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Pierre-Léopold de Habsbourg-Lorraine, grand-duc de Toscane puis l’Empereur Léopold II

Le 5 mai 1747

Naissance de Pierre-Léopold de Habsbourg-Lorraine (1747-1792) au château de Schönnbrunn près de Vienne. Il est le neuvième des seize enfants (et troisième fils) qu’auront  François Ier (1708-1765), Empereur du Saint-Empire et  Marie-Thérèse d’Autriche (1717-1780), Reine de Hongrie et de Bohême.

François-Etienne de Lorraine et Marie-Thérèse d’Autriche, école autrichienne

A l’occasion de la fête de leur père, les petits Archiducs et Archiduchesses montent sur scène à Schönbrunn sur un petit théâtre inauguré pour l’occasion.

Léopold est d’abord destiné à l’état ecclésiastique, et il semble que ce sont justement les études théologiques auxquelles on le contraint qui l’influencent défavorablement envers l’Église.

L’empereur François Ier, son épouse Marie-Thérèse et l’héritier du trône l’archiduc Joseph par Franz Xaver Karl Palko

Le 5 octobre 1747

A l’occasion de la fête de leur père, les petits Archiducs et Archiduchesses montent sur scène à Schönbrunn sur un petit théâtre inauguré pour l’occasion.

De telles représentations dont raffolent les parents seront très courantes tout le long de ces années. Les nouveaux-nés n’y échappent pas.

Le 18 avril 1748

La signature du traité d’Aix-la-Chapelle met fin à la Guerre de Succession d’Autriche.

Marie-Thérèse et François-Etienne sont reconnus dans leurs droits mais perdent définitivement la Silésie.

Le 17 septembre 1748

Naissance et mort de sa sœur Marie-Caroline.

Léopold est le deuxième poupon depuis la gauche parmi ses nombreux frères et sœurs par Martin van Meytens

De par son statut d’héritier du trône, Joseph vit à l’écart de ses frères et sœurs. Les premiers sont trop jeunes pour partager ses jeux et son éducation, les secondes de son âge, sont des filles qui n’ont rien à faire avec le petit prince. Cette éducation va finir par isoler l’hériter du trône du reste de sa fratrie et provoquer des tensions qui ne cesseront avec les années.

Léopold est élevé aux côtés de son frère Charles-Joseph (1745-1761).

Il est confié aux mains de Franz Thurn qui paraît avoir été le seul à qui l’archiduc se sent attaché.

Comme leur aîné, Charles-Joseph et Pierre Léopold sont régulièrement habillés des costumes traditionnels des différentes provinces des territoires Habsbourg, en remerciement des services rendus en particulier par la noblesse hongroise.

De part la multiplicité des langues au sein des vastes territoires Habsbourg, ils doivent apprendre l’allemand, en plus du dialecte viennois, le français, la langue maternelle de leur père, l’italien, mais aussi le latin, le hongrois et le tchèque.

Les touts-petits, nés à peu d’intervalle sont logés dans ce qu’on appelle la “Kindskammer” (“la chambre d’enfant”) où ils sont généralement confiés aux soins d’une demoiselle de chambre et de ses assistantes.

Le 20 mai 1749

D’après Blondel, le chargé d’affaires français, tous les enfants impériaux parlent aussi bien l’allemand que le français.

Le 4 février 1750

Naissance de sa sœur Marie-Jeanne-Gabrielle (1750-1762).

Le 19 mars 1751

Naissance de sa sœur Marie-Josèphe (1751-1767).

Portrait de la famille impériale par Martin Van Meytens, (1752 )

Le 5 avril 1752

L’ayo de l’archiduc héritier Batthiany écrit ses instructions au vice-ayo Philippe de Künigl qui sera plus particulièrement attaché aux archiducs cadets :

“Entretenir une tendre liaison d’amitié et union entre toute l’auguste famille. (…) Inspirer aux deux princes le respect et la déférence qu’ils doivent à leur aîné, comme celui-ci l’est sans cesse pour les ressouvenir du ménagement qu’il leur doit à son tour.

(…) Ménager le jeu entre eux deux, de façon qu’il n’y entre jamais de jeu de mains, ni de familiarité ni de jalousie outrées, mais bien toute la cordialité fraternelle.

BADINTER, Elisabeth, Les conflits d’une mère, Marie-Thérèse d’Autriche et ses enfants, Paris, Flammarion, 2020, pp. 70-71

Si ces recommandations semblent avoir été une réussite avec l’archiduc Charles, elles vont être plus difficiles avec Léopold :

“L’instruction de Leurs Majestés est que ces sentiments soient ménagés avec soin, cultivés de plus en plus et inspirés de même à l’archiduc Léopold qui paraît borner tout son attachement à son instructeur.”

Instructions de Batthiany pour le vice-ayo Philippe de Künigl, archives privées de la famille Goëss, BADINTER, Elisabeth, Les conflits d’une mère, Marie-Thérèse d’Autriche et ses enfants, Paris, Flammarion, 2020, p. 71

Léopold, troisième fils de la fratrie, n’a que peu d’intérêt aux yeux de ses parents et la cour. Se sentant mal-aimé, il s’isole, ne cherchant aucunement à plaire :

“Il ne passera jamais non plus à Monseigneur l’archiduc Léopold la moindre nonchalance, ou paresse ou impolitesse, comme des caractères très dangereux.”

Instructions de Batthiany pour le vice-ayo Philippe de Künigl, archives privées de la famille Goëss, BADINTER, Elisabeth, Les conflits d’une mère, Marie-Thérèse d’Autriche et ses enfants, Paris, Flammarion, 2020, p. 72

Le 13 août 1752

Naissance de sa sœur Marie-Caroline (1752-1814).

