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Le château de Versailles

Le 24 août 1607

Gaston Rey incarne Henri IV pour Sacha Guitry en 1954

Pour sa première chasse, le jeune Dauphin – futur Louis XIII (1601-1610-1643) – est amené à Versailles . Il y découvre un endroit giboyeux où son père Henri IV (1553-1589-1610) aime à se rendre.

Louis XIII enfant

D’après son médecin Héroard qui a noté cette première visite, il ne semble pas y retourner avant 1617.

En 1621

Louis XIII y revient et celui qui est désormais Roi depuis 1610 se passionne pour l’environnement parfait pour l’activité de la chasse : situé idéalement entre sa résidence principale Saint-Germain-en-Laye et Paris, les bois environnants regorgent de gibier.

Ferdinand ROYBET (1840-1920). - «Chasse à courre sous Louis XIII... | lot  480 | Vente de Prestige (Seconde Partie) chez Dupont & Associés | Auction.fr
Chasse à courre sous Louis XIII par Roybet
Le château de Versailles – Marie-Antoinette Antoinetthologie
Louis XIII à cheval (1622), école flamande

Fin 1623

C’est donc là que Louis XIII prend la décision de faire élever un petit relais de chasse dans lequel il peut dormir dès le mois de juin 1624.

Petite résidence de campagne « de la construction duquel un simple gentilhomme ne voudrait pas prendre vanité » selon les termes du maréchal de Bassompierre.

Vue aérienne de la Cour de Marbre

Ne persiste aujourd’hui de ce château que la Cour de Marbre. Les carreaux blancs et noirs qui la recouvrent proviennent du châteaux de Vaux-le-Vicomte, carreaux que le Roi a préemptés, ainsi que des sculptures et des meubles, avant une mise aux enchères faite par la famille ruinée de Nicolas Fouquet (1615-1680).

Réunion des Musées Nationaux-Grand Palais -
Louis XIII à cheval

De 1631 à 1634

Louis XIII se décide à la faire rebâtir par l’architecte Philibert Le Roy . La construction de briques et de pierres, couvert d’ardoises est à l’origine du Château que nous connaissons aujourd’hui.

1. Les appartements de Louis XIII sont situés au premier étage. Au rez-de-chaussée est logé le capitaine des Gardes. 2 – 3. Deux avancées forment les communs : au nord, les cuisines, au sud, le garde-meuble et les commodités. 4. Louis XIV fait maçonner des douves rectilignes. Elles n’ont pas de rôle défensif mais sont purement décoratives. 5. A partir de 1662, les toits sont refaits, recouverts de plomb doré et percés de lucarnes pour apporter plus de lumière.
Le château de Louis XIII (en rouge sur le plan ci-dessus) forme un U qui entoure la future cour de Marbre.

En novembre 1630

C’est en ces lieux que se joue pourtant le deuxième acte de la Journée des Dupes. Le souverain n’y convie guère que des compagnons d’armes et, si le second pavillon possède bien un appartement pour la Reine, Anne d’Autriche (1601-1666) n’y dort jamais car son royal époux s’assure toujours de la remettre sur la route de Saint-Germain ou de Paris.

Depuis 1632

Le Roi a également acheté une partie de la seigneurie de Versailles.

 Outre les plaisirs de la chasse, le lieu s’offre aussi comme un espace de retraite où le souverain vient notamment s’isoler après sa rupture avec sa maîtresse platonique Mademoiselle de La Fayette en 1637.

En octobre 1641

PDF) Louis XIII (1601–1643) et Anne d'Autriche (1601–1666): à propos de  l'hypofertilité du couple royal et de la sexualité perturbée de Louis XIII
Louis XIII, le futur Louis XIV et Anne d’Autriche

Le Dauphin Louis-Dieudonné, futur Louis XIV (1638-1715) vient pour la première fois à Versailles, alors que son père Louis XIII l’y envoie avec son frère, Philippe d’Orléans (1640-1701), pour fuir une épidémie de petite vérole qui sévit au château de Saint-Germain-en-Laye.

Anne d'Autriche, infante d'Espagne, reine de France, avec ses deux fils Louis XIV, roi de France, et Philippe, duc d'Anjou puis d'Orléans, vers 1645, école française
Anne d’Autriche et ses deux fils
Louis XIV, roi de France, enfant, avec son frère Philippe, duc d'Anjou puis d'Orléans, atelier de Beaubrun
Louis XIV et Philippe d’Orléans

Le 18 avril 1651

On repère une véritable mention du Roi à Versailles. Il y prend « le divertissement de la chasse », suivant la Gazette de France, en compagnie de son gouverneur, avant d’être reçu à dîner par le capitaine des gardes du Château, René de Longueil, président de Maisons.

À partir de cette date

Le jeune souverain y retourne régulièrement chaque année en compagnie de son frère, de sa mère Anne d’Autriche et du cardinal Mazarin (1602-1661), son parrain.

Le 9 mars 1661

Fichier:Alexandre-Évariste Fragonard - Cardinal Mazarin at the ...
Mort de Mazarin par Eustache Lesueur

Jules Mazarin, le principal ministre du jeune Roi, meurt à Vincennes. C’est alors la prise du pouvoir de Louis XIV qui se prend véritablement de passion pour le lieu au point d’y engager des aménagements d’envergure qui se prolongeront jusqu’à la fin de sa vie en 1715.

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Jean-Marie Patte est le Roi dans La Prise de pouvoir par Louis XIV de Roberto Rossellini (1966 )

Le 5 juin 1662

5 juin 1662 : Louis XIV adopte une devise et le soleil pour emblème lors du  carrousel des Tuileries
Carrousel du 5 juin 1662 devant le Palais des Tuileries

Louis XIV adopte une devise et le soleil pour emblème lors du carrousel des Tuileries. C’est à l’occasion d’un spectacle équestre donné en 1662 aux Tuileries, que Louis XIV, dont la naissance a déjà été placée sous le signe du soleil naissant, prend comme emblème « un visage rayonnant de flammes au-dessus du globe terrestre » accompagné de la devise interprétée de mille façons : Nec pluribus impar … pour laquelle les traductions, parfois libres, varient à l’infini : « Non inégal à plusieurs », « À nul autre pareil », « Supérieur à la plupart », « Au-dessus de tous », ou encore « Je suffis à plusieurs mondes ».

5 juin 1662 : Louis XIV adopte une devise et le soleil pour emblà ...
Louis XIV en Empereur romain lors du Grand Carrousel de 1662.
Gravure d’Israël Silvestre mise en couleur par Jacques Bailly (1670)

Les plaisirs de l’île enchantée,
Une semaine de fête dans les jardins de Versailles

( Texte et photographies de Christophe Duarte – Versailles Passion )

Du 7 au 13 mai 1664, Louis XIV organise en l’honneur d’Anne d’Autriche (1601-1666), sa mère, et de la Reine Marie-Thérèse (1638-1683) une fête sur le thème romanesque de la magicienne Alcine tenant prisonniers en son palais Roger et ses preux chevaliers. Amour, action et magie du sujet invitent la Cour au rêve. Tirée de l’Arioste, la fête est dédiée en réalité à Mademoiselle de La Vallière (1644-1710), maîtresse du Roi.

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Marche du Roi et de ses chevaliers

Ordonnateur de ses ballets, le duc de Saint-Aignan (1607-1687) a choisi le sujet tandis que Carlo Vigarani (1588-1663) a retenu le lieu. Originaire de Modène, il est depuis 1659, le grand metteur en scène des divertissements royaux où il a introduit machineries et décors italiens.

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Durant trois jours, les courtisans assistent au défilé équestre du Roi dans le rôle de Roger, revêtu de somptueux habits de feu sur un harnais d’or, d’argent et de pierreries. Il est accompagné de cavaliers tout aussi somptueux qui descendent l’Allée royale (le tapis vert), suivis du char d’Apollon. Ils se dirigent vers le palais d’Alcine dressé sur le rond-d’eau, futur bassin d’Apollon.

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Le costume du Roi
Le Roi danse | Corbiau, Benoit magimel, Roi
Benoît Magimel dans Le Roi Danse (2000) de Gérard Corbiau:https://www.pointdevue.fr/sites/pointdevue.fr/files/styles/paysage_w1000/public/2020/03/le_rois_danse.jpg?itok=SvF7ZZrk&etok=cd51498f2c743a0ef7ebd431c907d253

Suit une course de bague dans laquelle les cavaliers doivent décocher de leur lance un anneau à une potence. La nuit tombée, le parc s’illumine de mille feux. Commence un ballet sur le thème des Saisons tandis qu’un magnifique festin est servi par des serviteurs masqués et costumés.

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Première journée : Défilé des Saisons
LES PLAISIRS DE L'ÎLE ENCHANTÉE – Les Trésors de Versailles
Festin du Roi et des ReinesAucune description de photo disponible.
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Première journée : course de bagueAucune description de photo disponible.

Le deuxième jour, la nuit venue, Roger-Louis XIV donne à ses dames, sur la scène dressée dans l’Allée, la comédie-ballet spécialement conçue par Molière et Lully : “La Princesse d’Elide“. Pour la première fois en France, théâtre et opéra, comique et romanesque sont associés. Bergers et bergères entourés de faunes dansent et chantent au son des flûtes et des violons.

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Comédie et Ballet de la Princesse d’Elide

Le troisième jour voit l’embrasement du palais d’Alcine dans un fabuleux feu d’artifice orchestré par Vigarani. Une étonnante baleine flottante et ses deux baleineaux au-devant portent Alcine et ses servantes.

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Le palais d’Alcine puis Rupture du Palais et des enchantements de l’Isle d’Alcine représentée par un feu d’ArtificeAucune description de photo disponible.

Les festivités se poursuivent avec courses de chevaux, loterie, visite de la Ménagerie et représentations théâtrales.

Voici le programme de ces sept jours :

7 mai 1664 : Carrousel, courses de bague, ballet et collation (Allée Royale)

8 mai 1664 : “La Princesse d’Élide” de Molière (Allée Royale)

9 mai 1664 : Ballet et feu d’artifice (rond d’eau futur Bassin d’Apollon)

10 mai 1664 : Courses de têtes (dans les fossés du château)

11 mai 1664 : Promenade (Ménagerie) et “Les Fâcheux” de Molière (vestibule du château)

12 mai 1664 : Courses de têtes (dans les fossés du château), loterie (dans le château) et “Tartuffe” de Molière ( dans le vestibule du château)

13 mai 1664 : Courses de têtes (dans les fossés du château) et “Le Mariage Forcé” de Molière et Lully (dans le vestibule du château).

En 1666

La Grotte de Téthys,
La maison du Soleil

( texte et illustrations de Christophe Duarte – Versailles passion )

Cette grotte artificielle est construite en 1666 au nord du château par Le Vau sur des dessins de Perrault et Le Brun.

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Dessin au solAucune description de photo disponible.

Elle reprend la mythologie de Téthys, déesse grecque, fille d’Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre), sœur et épouse d’Océan. Elle personnifie la fécondité marine et chaque soir, elle reçoit le Soleil qui vient se coucher au terme de son voyage céleste.

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Façade de la grotte de Thétys

La façade sur le jardin s’ouvre par trois arcades fermées par une grille représentant le soleil rayonnant.

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Grille représentant le soleil rayonnant

L’intérieur est composé de trois parties. Le première servant de “lieu par où l’on rentre“. La seconde où sont exposés les groupes de statues. Enfin, une troisième partie, derrière un mur ou est installé un orgue hydraulique pour faire varier les jeux d’eaux. Le sol est recouvert de marbre et de galets.

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Les piliers ainsi que les murs de la grotte sont tapissés de coquillages, de galets et de pierres colorées formant des compartiments ornés des chiffres du Roi ainsi que des frises.

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Bassin de marbre en forme de coquillePeut être une image de 1 personnePeut être une image de 1 personne

Deux niches abritent deux statues de marbres représentant Acis et Galathée.

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Intérieur de la grotteAucune description de photo disponible.
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Le groupe d’Apollon par GirardonAucune description de photo disponible.Peut être une image de 4 personnes
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Apollon par GirardonPeut être une image de 1 personne
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Les Chevaux de GirardonAucune description de photo disponible.

Dans la deuxième partie de la grotte, le groupe de Girardon trône dans trois niches en rocaille.

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Les chevaux de Girardon Aucune description de photo disponible.
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Lustre en coquillage et rocailleAucune description de photo disponible.

En 1684, la grotte est détruite lors de la construction de l’Aile du Nord.

Le groupe de Girardon est envoyé au Bosquet de la Renommée (actuel Bosquet des Dômes) où les statues Acis et Galathée sont toujours présentes.

Bosquet des Dômes
Acis
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Galathée

En 1704, les groupes d’Apollon par Girardon sont déplacés du Bosquet des Dômes vers le Bosquet du Marais qui est complètement remanié. Le bassin central est détruit et est remplacé par une fontaine qui accueille les trois groupes. Ceux-ci sont placés sur des socles de marbre d’où l’eau s’échappe. Ils sont abrités des intempéries par des baldaquins dorés. Il subsistera jusqu’en 1778.

Pour plaire à Marie-Antoinette et profitant de la replantation du parc, Louis XVI fait aménager ce nouveau bosquet que nous connaissons aujourd’hui.

Les Bains d'Apollon, bosquet du Parc du Château de Versailles. | Natural  landmarks, Mount rushmore, Landmarks

À partir de 1668

Les travaux s’accélèrent. Les bâtiments des cuisines et des écuries sont raccordés au château. Des pavillons, dans le même style, sont construits sur l’emplacement des anciens fossés.

Côté jardin, Louis Le Vau (1612-1670) érige une enveloppe de pierre autour du château de Louis XIII, à l’appui des pavillons d’angle. Lorsqu’il fait retirer les échafaudages, le palais est métamorphosé. Les nouvelles façades habillées de pierre blanche comportent trois niveaux : le soubassement, rythmé de grandes niches, le premier étage, percé de hautes fenêtres séparées par des colonnes et des pilastres, et enfin, l’attique (la partie supérieure), orné d’autres pilastres plus courts et surmonté d’une balustrade. Le tout est coiffé de toits plats à l’italienne. Au premier étage, Le Vau installe le Grand Appartement du Roi et un autre en symétrie pour la Reine. Les deux ailes sont séparées par une terrasse centrale qui fait face au jardin.

1. Le Grand Appartement du Roi est constitué d’une enfilade de sept salons officiels et antichambres 2. Celui de la Reine comprend une chambre, le salon des Nobles, l’antichambre du Grand Couvert et la salle des Gardes. 3. Une terrasse relie les Appartements royaux.

En 1670

Le Trianon de porcelaine est construit sur ordre de Louis XIV, sur l’emplacement du village de Trianon.

Reconstitution cybernétique du Trianon de Porcelaine

À mi-chemin entre un château et une fabrique de jardin, l’édifice est un ensemble de constructions légères, à ossature de bois, revêtues de carreaux de céramique (d’où le nom de « Trianon de porcelaine »), qui sont consacrées aux collations du Roi.

Cette construction éphémère ne résistera pas aux intempéries et sera détruite en en 1687 pour être remplacée par le Grand Trianon.

De 1672 à 1679

File:Bruxelles Palais d'Egmont 1302.jpg
Réplique de l’escalier des Ambassadeurs au Palais d’Egmont à Bruxelles (1910) 

Construction de l’Escalier des Ambassadeurs dû à l’architecte François d’Orbay (1634-1697) et au peintre Charles Le Brun (1619-1690). Sa dénomination lui vient du fait que les ambassadeurs auprès la Cour de France y attendaient d’être reçus par le Roi pour lui présenter leurs lettres de créance.

Il sera détruit en 1752, par Louis XV pour y installer les appartements de ses filles.

