passai la nuit près de son lit, plongée dans la douleur et les plus tristes réflexions.»

Madame de Tourzel

Le 14 juillet 1790

 Fête de la Fédération.

Jean-François Balmer et Jane Seymour dans Les Années Lumière de Robert Enrico (1989)

Le 20 juin 1791

Evasion de la famille royale du château des Tuileries.

 

 

Le 21 juin 1791

La famille royale est reconnue et arrêtée à Varennes-en-Argonne. Les ordres de Paris leur imposent de revenir aux Tuileries. Ils sont escortés par les citoyens de chaque village et ville qui les sépare de la capitale. Afin de les protéger de la colère du peuple, les députés Antoine Barnave et Jérome Pétion de Villeneuve se joignent à eux dans la berline.

La Reine, le Dauphin, Barnave et le Roi puis  Madame Elisabeth, Pétion, madame de Tourzel et Marie-Thérèse dans la berline du retour de Varennes
par Benjamin Warlop
Portrait de Marie-Antoinette, par Alexandre Kucharski Commencé en 1791 à la demande de Marie-Antoinette qui souhaitait en faire don à madame de Tourzel, le portrait demeura inachevé en 1792.

Le marquis de Janson rejoint les rangs de l’armée royaliste à l’étranger.

Le 20 juin 1792

Le peuple des faubourgs, encadré par des gardes nationaux et ses représentants, comme le brasseur Santerre (10 à 20 000 manifestants selon Roederer), pénètre dans l’assemblée, où Huguenin lit une pétition. Puis elle envahit le palais des Tuileries.

La foule envahit les Tuileries pour faire lever le veto.

Le peuple de Paris pénétrant dans le palais des Tuileries le 20 juin 1792 par Jan Bulthuis, vers 1800

« Avec le courage passif qui est le sien », selon Michel Vovelle, le Roi subit sans faiblir pendant deux heures le défilé de la foule, accepte de coiffer le bonnet phrygien et boit à la santé de la Nation pour faire passer les paroles de Legendre :

« Monsieur, vous êtes un perfide, vous nous avez toujours trompés, vous nous trompez encore », mais le Roi refuse de retirer son veto comme de rappeler les ministres girondins, invoquant la loi et la constitution.

Escalier monumental des Tuileries (juste avant sa destruction)
Le dévouement de Madame Élisabeth, prise par la foule pour la Reine, elle ne les détrompe pas pour donner à sa belle-sœur la possibilité de se réfugier et de sauver Sa vie.

« La Reine n’a pu parvenir jusqu’au Roi ; elle est dans la salle du conseil et on avait eu de même l’idée de la placer derrière la grande table, pour la garantir autant que possible de l’approche de ces barbares …» les révolutionnaires passent devant Elle afin de L’observer :

Le complot pour faire évader Marie-Antoinette de la marquise de Janson 

L’historiographie républicaine, comme l’historiographie royaliste ont largement contribué à l’oubli du rôle très important des femmes royalistes sous la Révolution française (plus de huit mille arrestations « politiques » de femmes). Certes, Gosselin Lenôtre a évoqué quelques unes d’entre elles, mais de façon fugitive, et sous un angle victimaire. Ce n’est pas le cas de celles qui, n’ayant pas émigré, sont restées à Paris ou en région pour jouer un rôle actif dans les différentes stratégies « contre-révolutionnaires » que le pouvoir en place leur a reproché pour justifier leur arrestation.

Le 10 août 1792

Les Tuileries sont envahies par la foule. Toulan prend part à cet assaut. On craint pour la vie de la Reine. Le Roi décide de gagner l’Assemblée nationale. Il est accompagné par sa famille, Madame Élisabeth, la princesse de Lamballe, la marquise de Tourzel, ainsi que des ministres, dont Étienne de Joly, et quelques nobles restés fidèles.