Si Marie-Thérèse s’occupe de chaque détail de l’éducation de ses enfants, elle n’en est pas moins une mère terrible.

Une miniature qui représente le régime disciplinaire de Marie-Thérèse :

Artiste inconnu (1750) – Musée National de Varsovie.

Les enfants sont soumis à un strict emploi du temps, rédigé de la main de l’Impératrice :

Huit heures du matin, réveil et prière “élévation à Dieu” et se lever du lit.
Neuf heures, prière du matin, toilettes et petit déjeuner.
Neuf heures et demie : la kammerfrau (la femme de chambre) fait répéter et apprendre par cœur le catéchisme
De neuf heures et demie à dix heures, permission de jouer.
Onze heures : une demi-heure d’écriture et de nouveau récréation
De onze heures à onze heures et demie: confession
Midi : heure du déjeuner et de la liberté
A deux heures après midi :  de nouveau récréation
A quatre heures après midi : cours de français
A cinq heures du soir : amusement avec les jeux de cartes, livres et enseignement des mots français par des images ou danse.
A six heures du soir : réciter le Noster Pater pour rappeler toujours la présence de Dieu.
A sept heures et demie du soir : dîner
A huit heures et demie du soir : nettoyage du soir et lit.
Quand le temps le permettra, nous modifierons les horaires afin qu’on puisse sortir en calèche en hiver et se promener dans le jardin en été.”

Les heures d’études sont complétées par les professeurs de musique, de dessin et de langues. Chaque matin, l’impératrice reçoit le rapport médical du Dr Van Swieten, qui lui rapporte l’état de santé de ses enfants. L’Impératrice voit les enfants tous les huit ou dix jours.
Le fouet peut être donné par les ayos.

Dès l’âge de cinq ans, chaque enfant se voit attribuer un appartement, composé de plusieurs pièces et pour les archiducs, le personnel féminin est remplacé par des hommes. En plus de l’Ajo, qui est la personne responsable, plusieurs professeurs et un confesseur particulier assument l’éducation des enfants.

Comme leur frère aîné, Charles-Joseph et Pierre Léopold reçoivent une éducation militaire. 

Les trois archiducs sont confiés au fled-maréchal comte de Batthyani (1697-1772).

En 1753

Départ de Bartenstein, remplacé par Wenceslas Antoine, comte de Kaunitz (1711-1794), jusque-là ambassadeur en France.

On parle d’un mariage de l’Archiduc avec la fille du Roi de Naples qui deviendra par la suite Charles III, Roi d’Espagne. Finalement, cette princesse, Marie-Louise d’Espagne (1745-1792) épousera plus tard Léopold, après avoir été également promise à Charles-Joseph.

L’infante Marie-Louise tour à tour promise aux trois premiers fils de Marie-Thérèse, Joseph, Charles-Joseph puis Léopoldpar Raphael Mengs.

Le 1er juin 1754

Naissance de son frère Ferdinand (1754-1804).

Portrait de la famille impériale par Martin Van Meytens, 1754, même pose.

Joseph n’apprécie pas particulièrement ses sœurs du même âge (au caractère difficile, il faut l’admettre), il est jaloux de Charles-Joseph très doué et aimé de tous, mais mort à seize ans et il passe son temps à se moquer de Léopold.

Les relations de Marie-Thérèse avec ses très nombreux enfants sont complexes car elle a eu des préférés ce qui a vraiment gâché les relations fraternelles. Le pire semble d’avoir accepté que Marie-Christine épouse l’homme de son choix. C’est d’une injustice inacceptable pour les autres.

La mère n’est pas non plus sans responsabilités. Si elle adore ses enfants, elle ne leur accorde que peu de temps, peu de place dans sa vie. Les affaires d’état passent avant tout. Et ensuite, son mari. Après viennent les enfants. Et selon ses prédilections marquées.

Le 17 mars 1755

Examen en histoire et géographie des deux archiducs cadets en présence des principaux ministres, Bartenstein et Kaunitz.

Le 2 novembre 1755

Naissance de sa sœur Marie-Antoinette (1755-1793).

Portrait de la famille impériale par Martin Van Meytens, 1755, même pose.

Le 12 février 1756

A l’occasion de l’anniversaire de leur père, tous les archiducs et archiduchesses sont déguisés, y compris la plus jeune, Antonia, trois mois, recouverte de fleurs.

Le 1er mai 1756

Signature à Versailles du traité d’alliance entre la France et l’Autriche, mettant fin à plus de deux cent cinquante ans de rivalité entre les deux puissances.

Le 25 mai 1756

Ratification du traité à Vienne.

Début de la Guerre de Sept ans.

Le 8 décembre 1756

Naissance de son frère Maximilien (1756-1801).

Portrait de la famille impériale par Martin Van Meytens, 1756, même pose.

Joseph se sentira beaucoup plus à l’aise avec ses frères et sœurs les plus jeunes : Marie-Caroline, Ferdinand, Marie-Antoinette et Maximilien. Tous, au contraire de leurs aînés, l’aimeront beaucoup.

Le 19 janvier 1757

L’Archiduc Joseph est atteint de petite vérole. On craint pour sa vie et on craint que l’épidémie se répande au sein de la famille impériale.

On parle de petite vérole “copieuse”. Joseph s’en sort très amaigri et le visage grêlé.

Malgré l’épidémie, Marie-Thérèse ne perd alors aucun de ses enfants.

                            Réunion intime de la famille impériale, par Martin van Meytens (?)                           Léopold se tient sur la gauche du tableau, en noir.

Le 7 septembre 1760

Mariage par procuration à Parme. Marie-Thérèse envoie le prince de Liechtenstein épouser la princesse au nom de l’archiduc Joseph.