Réception du Grand Condé par Louis XIV — Wikipédia
Réception du Grand Condé à Versailles peinte par Gérôme (1878) 
L’escalier des Ambassadeurs vu par Hollywood dans Marie-Antoinette (1938) qui y arrive en 1770, soient dix-huit années après sa disparition…

De 1676 à 1680

Hardouin-Mansart édifie le Grand Appartement du Roi:

Le Salon d’Apollon (N°8)

La salle du Trône

( texte et photographies de Christophe Duarte ; Versailles – passion )

Cette salle était autrefois la plus somptueuse de tout le Grand Appartement.

Peut être une image de intérieur
Le salon d’Apollon

La pièce sert de chambre du Roi de 1673 à 1682 puis de salle du trône dès que le Roi et la Cour s’installent à Versailles.

Elle garde encore d’importants témoins de son ancienne splendeur : les marbres et le plafond.

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Le salon d’Apollon

Celui-ci est le chef-d’œuvre de Charles de La Fosse. Au centre, on voit “Apollon sur son char, accompagné par la figure de la France et le cortège des Saisons.

Le damas du temps de Louis XV ne peut effacer le souvenir des tentures extraordinaires qui, à l’époque de Louis XIV, couvraient les murs de la Salle du Trône.

Le Trône de Louis XIV était un meuble recouvert de plaques d’argent. Il était placé au fond de la salle, sur une estrade et sous un dais dont on voit encore les pitons. Détruit par ordre du Roi, il fut remplacé par un autre siège également disparu.

Peut être une image de intérieur
Le salon d’Apollon

C’est dans cette salle que le Roi accorde ses audiences ordinaires. Mais lorsqu’il reçoit une ambassade extraordinaire, le Trône est transporté dans la Galerie des Glaces.

Les soirs d’Appartement, le Salon d’Apollon est réservé à la danse. Le Roi, qui est lui-même un excellent danseur, y assiste volontiers, familièrement assis sur les marches du Trône.

Le salon d'Apollon restauré - Presse - Château de Versailles
Le salon d’Apollon

La cheminée est surmontée en toute saison du portrait de Louis XIV en costume royal, peint par Hyacinthe Rigaud en 1701 et conservé au Louvre.

Peut être une image de intérieur
Le salon d’Apollon
Peut être une image de intérieur
Le salon d’Apollon

Les six guéridons en bois doré faisaient partie d’une série de vingt-quatre exécutés en 1769 pour la Galerie des Glaces.

Peut être une image de intérieur
Le salon d’Apollon
Louis_XIV_of_France
Ce tableau a été réalisé en 1701, l’année où le Roi a installé sa chambre exactement au centre du palais de Versailles. Le 1er Octobre 1700 le Roi d’Espagne Carlos II, demi-frère de Marie-Thérèse, meurt sans héritier. Il désigne Philippe d’Anjou, le petit-fils de Louis, son petit neveu, comme successeur. Louis XIV accepte ce testament. Le Roi de France fait exécuter par Rigaud un portrait de Philippe d’Anjou devenu Felipe V (1683-1746). Philippe demande à son grand-père «de lui donner aussi son portrait peint de la même main».
Quand le tableau est achevé Louis XIV le trouve si parfaitement à son goût qu’il renonce à l’envoyer en Espagne. Afin de conserver l’original il fait réaliser plusieurs copies dont une pour son petit-fils (cette copie ne sera jamais expédiée dans la péninsule ibérique).

En face, est accroché le portrait de Louis XVI par Antoine Callet (1741-1823).

Callet - Portraits de Louis XVI, roi de France (peintures, dessins, gravures) 178910
Louis XVI par Antoine Callet

La Salle du Trône du château de Versailles
Le Trône de Louis XV dit “de Slodtz”

( texte et photographies de Christophe Duarte – Versailles passion )

Au début de l’année 1743, le trône présent dans le Salon d’Apollon est toujours celui qui avait été livré en 1709.

Toutefois, l’inventaire général de 1775 le mentionne, toujours garni de sa riche broderie d’or sur fond d’argent, “A Paris”, autrement dit dans les magasins du Garde-Meuble de la Couronne.

Entre-temps, l’inventaire de 1751 signale la présence d’un nouveau trône : il s’agit de la première mention, dans les inventaires du château, d’un trône dans le Salon d’Apollon. Il est décrit dans l’inventaire général de 1752 au chapitre des meubles de brocart sans numéro qui sont au Château de Versailles i

“Un trône de riche sculpture doré chantourné et bombé de 8 pieds 2 pouces (2,61 m) de haut sur 4 pieds 3 pouces (1,36 m) par le plus large, couvert de brocart fond cramoisi à fleurs d’or, le dossier formé par des palmes terminé d’un casque, sur lequel est un lion accompagné d’un sabre et de faisceaux, les bras en consoles, d’où partent les palmes ; les pieds aussi en consoles dont les devant sont orné de mufles de lions”.

L’inventaire général de 1752

Le nouveau trône est mis en place dans le salon d’Apollon en 1743.

Le Roi dispose ainsi d’un trône à la dernière mode. Les motifs de palmes ou de chutes de fleurs ainsi que les éléments chantournés sont autant d’éléments qui conféraient au trône un caractère rocaille très prononcé.

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Ce dessin conservé au département des Estampes et de la photographie de la Bibliothèque Nationale de France est conforme à la description de ce trône. Il porte la signature de l’un des frères Slodtz auxquels le Roi, soucieux d’encourager le style moderne en dépit de ses goûts plutôt conservateurs, fit appel.
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Par son vocabulaire décoratif, le trône illustre parfaitement l’attachement de Louis XV au style rocaille. Les têtes de lion à la ceinture et le trophée d’armes en haut du dossier font écho aux ornements du dais : les armes de France et de Navarre couronnées, de même que le sceptre et la main de justice en broderie d’or sur la queue, ainsi que les casques aux angles du couronnement, sont en accord avec la fonction de la pièce. En effet, tous ces éléments renvoient aux vertus royales par excellence que sont la justice et la force.
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Image de Jefferson à Paris (1995) de James Ivory

Jusqu’en 1689, une estrade sous un dais accueille le célèbre trône d’argent de Louis XIV (en réalité un immense fauteuil en bois haut de deux mètres soixante, recouvert de plaques et de sculptures d’argent). Ce meuble extraordinaire envoyé à la fonte fut remplacé par une succession de fauteuils dorés, dont le style évoluera au cours du temps.

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Le trône a valeur de contre‑exemple. Ce siège, qui aujourd’hui apparaît comme la marque du pouvoir par excellence, compte peu à Versailles où il n’est pas entouré de marques de respect. Il ne requiert ni salut, ni révérence. Les courtisans, non plus que le roi lui‑même, ne lui accordent l’importance à laquelle on pourrait s’attendre.
Le terme même de trône est équivoque. Il désigne tantôt le siège, tantôt l’estrade, tantôt l’ensemble. La première fois où je l’ai trouvé désignant sans ambiguïté le siège, c’est en 1687 lorsque le sculpteur Collignon reçoit un paiement « pour les ouvrages faits à divers esquisses et modèles pour le trône du Roy » ; mais on parle plus couramment de fauteuil, de grand fauteuil, de fauteuil extraordinaire, de grand fauteuil extraordinaire et surtout de chaise d’audience. Le marquis de Sourches révèle sa gêne à utiliser le mot quand il écrit, à propos de l’ambassade du doge de Gênes : « le roi était assis dans une chaise d’argent en espèce de trône ». En effet, au début du règne, il arrive que le mot désigne l’estrade seule : on trouve mention d’un lit posé sur un trône, c’est‑à‑dire placé sur une estrade d’une marche. Et l’introducteur des ambassadeurs, Breteuil, consigne encore en 1715 à l’occasion, cette fois, de l’ambassade de Perse : « Le dauphin et tous les princes […] étaient sur le trône », c’est‑à‑dire sur la plate‑forme, répétant pour la fin de l’audience : « l’ambassadeur descendit du trône ». À la fin du règne, toutefois, le terme s’applique communément au siège lui‑même, étant entendu qu’il suppose également l’usage d’une estrade (et parfois d’un dais, mais ce n’est pas toujours le cas).« Insignes du pouvoir et usages de cour à Versailles sous Louis XIV », Béatrix Saule
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Le salon d’Apollon

Le Salon de Mercure (N°7)

La grande Chambre d’apparat de Versailles

( Texte et photographies de Christophe Duarte – Versailles Passion )

Le salon de Mercure tient son nom du plafond de Jean-Baptiste de Champaigne (1631-1681) représentant Mercure sur son char tiré par deux coqs.

Le salon de Mercure

D’abord antichambre, cette salle devient ensuite la Chambre du Lit, où l’on voyait un lit de parade entièrement brodé d’or.

Le reste du mobilier était en argent : la balustrade du lit et ses huit candélabres, le lustre, les chenets, la table disposée entre les fenêtres et la bordure du miroir qui la surmontait.

Les murs étaient tendus de deux brocarts alternés, l’un à fond d’or et l’autre à fond d’argent, sur lesquels étaient accrochés entre autres “Les Pélerins d’Emmaüs” et “La mise au tombeau” de Titien, aujourd’hui au Louvre.

La Mise au tombeau d'après Titien — Wikipédia
“La mise au tombeau” de Titien

Le plafond a été peint par Jean-Baptiste de Champaigne avec, au centre, “Mercure sur son char avec l’Etoile du Matin, les Arts et les Sciences”.

Au-dessus des portes sont placés “Acis et Galatée” par Michel Corneille et “Apollon et Daphné” par Antoine Coypel. Ces deux tableaux proviennent du Château de Meudon.

Fichier:Michel corneille acis et galatée.JPG — Wikipédia
Acis et Galatée de Michel Corneille
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Apollon et Daphné d’Antoine Coypel

Sur le damas cramoisi sont accrochés les portraits de Louis XV par Hyacinthe Rigaud (1659-1743) en 1730 et de Marie Leszczynska par Louis Tocqué (1696-1772) peint en 1740.

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Louis XV (1730) par Hyacinthe Rigaud
Marie Leczinska, reine de France, à 37 ans, en 1740, par Tocqué
Marie Leszczynska (1740) par Louis Tocqué

De part et d’autre du lit, “Le Roi David jouant de la harpe” par le Dominiquin et “Saint Jean l’évangéliste à Patmos” par Innocenzo da Imola. Ces deux tableaux étaient accrochés de manières identique dans la Chambre de Louis XIV.

La pendule à automates, exécutée par l’horloger Antoine Morand qui l’offre à Louis XIV en 1706, se trouvait dans celle salle au XVIIe siècle.

Réunion des Musées Nationaux-Grand Palais -
Livrée en 1706 pour l’Appartement de collectionneur de Louis XIV, la pendule de Morand fut inscrite à l’inventaire général des meubles de la Couronne de 1729

Louis-Philippe, dans sa grande entreprise de transformation du Château en un musée porta une attention particulière à l’ancienne chambre de Louis XIV dont il avait connu dans sa jeunesse l’état sous Louis XVI. En octobre 1833, le Comte de Montalivet acquit un ensemble de broderies de laine et de soie censées provenir du lit de Louis XIV. Il s’agissait en fait de plusieurs pièces provenant d’un lit du XVIIIe siècle. Le lit “Louis XIV” de Louis-Philippe reste en place pendant plus d’un siècle dans la Chambre de Louis XIV.

Ce n’est que lors de la restauration de la chambre dans son état d’avant 1789, commencée à la fin des années 1950 sous l’impulsion de Gérald Van Der Kemp et inaugurée en 1980, que le lit, qui est démonté en 1939, est mis en réserve, jusqu’à sa restauration en 1997 et son exposition en 1998 dans le Salon de Mercure pour rappeler la “Chambre du lit” du Grand Appartement.

Les soirs d’Appartement, ce salon était réservé au jeu de la Famille Royale. Le duc d’Anjou, petit-fils de Louis XIV, proclamé Roi d’Espagne le 16 septembre 1700, occupe cette chambre pendant trois semaines avant de gagner son nouveau pays.

16 novembre 1700 : le duc d'Anjou est fait roi d'Espagne - France Focus
Louis XIV et le duc d’Anjou avant son départ pour devenir Roi d’Espagne

À l’origine, le salon de Mercure est la chambre de parade du Grand Appartement, d’où son nom de « chambre du lit », bien que très vite ce lit soit ôté en hiver afin de libérer l’espace et d’y installer des tables de jeu. Une balustrade d’argent, séparait l’alcôve du reste de la pièce. Des brocarts – étoffes tissées de fils d’or et d’argent – tendaient les murs ainsi que le lit mais ils furent à leur tour envoyés à la Monnaie pour soutenir cette fois la guerre de Succession d’Espagne (1700) . L’un des rares moments où le salon de Mercure servira réellement de chambre est celui de la proclamation du duc d’Anjou (1683-1746), petit-fils de Louis XIV, comme Roi d’Espagne : le nouveau souverain y dort durant trois semaines, avant de gagner son royaume.

Le Roi est mort
Maquette du Salon de Mercure lors de la mort de Louis XIV (exposition “Le Roi est mort – 2015)

A la mort de Louis XIV , c’est également dans cette pièce, transformée en chambre ardente que, du 2 au 10 septembre 1715, le cercueil du Roi est présenté pour recevoir les honneurs.

Quand le Salon de Mercure était meublé d’argent…

( Texte et photographies de Christophe Duarte – Versailles Passion)

Officiellement, le salon de Mercure est la Chambre de parade. Mais lors des Soirées d’Appartement, il est consacré au jeu.

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Le salon de Mercure lors de l’exposition “Quand Versailles était meublé d’argent”

Les premières années, on aligne dans la largeur de la salle que les trois tables réservées au jeu du Roi, de la Reine et des Princes. Plus tard, lorsque le Salon de Mars devient la salle de bal, toutes les tables sont installées dans celui de Mercure. C’est alors que, pour disposer d’espace suffisant, on prend l’habitude d’ôter le lit au début de novembre, lorsqu’on remplace les meubles d’été par ceux d’hiver.

En revanche, la balustrade d’argent demeure en place. D’argent massif (plus d’une tonne), composée de vingt-huit balustres représentant chacun un globe dans une lyre, vingt autres demi-balustres et dix-sept pilastres et demi-pilastres ciselés de deux cornes d’abondance et d’un soleil.

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Table d’argent

Huit des grands flambeaux de la série des “travaux d’Hercule” qui scandent la balustre sont rehaussés par des chandeliers en guirlande.

Les deux cassolettes géantes de Ballin occupent les angles de l’alcôve. Celle-ci est surélevée d’une estrade de marqueterie.

En face, de l’autre côté du salon, le trumeau d’entrefenêtre est particulièrement chargé : un grand miroir présente une glace de dimensions exceptionnelles. Sous le miroir, une table aux pieds sculptés occupe l’emplacement. De chaque côté, des girandoles illuminent la pièce.

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Miroir d’argent

Enfin, outre le grand lustre à figure de “Renommées (250 kilos), les chenets et la garniture de cheminée, quatre vases et bassins assortis complètent l’ensemble.

Le Salon de Mars (N°6)

La première Salle des Gardes du Grand Appartement

( texte et photographies de Christophe Duarte – Versailles passion )

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Le Salon de Mars

C’est avec cette salle que commençait véritablement le Grand Appartement, pendant les quelques dix années où le Roi l’habita. C’était la Salle des gardes, et cette destination explique le caractère guerrier de la décoration.

Au centre du plafond, “Mars sur son char tiré par des loups, accompagné du Génie de la Guerre et de l’Histoire écrivant sous la dictée de la Renommée” par Claude Audran.

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Au-dessus des portes, quatre pentures de Simon Vouet “La Justice”, “La Tempérance”, “La Force” et “La Prudence”, exécutées avant 1638 pour le Château de Saint-Germain, remplacent les tableaux de Titien qui s’y trouvaient autrefois.