Image d'Un peuple et son Roi (2018) de Pierre Schoeller
Le cortège funèbre de la monarchie commence par une haie d'honneur des chevaliers de Saint-Louis qui lèvent leurs épées dans Un peuple et son Roi
La Prise des Tuileries le 10 août 1792 par Jean Duplessis-Bertaux, musée du château de Versailles

Le 10 août 1792, le dernier acte de Louis XVI, Roi des Français, est l’ordre donné aux Suisses «de déposer à l’instant leurs armes».

Images d'Un Peuple et Son Roi (2018)

La position de la Garde devient de plus en plus difficile à tenir, leurs munitions diminuant tandis que les pertes augmentent. La note du Roi est alors exécutée et l’on ordonne aux défenseurs de se désengager. Le Roi sacrifie les Suisses en leur ordonnant de rendre les armes en plein combat. Des 950 Gardes suisses présents aux Tuileries, environ 300 sont tués au combat ou massacrés en tentant de se rendre aux attaquants après avoir reçu l’ordre du Roi de rendre les armes en plein combat.

Le Roi est suspendu de ses fonctions.

Le 13 août 1792

La famille royale est transférée au Temple après avoir été logée temporairement aux Feuillants dans des conditions difficiles. Quatre pièces du couvent leur avaient été assignées pendant trois jours.

La famille royale amenée au Temple le 13 août 1792 dans Les Années Terribles (1989)
La Tour du Temple

Le 3 septembre 1792

Massacre de la princesse de Lamballe.

Massacres dans les prisons…

Le massacre de la princesse de Lamballe (1908) par Maxime Faivre

Le 21 septembre 1792

Abolition de la royauté.

Le 3 décembre 1792

Pétion (1756-1794) renforce la décision de faire juger Louis XVI par la Convention.

Le 6 décembre 1792

La Convention commence à se mêler de la garde de la famille royale et prend plusieurs décisions qui ont de lourdes conséquences pour le quotidien du Temple. Les députés se méfient des municipaux et exigent qu’ils passent un examen civique avant de prendre pour la première fois leur fonction. La Commune propose la séparation du Roi et de sa famille. La section des Gardes françaises vote même une motion incitant la Garde nationale à «tripler et même quadrupler tous les postes et la garde du Temple».

 Madame de Janson, que l’on a complètement oubliée, est une activiste royaliste en pleine Terreur (1793-94), et son rôle pour faire évader l’ex-Reine Marie-Antoinette n’a été que peu souvent évoqué, au moins par Arnaud de Lestapis – un des rares historiens scrupuleux et non misogyne de la Révolution -, puis par nous même qui n’avons jamais voulu négliger l’importance du rôle politique des femmes depuis 1789, alors qu’elles n’étaient ni électrices ni éligibles. Cornélie princesse de Galléan des Issarts, issue de la première noblesse provençale, a épousé Michel Palamède de Forbin, marquis de Janson (1746-1832), maréchal de camp, émigré, dont elle divorça (il deviendra plus tard chambellan de l’Empereur Napoléon).

Après l’émigration de son mari

Elle prolonge son séjour à Paris, puis elle se rend en Suisse mais doit revenir en urgence à Paris pour sauvegarder les biens familiaux depuis le vote de la loi sur les biens d’émigrés. Elle devait plus tard racheter une partie des biens confisqués de son mari, ce qui n’empêchera pas celui-ci de se faire indemniser sous la Restauration !

Le 11 décembre 1792

Louis XVI comparaît devant la Convention pour la première fois. Il est autorisé à choisir un avocat. Il demandera l’aide de Tronchet, de Monsieur de Sèze et de Target. Celui-ci refuse. Monsieur de Malesherbes (1721-1794) se porte volontaire.

A l’époque du procès de Louis XVI

Elle voit d’autres femmes de l’ancienne Cour entrées dans la clandestinité contre-révolutionnaire. Toutes s’efforcent d’avoir des cartes de sûreté en règle, après avoir présenté des certificats de résidence prouvant leur non émigration (y compris si les signatures ont été achetées a des révolutionnaires corrompus), si bien qu’elles bénéficient d’une relative tranquillité jusqu’à la fin de l’été 1793.