Isabelle de Bourbon-Parme et l’Archiduc Joseph au moment de leur mariage, d’après Martin van Meytens
Portraits de Marie-Antoinette, enfant et jeune archiduchesse - Page 5 Johann10L’Archiduc Léopold

Le 6 octobre 1760

Célébration du mariage à Vienne en grandes pompes.

Marie-Thérèse souhaite les fêtes les plus extraordinaires, à la hauteur de l’événement, et décide de les faire immortaliser par son peintre préféré Martin van Meytens aidé de son atelier.

Résultat de recherche d'images pour "L'entrée d'Isabelle de Bourbon-Parme dans Vienne, par Martin van Meytens"L’entrée d’Isabelle de Bourbon-Parme dans Vienne, par Martin van Meytens et son atelier
Banquet dans la grande antichambre du palais de la Hofburg de Vienne, par Martin van Meytens et son atelier
Souper dans la salle de la Redoute à la Hofburg, Martin van Meytens et son atelier
Sérénade dans la salle de la Redoute, Martin van Meytens et son atelier. Le couple impérial est au centre, entouré par les nouveaux mariés, Joseph près de son père, Isabelle près de sa belle-mère. Les quatre autres archiducs se répartissent ensuite, deux par deux, puis les archiduchesses se divisent en deux groupes de quatre de part et d’autre, en ordre décroissant.

Contre toute attente Joseph devient follement amoureux de sa femme. Il n’aimera qu’elle.

Malheureusement pour lui ces sentiments ne sont pas du tout réciproques même si en apparence Isabelle joue à la plus parfaite des épouses.

Elle voue par contre très rapidement une passion dévorante pour sa belle-sœur Marie-Christine.

Le 22 décembre 1760

Fausse couche d’Isabelle ou simple “petite incommodité” selon Marie-Thérèse.

Le 26 décembre 1760

Nouvelle épidémie de variole au sein de la famille impériale.

L’archiduc Charles-Joseph tombe malade.

Le 18 janvier 1761

Mort de son frère Charles-Joseph.

Résultat de recherche d'images pour "Joseph et léopold ii d'autriche"L’Archiduc Charles-Joseph d’Autriche

À la mort de ce frère aîné, il est décidé que Léopold succéderait à son père comme grand-duc de Toscane, grand-duché qui fut érigé en « secundogéniture », c’est-à-dire en apanage  pour le deuxième fils. Cette disposition est la condition de son mariage avec Marie-Louise, fille de Charles III d’Espagne et de Marie-Amélie de Saxe.

En 1762

Résultat de recherche d'images pour "Joseph et léopold ii d'autriche"Pierre-Léopold d’Autriche par Liotard (1762)

Le 20 mars 1762

Naissance de Marie-Thérèse, fille de Joseph et d’Isabelle.

Mai 1762

Marie-Thérèse se plaint à l’ayo Franz Thurn du peu de propreté de son fils.

Le 13 octobre 1762

Visite de la famille Mozart à Schönbrunn.

La famille impériale est très férue de musique et au grand bonheur du couple impérial et de Joseph, Isabelle joue merveilleusement bien du violon.

En décembre 1762

En 1762, Marie-Christine réalise cette gouache, portrait de la famille impériale dans un intérieur bourgeois.La Saint-Nicolas, d’après une gravure de Jacobus Houbraken

Le 22 décembre 1762

Mort de Sa sœur Marie-Jeanne-Gabrielle.

L’Archiduchesse Marie-Jeanne-Gabrielle par Pierre Benevaux

Nuit du 26-27 novembre 1763

Mort d’Isabelle de Bourbon-Parme qui suscite le chagrin immense de la famille impériale.

Le 25 janvier 1765

Le mariage de Joseph II avec Maria Josepha de Bavière.

Tableau de Johann Georg Weickert

Lors de cette cérémonie, les archiducs et archiduchesses donnent un spectacle…

Le 5 août 1765

L’Infante Marie-Louise par Mengs (1765)

Mariage de l’archiduc Léopold avec Marie-Louise d’Espagne (1745-1792) à Innsbruck.  Léopold part en Toscane alors que Marie-Antoinette n’a que neuf ans. Il semble difficile d’avoir pu établir une relation véritable. Les liens du sang ne suffisent pas.

Résultat de recherche d'images pour "Mariage de l'archiduc Léopold avec Marie-Louise d'Espagne"

Résultat de recherche d'images pour "Mariage de l'archiduc Léopold avec Marie-Louise d'Espagne"

A cette occasion, Marie-Thérèse décide de réaménager la galerie du palais de la Hofburg d’Innsbruck avec les portraits de tous ses enfants, auxquels on rajoutera en fonction conjoints et petits-enfants.

Le 18 août 1765

Mort de son père, l’Empereur François Ier, lors des festivités de son mariage à Innsbruck. Léopold  il lui succède en tant que grand-duc de Toscane.

Résultat de recherche d'images pour "Empereur François-Etienne par Johann Zoffany en 1777"
Portrait posthume par Johann Zoffany en 1777

Marie-Antoinette racontera, en 1790, à  Mesdames de Tourzel, de Fitz-James et de Tarenteaux que l’Empereur François Ier, partant pour l’Italie, d’où il ne devait jamais revenir , rassemble ses enfants pour leur dire adieu :

J’étais la plus jeune de mes sœursmon père me prit sur ses genoux, m’embrassa à plusieurs reprises, et, toujours les larmes aux yeux, paraissant avoir une peine extrême à me quitter. Cela parut singulier à tous ceux qui étaient présents, et moi-même je ne m’en serais peut-être pas souvenue si ma position actuelle , en me rappelant cette circonstance, ne me faisait voir pour le reste de ma vie une suite de malheurs qu’il n’est que trop facile de prévoir.”