Allégorie de la Justice de Simon Vouet - Reproduction d'art haut ...
“La Justice” par Simon Vouet
Allégorie de la Force de Simon Vouet - Reproduction d'art haut de ...
“La Force” par Simon Vouet
Simon Vouet, Allégorie de la Tempérance (avec images) | Artiste ...
“La Tempérance” par Simon Vouet
File:Vouet-Allégorie de la Prudence.JPG - Wikimedia Commons
“La Prudence” par Simon Vouet

Lorsque le Roi cesse d’habiter cet appartement, en 1685, on établit deux tribunes pour les musiciens de part et d’autre de la cheminée car, les Soirs d’Appartement, le Salon de Mars était réservé à la musique. Ces tribunes sont supprimées en 1750 et le salon prend alors son aspect actuel : deux fausses portes sont créées en symétrie des vraies, et les murs sont tendus d’un damas cramoisi galonné d’or.

Alexandre dans la tente de Darius | Histoire et analyse d'images ...
La famille de Darius aux pieds d’Alexandre” par Charles Le Brun

Deux grands tableaux ont retrouvé leur place de chaque côté de la cheminée : “La famille de Darius aux pieds d’Alexandre” par Charles Le Brun et “Les Pèlerins d’Emmaüs”, copie ancienne de la peinture originale de Véronèse, aujourd’hui au Louvre.

Au-dessus de la cheminée est accroché une “Portrait équestre de Louis XIV” par René Antoine Houasse. Sur les côtés de la salle, les portraits de Louis XV et Marie Leszczynska peints par Carle Van Loo.

Louis XV, roi de France, âgé de 37 ans, pendant la campagne de Flandres de 1747, par Carle Van Loo
Louis XV par Carle Van Loo
Marie Leczinska, reine de France, à 44 ans, en 1747, par Carle Van Loo
Marie Leszczynska par Carle Van Loo

Cette pièce décorée sur le thème du dieu Mars sert de salle des gardes sous Louis XIV.

Le Salon de Mars

Le Salon de Diane (N°5)

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Le salon de Diane

Louis XIV utilise d’abord cette pièce comme Salle de Billard. La table de billard est placée au milieu de la pièce recouverte d’un tapis de velours cramoisi bordé de franges d’or.

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Reconstitution du billard du Roi

Tout autour, il y a des estrades recouvertes de tapis de Perse à fils d’or et d’argent, sur lesquelles s’assoient les dames pour suivre la partie.

Le Salon de Diane

Le Salon de Vénus (N°4)

L’Antichambre de l’Escalier des Ambassadeurs

( texte et photographies de Christophe Duarte ; Versailles – Passion )

The Salon de Venus. Versailles | Chateau versailles, Palace of versailles,  Versailles
Le Salon de Vénus

Ce salon, ainsi que le salon de Diane, constitue le principal accès au Grand Appartement car le Grand Escalier du Château, dit «escalier des Ambassadeurs» y aboutit.

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Il constituait, sous Louis XIV, l’entrée principale du Grand Appartement : la porte du fond, à gauche, ouvrait sur l’Escalier des Ambassadeurs, détruit en 1752. Le sol était dallé de marbres de différentes couleurs.

De toute l’enfilade, le salon de Vénus présente le décor le plus baroque. C’est le seul endroit où Charles Le Brun fait dialoguer architectures, sculptures et peintures, tantôt réelles et tantôt feintes : les pilastres et colonnes de marbre sont repris dans les perspectives peintes par Jacques Rousseau, et deux statues en trompe-l’œil du côté des fenêtres répondent à la figure de Louis XIV par Jean Warin.

Jacques Rousseau | Perspective de jardins | Images d'Art
Le Salon de Vénus : trompe l’œil

Les murs sont lambrissés de marbre de Rance encadrent les portes du fond. Les mêmes colonnes, peintes en trompe l’œil, se retrouvent dans les perspectives feintes dont Jacques Rousseau a décoré les petits côtés de la Salle et qui semblent en augmenter les dimensions. Le même peintre est l’auteur des statues en trompe l’œil qui sont placées entre les fenêtres et qui figurent “Méléagre” et “Antoine“.

Le plafond a été peint par René-Antoine Houasse. Au centre, il représente “Vénus qui assujettit à son empire les divinités et les puissances“. De part et d’autres, deux médaillons feints de bronze doré figurent “L’Enlèvement d’Amphitrite” et “L’Enlèvement de l’Europe“.

CM4 / Plafond peint du Salon de Vénus, Versailles (avec images ...
Le plafond de René-Antoine Houasse

Dans la niche du fond se dresse une statue de Louis XIV en costume antique, par Jean Warin. Six bustes antiques complètent la décoration.

Paris Versailles 17 Venus Salon - Jean Warin Statue Young Louis XIV
La statue en pied de Louis XIV en empereur romain : cette statue de Jean Warin, léguée par testament à Louis XIV en 1672, pour marque de sa reconnaissance, est placée dans le salon de Vénus.

Les soirs d’Appartement, la collation était présentée sur des tables chargées de bassins d’argent contenant les confitures, les fruits naturels et les fruits confits.

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Le Salon de Vénus

Le Salon de l’Abondance (N°3)

L’Antichambre du Cabinet des Curiosités de Louis XIV

( Texte et photographies de Christophe Duarte – Versailles passion )

Avec ses 57m², le Salon de l’Abondance est le plus petit des salons des Grands Appartements.

Initialement nommé, selon les comptes du Bâtiments du Roi “Salon vers la Grotte” ou “Salon du côté de la Chapelle“, ce salon est aménagé en 1682 sous la direction de Jules-Hardouin Mansart.

Restauration et remeublement du Salon de l'Abondance - Presse ...

De plan rectangulaire, cette pièce, assurant la communication entre le Corps Central et l’Aile du Nord, est desservie par deux portes dans l’axe de l’enfilade des Grands Appartements. Au centre du mur sud, une troisième porte était précédée de cinq marches en marbre conduisant dans le Cabinet des Médailles.

Restauration et remeublement du Salon de l'Abondance - Presse ...

Comme l’ensemble des Grands Appartements, le nouveau vestibule reçoit un pavage en marbre qui ne reste que deux ans avant d’être remplacé par un parquet.

Le plafond peint par René-Antoine Houasse représente un ciel nuageux, dominant une balustrade en trompe-l’œil qui surplombe chacun des quatre murs. Ce dispositif est nouveau pour l’époque, même si on trouve quelques exemples ou esquisses antérieurs, notamment par Le Brun.

Le plafond peint par René-Antoine Houasse

Aux quatre angles de la pièce figurent quatre dieux de la mythologie romaine : Neptune, Téthys, Pluton et Minerve. Un personnage coiffé d’un turban et brandissant un encensoir représente l’Asie.

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Détail du plafond peint par René-Antoine Houasse

Au centre du plafond, une allégorie de la Magnanimité laisse tomber des trésors d’une corne. A sa gauche, la figure portant une palme pourrait être la Magnificence royale et la troisième, portant sur un plateau les attributs des arts, représenterait le Progrès des arts. Ces deux dernières attributions sont toutefois incertaines.

L’iconographie des objets posés sur la balustrade est liée à la collection d’objets d’art de Louis XIV qui était conservée dans le cabinet voisin des Raretés.

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Le Salon de l’Abondance

Certains des objets les plus précieux de la collection sont peints sur la balustrade, recouverte d’étoffes issues du garde-meuble royal. On reconnaît ainsi la nef d’or de Louis XIV au-dessus de la porte qui ouvrait sur le cabinet, ainsi que la nef de jaspe de Rodolphe II.

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Le Salon de l’Abondance

Tout au long du XVIIIe siècle, l’existence du salon fut remise en cause du fait de sa taille réduite qui rompait avec le rythme établi des importants salons d’apparat.

Sous Louis-Philippe, le Salon de l’Abondance est l’une des premières pièces à être transformées en salle du musée. Les toiles sont encastrées dans des lambris de menuiseries peints en faux marbres Campan vert et rouge.

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Chaque angle est orné d’une grande console dont la volute s’achève en une tête de femme ailée (dite “sphinx” dans les inventaires), alors que le pied est pourvu d’un chausson en patte de lion, le tout en bronze doré.

A la suite de l’effondrement partiel du plafond survenu au mois de février 1945, la structure porteuse devra être renforcée. Des poutres et un plancher de fer seront installés entre 1948 et 1949 pour soutenir l’ancienne structure en bois.

Fichier:Château de Versailles, salon de l'abondance.jpg — Wikipédia
Le Salon de l’AbondancePeut être une image de 1 personne

Ces portes donnaient à l’origine sur la Petite Galerie de Louis XIV où étaient conservées ses riches collections, en premier lieu ses médailles antiques. D’où le nom du Salon.

Le salon de l'Abondance – Les Trésors de Versailles
On reconnaît les portraits du grand-père et du père de Louis XV

Quand Louis XV réaménage ses appartements privés, la Petite Galerie disparaît. Aujourd’hui, en ouvrant ces portes, nous nous retrouvons dans le Billard du Roi.

Le bassin de Latone

( texte et photographies de Emma Defontaine ; Versailles – passion )

Aux origines du bassin, la fontaine aux Crapauds. Il résulte de la volonté de Louis XIV de créer, au centre de son Jardin, une fontaine qui raconte l’enfance d’Apollon, le dieu-soleil qu’il s’est choisi pour emblème.

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Le bassin de Latone

Pour créer cette fontaine, Louis XIV fait transformer un bassin creusé par Louis XIII en y installant progressivement des jeux d’eau et des décors sculptés par les frères Marsy. Le bassin de Latone connaît plusieurs états avant d’épouser sa forme actuelle. En 1667, il est la fontaine aux Crapauds. De 1668 à 1670, un premier bassin de Latone apparaît ; Latone est alors au même niveau que les autres figures et tournée vers le Château. De 1687 à 1689, Jules Hardouin-Mansart crée le bassin actuel, en faisant faire un demi-tour à Latone et en la hissant au sommet d’une pyramide de marbre. L’histoire du bassin de Latone prend sa source avant Louis XIV, sous le règne de Louis XIII, lorsque celui-ci fait creuser un bassin de forme ovale dans le jardin de son petit pavillon de chasse. Du pavillon de chasse, Louis XIV fera le château de Versailles. Du bassin Ovale, il fera le bassin de Latone. La première étape de la construction, qui s’est étendue sur plus de vingt ans, est l’ajout de canalisations sous le bassin. Elles permettent l’installation des premiers jeux d’eau inaugurés en 1666 : autour d’un jet central sont disposés six petits bouillons, tandis que vingt jets périphériques sont installés sur la margelle.

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Le bassin de Latone

Dans le même temps, les deux petits bassins du parterre sont creusés. L’année suivante, en 1667, des figures animales sont commandées aux frères Marsy pour orner le bassin Ovale et son parterre. Ces figures animales donnent au bassin, pour un court moment, le nom de fontaine aux Crapauds.

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La fontaine aux Crapauds

Enfilées sur les vingt jets de la margelle, vingt grenouilles de plomb crachent de l’eau vers le centre du bassin. Vingt-quatre tortues et lézards viennent quant à eux peupler les bassins du parterre. Des paysans en cours de métamorphose et des grenouilles sont placés sur la première marche de la pyramide. Les deux gradins suivants sont peuplés de grenouilles. Enfin, au sommet, Latone et son marbre éclatant dominent cette faune aquatique de plomb doré. Certains historiens ont interprété le bassin de Latone comme une allégorie de la victoire de Louis XIV sur la Fronde, cette révolte de nobles contre le pouvoir monarchique survenue pendant l’enfance de Louis XIV.

Peut être une image de 2 personnes, plein air et monument
Latone

Latone, mère d’Apollon, représenterait Anne d’Autriche, mère de Louis XIV et régente au moment de la Fronde. La métamorphose des paysans en grenouilles illustrerait le châtiment réservé à ceux qui osent se révolter contre l’autorité royale. On ne trouve néanmoins trace de cette lecture chez aucun auteur et dans aucun document d’époque. De plus, l’iconographie versaillaise voulue par Louis XIV ne fait jamais référence à l’idée de parenté du Roi. Le bassin de Latone chante la gloire conjointe de Louis XIV et de son emblème le soleil incarné dans la figure d’Apollon. Pour asseoir cette identification, le Roi-Soleil a fait illustrer dans son jardin plusieurs épisodes de la vie du dieu-soleil. Le bassin de Latone évoque son enfance. Le Char d’Apollon, émergeant de son bassin tel le soleil de l’océan, figure le jour qui s’éveille et le lever du roi. Le bosquet des Bains d’Apollon, dont les statues étaient à l’origine dans la grotte de Thétys, représente le repos nocturne du soleil dans l’océan. L’ensemble compose une symphonie solaire dont le véritable héros n’est autre que son commanditaire, Louis XIV.

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Le bassin de Latone

Le salon d’Hercule,
L’Apothéose d’Hercule

( texte et illustrations de Christophe Duarte – Versailles passion )

Ce salon occupe l’emplacement de la troisième chapelle, édifiée en 1682 et démolie en 1710. Après l’achèvement de celle que l’on connait aujourd’hui, un plan plancher fut établi au niveau des anciennes tribunes.

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Le Salon d’HerculeAucune description de photo disponible.

La décoration de ce nouveau salon entreprise en 1712 sous la direction de Robert de Cotte est interrompue par la mort de Louis XIV en 1715 et la Régence, reprise en 1729 et achevée en 1736.

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Troisième chapelle du château de 1682 à 1710 qui occupait l’emplacement du salon d’Hercule.

Toute la décoration du salon est conçue en fonction du grand tableau de Véronèse “Le repas chez Simon“. Il a été offert à Louis XIV en 1664 par la République de Venise. Il est encadré par un cadre sculpté par Verberckt qui réalisa également celui du tableau de la cheminée “Eliezer et Rébecca” de Véronèse.

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1997 - XXe siècle - Au cours des siècles - Versailles 3d
Le repas chez Simon” de Véronèse

Le plafond, l’un des plus vastes au monde, est l’oeuvre de François Lemoyne qui le peint de 1733 à 1736. Il représente “L’Apothéose d’Hercule“.

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L’Apothéose d’HerculeAucune description de photo disponible.

Le salon est inauguré le 26 janvier 1739 par un bal paré donné à l’occasion du mariage de la fille de Louis XV avec l’infant d’Espagne.

Ce mercredi 26 septembre 1736, Louis XV se rend à la Chapelle pour y entendre la messe. En en sortant, il s’arrête longuement dans l’immense salon de Marbre.

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Le Salon d’Hercule

Au milieu de la foule des courtisans, il y examine le plafond peint par François Lemoyne représentant L’Apothéose d’Hercule.

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Cent quarante deux figures savamment dessinées, une composition originale et d’un coloris clair, la plus vaste que l’on peut alors voir en France.

Louis XV loue le pinceau et le génie de Lemoyne et fait sur le champ de celui-ci son premier peintre. Le Cardinal de Fleury enchérit : “j’ai toujours pensé que ce morceau gâterait tout Versailles“. La Cour applaudissait. L’artiste tenait son triomphe.

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Le Salon d’Hercule
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En ayant conduit à terme cet ambitieux chantier, Lemoyne a manifestement contribué à faire du grand salon de Marbre l’un des plus fastueux du château et le point d’orgue du Grand Appartement.

Louis XIV couronné par la Victoire | Histoire et analyse d'images et oeuvres
Louis XIV à cheval couronné par la Victoire, devant Namur” par Mignard

Le sujet n’a pas été choisi d’emblée, car dans cette première moitié du XVIIIe siècle les idées changent et évoluent.

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Le Salon d’Hercule

Dans la Galerie des Glaces, Le Brun avait glorifié Louis XIV, mais Louis XV était bien jeune pour constituer le sujet central du nouveau plafond. Pourquoi ne pas profiter de cet énorme espace pour célébrer, non un seul homme, mais la gloire de la monarchie établie et soutenue par les belles actions de nos plus grands rois, dans une composition allégorique centrale entourée et illustrée par les hauts faits de ces souverains ?