Le 20 janvier 1793 au soir

Louis XVI dit adieu à sa famille. Il promet à la Reine de La revoir le lendemain matin mais il ne le fera pas.

Les adieux de Louis XVI par Benjamin Warlop

Le 21 janvier 1793

Louis XVI est exécuté place de la Révolution.

Après la mort du Roi, la surveillance de la prison du Temple se relâche quelque peu.

Cependant, Madame de Janson, connue pour son énergie et son intrépidité, entre dans le réseau contre-révolutionnaire du ci-devant duc du Châtelet qui, ayant plusieurs fois émigré, est à nouveau en région parisienne pour acheter l’influence de fonctionnaires et de députés de la Convention. Fort riche, il a ouvert une souscription auprès de ses relations d’Ancien Régime dont la duchesse de Grammont, soeur de Choiseul, qui, depuis les massacres de septembre 1792, a formé un cercle de « résistants a la Terreur » dans son hôtel de la rue Grange Batelère. Madame de Janson y vient souvent, et s’y lie avec le baron de Batz ancien député à la Constituante, et avec plusieurs gentilshommes dont son grand ami, le marquis de La Guiche, qui depuis la mort du Roi, s’était juré de faire évader l’infortunée Marie-Antoinette du Temple.

Anne Letourneau (Madame Elisabeth)  et Jane Seymour ( la Reine) dans Les Années Terribles (1989) de Richard Heffron

Selon Théodore de Lameth, Madame de Janson a une grande ressemblance avec la Reine, et, s’étant déguisée, elle réussit à La rencontrer en prison une première fois au printemps 1793 pour Lui proposer de prendre Sa place, opération à hauts risques. Le plan a été mis au point grâce à la complicité de quelques membres de la Commune, et probablement du chevalier de Cubières, secrétaire général de la Commune, qui a la responsabilité des gardes au Temple. Il faut savoir que la Commune de Paris, après le 10 août 1792, a été partiellement infiltrée par des individus liés au royalisme. Tout en se faisant passer pour de violents sans culottes, quelques administrateurs sont en réalité, par conviction ou corruption, dévoués à la famille royale détenue à la prison du Temple. Le rôle de Madame de Janson, confirmé par des lettres de son fils à l’époque de la Restauration , est suffisamment important pour que les plus hautes autorités en soient informées lorsque les diverses tentatives pour faire évader la Reine et Son fils ont échoué.

 

Voir cet article :

Dans la nuit du 2 au 3 août 1793

Marie-Antoinette est transférée de la prison du Temple à la Concieergerie, l’antichambre de la mort

La Conciergerie
La Veuve Capet par Jean-Louis Prieur
Marie-Antoinette dans Sa cellule de la Conciergerie par Benjamin Warlop

La comtesse de Galléan Forbin-Janson, « profitant de sa ressemblance avec la Reine Marie-Antoinette, elle forme le projet de se substituer à Elle dans les geôles de la Conciergerie.

Norma Shearer est Marie-Antoinette (1938) pour Van Dyke
Image de Marie-Antoinette (1976) de Guy-André Lefranc

Dans cette perspective, elle réunit un million de francs, la totalité de sa fortune. Mais ce projet nourri par la fidélité est un échec.

« Je ne dois, ni ne veux accepter le sacrifice de votre vie, adieu »

écrit la Reine sur un billet adressé à la marquise, laquelle bientôt dénoncée doit se cacher. 

Image de Marie-Antoinette de Guy-André Lefranc
La Reine est seule dans Sa cellule de la Conciergerie
Image du Fabuleux Destin d'Elisabeth Vigée Le Brun d'Arnaud Xainte

On sait que madame de Janson a réuni 400 000 livres pour corrompre l’influent député François Chabot, membre de la police politique (Comité de sûreté générale), avec la complicité des administrateurs de police de la Commune de Paris François Michonis et Charles Jobert. Elle a rencontré le vénal Chabot au Palais-Royal, lequel depuis plusieurs mois spécule sur une inspection réservée dans ce quartier où se réunissent les royalistes. Avec d’autres membres de la police politique, il fréquente assidument les cafés comme celui de Corrazza, mais surtout les tripots à la mode comme celui de la ci-devant comtesse de Linières où, dit-on, se tiennent des « orgies dégoutantes ». En réalité Chabot et quelques complices protégent ces tripots royalistes dans lesquels circule l’argent de la contre-révolution.