Avènement de Joseph II qui partage le pouvoir avec Marie-Thérèse.

Joseph II par Anton von Maron (1775)

Tout juste marié, âgé de dix-huit ans, le Grand-Duc n’exerce guère qu’une autorité nominale, sous la surveillance qui durera cinq ans de conseillers nommés par sa mère.

Résultat de recherche d'images pour "Joseph et léopold ii d'autriche"Léopold, Grand-Duc de Toscane

La mort inopinée de son père plongeant l’impératrice Marie-Thérèse dans une dépression profonde, Marie-Christine profite de cette faiblesse momentanée pour arracher à sa mère l’autorisation de se marier par amour plutôt que par raison d’État.

Marie-Christine est ainsi la seule à être épargnée par la politique de mariage de sa mère et à pouvoir, avec l’aide de Marie-Thérèse, épouser l’homme de son choix, à savoir Albert de Saxe-Teschen.

Le 8 avril 1766

Mariage de Marie-Christine avec  Albert de Saxe-Teschen (1738-1822), frère de la Dauphine Marie-Josèphe de Saxe, mère du duc de Berry, au château de Hof.

Marie-Christine et  Albert de Saxe-Teschen, détail d’un tableau de Marie-Christine elle-même

Le 14 janvier 1767

Naissance de sa première fille, Marie-Thérèse  d’Autriche (1767-1827).

L’Archiduchesse Marie-Elisabeth (1743-1808) est atteint de petite vérole. Elle s’en sort mais enlaidie, elle ne peut plus prétendre au mariage.

L’Empereur Joseph II et ses sœurs Marie-Anne et Marie-Elisabeth

Le 28 mai 1767

Mort de Marie-Josepha de Bavière, seconde épouse de l’Empereur de Joseph II.

Le 15 octobre 1767

Mort de l’Archiduchesse Marie-Josèphe d’Autriche (1751-1767), sœur de Léopold.

L’Archiduchesse Marie-Josèphe

Le 12 février 1768

Naissance de son fils l’Archiduc François d’Autriche (1768-1835), futur Empereur des Romains (1792-1804) puis Empereur d’Autriche (1804-1835) sous le nom de François Ier.

L’Archiduc François par Zoffany (1775)

Le 12 mai 1768

Mariage de l’Archiduchesse Marie-Caroline, sa sœur, avec Ferdinand Ier des Deux-Siciles.

Le 6 mai  1769

Naissance de son fils l’Archiduc Ferdinand d’Autriche (1769-1824) à Florence.

Le 27 juin 1769

Mariage par procuration de l’Archiduchesse Marie-Amélie, sa sœur, avec Ferdinand Ier, duc de Parme.

Résultat de recherche d'images pour "Léopold II d'Autriche"Léopold d’Autriche

En 1770

Léopold se rend à Vienne pour obtenir qu’on mette fin à cette tutelle qu’il supporte mal.

Il retournera à Florence avec cette assurance.

Le 23 janvier 1770

Mort de sa nièce Marie-Thérèse, fille de Joseph II. Les fils de Léopold deviennent incontestablement les héritiers des Habsbourg.

Le 22 avril 1770

Naissance, à Florence, de sa fille Marie-Anne d’Autriche  (1770-1809) future Abbesse du Chapitre noble de Sainte-Thérèse à Prague.

Marie-Louise d’Espagne par Mengs (1770)

Le 16 mai 1770

Le mariage de Marie-Antoinette et du Dauphin est célébré dans la chapelle royale de Versailles.

Le mariage de Marie-Antoinette dans le film de Sofia Coppola (2006)
      Un portrait de famille autour de Marie-Thérèse, Léopold est au centre de la composition. L’oeuvre est de Marie-Christine !

Pendant les vingt ans entre son retour à Florence et la mort de son frère aîné, Joseph II en 1790, Léopold se consacre à réformer l’administration de son petit État.

Il supprime les limitations ruineuses qui pesaient sur l’industrie et la liberté personnelle, que ses prédécesseurs, les Médicis, avaient imposées et auxquelles son père n’avait pas touché pendant sa vie.

Il institue ainsi un système d’imposition rationnel et fait exécuter des travaux publics utiles, comme le drainage du val di Chiana.

Dans la mesure où il n’a pas d’armée à entretenir, tout son revenu reste disponible pour en faire profiter ses États. Pourtant Léopold ne sera jamais populaire auprès de ses sujets de Toscane.

Il est d’un naturel froid et réservé. Ses manières sont simples et touchent presque à l’avarice, quoiqu’il sache à l’occasion faire preuve de magnificence. Sa rigueur offense ceux de ses sujets qui ont profité des abus sous le régime des Médicis. Mais son administration stable, cohérente et intelligente, qui sait progresser pas à pas, mène le grand-duché à un niveau élevé de prospérité.

Dans son œuvre réformatrice, Léopold s’appuie sur des fonctionnaires de grande valeur comme Giulio Rucellai, Pompeo Neri (1706-1776), Francesco Maria Gianni (1728-1821), et Angel Tavanti (1714-1782).

Résultat de recherche d'images pour "Pompeo Neri"Buste de Pompeo Neri par Ferrara (1772)

Le grand-duc mène une politique libérale en approuvant la proclamation libérale de Sallustio Antonio Bandini dont il fait publier le Discours sur la Maremme, resté inédit, et en faisant procéder à la bonification des marécages de la Maremme et du val di Chiana.

Le 5 septembre 1771

Naissance de son fils Charles-Louis d’Autriche (1771-1847) à Florence.