Dans un premier temps, Lemoyne avait prévu d’y peindre Clovis, fondateur de la monarchie, Charlemagne, ayant rétabli l’Empire, saint Louis, le héros des croisades et le pacificateur de l’Europe, et enfin Henri IV, premier souverain de la branche des Bourbons.

Le salon état Louis-Philippe

L’artiste se mit au travail, fit des esquisses qu’il jeta sur le papier, espérant plaire au duc d’Antin par cette iconographie à la gloire de la France et de sa monarchie.

Mais le directeur des bâtiments, à la réflexion, trouva que le programme était peut-être trop ambitieux et jugea en même temps que la composition était d’un esprit trop proche de celui des plafonds des grands Appartements.

Un sujet plus classique fut choisi afin de s’étaler sur toute la voûte, “L’Apothéose d’Hercule“. Aux côtés du héros accédant à l’Olympe figurent, non pas des cuirasses et des casques, mais de jolies nudités.

On loua longtemps la qualité et la douceur extrême des coloris et des lumières de ce plafond, peint à l’huile sur toile marouflée.

Six mois après l’achèvement du plafond, l’artiste se suicidera.

L'Apothéose d'Hercule par François LEMOYNE | francois-vidit.com
Détail de “L’Apothéose d’Hercule

Le Salon de l’Œil-de-Bœuf

( texte et photographies de Christophe Duarte – Versailles passion )

Deuxième antichambre de l’appartement royal, le salon de l’Œil-de-Bœuf tire son nom de la fenêtre arrondie qui donne de la lumière à la pièce du côté sud.

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Le Salon de l’Œil-de-BœufPeut être une image de intérieur
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Le Salon de l’Œil-de-Bœuf

À l’origine, cette pièce en contenait deux, séparées par une cloison : l’antichambre et la chambre du Roi, dont le lit était placé dans l’angle à gauche de l’actuelle cheminée.

Château de Versailles, Salon de l'Oeil de Boeuf | Versailles ...

Gêné par les dimensions réduites de ces pièces qui peinaient à contenir l’ensemble des courtisans présents à son lever et à son coucher, Louis XIV décide en 1701 de faire abattre le mur, de réunir les deux pièces en une seule et de déplacer sa chambre dans la pièce suivante qui n’était alors qu’un salon.

Salon de l'oeil de boeuf | Versailles, Interior architecture ...

Après avoir traversé le salon de l’Œil-de-Bœuf, qui sert d’antichambre d’attente lors des cérémonies du Lever et du Coucher du Roi , on accède à la chambre du Roi.

Images d’une scène de Ridicule (1996) de Patrice Leconte censée se dérouler dans le Salon de l’Œil-de-Bœuf L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Ridicule-2-1024x592.jpg.

Le salon de l’Œil-de-Bœuf est un point stratégique de l’appartement royal : au nord, il conduit à la chambre du Roi ; à l’ouest, de hautes portes de glaces ouvrent directement sur la Galerie des Glaces  et permettent aux courtisans de pénétrer chez le Roi ou d’en sortir ; sur le mur sud, à droite de la fenêtre, une porte conduit directement chez la Reine, tandis qu’un escalier, ouvrant sur le mur est, mène à l’appartement du Dauphin, situé au rez-de-chaussée.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Oeil-de-Boeuf-1024x409.jpg.
L’Œil de Bœuf qui donne son nom au salon

La décoration qui règne dans la pièce témoigne, comme celle des pièces précédentes, de l’évolution du goût personnel du Roi, qui, au tournant du siècle, abandonne les riches décors de marbre et les plafonds peints pour les plafonds blancs et les boiseries dorées.

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salon de l’Œil de Bœuf

Une frise de jeux d’enfants règne au niveau de la corniche.

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Peut être une image de intérieur et texte qui dit ’Doo Versailles Verailles'C Passion Christophe Château Versailles mai2018 2018’
La Famille de Louis XIV ( 1670 ) représentée en travestis mythologiques par Jean Nocret
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<p class=Ce portrait de la famille royale appartenait originellement à la famille des Orléans. C’est Louis-Philippe qui de ses collections personnelles le placera en ces lieux.

C’est dans ce Salon qu’a lieu l’autopsie de Louis XIV en 1715.

La Chambre du Roi

La chambre est la pièce centrale de l’appartement du Roi… et même du château.

Versailles La chambre du Roi | Versailles, Chateau france, Paysage france
La chambre du Roi

La chambre du Roi fut d’abord le Salon Central qui séparait le petit appartement du Roi de celui de la Reine. Il ouvrait à ce moment-là sur la terrasse par trois portes-fenêtres, qui furent remplacées par des portes lors de la construction de la Galerie des Glaces : le décor de pilastres dorés date de cette modification.

La Chambre du Roi, Versailles

En 1684, la pièce devient le “salon où le Roi s’habille“, mais en 1701, Louis XIV décide d’en faire sa chambre. On obture les trois portes du fond pour former une alcôve et Nicolas Coustou est chargé de sculpter la belle allégorie “La France veillant sur le sommeil du Roi“.

Réunion des Musées Nationaux-Grand Palais -
La France veillant sur le sommeil du Roi“de Nicolas Coustou

C’est alors également que sont sculptées les bordures des glaces et les figures qui encadrent les dessus-de-porte. Une balustrade sépare l’alcôve du reste de la chambre.

chambre - La chambre officielle du Roi  198010

Les deux cheminées qui s’y trouvent aujourd’hui sont ordonnées à Gabriel (1698-1782) par le marquis de Marigny (1727-1781) au mois de mars 1758.

Sous Louis XIV, il n’y avait qu’une cheminée à droite, dans le mur du Cabinet du Roi, et c’était la plus belle de Versailles.

Gabriel déclare dans un rapport qu’elle est “d’un marbre ancien qui ne se trouve plus depuis longtemps“. Ce marbre, approchant de la brèche violette, ne put être assorti suffisamment, lorsque le Roi, qui avait eu froid pendant sa toilette, demanda qu’on lui fit une seconde cheminée.

On prend le parti d’en établir deux nouvelles pour lesquelles l’entrepreneur Trouard fournit le marbre et Caffiéri les bronzes. Ces bronzes assez ordinaires, s’inspirent d’un motif ancien.

L’arrangement ne sera définitif qu’en 1761.

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La chambre du Roi

Plus qu’un lieu de sommeil, la chambre du Roi est un lieu de parade, où se déroulent des cérémonies importantes de la vie du Palais.

chambre - La chambre officielle du Roi  Dsc03711
La chambre du Roi

Le Roi prend également dans sa chambre un repas, le Petit Couvert. Être convié à l’une de ces cérémonies, être présent dans la chambre du Roi à Versailles, autant de grands privilèges que les puissants et les pairs du royaume se disputent.

Tricentenaire de la mort de Louis XIV - Guitry, DiCaprio, Lhermitte, Moire…  Ils ont été le roi Soleil
Sacha Guitry incarne Louis XIV âgé dans son Si Versailles m’était conté (1954)
Votre soirée TV du 1er décembre : Abba, Bee Gees, Carpenters, “Pilules  bleues”, “La Mort de Louis XIV
Jean-Pierre Léaud dans La Mort de Louis XIV (2016) d’Albert Serra
File:Château de Versailles, chambre du roi, buste de Louis XIV, Antoine  Coysevox, ca 1679 01.jpg - Wikimedia Commons
Buste de Louis XIV par Antoine Coysevox
Plafond - Chambre du Roi - Château de Vaux-le-Vicomte - France ...
Plafond de la chambre du Roi

On a repris le motif du meuble d’hiver de la chambre de la Reine pour recréer la chambre du Roi.

Reconstitution des meubles d’été et d’hiver de la chambre de la Reine par Dimitri Lointhier
Reconstitution du meuble d’hiver de la chambre de la Reine par Dimitri Lointhier
chambre - La chambre officielle du Roi  Versai13
La chambre du Roi
chambre - La chambre officielle du Roi  Chambr10

Depuis la chambre du Roi à Versailles, on accède au cabinet du Conseil, dans lequel le Roi travaille et réunit ses ministres.

Malcommode et surtout exposée aux intempéries, la terrasse qui sépare l’Appartement du Roi au nord et celui de la Reine au sud, est rapidement condamnée. Le successeur de Le Vau, Jules Hardouin-Mansart imagine une solution plus adaptée et remplace la terrasse par une vaste galerie. Les travaux débutent en 1678 pour s’achever en 1684.

Versailles, la chambre du roi. – Tu PARIS combien ?
La chambre du Roi

Le Bosquet des Rocailles,
La salle de bal du jardin de Versailles

( texte et photographies de Christophe Duarte – Versailles passion )

La Salle de Bal est le dernier bosquet aménagé par Le Nôtre (1613-1700). Les travaux débutent en 1680. En 1685, le Grand Dauphin inaugure les lieux par un brillant souper.

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Le Bosquet des RocaillesPeut être une image de monument et plein air

La situation du bosquet, en contrebas du Parterre d’eau et de l’amphithéâtre de Latone, a conduit Le Nôtre à exploiter l’importante différence de niveau pour créer, à l’est, une large cascade prenant appui sur le remblai. C’est la seule cascade des jardins versaillais car, faute d’un relief important et surtout d’eau en abondance, il n’était guère facile d’en aménager.

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Le Bosquet des Rocailles

Deux allées sinueuses donnent accès au bosquet. Leur tracé ne fait découvrir qu’au dernier moment le vaste amphithéâtre dans l’arène duquel deux rampes de galets permettent de descendre.

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Le Bosquet des Rocailles

Des gradins engazonnés, soulignés par des buis taillés et desservis par des escaliers, ceinturent l’ensemble à la manière d’un cirque à l’antique et s’interrompent pour faire place à une imposante cascade.

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Le Bosquet des Rocailles
Peut être une image de nature
Le Bosquet des Rocailles

A l’origine, le centre de l’arène était creusé d’un petit canal circulaire formant un îlot auquel conduisaient quatre ponceaux. En 1707, lors de travaux de simplification des bosquets que le Roi lui confie, Mansart supprime ce dernier dispositif.

Extrait du Roi Danse (2000) de Gérard Gérard Corbiau
Peut être une image de plein air et arbre
Le Bosquet des Rocailles

La cascade s’élève sur huit niveaux et est alimentée à son sommet par deux bouillons et par trois urnes ornées de meulières et de coquillages.

Peut être une image de plein air et texte qui dit ’Versailles Passion Christophe D. Château Versailles 16avril 2019’
Le Bosquet des Rocailles

Le bosquet a reçu un imposant mobilier de plomb doré composé de vases et de hauts guéridons conçu par Houzeau et dont la réalisation a été confiée à divers sculpteurs.

Extrait de L’Allée du Roi (1995) de Nina Companeez

Les chaises à porteurs,
Se déplacer à l’intérieur du château de Versailles 

( texte et illustrations de Christophe Duarte – Versailles passion )

Ces chaises sont utilisées comme un véhicule principal ou comme véhicule d’appoint au parc hippomobile.

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Bien qu’ayant prioritairement une fonction utilitaire, les chaises à porteurs sont également “des indicateurs ostensibles du rang que l’on prétend occuper et de l’image que l’on veut donner de soi“.

Il faut s’imaginer une fin de soirée festive où une kyrielle de chaises, plus luxueuses les unes que les autres, portées par des laquais habillés aux couleurs de leur maison, attendent que “l’aboyeur” appelle la chaise de…

Le propriétaire prend soin d’y faire inscrire ses armoiries ou les attributs de sa fonction et de les faire décorer par les plus grands artistes à la mode esthétique du moment. Les grandes dames s’honorent d’en avoir plusieurs et s’en servent souvent comme de véritables boudoirs ambulants.

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Les gens de robe en sont également de fervents utilisateurs et nombre d’archevêchés sont propriétaires de chaises pour les dignitaires ecclésiastiques de haut rang.

Ce mode de transport essentiellement urbain est également communément utilisé pour les promenades.

A Versailles, les chaises à porteurs font intégralement partie du paysage à l’extérieur comme à l’intérieur puisqu’elles peuvent être rangées jusqu’au pied de l’escalier.

Sous Louis XIV, les chaises “bleues”, en référence à la couleur de la livrée de la Maison du Roi, pouvaient être louées.

L’usage de ces chaises étant cependant strictement réglementé. Ainsi, à l’époque de Louis XIV, seule Madame pouvait pénétrer en chaise dans la Salle des Gardes du Roi tandis que l’accès des chaises était absolument prohibé dans la Cour de Marbre.

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A la Cour, les “grands”, comme Madame de Maintenon ou la Princesse Palatine, n’hésitent pas à se faire transporter jusque dans leurs appartements. Leur exemple est suivi par les autres membres de la Cour si bien que les chaises envahissent le château comme le note cette “affaire de police” dans les “Bons du Roi” de 1674:

“Anciennement, il y avait dans les galeries hautes et basses du château quelques boites à chaises à porteur aux Princes et Princesses de sang, mais depuis huit ou neuf mois, toutes les personnes ayant des chaises ont mis indistinctement ces boites dans toutes les galeries et corridor, ce qui fait un très mauvais effet et incommode le public…”.


En 1677, en complément de la réglementation existante, le Roi met en place deux services de chaises publiques : les dorées et les bleues. Ces deux services de location sont spécifique à la Cour mais dans les grandes villes des prestations de chaises publiques existent déjà depuis 1617.

En 1670

Le bassin du Char d’Apollon,
Toute la symbolique de Louis XIV

( texte et illustrations de Christophe Duarte – Versailles passion )

Dans la mise en place de la Grande Perspective, le bassin au bout de l’Allée Royale joue un rôle de premier plan. Il existe déjà en 1662, au moment du début de l’intervention de Le Nôtre à Versailles.

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Il garde sa forme quadrilobée quand, de pièce d’eau des Cygnes, il devient Bassin d’Apollon. Empreinte d’italianisme, la grande composition en plomb du Char d’Apollon par Tuby, de 1668, est inspirée de l’antique.

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L’œuvre de Jean-Baptiste Tuby (1635-1700), d’après un dessin de Le Brun, s’inspire de la légende d’Apollon, Dieu du Soleil et emblème du Roi et montre le Dieu jaillissant de l’onde et s’apprêtant à effectuer sa course quotidienne au-dessus de la terre.

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Tuby exécute ce groupe monumental entre 1668 et 1670 à la manufacture des Gobelins, date à laquelle il est transporté à Versailles puis mis en place et doré l’année suivante.

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Entre 1671 et 1678

De la Cour Royale à la Cour de Marbre

(Texte et illustrations de Christophe Duarte – Versailles passion et Sergio Daricello)

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La cour de marbrePeut être une image de plein air et monument
La cour de marbre à Versailles
La cour de marbre

Du petit château édifié pour Louis XIII en 1624 et 1630 demeurent le volume de la Cour de Marbre et l’architecture de brique, pierre et ardoise.

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La cour de marbre

Conservées, ou plus exactement reconstruites à l’identique au cours du temps, les trois façades qui encadrent la Cour de Marbre sont dès 1663 agrémentées, dans les deux angles qu’elles forment, de petits cabinets sur trompe à l’étage et de fontaines au niveau inférieur. En 1671, des volières sont plaquées au-devant des cabinets d’angle et une troisième fontaine vient orner le centre de la cour.

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La cour de marbre

Tout ceci disparaît en 1678 au profit d’un parti plus monumental visant à ennoblir toujours davantage les façades : la façade principale, au fond de la cour, s’enrichit d’un avant-corps plus élevé que le reste des bâtiments, tandis que les combles s’ornent de balustrades qui longent les deux cours.

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La cour de marbreAucune description de photo disponible.