Geneviève Casile dans Marie-Antoinette  (1976) de Guy Lefranc

Après le 17 septembre 1793 (loi des suspects)

Il n’y eut plus besoin de justifier quoique ce soit d’ailleurs, puisque même les femmes d’émigrés divorcées furent considérées comme suspectes.

Cornélie, devenue très suspecte, se terre à Paris sous le nom de « citoyenne Gallean », tandis que sa tête est mise à prix.

Doris Lloyd incarnant Marie-Antoinette dans Le Roi sans couronne (1937) , un court-métrage de Jacques Tourneu

Plusieurs royalistes très impliqués dans les manoeuvres visant à circonvenir les membres de la police politique comme les citoyens Julien de Toulouse, Alquier ou Osselin, sont bientôt dénoncés par leur collègue Claude Basire dans sa déclaration du 16 novembre 1793 (26 brumaire an II). Anticipant la menace d’être lui-même dénoncé par un indicateur de police, nommé Burlandeux, comme ayant figuré avec la marquise de Janson et Julien de Toulouse parmi les convives du baron de Batz à Charonne, ce député prend les devants et dans ses déclarations à la Convention, donne consistance a ce qu’on a appelé la « conspiration de l’étranger ».

En août 1793

Le baron de Batz (1754-1822) réunit autour d’un festin, au château de Bagnolet, le gratin de la conspiration, dans le double objectif d’organiser l’évasion de Marie-Antoinette et d’utiliser Chabot, membre du Comité de sûreté générale, qu’il sait éminemment corruptible : les convives du repas sont Jean-Pierre de Batz, François Chabot (1756-1794), Claude Basire, Joseph Delaunay, Jean Julien, Pierre-Vincent Benoist d’Angers et Cornélie de Galéan

Images de Marie-Antoinette (1976) de Guy-André Lefranc

A la sortie de Paris (actuel XIe arrondissement), dans une élégante « folie » située à Charonne, se réunissent depuis plusieurs mois un certain nombre de personnes déterminées à faire évader la famille royale, malgré tous les obstacles qui se présenteront. Parmi eux, il y a l’avocat diplomate Benoist d’Angers et son épouse, célèbre peintre de portraits; l’ex marquis de Laguiche, le littérateur La Harpe; le banquier Duruey, et plusieurs amies de la marquise de Janson :comme l’ex-comtesse de Beaufort, surtout connue comme femme de lettres, son amie la marquise de Pompignan, Marie Babin de Grandmaison, maîtresse de Batz, qui s’est fait connaître comme cantatrice sous le nom de Mademoiselle Burette la cadette, et enfin madame d’Eprémesnil, née Sentuary qui offre à Batz de se mettre à l’abri dans sa propriété de Rouelles près du Havre lorsqu’à l’automne 1793 toutes les polices sont lancées à ses trousses.

Ami du dénonciateur Basire et aussi corrompu que lui, le député François Chabot, réitère sa dénonciation, arguant avoir eu intentionnellement des relations avec les conjurés royalistes pour mieux les confondre. C’est du moins ce qu’il explique à Robespierre et Danton, dans de longues lettres de prison qui sont publiées sous la Restauration par l’ancien député Courtois. Il est vrai que, jusqu’à la Restauration, les anciens Jacobins, en faisant main basse sur certaines archives, ont réussi à maintenir le mythe de la pureté républicaine des zélateurs de la Terreur, présentée par eux (et leurs modernes apologistes) comme un mal nécessaire pour vaincre « l’ennemi de l’intérieur » et faire triompher le bien sûr le mal. La réalité est toute autre. La loi de répression dite « des suspects » est dévoyée et elle permet surtout a la police politique et ses sbires de rançonner de riches royalistes qui ont renoncé à émigrer.