Dans le cadre de sa vaste réforme sanitaire, Léopold promeut le thermalisme en s’appuyant notamment sur le traité consacré aux propriétés des eaux de Montecatini Terme commandé à son médecin personnel et professeur à l’hôpital Santa Maria Nuova, Alessandro Bicchierai.

Il introduit la liberté du commerce des grains en abolissant les entraves qui gênaient les cultures céréalières ; mais l’événement capital c’est, après tant de siècles, l’abolition des corporations qui remontaient au Moyen Âge et qui étaient le principal obstacle au progrès économique et social dans l’activité industrielle.

Le 14 août 1772

Naissance de son petit-fils Alexandre Léopold Jean Joseph d’Autriche (1772-1795), fils de Léopold et Marie-Louise d’Espagne à Florence.

Marie-Louise d’Espagne , épouse de Léopold II.

Le 19 septembre 1773

Naissance de son fils Albert Jean Joseph d’Autriche  (1773-1774)

Léopold, Marie-Louise et leurs enfants par W. Werlin

Le 10 mai 1774

Mort de Louis XV.

Le Dauphin devient Roi sous le nom de Louis XVI…

…et sa sœur Marie-Antoinette, Reine de France !

 Le 22 juillet 1774

Décès de son fils Albert Jean Joseph d’Autriche (1773-1774).

Le 23 décembre 1774

Naissance de son fils Maximilien d’Autriche (1774-1778)

Dans la période 1779-1782

Pierre Léopold entame un projet de constitution qui se continue après 1790 pour fonder les pouvoirs du souverain sur une relation contractuelle. Là encore cette politique suscite de vives oppositions, et le grand-duc, qui cette année-là monte sur le trône impérial, est contraint de renoncer.

L’abolition de la peine capitale par Léopold est la première abolition permanente de l’époque moderne.

Le 9 mars 1776

Naissance de son fils Joseph Antoine d’Autriche  (1776-1847), futur palatin de Hongrie.

Léopold, Marie-Louise et leurs enfants pas Zoffany

Le 24 avril 1777

Naissance de sa fille Marie-Clémentine d’Autriche (1777-1801).

En 1778-1779

Suite au séjour qu’il effectue à Vienne, en 1778 et 1779, Léopold rédige un texte secret, intitulé “Stato della famiglia”, dans lequel il exprime son amertume à l’égard de la Cour de Vienne et la déception éprouvée vis-à-vis de sa famille, déception en grande partie due aux éternelles querelles avec Joseph et à son statut privilégié.

Le 10 mars 1778

Décès de son fils Maximilien d’Autriche (1774-1778).

Le 31 août 1779

Naissance de son fils Antoine Victor d’Autriche (1779-1835) à Florence..

Le 15 octobre 1780

Naissance de sa fille Marie-Amélie d’Autriche (1780-1798) à Florence.

Le 29 novembre 1780

Mort de l’Impératrice Marie-Thérèse après une courte maladie.

Joseph II est désormais seul à la tête de l’Empire.

La relation qu’entretiennent les deux frères, Joseph et Léopold, sera toute leur vie conflictuelle. Joseph, qui aime à se moquer de Léopold, considère son frère comme son plus proche confident, en dépit de nombreuses divergences d’opinion. Les deux frères se rencontrent souvent et Joseph apprécie ses séjours à la Cour grand-ducale de Florence. Ils se retrouvent aussi plusieurs fois à Vienne et entretiennent une correspondance régulière.

Résultat de recherche d'images pour "Joseph et léopold ii d'autriche"Joseph II (à droite), avec son frère Léopold, grand-duc de Toscane, (1769) par     Pompeo Batoni

L’amitié quelque peu condescendante que lui porte Joseph n’est pas du tout réciproque pour Léopold qui supporte peu ce frère aîné un peu trop envahissant.

En 1781

Il introduit ensuite un nouveau tarif douanier  sur la base duquel sont abolies toutes les interdictions absolues, auquel on substitue des tarifs douaniers, à un niveau beaucoup plus bas d’ailleurs que ceux qui étaient alors en vigueur.

La transformation du système fiscal est entreprise par Pierre Léopold Ier dès les premières années de son règne et en 1769 est aboli le système de la ferme générale pour laisser place au recouvrement direct des impôts. Il soutient par contre de façon plus hésitante la politique de Tavanti, qui à la fin de 1781 souhaite grâce au cadastre prendre la propriété foncière comme base de mesure pour l’imposition fiscale. Tavanti meurt en 1781, et après lui Francesco Maria Gianni, son principal collaborateur à ce moment, qui a conçu un plan pour éliminer la dette publique en vendant les droits fiscaux que l’État possédait sur les terres de ses sujets ; on serait passé ensuite à un système fondé exclusivement sur la fiscalité indirecte ; cette opération, entamée en 1788, n’est pas achevée en 1790 lorsque Léopold devient Empereur.

Il réforme certains aspects de la législation toscane mais son projet le plus important devrait être la rédaction d’un nouveau code, que Pompeo Neri devait réaliser, mais que la mort de ce dernier empêche de mener à son terme ; les projets de constitution n’ont pas de suite non plus à cause du départ pour Vienne du souverain.

Le 20 janvier 1782

Naissance de son fils l’Archiduc Jean-Baptiste Joseph Fabien Sébastien d’Autriche (1782-1859) à Florence.