Les bâtiments qui bordent aujourd’hui la Cour Royale ont subi plus de transformations que ceux de la Cour de Marbre : en 1662, Louis Le Vau édifie les deux ailes des Communs (écuries et cuisines) dans le style du vieux château. Dix ans plus tard, elles deviennent “ailes des Offices” (Bouche et Gobelet). Elles sont alors raccordées au château par la construction de deux corps de bâtiments qui les prolongent avec un décrochement. En leur extrémité, elles s’ornent de portiques alignés sur la grille qui délimite la nouvelle “Cour Royale”.

La cour de marbre à Versailles
La cour de marbreFichier:Cour de marbre de Versailles.jpg

Dix ans plus tard encore, lorsque les offices s’installent au Grand Commun, l’architecture des deux ailes (distribuées en appartements) est une nouvelle fois modifiée afin d’être davantage en harmonie avec celle des bâtiments de la Cour de Marbre : les combles sont rehaussés et bordés d’une balustrade, les pavillons d’extrémité sont sommés d’un lanternon.

Restauration des fenêtres et portes-fenêtres de la cour de Marbre à  Versailles – Noblesse & Royautés
La cour de marbrela cour de marbre : elle est pavée de marbre noir et blanc c'est la cour du  château primitif de Louis XIII en 2020 | Château, Marbre noir et blanc,  Versailles

Mais cette unité est rompue lorsque Gabriel reconstruit en 1771 l’aile située au nord qu’on appelait Aile du Gouvernement (elle abritait le logement du gouverneur de Versailles) dans le style néoclassique. Comme cette aile Gabriel était dite “aile neuve”, l’aile symétrique prend le nom de “Vieille aile”. Elle est à son tour altérée lorsque Dufour reconstruit le pavillon de tête en reprenant l’architecture de Gabriel.

À Versailles, requiem pour le pavillon Dufour et la vieille aile ...
Le pavillon Dufour

Enfin, parmi les travaux menés sous la direction de Nepveu pour la création du Musée de Louis-Philippe, signalons la construction d’une lanterne dans l’angle sud-ouest de la Cour royale, qui disparaîtra dès 1897.

‘Versailles’ by shogunangel on Flickr
The view from Madame du Barry’s apartments
Photo: © EPV/ Thomas Garnier
La cour de marbre Fichier:Décors de toiture de la cour de marbre (Versailles).jpg

La petite salle des gardes du Roi

( texte et illustrations de Christophe Duarte ; Versailles-passion )

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La petite salle des gardes du RoiAucune description de photo disponible.

Située au rez-de-chaussée, on accède à cette salle par la porte vitrée ouvrant sur la Cour Royale.

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Sur la cheminée est placé un buste de Louis Thiron de Crosme, lieutenant-général de police par Augustin Pajou en 1788Peut être une image de 1 personne

Pendant la journée, les gardes du corps rangent leurs paillasses dans les deux petits réduits qui encadrent les cinq marches.

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La petite salle des gardes du RoiPeut être une image de texte qui dit ’ON Christophe D. Château de Versailles’

Il fallait autrefois passer par cette petite salle des gardes pour emprunter, en haut de ces marches à droite, le Degré du Roi qui conduit à l’Appartement Intérieur du Roi au premier étage et à son Petit Appartement.

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La petite salle des gardes du Roi

C’est à la sortie de cette salle sur la Cour que Louis XV est blessé par Damien le 5 janvier 1757.

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La petite salle des gardes du Roi

Détruite sous Louis-Philippe pour créer le Musée d’Histoire de France, cette pièce est consacrée à l’indépendance américaine dans les années 1970 par Gérald Van Der Kemp.

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La pièce est consacrée à l’indépendance américaine

Ce n’est que dans les années 1980 que la salle ainsi que tout le rez-de-chaussée est reconstitué.

Entre 1679 et 1681

Mansart prolonge en un temps record le château au sud, avec l’aile du Midi, longue de cent cinquante mètres, réservée à la famille royale.

L’Aile de Midi du Château de Versailles

En 1682

Louis XIV fixe la résidence permanente de la Cour à Versailles. La nécessité de loger plusieurs milliers de personnes entraîne de nouveaux agrandissements. François Mansart (1598-1666) va alors quintupler la surface du château.

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Dominique Blanc est Françoise d’Aubigné, marquise de Maintenon dans L’Allée du Roi (1995) de Nina Companeez

Première Antichambre de l’Appartement du Roi,
Le Grand Couvert de Louis XIV

( texte et illustrations de Christophe Duarte ; Versailles – passion )

C’est dans cette Antichambre que, tous les soir à dix heures, Louis XIV, venant de chez Madame de Maintenon, soupait “Grand Couvert”, en public au son des “Symphonies pour les soupers du Roi” de Michel Delalande.

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Le Grand Couvert de Louis XIVPeut être une illustration

Le Roi est assis dos à la cheminée, encadré par les membres de la Famille Royale.

C’est ici, également que, tous les lundis matin, on disposait une table recouverte d’un tapis de velours vert, derrière laquelle un fauteuil vide symbolisait le Roi. Tous les Français qui avaient une requête à formuler ou une grâce à demander pouvaient y déposer leur placet. On portait ensuite les placets au Roi, qui les annotait de sa main en indiquant la réponse à donner.

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Le Grand Couvert de Louis XIV

Les tableaux de cette antichambre représentent des batailles de l’Antiquité peints par Joseph Parrocel.

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Le Grand Couvert de Louis XIV

Un des plus célèbres scandales de l’histoire du règne de Louis XIV connut son épilogue dans cette salle. En 1691, les passements des portières du Salon de Mars et un morceau du lit dans le Salon de Mercure furent dérobés.

Le Marquis de Sourches laissa le récit :“Vers l’entremets, j’aperçus je ne sais quoi de fort gros et comme noir en l’air sur la table, que ne n’eus le temps de discerner ni de montrer par la rapidité dont se gros tomba sur le but de la table. Le bruit que cela fit en tombant, et la pesanteur de la chose fit bondir les plats, mais sans en renverser aucun, et de hasard cela tomba sur la nappe et point dans des plats. Le Roi, au coup que cela tourna la tête à demi et sans s’émouvoir en aucune sorte : « Je pense, dit-il, que se sont mes franges… Cela fit au moment de murmure… Voilà, dit le Roi, qui est bien insolent…”.

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Le Grand Couvert de Louis XIV

Le manque de logement à la Cour du Château de Versailles
L’exemple du Grand Commun

(texte et illustrations de Christophe Duarte – Versailles passion )


Lorsque Louis XIV emménage avec sa Cour en 1682, ce sont des milliers de personnes qui tentent tant bien que mal de s’installer dans ce que Saint-Simon appelle “le château de cartes“.

L’image contient peut-être : ciel et plein air
Le Grand Commun

Dans les 189 logements particuliers mis à la disposition des “logeants”  s’entassent les courtisans les plus chanceux, laissant aux “galopins”  l’inconvénient des allers-et-retours des appartements en ville.

Pour les légions de domestiques indispensables au palais et à ses habitants, des appartements communautaires ont été aménagés dans le Grand Commun, mais beaucoup doivent se contenter d’un lit sous les combles.

Rénovation du Grand Commun du château de Versailles (78) | VINCI ...

Manque d’espace, fumée, obscurité rendent les lieux peu accueillants, sans compter les multiples dégradations dues aux changements incessants d’occupants. Néanmoins, des courtisans de plus grande qualité, qui n’ont pu trouver de place au Château, habitent le Grand Commun.

On y trouve par exemple Le Nôtre ou plusieurs membres de la famille de Colbert.

Versailles: le Grand Commun enfin réuni au château | Connaissance ...

A force de cloisonnement, d’entresols, on pouvait dénombrer 1 500 personnes réparties dans 220 logements.

Selon la description de Blondel en 1756, voici les occupants du premier étage du Grand Commun (se reporter au plan ci-joint) :

– Apt 35 et 36 : Magasins du Concierge du Grand Commun,
– Apt 37 : Logements des sous-gouvernantes des Enfants de France,
– Apt 38 : Logement des Secrétaires des Commandements du Roi,
– Apt 39 : Logement du Médecin Ordinaire du Roi,
– Apt 40 : Logement du Major des Gardes Françaises,
– Apt 41 : Logement de l’Aumônier de quartier de Madame la Dauphine,
– Apt 42 : Logement du Maître d’Hôtel Ordinaire du Roi,
– Apt 43 : Logement des Femmes de chambre de la Dauphine,
– Apt 44 : Logement du Maître d’Hôtel Ordinaire de la Reine,
– Apt 45 : Logement du premier chirurgien de la Dauphine,
– Apt 46 : Logements des Femmes de Chambre des Enfants de France,
– Apt 47 : Logement du Médecin des Enfants de France,
– Apt 48 : Logement du Confesseur,
– Apt 49 : Logement du Maître d’Hôtel par quartier du Roi,
– Apt 50 : Logement du Premier Chirurgien de la Reine,
– Apt 51 : Logement de l’Aumônier de la Reine.

Réunion des Musées Nationaux-Grand Palais -
Plan du Grand Commun en 1756.
Les numéros correspondent à la description ci-dessus

L’escalier des Princes,
L’un des plus ancien escalier du château de Versailles 

( texte et photographies de Christophe Duarte ; Versailles-passion )

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L’escalier des PrincesAucune description de photo disponible.

Cet escalier, dont la belle décoration sculptée date en majeure partie du XVIIe siècle, relie le rez-de-chaussée et le premier étage de l’Aile du Midi où se trouvaient les appartements de certains membres de la Famille Royale.

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L’escalier des Princes
L’escalier des Princes

La voûte d’origine était blanche sans ornement. Elle a été remplacée sous Louis-Philippe par un le plafond à caissons que nous voyons aujourd’hui afin de faciliter la circulation du musée au niveau de l’Attique.

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Plusieurs projets pour ce plafond ont été étudiés par Nepveux avant de statuer pour celui que vous voyons actuellement.

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L’escalier des Princes

Au cours des siècles, cet escalier à desservi les appartements des plus illustres courtisants :

Au rez-de-chaussée :
– Appartement du prince et de la princesse de Condé de 1682 à 1752,
– Appartement des Enfants de France de 1753 à 1756,
– Appartement des enfants du comte et de la comtesse d’Artois de 1775 à 1784,
– Appartement de la princesse de Lamballe de 1787 à 1789.

Au Premier Étage, par la porte ouvrant sur la Galerie des Batailles :
– Appartement de la Dauphine en 1682,
– Appartement du duc et de la duchesse de Chartes de 1686 à 1700,
– Appartement du duc et de la duchesse d’Orléans de 1701 à 1738,
– Appartement du Dauphin de 1744 à 1746,
– Appartement de Mesdames de 1747 à 1751,
– Appartement du comte d’Artois en 1771 puis de la comtesse d’Artois de 1773 à 1789.

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L’escalier des Princes

En décembre 1684

L’appartement des bains de Louis XIV

( texte et photographies de Christophe Duarte – Versailles Passion)

Neuf ans ont été nécessaires à l’achèvement et au déploiement des marbres, du bronze doré et des peintures qui font des cinq pièces principales l’un des ensembles les plus luxueux du Château : le Vestibule Dorique, la Salle de Diane, le Salon Octogone, la chambre des Bains et enfin le cabinet des Bains.

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Vestibule doriquePeut être une image de aliment
Le Versailles oublié du Roi-Soleil - PAJ - Le magazine digital du patrimoine

Quatre ans après la fin des travaux, le Roi décide d’y installer la marquise de Montespan (1640-1707), ce qui entraîne des modifications importantes. Au mois de janvier 1685, la favorite s’y installe.

Claude de Vin | Les Scandaleuses
Athénaïs de Montespan par Pierre Mignard

En 1691, il passe au duc du Maine puis, l’année suivante, à son frère le comte de Toulouse ( les enfants d’Athénaïs) . En 1723, il le laisse à son épouse.

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La salle de DianePeut être une image de aliment

En 1750, le duc et la duchesse de Penthièvre cèdent cet appartement à la marquise de Pompadour.

L’appartement des bains reconstitué dans L’Allée du Roi (1995) de Nina Companeez

A partir de 1752, les filles de Louis XV occupent cette zone du château pour ne plus le quitter jusqu’en 1789. Louis-Philippe les détruit en 1837 pour créer les galeries historiques.

Idem : Valentine Varela est Madame de Montespan, Dominique Blanc Madame de Maintenon
Valentine Varela en superbe Athénaïs
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La chambre des BainsPeut être une image de alimentPeut être une image de aliment

De 1681 à 1684

Construction du Grand Commun destiné à loger le personnel au service du Roi et de celui de la Reine.

Le 30 juillet 1683

La Reine Marie-Thérèse d’Autriche ( 1638-1683) meurt des suites d’une tumeur bénigne sous le bras gauche mais mal soignée. L’abcès, violacé et purulent, fut non incisé mais combattu vainement par une saignée et un emplâtre humide, et tourna en septicémie. Ses derniers mots furent « Depuis que je suis reine, je n’ai eu qu’un seul jour heureux ». Louis XIV aurait dit de cette mort « voilà le premier chagrin qu’elle me cause ».

Marie-Thérèse d'Autriche, infante d'Espagne, reine de France, par Nocret
Marie-Thérèse d’Autriche par Nocret

La deuxième chambre de Louis XIV,
La chambre que le Roi utilisa le plus longtemps

( texte et illustration de Christophe Duarte – Versailles passion)

A la mort de la Reine Marie-Thérèse d’Autriche, Louis XIV annexe les pièces autour de la Cour de Marbre à son appartement.Il déplace alors sa chambre dans la partie sud des nouvelles pièces, actuel Salon de l’Œil-de-Bœuf.

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Plan du Premier étage en 1683

A l’origine, cette pièce en contenait deux, séparées par une cloison : l’Antichambre et la chambre du Roi, dont le lit était placé dans l’angle à gauche de l’actuelle cheminée.

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Élévation de l’Antichambre (à gauche) et de la Chambre (à droite)

Les lambris recouvrant la pièce représentent des pilastres dorés d’ordre corinthien. Le manteau de la cheminée et le grand trumeau lui faisant face sont ornés de miroirs.

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Délimitation virtuelle du mur de la chambre dans l’actuel Salon de l’Œil-de-Bœuf

Quatre tableaux représentent les neuf Muses, avec quelques Amours ou Génies ornent le dessus des portes.

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Uranus et Melpomène par Louis de Boullogne
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Thalis et Erato par Louis de Boullogne

Derrière un balustre délimitant l’alcôve, se dresse le lit à baldaquin du Roi. Le dais, le couvre-lit, les sièges et les portières sont faits de velours rouge en hiver et de brocard d’or et d’argent à fleurs en été.

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Reconstitution 3D de la Chambre

Gêné par les dimensions réduites de ces pièces qui peinaient à contenir l’ensemble des courtisans présents à son lever et à son coucher, Louis XIV décida en 1701 de faire abattre le mur, de réunir les deux pièces en une seule et de déplacer sa chambre dans la pièce suivante qui n’était alors qu’un salon.

De 1683 à 1685

L’Orangerie,
Protéger les arbres du Roi

( texte et illustrations de Christophe Duarte – Versailles passion )

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L’Orangerie

Édifiée entre 1683 et 1685, sous la direction d’Hardouin-Mansart, l’orangerie succède à un premier bâtiment, dû à Le Vau, situé plus au nord et détruit.

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L’OrangeriePeut être une image de plein air et monument
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L’OrangeriePeut être une image de monument et plein air
L’Orangerie
L’OrangeriePeut être une image de arbre et plein air

A l’intérieur, la galerie principale, longue de 156 mètres et voûtée en plein cintre, abrite les orangers durant la saison froide.

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L’Orangerie

Deux galeries en retour s’achèvent sous les escaliers des Cent-Marches qui jouent le rôle de contreforts à l’ensemble.

Peut être une image de plein air et monument
L’Orangerie

Les murs, de quatre à cinq mètres d’épaisseur, les doubles vitrages des baies et l’exposition au Midi permettent de maintenir l’hiver une température qui ne descend pas au-dessous de 5°.