Les différents projets d’évasion de la Reine Marie-Antoinette et de Son fils ayant échoué les uns après les autres en 1793, soit par trahison, soit que la Reine en redoutait les conséquences pour Elle, soit par dénonciation de complices de la veille comme Alquier, Basire et Chabot.

 

Voir cet article : 

Le 14 octobre 1793

Marie-Antoinette est traduite devant le tribunal révolutionnaire.

Image de L'Autrichienne (1990) de Pierre Granier-Deferre

Le 16 octobre 1793

Marie-Antoinette est exécutée, place de la révolution.

Le complot ayant échoué, madame de Janson émigre en Bavière.

En 1794

Madame de Janson est désignée comme « agente enragée de la conspiration de l’étranger » et condamnée à mort par contumace.

 

 

 

 

 

 

 

Voir cet article :

Le 14 juin 1794 (26 prairial an II)

Un membre de la police politique, Elie Lacoste, donne lecture à la Convention, au nom des comités réunis, mais surtout à l’instigation de Barère, d’un rapport abracadabrantesque sur les ramifications de la « conspiration » dite « de l’étranger ». Désignée comme « agente enragée » de cette conspiration inventée par les comités pour se défaire de leurs opposants. Madame de Janson est activement recherchée comme d’ailleurs toutes les femmes ayant eu des relations avec le baron Batz, que ce soit pour affaires, par amour, par amitié ou pour l’avoir logé. Grâce à divers subterfuges, elle parvient à passer à travers les mailles du filet resserré de la police politique et des indicateurs de police qui quadrillent la France entière. Thermidor la sauve.

En octobre 1795 (vendémiaire an IV)

Lorsque les royalistes tentent de noyauter les sections, elle est à Paris sans que l’on sache quel fut son rôle en la circonstance. Ce qui est certain, écrit le comte d’Allonville, est qu’elle cherche à faire disparaître les papiers sous scellés du baron de Batz qui, revenu de Suisse où il avait trouvé asile jusqu’au 9 thermidor, s’était fortement impliqué dans les événements de vendémiaire an IV (tentative de renversement de la Convention thermidorienne)

Divers auteurs dont Chateaubriand ont évoqué le souvenir de madame de Janson : 

 

  « Je vis madame de Janson , petite femme sèche, blanche et résolue, qui, dans sa propriété, se battait avec le Rhône » (…), «caractère énergique, (elle) aurait eu l’idée de se substituer à Marie-Antoinette dans sa prison. »

François-René de Chateaubriand,   »Mémoires d’Outre-Tombe: 1800-1814 » 

François-René de Chateaubriand

 

Le 8 juin 1795

Mort de Louis XVII à l’âge de dix ans. Il était atteint de tuberculose osseuse.

L’«orpheline du Temple» reste alors seule prisonnière de la tour.

La tour du Temple

Le 18 décembre 1795

Madame Royale quitte la prison du Temple pour être remise  à sa famille autrichienne…

Bonaparte au Pont d'Arcole par Antoine-Jean Gros (1801)

 

A partir de la fin de l’année 1799

Napoléon Bonaparte (1769-1821) dirige la France.

 

 

Du 10 novembre 1799 au 18 mai 1804

Bonaparte est Premier consul.

 

 

 

Le 9 novembre 1799 (18 Brumaire)

Un coup d’Etat renverse le Directoire. Tout a lieu dans l’orangerie du château de Saint-Cloud. L’homme le plus fort du nouveau régime, le Consulat, est le général Bonaparte (1769-1821), que la marquise assimile à un robespierriste.

 

 

Du 18 mai 1804 au 11 avril 1814

Napoléon Ier règne sur la France en tant qu’Empereur.

 

 

Le 2 décembre 1804

Sacre de Napoléon Ier à Notre-Dame de Paris.