Datei:Johann Zoffany 005.jpgLéopold, Marie-Louise et leurs enfants pas Zoffany

Léopold et son épouse Marie Ludovica forment un couple exemplaire, qui donne , en l’espace de vingt ans, seize enfants _dont seuls deux mourront en bas-âge_, assurant ainsi une nombreuse descendance. Ce qui d’ailleurs vaut à Léopold de se voir affublé, entre autres, par son frère l’Empereur; de l’étiquette moqueuse d'”excellent peupleur” (vortrefflicher Bevölkerer) même si Joseph se réjouit de la pérennité de la dynastie.
Joseph II qui se refuse quant à lui à assurer la descendance des Habsbourg, fait venir Franz, le troisième fils de Léopold à la Cour de Vienne, pour le préparer à son futur rôle d’héritier du trône.

Le 30 septembre 1783

Naissance de son fils l’Archiduc Rainier Joseph d’Autriche (1783-1853) à Pise.

Le 13 décembre 1784

Naissance de son fils l’Archiduc Louis Joseph Antoine Jean d’Autriche (1784-1864) à Florence.

Il promeut une législation ecclésiastique de type juridictionnel, en réorganisant les biens de l’Église selon des critères d’utilité sociale et de convenance économique pour les intérêts de l’État ; le souverain se montre ouvert, en outre, aux tendances jansénistes d’une partie du clergé toscan. Pierre-Léopold s’inspire des principes du juridictionnalisme, en supprimant les couvents et en abolissant les liens de main-morte. Sur le terrain religieux proprement dit, la Toscane s’oriente vers le jansénisme, que représente l’évêque de Pistoia Scipione de’ Ricci (1741-1810), au point que le grand-duc lui fait organiser un synode (ou concile) dans sa ville en 1786 pour réformer l’organisation ecclésiastique toscane suivant les principes jansénistes.

Le programme en cinquante-sept points issu de ce synode, en accord avec Pierre-Léopold, touche aux aspects patrimoniaux et culturels et affirme l’autonomie des Églises locales par rapport au Pape ainsi que la supériorité du Concile, mais les fortes oppositions du clergé et du peuple le convainquent de renoncer à cette réforme.

Sa politique ecclésiastique qui heurte les convictions profondément enracinées de ses sujets, le conduit à s’opposer au pape Pie VI (1719-1775-1799) et en définitive est un échec. Il ne réussit pas à séculariser les propriétés des ordres religieux ni à placer entièrement le clergé sous le contrôle du pouvoir civil.

Le 30 novembre 1786

Après un moratoire de fait sur les exécutions (dont la dernière remonte à 1769), Léopold promulgue la réforme du code pénal qui abolit la peine de mort et ordonne la destruction de tous les instruments destinés aux exécutions sur son territoire. La torture est aussi bannie.

Pendant les toutes dernières années où il régit la Toscane, Léopold a commencé à s’effrayer devant les désordres qui augmentent dans les possessions allemandes et hongroises de sa famille et qui sont le résultat direct de la politique trop peu réfléchie de son frère. Pourtant, Joseph II et lui sont très attachés l’un à l’autre et se rencontrent souvent, aussi bien avant la mort de leur mère que par la suite. Le portrait dû à Pompeo Batoni où ils apparaissent ensemble montre qu’ils se ressemblent fortement.

Le 18 octobre 1787

Sa fille aînée, Marie-Thérèse (1767-1827)  épouse Antoine Ier de Saxe (1755-1836), futur Roi de Saxe de 1827 à sa mort.

Description de l'image Maria Theresa of Austria. queen of Saxony.jpg.Sa fille Marie-Thérèse

Le 8 janvier 1788

Naissance à Pise de son fils l’Archiduc Rodolphe Jean Joseph Rainier d’Autriche (1788-1831), futur cardinal d’Autriche.

Mariage de son fils l’Archiduc François (le futur Empereur) et d’Elisabeth de Wurtemberg (1767-1790).

L’Archiduc François

1789

Le 5 mai 1789

Ouverture des États-Généraux à l’hôtel des Menus Plaisirs à Versailles.

Aucune description disponible.

Le 4 juin 1789

Mort du Dauphin, Louis-Joseph-Xavier-François, à Meudon.

Le 20 juin 1789

Serment du Jeu de paume

Reproduction du Tableau LE SERMENT DU JEU DE PAUME de Jean Louis DAVID | Jeu  de paume, Le serment, Jean louis davidTableau de Jacques-Louis David

Le 14 juillet 1789

Prise de la Bastille.

Comment la prise de la Bastille est-elle racontée par Jules Michelet ? – Un  Texte Un Jour

Le 4 août 1789

Abolition des privilèges en France.

La Nuit du 4 août 1789, gravure de Isidore Stanislas Helman (BN)

Le 26 août 1789

Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

Le 5 octobre 1789

Des milliers de parisiennes marchent sur Versailles pour réclamer du pain.

La famille royale se replie dans le château…

Le 6 octobre 1789

Vers cinq heures du matin, les appartements privés sont envahis. La Reine s’échappe en jupon par une porte dérobée. Plus tard, Sa présence est réclamée par la foule. Elle va au-devant du peuple, courageuse, au mépris de Sa vie.

Aucune description disponible.

La famille royale est ramenée de force à Paris.

Le 19 novembre 1789

Mort de sa sœur l’Archiduchesse Marie-Anne à Klagenfurt. 

L’Archiduchesse Marie-Anne

On peut dire de Léopold ce qu’on a dit de Fontenelle, que son cœur est fait d’intelligence. Il sait qu’il doit succéder en Autriche à son frère aîné qui n’a pas d’enfants et il ne veut pas hériter de son impopularité. C’est pourquoi quand, en 1789, Joseph qui se sent mourir, lui demande de venir à Vienne pour devenir régent, Léopold préfère froidement ignorer cette requête.

A l’aide que sa sœur, la Reine de France, lui écrit il réagira de la sorte :

“Marie-Antoinette est ma sœur, mais la France n’est pas ma sœur”

Le 20 février 1790

Joseph II

La mort à Vienne de Joseph II. Léopold II (1747-1792), son frère, devient Empereur des Romains, mais est alors toujours à Florence  et ne quitte pas sa capitale toscane avant le 3 mars.