Orangerie du château de Versailles. Forêt intérieure d'un millier ...
L’OrangeriePeut être une image de arbre, plein air et monument

Pour peupler l’Orangerie, Louis XIV rassemble tous les orangers des maisons royales et multiplie les acquisitions de nouveaux sujets en Italie, en Espagne et au Portugal.

Il est alors de bon ton chez les courtisans, pour faire leur cour au Roi, d’offrir leurs propres orangers. La hâte avec laquelle on les transporte cause bien des pertes mais l’Orangerie de Versailles peut bientôt s’enorgueillir de posséder la plus grande collection d’Europe.

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L’Orangerie

Le parterre de l’Orangerie s’étend sur pas moins de trois hectares. Sous Louis XIV, il est orné de sculptures aujourd’hui au musée du Louvre. Composé de quatre pièces de gazon et d’un bassin circulaire, il accueille en été 1055 arbres en caisses, dont orangers, palmiers, lauriers roses, grenadiers et arbustes du genre Eugenia, qui séjournent en hiver à l’intérieur du bâtiment.

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L’Orangerie

En 1685

Au nord, la construction d’une aile réservée aux princes de sang entraîne la destruction de la grotte de Téthys.

Sur la place d’Armes, de part et d’autre de l’avenue de Paris, l’architecte édifie des écuries capables d’abriter des centaines de chevaux et de carrosses. Chacune a sa spécialité : La Grande Écurie  accueille les chevaux de selle destinés au manège ou à la chasse. La Petite Écurie, les bêtes d’attelage et les carrosses. Elles ne possèdent qu’un rez-de-chaussée afin de ne pas gêner la vue depuis le château.

Le château se dote de deux extensions – l’aile du Midi et l’aile du Nord – ainsi que de deux écuries (en rouge sur le plan).

A la même époque, on construit les ailes des Ministres et les Grands Communs (en bleu sur le plan ci-dessus).

1. La Grande Galerie 2. L’aile du Midi est une extension dédiée à la famille royale Sa façade de pierre blanche prolonge le style du corps central 3 – 4. Les Grande et Petite Écuries

La Grande Galerie qui remplace l’ancienne terrasse, est longue de 73 mètres, elle est percée de dix-sept fenêtres et décorée de 367 glaces.

Jules Hardouin-Mansart (1646-1708), successeur de Louis Le Vau (1612-1670), recouvre la terrasse qui relie les Appartements royaux pour la transformer en une somptueuse salle d’apparat : la Grande Galerie (des Glaces).

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La Galerie des Glaces

Les trente compositions de la voûte peinte par Le Brun illustrent l’histoire glorieuse de Louis XIV durant les dix-huit premières années de son gouvernement personnel, depuis 1661 jusqu’à la Paix de Nimègue.

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Voûte de la Galerie des Glaces

Ainsi, victoires militaires et diplomatiques aussi bien que réformes en vue de la réorganisation du Royaume y sont traitées sous forme d’allégories à l’Antique.

Louis XIV, roi de France, donnant l'ordre d'attaquer en même temps les quatre plus fortes places de la Hollande, par Le Brun
Louis XIV, Roi de France, donnant l’ordre d’attaquer en même temps les quatre plus fortes places de la Hollande, par Le Brun
La France | Galerie des glaces, Louis xiv, Versailles
Peut être une image de ‎monument et ‎texte qui dit ’‎Versailles ۔i Christophe Château Versailles 13 septembr 2018‎’‎‎
Les arcades de marbres de la Galerie des Glaces

Par leurs dimensions et par leur nombre, les trois cent cinquante-sept miroirs qui ornent les dix-sept arcades faisant face aux fenêtres attestent que la nouvelle manufacture française de glaces est capable de ravir à Venise le monopole des miroirs, alors objets de grand luxe.

Galerie des Glaces, reflet des visiteurs, Versailles
En photos : Versailles by night - Culturez-vous
Comment Louis-Philippe a transformé Versailles en musée

Les pilastres de marbre de Rance s’ornent de chapiteaux de bronze doré d’un modèle nouveau dit de “l’ordre français”, créé par Le Brun à la demande de Colbert.

Peut être une image de lustre
La Galerie des Glaces
Peut être une image de intérieur
La Galerie des Glaces
L'histoire du miroir au mercure – Le Magazine de Proantic
La Galerie des Glaces
🇫🇷Coucher de soleil dans la Galerie des Glaces // 🌍Sunset in the hall of  Mirrors #chateaudeversailles #pala… | Palace of versailles, Versailles,  Hall of mirrors

La galerie des Glaces sert quotidiennement de lieu de passage, d’attente et de rencontres, fréquentée par les courtisans et le public des visiteurs.

Le "Marie Antoinette" de Sofia Coppola, souvenirs de tournage
Image de Marie-Antoinette (2006) de Sofia Coppola

Elle ne sert qu’exceptionnellement de cadre à des cérémonies, lorsque les souverains veulent donner le plus grand éclat à des divertissements (bals ou jeux) offerts à l’occasion de mariages princiers ou à des réceptions diplomatiques.

Image du Versailles secret de Marie-Antoinette (2018) de Sylvie Faiveley
Le Versailles secret de Marie-Antoinette (2018) de Sylvie Faiveley
Peut être une image de lustre, intérieur et texte qui dit ’Versailles Passion Christophe D. Château Versailles septembre 2018’
La Galerie des GlacesPeut être une image de lustre et intérieurPeut être une image de lustre et intérieur
Reconstitution en carton peint du trône de Louis XIV et de la décoration  qui l'entourait - Exposition "Quand Versailles… | Interiores franceses,  Versalles, Palacios
La Grande Galerie lors de l’exposition “Quand Versailles était meublé d’argent” (2007)Quand Versailles était meublé d'argent... - Interdisciplin'art
Le Versailles d'argent du Roi Soleil
“Quand Versailles était meublé d’argent”

Le 15 mai 1685

Le Doge de Gênes doit traverser toute la galerie, sous les yeux de la Cour massée de chaque côté sur des gradins pour parvenir jusqu’au Roi.

Francesco Maria Imperiale Lercari - Histoire de l'Europe
Réparation faite à Louis XIV par le doge de Gênes Francesco Maria Lercari Imperiale, 15 mai 1685 par Claude Guy Hallé (1715)

De 1678 à 1686

De part et d’autre de la Grande Galerie, Hardouin-Mansart entreprend la construction de salons : le Salon de la Guerre du côté des appartements du Roi, le Salon de la Paix qui donne accès à ceux de la Reine.

Le Salon de la Guerre

La décoration de Le Brun exalte les victoires militaires qui aboutirent à la paix de Nimègue (en 1678). Les murs sont revêtus de panneaux de marbre ornés de six trophées et de chutes d’armes en bronze doré. Le mur du côté du salon d’Apollon est occupé par un bas-relief ovale en stuc représentant Louis XIV  à cheval foulant aux pieds ses ennemis. Ce chef-d’œuvre d’Antoine Coysevox (1640-1720) est surmonté de deux Renommées dorées et soutenu par deux captifs enchaînés.

Le Salon de la Guerre
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Le Salon de la Guerre

Le Salon de la Paix

( texte et illustrations de Christophe Duarte ; Versailles – passion )

D’abord Grand Cabinet de la Reine, ce salon est complètement transformé en même temps que le Salon de la Guerre.

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Le salon de la Paix

Sa nouvelle décoration est terminée en 1686 : on y retrouve les marbres et les trophées de bronze doré des deux salles précédentes, mais les instruments de musique de l’Attique s’accordent au thème pacifique du décor général.

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Le salon de la Paix

C’est la Paix que Louis XV offre à l’Europe dans le tableau qui surmonte la cheminée et que François Lemoyne a peint en 1729 : le jeune Souverain, dans tout l’éclat de ses dix-neuf ans, tend un rameau d’olivier et reçoit ses deux filles aînées des mains de la Fécondité et de la Piété.

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Le salon de la PaixAucune description de photo disponible.
Louis XV en figure mythologique de la Paix

Le Brun a orné la coupole et les voussures des bienfaits de la paix donnée par la France à l’Europe.

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Coupole et voussures de Le Brun

Le Salon de la Paix est progressivement intégré au Grand Appartement de la Reine dès 1712. On plaça dans l’arcade le séparant de la Galerie, un panneau et une porte mobiles que l’on peut enlever aisément lorsque l’on veut rétablir la perspective.

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Le salon de la Paix

Il sert de Salon des jeux de la Reine. Marie Leszczynska y donne chaque dimanche des concerts de musique sacrée ou profane qui jouent un rôle important dans la vie musicale de Versailles.

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Le salon de la Paix

Marie-Antoinette y tient Son jeu, et c’est Elle qui fait placer dans la cheminée le beau chenet en bronze ciselé et doré sur un modèle de Louis Simon Boizot.

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Chenet de Boizot

Ce salon est, dès la fin du règne de Louis XIV, séparé de la galerie par une cloison mobile et considéré comme faisant partie de l’Appartement de la Reine dont il constitue la dernière pièce après la chambre.

Salon of Peace | Versailles, Palace of versailles, Palace
Le Salon de la Paix est le salon des jeux de la ReineLes appartements et cabinets de Marie-Antoinette à Versailles 13-52717
Les appartements et cabinets de Marie-Antoinette à Versailles 13-52716
Les appartements et cabinets de Marie-Antoinette à Versailles 13-52718

Depuis le Salon de la Paix , nous entrons dans les Grands Appartements de la Reine.

1 : Salon de la Paix ; 4 : Chambre de la Reine ; 5 : Salon des Nobles ; 6 : Antichambre de la Reine ; 7 : Salle des Gardes de la Reine ; 8 : Escalier de la Reine

La Chambre de la Reine (N°4)

La chambre est la pièce principale de l’appartement, celle où la Reine se tient le plus souvent. Elle y dort, souvent rejointe par le Roi. Le matin, elle y reçoit durant et après sa Toilette qui constitue un moment de Cour aussi réglementé par l’Étiquette que le Lever du Roi. C’est là encore qu’ont lieu les accouchements en public : dix-neuf « Enfants de France » y sont nés.

La Chambre de la Reine
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La Chambre de la Reine
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La Chambre de la Reine
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“ The ceiling in the Queen’s bedroom
”
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La Chambre de la Reine
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La Chambre de la Reinechambre - La chambre de la Reine à Versailles - Page 2 Tyte_l10

Le décor conserve le souvenir des trois Reines qui ont occupé la pièce : le compartimentage du plafond remonte à la Reine Marie-Thérèse (1638-1683), les peintures en grisaille par Boucher ont été réalisées pour Marie Leszczynska (1703-1768) ainsi d’ailleurs que les boiseries.

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La chambre de la Reine

Tous ces éléments ont été conservés du temps de Marie-Antoinette pour Laquelle seuls le mobilier et la cheminée ont été livrés de neuf.

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La Chambre de la Reine

Les étoffes qui tendent le lit et les murs ont été retissées à Lyon d’après les cartons originaux conservés. Le lit et la balustrade ont été resculptés d’après des documents anciens.

Gautier - Marie-Antoinette à la harpe, par Jean-Baptiste-André Gautier Dagoty Marie_91
Marie-Antoinette à la Harpe dans Sa chambre (1776) par André Gautier d’Agoty
La Chambre de la Reine
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Le retissage du meuble livré en 1787, un gros de Tours à fond blanc broché à bouquets de lilas, rubans et plumes de paon, a été réalisé sur la base de documents anciens par les maisons lyonnaises Prelle et Tassinari & Chatel, puis rebrodé par la maison Brocard à Paris
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En 1785 la Reine lance des aménagements ; les écoinçons de stucs sont décorés aux emblèmes de la France et de l’Empire, pour rappeler Son mariage, et on commande un nouveau meuble, un “gros de tour fond bleu à papillon” installé la même année, et décoché moins d’un an après, pour être envoyé à Fontainebleau
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La Prudence par François Boucher ; huile sur toile marouflée, 1735… et Louis XVI par Duplessis
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La Charité par François Boucher ; huile sur toile marouflée, 1735
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La Libéralité par François Boucher ; huile sur toile marouflée, 1735
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La Fidélité par François Boucher ; huile sur toile marouflée, 1735
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La balustrade de la chambre de la Reine étant irrémédiablement perdue depuis la Révolution, l’équipe de la conservation de Versailles décida de la faire à nouveau sculpter et dorer à l’identique
L’image contient peut-être : intérieur, texte qui dit ’ChristopheD. Château Versailles avril 2019’
Entre 1946 et 1975, les tapisseries ont été fidèlement reproduites grâce à la description de l’inventaire des meubles de la couronne et à un échantillon du tissu conservé à Lyon
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Projet pour la courtepointe du lit de la chambre de Marie-Antoinette à Versailles, attribué à Jean-François Bony, vers 1786 (XVIIIe siècle) ; gouache sur papier vergé filigrané
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Entre 1960 et 1964, le tapis d’alcôve en savonnerie est retissé à l’identique
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Le coffre aux diamants de l’ébéniste Ferdinand Schwerdfeger est remis en place comme sur la gouache de Gautier-Dagoty montrant Marie-Antoinette dans Sa chambre à coucher.
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Les lustres en cristal de roche et bronze doré sont restitués, comme le lit « à la duchesse ».
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Sur la cheminée trône le magnifique buste de Marie-Antoinette (1783) par Félix Lecomte
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La Chambre de la Reine
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D’un ensemble de douze pliants commandés aux Foliot en 1769 pour le Salon des Jeux de la Reine (Salon de la Paix) et de la Chambre à coucher de Marie-Antoinette à Versailles, 1769.
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La Chambre de la Reine

L’appartement de la calotte au dessus du Salon de la Paix est occupé, sous Marie-Antoinette, par la femme de chambre de veille de nuit. Contrairement au Roi au pied du lit duquel cette personne dort, la Reine dispose d’un cordon dans Sa chambre pour l’appeler.

L'appartement de la Femme de Chambre de Veille de Nuit

Comme du côté du Salon de la Guerre, il ne reste aujourd’hui que la charpente et le dôme du plafond du Salon de la Paix.

L'appartement de la Femme de Chambre de Veille de Nuit Zzz511

Cet appartement comprenait un couloir, plusieurs débarras dont un servait de cabinet de chaise, une antichambre, une chambre avec alcôve et deux cabinets dont une garde-robe.

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La Chambre de la Reine
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La Chambre de la ReineAucune description de photo disponible.
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La Chambre de la Reine

Le Salon des Nobles (N°5)

( texte et photographies de Christophe Duarte ; Versailles – passion )

Peut être une image de menuiserie
Le salon des Nobles

Cette pièce fut d’abord l’Antichambre de la Reine Marie-Thérèse, elle devient par la suite le Grand Cabinet. C’est ici que Marie Leszczynska tient son cercle et accorde ses audiences solennelles, assise sur un fauteuil placé sur une estrade et sous un dais dont on peut encore voir les pitons.

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Le salon des Nobles

Le plafond, peint par Michel Corneille, est tout ce qui subsiste de la décoration primitive. Au centre, Mercure avec l’Eloquence, la Poésie, la Géométrie et les Sciences dont il fut l’inspirateur répand son influence sur les Arts.

LE SALON DES NOBLES – Les Trésors de Versailles
Le plafond du salon des Nobles

Dans les angles, les figures de la Vigilance, de l’Immortalité, du Commerce et de la Diligence avec des Amours en stuc dont les attributs symbolisent le Commerce, l’Eloquence, les Sciences et les Arts. Les tableaux des voussures représentent Sapho jouant de la lyre, Pénélope faisant de la tapisserie, Aspasie et les Phylosophes de la Grèce et Césisène cultivant la peinture.

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Damas “vert pomme” bordé d’un large galon d’or Aucune description de photo disponible.