 

Bonaparte Premier consul par Jean-Auguste-Dominique Ingres
Sacre de Napoléon Ier par Jacques-Louis David

En 1810

À la suite des mesures prises par Napoléon Ier, son fils aîné, Charles de Forbin-Janson rentre en France. Il vend le château de Sauvan, propriété des Forbin-Janson.

Le château de Sauvan

Le 29 mars 1813

Son fils Charles devient chambellan de l’Empereur.

Le 2 novembre 1813 

Il épouse Antonie de Rochechouart de Mortemart (1792-1848), fille de Victurnien-Jean-Baptiste de Rochechouart (1752-1812), duc de Mortemart, dont il a deux enfants.

Le 4 février 1814

Charles est nommé colonel de corps franc dans la Nièvre. À la tête de son corps franc il attaque, sans succès, le camp allié des Chaises, près d’Autun afin de capturer des canons, du bétail et autres produits réquisitionnés par l’ennemi.

Le 6 avril 1814

Vaincu par les alliances étrangères, Napoléon abdique.

Louis-Stanislas, comte de Provence, est proclamé Roi sous le nom de Louis XVIII le Désiré.

Louis XVIII

Lors de la première Restauration

Charles de Forbin-Janson sera rétrogradé au grade de chef d’escadron et mis en disponibilité.

Le 1er mars 1815

La Restauration ne dure pas.

Confronté au non-paiement de sa pension attribuée par le traité de Fontainebleau et devant le mécontentement croissant des Français, Napoléon quitte son exil de l’île d’Elbe et débarque à Golfe-Juan.

Le 10 mars 1815

Débarquement de Napoléon au Golfe Juan.

Le 19 mars 1815

Napoléon est aux portes de Paris.

Retour de Napoléon de l'Île d'Elbe par Charles de Steuben

Louis XVIII et sa cour prennent la fuite pour Gand en passant pas Beauvais.

Ce qui lui vaut le surnom de « Notre père de Gand » par les chansonniers…

 

 

Le 18 juin 1815

La défaite de Waterloo réinstalle Louis-Stanislas sur le trône de France.

Son règne est consacré à la lourde tâche de concilier les héritages révolutionnaires et napoléoniens avec ceux de l’Ancien Régime.

Les derniers moments du duc de Berry, par Alexandre Menjaud

Le 13 février 1820

Assassinat du duc de Berry, fils du comte d’Artois.

Le 14 février 1820

Mort du duc de Berry

 

Le 29 septembre 1820

Naissance de Henri d’Artois  (1820-1883), petit-fils de France, duc de Bordeaux, plus connu sous son titre de courtoisie, comte de Chambord. De 1844 à sa mort, il sera prétendant à la couronne de France, sous le nom d’Henri V.

En 1822

La marquise, en difficulté financière et hors d’état de régir ses biens, vend à sa fille madame de Forbin les propriétés de Nanterre et du Mont-Valérien.

Le 16 septembre 1824

Louis XVIII (1755-1824) meurt à Paris.

Mort de Louis XVIII estampe

Charles X monte sur le trône et décide de renouer avec la tradition du sacre ; Louis XVIII avait annoncé publiquement son intention de se faire sacrer mais on peut présumer qu’il y renonça pour des raisons physiques, sa mauvaise santé ne lui permettant pas d’en supporter les rites.

Charles X en costume de sacre par François Gérard

 

 

 

Le 29 mai 1825

Le sacre de Charles X se tient en la cathédrale de Reims et marque le retour d’une cérémonie caractéristique de la logique d’Ancien Régime, ce qui peut être perçu comme une volonté d’ignorer les changements de la société française depuis la révolution française et l’empire napoléonien. Ce sacre reprend les phases principales du cérémonial traditionnel comme les sept onctions ou les serments sur les Évangiles.