Illustration.Portrait de Léopold II, vers 1790

Là, il se trouve vite en butte aux problèmes épineux engendrés par les réformes hâtivement entreprises par Joseph et qu’il ne put, lui non plus, résoudre, en raison de sa mort soudaine deux ans plus tard.
Par contre motus sur son inaction face à la France révolutionnaire.

En juillet 1790

Un appel personnel à Frédéric-Guillaume II (1744-1797) aboutit à une conférence entre les deux souverains à Reichenbach  et à une entente qui était en fait une défaite pour la Prusse.

Le 14 juillet 1790

 Fête de la Fédération.

Le 15 août 1790

Mariage de son fils aîné l’Archiduc François et de sa double cousine Marie-Thérèse de Bourbon-Naples (1772-1807), fille de Ferdinand Ier des Deux-Siciles et de Marie-Caroline d’Autriche.

Illustration.Marie-Thérèse de Bourbon-Naples, par Elisabeth Vigée Le Brun (1790)

Ce même jour

Mariage de son fils deuxième Ferdinand (1769-1824) et Louise de Bourbon-Sicile (1773-1802), sœur de Marie-Thérèse de Bourbon-Naples et fille de Ferdinand Ier des Deux-Siciles et de Marie-Caroline d’Autriche.

Illustration.Ferdinand III, Grand duc de Toscane.
Joseph Dorffmeister 001.jpgLouise de Bourbon-Siciles

En septembre 1790

il a déjà signé avec les Turcs une trêve de huit mois, qui ouvre la voie à la fin de la guerre qu’a commencée Joseph II

Le 11 novembre 1790

Léopold est couronné comme Roi de Hongrie.

À l’époque où il gouvernait la Toscane, Léopold avait eu envie d’accorder une constitution à ses sujets.

Quand il succède à Joseph II, il commence par faire de larges concessions à ceux dont les innovations de son frère ont lésé les intérêts. Il reconnaît les États de ses différents territoires comme « les piliers de la monarchie », apaise les Hongrois et réussit à diviser par des concessions les Belges en révolte.

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Résultat de recherche d'images pour "Joseph et léopold ii d'autriche"L’Empereur Léopold II d’Autriche

Comme ces mesures n’arrivent pas à rétablir l’ordre, il fait entrer des troupes dans le pays et rétablit à la fois son autorité et les franchises historiques des Flamands. Pourtant il ne renonce à rien de ce qu’ont fait Marie-Thérèse et Joseph pour renforcer l’autorité de l’État. Par exemple il tient lui aussi à ce qu’aucune bulle pontificale ne puisse être publiée dans ses domaines sans son autorisation (placetum regium).

Résultat de recherche d'images pour "Marie-Louise d'Espagne par Zoffany"Marie-Louise d’Espagne

Le 15 novembre 1790

Léopold II est couronné Roi de Hongrie à Bratislava.

En 1791

À sa sœur Marie-Antoinette, il donne de bons conseils et Lui promet de L’aider si Elle et son mari arrivent à s’échapper de Paris. Il fait éconduire les émigrés qui s’obstinent à vouloir être reçus ou, quand ils forcent sa porte, refuse catégoriquement de les aider. Léopold est trop fin politicien pour ne pas être secrètement heureux en voyant les désordres intérieurs de la France détruire sa puissance et son influence en Europe. Dans les six semaines qui suivent son accession au trône, il montre son mépris pour la faiblesse de sa mère en déchirant pratiquement le traité d’alliance qu’elle avait signé en 1756 et en engageant des négociations avec la Grande-Bretagne pour surveiller la Russie et la Prusse.

Marie-Caroline à Naples : le Palais Royal de Caserte - Page 2 Ritrat14L’Archiduc Charles, futur duc de Teschen (1771 – 1847) par Joseph Kreutzinger

Fils de Léopold II, mais adopté et élevé par sa tante Marie-Christine et son mari Albert de Saxe-Teschen.
En 1796, il sera question de marier le jeune Archiduc à sa cousine Marie-Thérèse de France, fille Louis XVI et Marie Antoinette. Récemment libérée de la prison du Temple, elle déclarera pourtant qu’elle ne pouvait épouser un homme « ennemi de son pays ».

Marie-Caroline à Naples : le Palais Royal de Caserte - Page 2 Arcidu10L’Archiduc Jean-Baptiste (1782 – 1859) par Joseph Hickel. Il est le futur régent de l’empire allemand de 1848 à 1849.
Marie-Caroline à Naples : le Palais Royal de Caserte - Page 2 Arcidu11L’Archiduc Rainiercomte de Méran (1783 – 1853) par Joseph Hickel. Il sera vice-roi de Lombardie-Vénétie de 1818 à 1848, au nom de son frère l’Empereur François Ier.

Le 1er janvier 1791

Marie-Antoinette écrit à Léopold II :

Transcription :

Je serais trop malheureuse, mon cher frère, si je ne pouvais pas vous parler de ma tendre amitié au commencement de cette année. Soyez heureux autant que vous le méritez et que je le souhaite, cette année et bien d’autres avec. Embrassez ma belle-sœur et tous vos enfants pour moi, et ne doutez jamais des sentiments tendres et inviolables avec lesquels je vous embrasse de tout mon cœur.
Le roi, qui me voit écrire, me charge de ses vœux et compliments pour vous.

Lettre retranscrite dans la Correspondance d’Evelyne Lever, page 521

En janvier 1791

Léopold doit éconduire de façon très brutale le comte d’Artois : son bon sens se révolte devant l’extravagance des émigrés français et il fait tout son possible pour éviter de s’empêtrer dans les affaires de leur pays.