En 1785, Marie-Antoinette renouvelle complètement la décoration murale et le mobilier de ce salon pour les mettre au goût du jour. Les murs sont alors tendus d’un damas “vert pomme” bordé d’un large galon d’or.

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Le Salon des NoblesAucune description de photo disponible.

Pour orner les dessus-de-porte, Jean-Baptiste Regnault peint deux tableaux : “l’Origine de la Peinture” et “Pygmalion priant Vénus d’animer sa statue”.

Riesener livre trois commodes et deux encoignures dont Gouthière cisèle les bronzes, semblables à ceux qu’il exécuta également pour la cheminée de marbre bleu turquin.

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Commode de Riesener Peut être une image de menuiserie
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Peut être une image de menuiserie et texte qui dit ’ersailles Passion -ChristopheD. Château Versailles septembre 2020’
Encoignure de Riesener

Le grand portrait de Louis XV en costume royal, exécuté en tapisserie par Crozette d’après un tableau de Van Loo, occupe le même emplacement au temps de Marie-Antoinette.

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Le salon des Nobles

Sur la cheminée, sont placés une pendule et deux candélabres provenant du Boudoir Turc du comte d’Artois à Versailles.

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Cheminée du Salon des Nobles
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Grâce au miroir, il est possible d’admirer le foisonnant décor à l’arrière de la pendule aux sultanes. Réalisée pour le boudoir turc du Comte d’Artois, à Versailles, cette merveille d’orfèvrerie orne aujourd’hui le Salon des Nobles de la Reine.
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Candélabre provenant du Boudoir Turc du comte d’Artois à Versailles Aucune description de photo disponible.
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Le salon des NoblesAucune description de photo disponible.
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Le salon des Nobles

Un nouveau mobilier est livré, à la fois extrêmement moderne et raffiné. En effet, pour les majestueuses commodes et encoignures destinées à cette pièce, Jean-Henri Riesener (1734-1806) , l’ébéniste préféré de la Reine, sacrifie à la dernière mode anglaise, abandonnant ses marqueteries fleuries habituelles pour de grands à-plats d’acajou, tandis que les bronzes dorés ainsi que les tablettes de marbre bleu turquin de ce majestueux ensemble sont assortis à ceux de la cheminée, elle aussi nouvelle.

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Le Salon des Nobles de la Reine

L’Antichambre de la Reine (N°6)

L’Antichambre de la Reine

C’est dans l’antichambre de la Reine qu’ont lieu les repas publics dont le fastueux rituel attire beaucoup de monde. Seuls les membres de la famille royale peuvent prendre place à table et, devant eux, assises, les duchesses, princesses ou titulaires de grandes charges ayant le privilège du tabouret, puis, debout, les autres dames et les personnes qui, de par leur rang ou avec l’autorisation des huissiers, avaient pu entrer.

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Louis XIV s’astreint à cette représentation presque tous les soirs ; Louis XV lui préfère bien souvent les soupers intimes ; quant à Louis XVI et Marie-Antoinette, un témoignage du temps nous rapporte que « la Reine se mettait à la gauche du Roi. Ils tournaient le dos à la cheminée. […] Le Roi mangeait de bon appétit, mais la Reine n’ôtait pas ses gants et ne déployait pas sa serviette, en quoi elle avait grand tort ».

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Image de Marie-Antoinette (2006) de Sofia Coppola

Contre cet ennui, Marie-Antoinette demande qu’il y ait toujours musique au Grand Couvert et à cette fin, une tribune pour les musiciens est aménagée dans la pièce.

La Salle des Gardes de la Reine (N°7)

Au débouché de l’escalier de la Reine, on pénètre dans le Grand Appartement de la Reine par cette salle des Gardes où, jour et nuit, douze gardes du corps accomplissent leur service auprès de la souveraine. À Versailles, seuls le Roi, la Reine et le Dauphin peuvent ainsi disposer d’une garde personnelle composée de soldats appartenant à ces unités d’élite que sont les quatre compagnies des Gardes du corps du Roi. La grande salle suivante, dite aujourd’hui « salle du Sacre» (à cause des tableaux de David relatifs au règne de Napoléon Ier), leur est d’ailleurs affectée. Elle sert de corps de garde.

LA SALLE DES GARDES DE LA REINE – Les Trésors de Versailles

La salle des Gardes de la Reine est la seule pièce de l’enfilade dont le décor du XVIIe siècle a été conservé : la Reine n’ayant pas l’occasion de s’y tenir, il ne paraîtra jamais nécessaire de la moderniser.

« Le service des Gardes du corps, au Château, consistait à monter la garde aux portes des appartements, à prendre les armes quand les princes passaient, à garnir la Chapelle pendant la messe et à escorter les dîners de la famille royale. Ils devaient connaître les ducs et pairs, car, à leur passage, la sentinelle devait porter les armes et frapper deux coups du talon droit. De même, cette sentinelle devait ouvrir la porte et ne pas la laisser ouvrir ; mais l’on sent que le garde était lui-même très-aise qu’on l’exemptât de toutes ces fonctions. »

La Salle des Gardes de la Reine Peut être une image de intérieur

Correspondant au Salon de Diane dans le Grand Appartement du Roi, cette pièce sert quelque temps de “salon” ou palier à l’Escalier de la Reine, sur lequel elle ouvre par la porte située à droite.

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La Salle des Gardes de la ReineAucune description de photo disponible.

Les peintures du plafond sont l’œuvre de Noël Coypel et proviennent de l’ancien Cabinet de Jupiter, devenu Salon de la Guerre en 1678. Au centre, “Jupiter accompagné de la Justice, de la Piété et de génies”.

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Jupiter accompagné de la Justice, de la Piété et de génies par Noël Coypel
Noël Coypel | Sacrifice à Jupiter | Images d'Art
Le Sacrifice à Jupiter de Noël Coypel

Deux tableaux de Noël Coypel complètent la décoration : au-dessus de la cheminée, un “Sacrifice à Jupiter” et en face, “L’Enfance de Jupiter sur mont Ida avec la Danse des corybantes, prêtres de Cybèle”.

LA SALLE DES GARDES DE LA REINE – Les Trésors de Versailles
L’Enfance de Jupiter sur mont Ida avec la Danse des corybantes, prêtres de Cybèle de Coypel

En 1679

L’escalier des Ambassadeurs,
L’accès majestueux des visiteurs de Versailles

(texte et illustrations de Christophe Duarte – Versailles Passion)

Cet escalier, construit et décoré de 1672 à 1679, est l’œuvre de l’architecte François d’Orbay et du peintre Charles Le Brun.

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L’escalier des Ambassadeurs

On y accède par un grand vestibule. Un perron, élevé de quelques marches ouvre sur deux escaliers.

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L’escalier des AmbassadeursPeut être une image de texte qui dit ’Versailles Passion Christophe Château de Versailles .2017 O’

Sa grande originalité est la grande verrière qui le surplombe, et que l’on appelle “verrière zénithale”. Autre référence au Soleil. Elle permet ainsi l’éclairage par la lumière du jour.

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L’escalier des Ambassadeurs

Des panneaux de marbre veiné de Rance, marbre vert de Campan, de marbre gris et rouge du Languedoc recouvrent le bas des murs et des piliers du vestibule tandis que le haut est peint en fresque.

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L’escalier des Ambassadeurs

Du perron partent les deux escaliers. Il comprend une niche dans laquelle se trouve une grande vasque en marbre rouge et blanc soutenue par deux dauphins en bronze doré le tout surmonté par une fontaine. Celle-ci est réaménagée avec en 1712 l’installation d’une sculpture antique, représentant Silène enlevé par un Centaure marin, cadeau du neveu du Pape Clément XI, le Prince Alexandre Albani lors de sa venue à Versailles.

Peut être une image de intérieur et texte qui dit ’LO Versailles Passion Christophe D. Château ude Versailles 4novembre 2017’
L’escalier des Ambassadeurs

Chacun des degrés donne sur un salon de l’appartement où le Roi reçoit les ambassadeurs : d’un côté sur le Salon de Diane, de l’autre, le Salon de Vénus.

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L’escalier des Ambassadeurs
Aucune description de photo disponible.

Au-dessus de cette niche, un buste de Louis XIV par Jean Varin, réalisé en 1665 attire obligatoirement l’œil du visiteur, car unique tache blanche dans cet environnement très coloré.

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L’escalier des Ambassadeurs

Il est remplacé avant 1703 par un autre buste de Louis XIV réalisé par Antoine Coysevox en 1681.

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Buste de Louis XIV par Antoine Coysevox

Au premier étage, des colonnes et des pilastres forment un ensemble d’architecture de type ionique. Van der Meulen y a peint des fresques imitant des tapisseries et représentant la prise de Valenciennes (17 mars 1677), la bataille de Cassel (11 avril 1677), le siège de Cambrai (19 avril 1677), et la prise de Saint-Omer (22 avril 1677). Dans des trompe-l’œil, on voit divers spectateurs de nationalités indienne, perse, grecque, arménienne, moscovite, allemande, italienne, hollandaise et africaine. Les populations de chaque continent sont rassemblées dans des galeries en perspective.

Réception du Grand Condé par Louis XIV — Wikipédia
Réception du Grand Condé à Versailles peinte par Jean-Léon Gérôme (1878)L'Accueil du Grand Condé à Versailles par Louis XIV de Jean Léon Gérôme -  Reproduction d'art haut de gamme

L’escalier sert quelquefois sous Louis XIV comme lieu de concert. Louis XV y fait construire un théâtre pour Madame de Pompadour en 1748 et dénommé “théâtre des Petits-Cabinets” avant de le faire détruire en 1752 pour laisser place aux appartements de ses filles.

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L’escalier du château de Herrenchiemsee de Louis II de Bavière est une réplique de l’escalier des Ambassadeurs
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L’arrivée de Marie-Antoinette à Versailles dans le film de Van Dyke (1938) se fait par l’escalier des Ambassadeurs alors qu’il avait été détruit en 1762, huit ans auparavantNorma Shearer in 1938's Marie Antoinette
Marie Antoinette avec Norma Shearer (Van Dyke) - Page 9

En 1686

Le Cabinet des Médailles, des curiosités et des Raretés,
Un écrin pour les collections de Louis XIV

( texte et illustrations de Christophe Duarte – Versailles passion )

Cette pièce de 70 m², a ménagée entre 1682 et 1686 , se situe à la fin de l’enfilade du Grand Appartement du Roi, sur le trajet emprunté quotidiennement par le Roi pour aller à la chapelle.

On y accédait par le Salon de l’Abondance qui en formait en quelque sorte le préambule iconographique en offrant sur son plafond des représentations d’objets conservés dans le cabinet, comme la nef d’or du Roi ou la coupe de jaspe de Rodolphe II de Prague.

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Console du Cabinet conservée en collection privée

Au tympan de la grande porte qui marquait l’entrée du Cabinet (toujours visible face aux fenêtres du salon), on voie également une allégorie de la “Recherche des médailles” sculptée par Coysevox.

Le cabinet proprement dit abritait une diversité d’objets rares hérités des prédécesseurs de Louis XIV mais aussi achetés dans toute l’Europe : vases, bustes, camées, intailles, pierres précieuses et un ensemble de monnaies et médailles antiques et modernes, dont celles à l’effigie du Roi destinées à la propagande.

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Un gemme de la collection de Louis XIV aujourd’hui au Louvre
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Un gemme de la collection de Louis XIV aujourd’hui au Louvre
Les gemmes de Louis XIV | Musée du Louvre | Paris

Héritière de la tradition des trésors royaux du Moyen-Âge, la pratique de la collection royale de médailles est véritablement initiée au XVIe siècle lorsque François Ier fait construire à Fontainebleau un Cabinet de curiosités au-dessus de sa chambre. Le terme médailles au sens ancien désigne à la fois les monnaies antiques et les médailles commémoratives modernes.

Cet antre de collectionneur est surmonté d’une coupole ovale à dominante de bleu de lapis et d’or, surchargée d’ornements peints et sculptés.

Face à soi, en entrant, une fenêtre qui donne sur la Cour Royale. A gauche, sous une glace, se trouvait un lit de repos sous lequel s’insèrent des tablettes contenant médailles, monnaies, intailles, camées. A droite s’ouvre une cheminée en marbre de Carrare surmontée elle aussi d’une glace. L’endroit est animé du reflet de nombreux miroirs placés sur les parois de la coupole, au plafond, aux voussures, dans les cinquante niches qui courent le long de la corniche, sur les étagères près de la cheminée et aux angles.

Exceptionnel bureau exécuté vers 1685 par Alexandre-Jean Oppenordt ...
Au centre du cabinet de curiosité se trouvait le bureau d’Oppenort aujourd’hui au Métropolitan museum of Art à New-York

Douze médailliers logés derrière des portes encastrées dans le bas-lambris qui ceinture la pièce accueillent eux aussi médailles, monnaies, intailles, camées. Un grand et luxueux bureau octogonal à marqueterie de cuivre et étain sur fond d’écaille, également d’Oppenordt, placé au centre du cabinet, recèle des pierres gravées.

Pour lui-même et ses hôtes auxquels il aime faire découvrir sa collection, le Roi dispose de fauteuils et de pliants en brocart or et argent. Tendues de velours bleu de Venise, les parties de murs encore libres se couvraient d’une bonne vingtaine de tableaux de maîtres : Véronèse, Raphaël, Mantegna, Del Sarto.

Aucune description de photo disponible.
Médailler par Alexandre-Jean Oppernordt acquis en 2015Aucune description de photo disponible.

La conception du décor de la petite pièce est signée Jean Bérain l’un des meilleurs dessinsateurs et ornemanistes de cette période. D’autres grand artistes ont travaillé à la réalisation de ce cabinet : les sculpteurs Pierre Mazeline, Noël Jouvenet, Étienne Le Hongre, les peintres René Houasse, également auteur du plafond du salon de l’Abondance, Jean Le Moyne et Alexandre-Jean Oppenordt, ébéniste du Roi.

En 1770 le cabinet des Curiosités fera place au Salon des Jeux de Louis XVI.

En 1687

L’escalier de la Reine (N°8)

Il y a toujours eu un premier escalier construit à cet emplacement en 1672. Détruit en 1679, on le rebâtit, en le déplaçant de quelques mètres.

L’escalier de la Reine,
L’entrée principale des Appartements Royaux

( texte et photographies de Christophe Duarte ; Versailles – passion )

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L’escalier de la Reine

Construit en 1680 pour faire pendant à l’escalier des Ambassadeurs, il devient vite l’escalier le plus fréquenté du château puisqu’il conduit aux appartements du Roi et de la Reine.

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L’escalier de la ReineAucune description de photo disponible.
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Cet escalier est entièrement décoré de marbres polychromes à l’exception des marches qui sont en pierre.

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L’escalier de la ReineAucune description de photo disponible.

Il est orné d’une peinture représentant une “Perspective de palais avec des personnages vêtus à l’orientale” qui est l’œuvre de Philippe Meusnier et Jean-Baptiste Blain de Fontenay.

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Perspective de palais avec des personnages vêtus à l’orientale de Philippe Meusnier et Jean-Baptiste Blain de Fontenay
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L’escalier de la ReinePeut être une image de 1 personne et menuiserie

Le palier est orné d’une sculpture en plomb doré de Massou, qui symbolise le mariage de Louis XIV et Marie-Thérèse d’Autriche.

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L’Escalier de la Reine
Peut être une image de 1 personne et monument
L’Escalier de la Reine
Igers_Versailles on Instagram: “📆 Pic of the Day : 04/10/2019 ...
L’Escalier de la Reine
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L’Escalier de la Reine

L’Escalier de la Reine en est le digne pendant de celui du Roi que l’on vient d’achever de l’autre côté de la Cour de Marbre. Terminé en 1683 par Hardouin-Mansart, l’escalier a conservé son exceptionnel décor de marbres rouges, verts et noirs. Seules les marches sont en pierre.