La cathédrale de Reims
La cérémonie de l'intronisation lors du sacre de Charles X par François Gérard

Le règne de Charles X débute par quelques mesures libérales comme l’abolition de la censure des journaux, mais le Roi ne tarde pas à se jeter dans les bras des ultraroyalistes, et il s’aliène l’opinion par la loi sur le sacrilège, la concession d’indemnités aux émigrés, le licenciement de la garde nationale, le rétablissement de la censure (1825-1827). Son règne est marqué par la domination des « ultras », la frange revancharde des royalistes opposée à la Charte de 1814. Des lois ou des projets de lois, votés ou discutés sous son règne, accentuent dans l’opinion l’impression d’une volonté de retour à l’Ancien Régime.

Son catholicisme dévot indispose une partie du peuple de Paris, volontiers anticlérical sinon anticatholique. Comme à l’enterrement de Louis XVIII, il est habillé de violet, couleur de deuil des rois de France, le bruit court qu’il est évêque ; des caricatures le montrent en train de célébrer la messe devant les membres de sa famille.

Charles X est un Roi mécène ; une aide importante, aux alentours de 30 % du budget, est absorbée par l’achèvement des constructions publiques engagées sous le Premier Empire. La part consacrée aux commandes de tableaux et d’œuvres d’art, aux pensions et subventions aux artistes, savants, écrivains est de l’ordre de 1 à 1,5 million. La maison du Roi encourage les arts, de même que le Ministère de l’Intérieur ; cette politique de mécénat n’implique pas le contrôle des œuvres littéraires.

Le Roi s’investit personnellement pour enrichir le jardin des plantes de nombreuses espèces nouvelles, il fait pensionner de nombreux artistes. Les artistes œuvrent aux Tuileries ou dans les autres palais royaux et vivent un long moment en harmonie avec la Restauration. La période de la Restauration est une période riche de musique et d’opéra ; la vie intellectuelle, littéraire et artistique est animée de nombreux débats beaucoup plus libres que sous les régimes précédents. Charles X aime chasser à Rambouillet.

En 1827

La Rochefoucauld décide que le salon des Beaux-Arts, événement majeur où les œuvres sont présentées au roi après une sélection sévère d’un jury, aurait lieu tous les ans. La maison du Roi, sur proposition du directeur des Musées, favorise deux catégories d’artiste : ceux dont la réputation est établie depuis l’Empire, et ceux qui débutent avec succès.

En janvier 1828

Pour calmer les mécontents, il forme un ministère modéré.

Maurice Teynac est Charles X dans Le Diable Boiteux de Sacha                                                  Guitry – 1948

Fin 1828

Une des dernières soirées données à Trianon est gâchée par le Dauphin duc d’Angoulême totalement ivre, ce qui accentue officiellement sa «profonde médiocrité» et joue en sa défaveur pour la succession au trône…..

En 1829

La politique étrangère de Charles X vise à la restauration du prestige international et de la puissance de la France, l’armée russe marche sur Andrinople (Turquie), car il est envisagé d’étendre la France dans le cadre d’une réorganisation européenne consécutive à l’effondrement de l’Empire ottoman.

Le 8 août 1829

Le ministère réparateur est brusquement congédié et remplacé par le ministère de Jules de Polignac (1780-1847) qui fait renaître toutes les défiances.

Le 25 juillet 1830

Charles X promulgue les « ordonnances de Saint-Cloud » qui dissolvent les chambres, convoquent les collèges électoraux en changeant de mode d’élection, et suspendent la liberté de la presse. Sous le règne de Charles X, la France, vaincue sous Napoléon et pansant ses plaies sous Louis XVIII, reprend pleinement sa place dans le concert des nations, jouant après la campagne victorieuse en Espagne de 1823 un rôle décisif dans l’indépendance de la Grèce et mettant fin, par la prise d’Alger à la piraterie barbaresque et à la traite des Blancs qui sévissaient depuis des siècles. La politique étrangère du Roi suscite l’admiration de Metternich et son incompréhension face aux événements de 1830.

Les 27, 28 et 29 juillet 1830

Les opposants aux ordonnances de Saint-Cloud soulèvent Paris : ce sont les Trois Glorieuses de 1830, ou « révolution de Juillet », qui renversent finalement Charles X.