En juin 1791

Mais à cette époque-là, il s’occupe surtout de la conférence de Sistova qui conduit à une paix durable avec la Turquie.

Le 6 juin 1791

 Léopold II écrit à Marie-Antoinette :

“… Je prie Dieu que vos projets réussissent heureusement…” Lui écrit-il quinze jours avant l’évasion vers Montmédy.

Le 20 juin 1791

Évasion de la famille royale française.

La fuite à Montmédy et l'arrestation à Varennes Louis_55

Le 21 juin 1791

 Le Roi et la Reine de France sont arrêtés à Varennes.

akg-images - Arrestation de Louis XVI.Chez l’épicier Sauce à Varennes, par Prieur

Le 25 juin 1791

La famille royale rentre à Paris sous escorte.

Le Roi est suspendu.

Les humiliations infligées à Louis XVI et Marie-Antoinette au moment du retour de Varennes en juin excitent son indignation et Léopold lance un appel à tous les souverains d’Europe pour qu’ils prennent des mesures en commun devant ces événements qui « ont directement atteint l’honneur de tous les souverains et la sécurité de tous les gouvernements ».

Léopold réussit à faire pression sur l’Angleterre en menaçant de céder à la France les Pays-Bas autrichiens. Assuré de l’appui anglais, il se trouve en mesure de déjouer les intrigues de la Prusse.

En août 1791

La paix de Sistova  est signée.

La pacification de ses domaines orientaux laisse à Léopold les moyens de rétablir l’ordre en Belgique et de s’assurer des relations amicales avec l’Angleterre et la Hollande.

Les affaires de la France préoccupent de plus en plus l’Empereur.

Le 25 août 1791

Il rencontre le Roi de Prusse à Pillnitz, près de Dresde et ils rédigent une déclaration montrant qu’ils sont prêts à intervenir en France s’ils en sont priés par les autres puissances. La déclaration n’est qu’une pure formalité puisque (Léopold le sait bien) ni la Russie ni l’Angleterre ne sont prêtes à agir et il essaie de se prémunir contre l’utilisation que, selon ses prévisions, les émigrés peuvent en faire. Malgré l’agitation causée en France par la déclaration de Pillnitz, les intrigues des émigrants et les attaques des révolutionnaires français contre les droits des princes allemands en Alsace, Léopold continue d’espérer qu’une intervention ne serait pas nécessaire.

Quand Louis XVI jure d’observer la constitution de septembre 1791 , l’Empereur veut croire qu’on a en France abouti à un règlement. Les attaques contre les droits des princes allemands sur la rive gauche du Rhin et la violence croissante des factions qui, à Paris, mènent campagne pour provoquer la guerre, montrent bientôt, cependant, que cet espoir est vain. Léopold affronte le langage menaçant des révolutionnaires avec dignité et caractère.

Le 6 septembre 1791

Léopold II est couronné Roi de Bohême à Prague. Mozart (1756-1791)composa pour l’occasion son opéra La Clémence de Titus.

Le 8 septembre 1791

Marie-Antoinette écrit à Léopold II :

Le 1er mars 1792

Léopold II meurt à Vienne.

Sa mort soudaine est pour l’Autriche une perte irréparable.

Avènement de son fils François II, qui sera couronné Empereur le 19 juillet 1792.

Si le règne de Léopold comme Empereur du Saint-Empire romain germanique et comme Roi de Hongrie et de Bohême avait duré suffisamment, il aurait renouvelé sur une plus grande échelle les réussites qu’a obtenues sa politique de réformes dans la Toscane lointaine. Mais il règne à peine deux années, et deux années très difficiles avec des dangers à l’Ouest et à l’Est. Les bouleversements révolutionnaires qui grandissent en France mettent en danger la vie de sa sœur Marie-Antoinette et de Louis XVI, en même temps qu’ils menacent ses propres domaines en y semant une agitation subversive. Sa sœur lui envoie des appels au secours éperdus et il est harcelé par les émigrés royalistes qui intriguent pour provoquer une intervention armée en France.

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À l’Est, il était menacé par les ambitions agressives de Catherine II de Russie et par la politique sans scrupules de la Prusse. Catherine souhaiterait vivement voir l’Autriche et la Prusse s’engager dans une croisade pour défendre les Rois contre la Révolution française : elle pourrait alors profiter du fait qu’ils sont occupés au-delà du Rhin, pour annexer ce qui reste de la Pologne et faire des conquêtes en Turquie. Mais il n’est pas difficile à Léopold II de comprendre la ruse, assez transparente, de l’impératrice russe, et il refuse de s’y laisser tromper.

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Léopold II est inhumé dans la crypte de l’église des Capucins, à Vienne.

Sarcophage de Léopold II dans la crypte de l’église des Capucins, à Vienne, Autriche.

Le 15 mai 1792

Marie-Louise d’Espagne meurt et suit de peu son mari dans la tombe.

Sources :

_BADINTER, Elisabeth, Le pouvoir au féminin, Marie-Thérèse d’Autriche (1717-1780), Paris, Flammarion, 2016, 800 p.

_BADINTER, Elisabeth, Les conflits d’une mère, Marie-Thérèse d’Autriche et ses enfants, Paris, Flammarion, 2020, 270 p.

_BLED, Jean-Paul, Marie-Thérèse d’Autriche, Paris, Fayard, 2001, 448 p.

_BOURBON-PARME, Isabelle, Je meurs d’amour pour toi, lettres à l’archiduchesse Marie-Christine 1760-1763, édition établie par Elisabeth Badinter, Paris, Tallandier, 2008, 206 p.

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