La Liberté guidant le Peuple d'Eugène Delacroix (1830)

Le 30 juillet 1830

 Louis-Philippe duc d’Orléans, est nommé lieutenant général du Royaume par les députés insurgés.

Le 31 juillet 1830

 Charles X  préside son dernier conseil des ministres le 31 juillet 1830 dans le cabinet Frais du Grand Trianon.

Louis-Philippe accepte ce poste. Il s’enveloppe alors d’un drapeau tricolore avec La Fayette et paraît ainsi à son balcon.

Louis-Philippe d'Orléans

 

Le 2 août 1830

Charles X, retiré à Rambouillet, abdique et convainc son fils aîné le Dauphin Louis-Antoine de contresigner l’abdication.

L’abdication est contresignée par Louis Antoine de France qui déclare renoncer à ses droits en faveur de son neveu. Charles X a eu du mal à convaincre son fils de signer et, le court instant entre l’abdication de son père et sa propre abdication, le duc d’Angoulême est Roi de France. Il aurait règné sous le nom de Louis XIX. Cette abdication, contraire aux lois fondamentales du royaume, est de toute façon sans effet, car Louis Philippe d’Orléans se fait proclamer Roi des Français par les chambres le 7 août.

Charles X ayant abdiqué quitte la France avec sa famille et embarque à Cherbourg
Louis-Philippe Ier , Roi des Français

Le 29 mars 1832

Décès de son époux, Michel Palamède de Forbin, marquis de Janson, à l’âge de quatre-vingt-cinq ans.

Le 11 novembre 1834

Cornélie de Galéan, marquise de Janson décède à Paris le , à l’âge de soixante-et-onze ans.

À la mort de Cornélie

Charles-Auguste de Forbin-Janson, devenu évêque de Toul et primat de Lorraine, hérite de la propriété de Nanterre et désire la vendre. Selon une annonce parue dans le journal Le Figaro du 28 juin 1836, il s’agit : 

« d’une propriété de campagne sise à Nanterre, à 2 lieues et demie de Paris [soit 9,65 km], sur la route de Paris à Saint-Germain, auprès du bureau des diligences [place de La Boule] et du chemin de fer qui va bientôt être mis en activité. La demeure consiste en une maison de maître élevée sur rez-de-chaussée, de deux étages et un grenier. Le rez-de-chaussée est composé d’un vestibule, d’un salon, d’une salle à manger, et d’un office, cuisine, arrière-cuisine, fournil, bûcher et logement du concierge. Dans les étages se trouvent les chambres de maître avec cabinet, dix chambres de domestiques et de grands greniers. Le bâtiment est édifi é sur deux belles caves. Les communs comprennent une écurie pour dix chevaux, une grande remise, une bassecour, étable, pigeonnier, serre, chapelle et autres bâtiments. Une grande cour pavée avec sortie par grande porte. Deux beaux jardins entourés de murs avec sortie sur le boulevard [actuel boulevard du Levant] de 2 arpents 1/2, [soit 8 546,85 m²] au milieu desquels existent de belles promenades, un bassin, un grand puits, une allée de vignes et plus de 600 arbres à fruits. »

L’hôtel Rochegude

Sources :

  • Antoinetthologie
  • BLANC Olivier , Les espions de la révolution et de l’Empire, Paris, Perrin, 2003 (p. 271-277)
  • CAMPARDON, Emile, Marie-Antoinette à la Conciergerie (du 1er août au 16 octobre 1793), archives de l’empire, Jules Gay, Paris, 1863, 352 p. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62159775.texteImage
  • LAFONT D’AUSSONNE, Gaspard-Louis, Mémoires secrets et universels des malheurs et de la mort de la reine de France, édition en ligne Gallica, Paris, 1824, 442 p. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k680395/f270.item#
  • LENOTRE GOSSELIN, Louis Léon Théodore, La Captivité et la mort de Marie-Antoinette : les Feuillants, le Temple, la Conciergerie, librairie académique Perrin, Paris

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