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L’Escalier de la Reine
Michèle Morgan est Marie-Antoinette (1956) pour Jean Delannoy

Des marbres de différentes couleurs constituent la base de la décoration, aussi bien pour les dallages, les degrés et la balustrade de l’escalier, que pour les lambris des murs.

La même année 1687

Le Grand Trianon est élevé par Jules Hardouin-Mansart sur l’emplacement du « Trianon de Porcelaine ». « Petit palais de marbre rose et de porphyre avec des jardins délicieux », selon la description de Jules Hardouin-Mansart qui respecte à la lettre les indications de Louis XIV qui suit la construction de très près au point de décider lui-même de la construction du Péristyle.

Le Grand Trianon

Très influencé par l’architecture italienne, ce palais s’étend sur un seul niveau, placé entre cour et jardin, recouvert d’un toit plat, dissimulé par une balustrade, autrefois agrémentée de groupes d’enfants, de vases, de figures sculptées.
Renommé pour ses jardins réguliers, « rempli de toutes sortes de fleurs d’orangers et d’arbrisseaux verts », le Trianon de marbre est environné, dès sa construction, de parterres et de terrasses ornés de plusieurs dizaines de milliers de fleurs les plus odorantes. Enterrées en pots afin de pouvoir être changées tous les jours et créer ainsi un spectacle fleuri et embaumé, ces plantes offrent un décor vivant qui anime la perfection de cette architecture tout entière ouverte sur les jardins.

Le Buffet d’eau,
Le souvenir de Louis XIV au Grand Trianon

( texte et illustration de Christophe Duarte ; Versailles – passion )

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Le Buffet d’eauAucune description de photo disponible.

Cette fontaine est l’œuvre de Jules Hardouin-Mansart. Elle est construite en 1702, puis modifiée et adaptée à plusieurs reprises selon des directives très précises de Louis XIV.

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Le Buffet d’eauPeut être une image de plein air et monument

Elle s’étage en trois gradins de marbres aux couleurs variées, opposant les teintes soutenues des murs (Rouge du Languedoc et Campan royal), au marbre blanc de Carrare des vasques et des ornements.

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Le Buffet d’eau

Les figures en plomb, autrefois dorées, viennent compléter cet ensemble : au sommet, Neptune et Amphitrite encadrés de deux lions, puis quatre jeunes tritons s’ébattant sous des vasques, ainsi que divers bas-reliefs de divinités marines et de guirlandes.

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Le Buffet d’eau

De multiples effets d’eau animaient cette fontaine composée en cascade, dont chaque degré forme un effet de nappe, alimentant ensuite la série de vasques de marbre blanc. Les lances et bouillons étagés semblaient sortir des vasques qui garnissent les gradins et définissaient les lignes verticales de cette majestueuse composition.

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Le Buffet d’eau

Des jets obliques jaillissaient de quatre masques représentant les vents (Borée, Euros, Auster, Zéphyr) et ornant la paroi du degré inférieur. La polychromie des marbres se trouvait alors magnifiée par le scintillement des eaux.

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Le Buffet d’eauPetit Trianon

La chambre du Dauphin

( texte et illustration de Christophe Duarte ; Versailles – passion )

Cette chambre est l’ancien Grand Cabinet doré de Monseigneur, dont le plafond a été peint pat Pierre Mignard, et où le le fils de Louis XIV (1661-1711) expose sa collection de tableau.

Visite au château de Versailles | French interior, Interior ...
La chambre du Dauphin

C’est plus tard le cabinet de travail du Régent qui y meurt le 2 décembre 1723. Derrière le mur du fond, se trouvait le petite chambre dite “le caveau”. En 1747, cette pièce est agrandie et transformée en chambre à coucher.

LA CHAMBRE DU DAUPHIN – Les Trésors de Versailles

Elle conserve l’intégralité de son décor : boiseries sculptées par Jacques Verberckt sur des dessins d’Ange Jacques Gabriel, cheminée en marbre griotte enrichie des figures en bronze doré de Flore et de Zéphir, par Jacques Caffiéri.

Les dessus-de-porte, peints par Jean-Baptiste Pierre, représentent “Junon demande sa ceinture à Vénus” et “Junon trompe Jupiter avec la ceinture de Vénus“.

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“Junon demande sa ceinture à Vénus” de Jean-Baptiste Pierre
02 décembre 1723: Chambre du Dauphin
Junon trompe Jupiter avec la ceinture de Vénus” de Jean-Baptiste Pierre

La bibliothèque en laque rouge est l’oeuvre de Bernard Van Risemburgh : Marie-Josèphe de Saxe en possédait une semblable.

Le grand meuble à hauteur d’appui en acajou de Guillaume Benneman, datant de 1787, a été placé dans cette pièce pour le fils de Louis XVI.

En 1689

L’aile du Nord terminée, Louis XIV ordonne aussitôt l’élévation de la Chapelle royale. Il faut démolir une partie de l’aile Nord pour l’édifier. A Versailles, quatre églises provisoires se sont succédé avant que le Roi puisse entreprendre la construction d’un lieu de culte digne du château. Le chantier est cependant vite ralenti par le manque de bras.

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En 1687

Une épidémie de paludisme a décimé les ouvriers.

De 1688 à 1697

La guerre contre la Ligue d’Augsbourg (une coalition européenne opposée à la politique expansionniste de Louis XIV) perturbe également la bonne marche des travaux . La chapelle ne sera terminée et consacrée à Saint Louis, saint patron de la monarchie française, qu’en 1710.

La Chapelle est située près du Grand Appartement du Roi.

Ce dernier grand chantier mené sous le règne de Louis XIV mobilise cent dix sculpteurs. Œuvre de Hardouin-Mansart, la Chapelle nous est parvenue intacte et sans modifications depuis l’époque du souverain, avec son sol en marbre polychrome et sa voûte peinte.

1. La Chapelle Saint-Louis. 2. La toiture est décorée de motifs en plomb doré, représentant des fleurs de lys, des fleurons et des palmettes. Elle est coiffée d’un lanternon (12 mètres de haut), surmonté d’une croix, qui sera détruit en 1765.
Entrance to the chapelle royale
photo by Thobris on Flickr
A l'occasion du tricentenaire de la mort de Louis XIV, redécouvrez la  Chapelle Royale du château de Versailles ! — Narthex

La Chapelle est le plus haut bâtiment de Versailles. Seule la puissance divine pouvait dominer la chambre du Roi.

Au Château de Versailles, opération d'urgence pour la Chapelle royale

L’élévation intérieure, dans sa distribution en deux niveaux, reprend la répartition habituelle des chapelles palatines, mais son traitement architectural, avec la puissante colonnade qui règne au premier étage, s’inspire ostensiblement de l’Antiquité.

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Tribune au dessus des bas-côtés
Chapelle royale : place à la lumière blanche | Les carnets de Versailles

Dès 1705 . Vingt-huit statues d’apôtres, évangélistes et allégories des vertus catholiques ornent la chapelle.

C’est en 1710 que la Chapelle Royale est achevée.

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Le chœur de la chapelle royaleAucune description de photo disponible.
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Le plafond de la voûte, que Jules Hardouin-Mansart a voulu sans aucun arc doubleau pour en faire une surface entièrement unie, est consacré à la Sainte-Trinité : au centre, Dieu le Père dans sa gloire par Antoine Coypel (1661-1722), dans l’abside La Résurrection par Charles de La Fosse (1636-1716) et, au-dessus de la tribune royale, La Descente du Saint‑Esprit par Jean Jouvenet (1644-1717).

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La voûte de la chapelle royale
Château de Versailles : Visites, horaires et emplacement dans Paris
Les lustres de la Chapelle Royale sont électrifiés en juillet 2020

Chaque jour à dix heures

La Cour assiste à la messe du Roi. Celui-ci se tient à la tribune royale, entouré de sa famille. Les dames de la Cour occupent les tribunes latérales. Dans la nef se trouvent les « officiers » et le public.

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La tribune de la chapelle royale
La Chapelle royale : la fin d'un chantier d'exception - Presse - Château de  Versailles
Fenêtre haute de la chapelle
La chapelle royale du Château de Versailles : l'art de la ferveur - Détours  en France

L’orgue de la Chapelle Royale,
Glorifier la musique sacrée du Roi

( texte et illustrations de Christophe Duarte ; Versailles passion )

En 1679, Louis XIV fait commande d’un orgue à deux corps séparés (Grand-Orgue et Positif de dos) à Etienne Enocq. L’orgue est construit en atelier mais les plans définitifs de la chapelle royale contraint Robert Clicquot, son successeur, à tout recommencer en 1708. Robert de Cotte, succédant à Mansart, ayant prévu un buffet à un seul corps.

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Le grand orgue

Ce dernier reprend la composition de base prévue mais ne peut, faute de place, y envisager les quatre jeux “de transport” qui avaient été prévus.

Ces “jeux de transport” étaient ce qu’on appellerait maintenant des “jeux transpositeurs”, accordés au ton de chambre, un demi ton plus haut que le ton de chapelle. De fait, cet orgue a directement été accordé au ton de “Cour”, un demi ton au dessus du ton de chapelle. (Le ton de cour a été imposé par Louis XIV afin de l’unifier et de permettre le jeu des instruments avec les orgues).

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Le grand orgue

Inauguré en 1711, l’orgue de Robert Clicquot sonne pour la première fois sous les doigts de François Couperin.

En 1736, Louis-Alexandre Clicquot refait entièrement l’orgue. Les claviers comportent cinquante notes.

François-Henri Clicquot le relève en 1762. Il remplace la trompette du récit par un Hautbois, supprime le larigot du positif et y ajoute une trompette, supprime le cornet d’écho qu’il remplace par une flûte et une trompette.

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Le grand orgue

A la révolution, l’orgue a failli être vendu, mais sans son buffet.

En 1817, Dallery le répare et on en profite pour reconstituer, en carton, les emblèmes royaux qui avaient été supprimés en 1794.

On ne sait pas grand chose des cinquante années qui suivent, sauf que les mutations simples et les mixtures du grand orgue ont été supprimées, d’autres jeux déplacés et de nombreux jeux de flûtes ajoutés. L’orgue est suivi par John Abbey.

En 1873, Aristide Cavaillé-Coll transforme radicalement l’orgue pour en faire un instrument “moderne”. Il ne garde de l’ancien que la façade.

Cet instrument à deux claviers est d’esthétique romantique et la console retournée, en bois ciré, est une véritable verrue dans cet ensemble blanc et or. Deux des claviers retirés de la console en fenêtre vont orner l’orgue du “Dauphin” à la demande de Charles-Marie Widor.

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Le grand orgue

En 1933 cet orgue ne parle plus guère. En 1936, la “Commission des Orgues” décide de reconstituer le “Clicquot”. Victor Gonzalez est choisi pour ce travail malgré l’opposition de Widor qui aurait préféré conserver le Cavaillé-Coll.

L’orgue de Cavaillé-Coll est alors transféré au petit Séminaire de Châteaugiron, puis à l’église de Saint Martin de Rennes avec les trente-six tuyaux de Bourdon en chêne d’origine.

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Le grand orgue

Une reconstitution scrupuleuse est menée au cours de ces dernières années par Jean-Loup Boisseau et Bertrand Cattiaux, reconstitution qui n’a rien gardé du Gonzalez.

C’est un orgue NEUF “à la manière de …”.

Il s’agit d’un retour à l’orgue de 1710 avec ses transformations de 1736 et de 1762. Les claviers sont refaits sur le modèle des deux subsistant dans l’orgue du Dauphin. La division d’octave en est, d’ailleurs, particulièrement étroite : 154 mm. Le pédalier est restitué avec celui de Houdan pour modèle.

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Le grand orgue

Le panneau de pupitre en chêne, trompe-l’oeil de celui d’origine dont on possède la description détaillée, est placé en attente du panneau ancien disparu. Un banc est réalisé sur le modèle des tabourets du château.

La tuyauterie est reconstituée à partir des quelques existants encore et sur le modèle de l’orgue de Houdan dont la disposition des deux claviers principaux en gravures intercalées est identiques.

La façade est neuve, celle de Dallery ayant été conservée à la disposition des générations futures. Boisseau et Cattiaux créent une oeuvre qui, voulant imiter les Clicquot, n’en n’est pas moins une oeuvre personnelle de grande valeur par sa qualité.

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Le grand orgue

L’orgue est inauguré les 18 et 19 novembre 1995.

L’hygiène à Versailles sous Louis XIV

( Texte et photographies de Christophe Duarte – Versailles passion )

Après 1700, Louis XIV fait installer dans sa garde robe, l’ancêtre des lieux à l’anglaise avec une chaise percée fixe avec chasse d’eau. Ce réduit est situé au-delà du Cabinet des Perruques, dans l’actuelle salle de bains de Louis XVI, sur la Cour des Cerfs.

Les résidents de Versailles disposent de chaises évoluées assorties d’une réserve d’eau et d’une tablette permettant de lire ou d’écrire. Ces chaises dissimulent partiellement leur occupant.

Ces cabinets sont alimentés en eau par des réservoirs et reliés à des fosses étanches périodiquement vidangées. Afin de faciliter cette adduction d’eau courante, ces petits retraits sont généralement situés près des salles de bains, proches des colonnes d’eau et de vidange, invariablement entresolées où sont situés cuves, chaudières calorifères, réservoirs à eau froide et lingeries.

Ces sanitaires installés dans des niches aux élégantes boiseries témoignent même de raffinements aujourd’hui disparus : aux boucles de bronze doré commandant l’abattant, le clapet du siphon et la chasse d’eau, s’ajoute un qui commande un “jet de propreté” vertical, de petits placards dissimulés dans les murs, contenaient du “coton hygiénique”, serviettes, brûle- parfums, flacons, ustensiles etc…

En 1709

Le Bassin des enfants dorés

( texte et photos de Christophe Duarte ; Versailles – Passion )

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Le Bassin des enfants dorés

Le Bassin des Enfants Dorés dit également Bassin de l’Île aux Enfants, est établi en lisière Ouest du Bosquet du théâtre d’eau.

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Le Bassin des enfants dorés

Il fut créé par Jules Hardouin-Mansart, en 1704 lors de la campagne de travaux conduite dans le jardin, qui crée le percement d’un certain nombre d’allées secondaires en franges des bosquets, ouvrant ainsi plus largement les salles de verdure plus secrètes antérieurement composées par Le Nôtre.

Peut être une image de 1 personne et plein air
Le Bassin des enfants dorés

Quelques années plus tard, en 1709, ce petit bassin de forme elliptique est complété d’une composition centrale, sous la conduite du duc d’Antin, successeur de Hardouin-Mansart.

Peut être une image de plein air
Le Bassin des enfants dorés

Cette nouvelle fontaine, appelée “l’Île aux Enfants” est ornée en son centre d’un groupe de huit chérubins, figures en plomb sculptées par Jean Hardy à partir de 1704 et placées dans les bassins du parc de Marly avant d’être finalement réemployées à Versailles.

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Le Bassin des enfants dorés

Le rocher formant cette “Île aux enfants“, en plomb, est orné d’une profusion de différents motifs de fleurs et feuilles aquatiques en relief.

Peut être un gros plan de plein air
Le Bassin des enfants dorés

A sa base, il est traversé de part et d’autre par la canalisation alimentant, au milieu du rocher, l’ajutage du jet central. De près de quinze mètres, ce dernier forme le seul effet d’eau du bassin.

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Le Bassin des enfants dorés

En septembre 1715

Jean-Pierre Léaud dans La Mort de Louis XIV (2016) d’Albert Serra

A la mort de Louis XIV ( 1er septembre 1715) , la Cour abandonne Versailles pour Vincennes puis gagne rapidement Paris en décembre 2015. Le domaine connaît alors une longue période d’abandon.

Le gouverneur du lieu obtient que l’on fasse jouer les Grandes Eaux tous les quinze jours afin de maintenir quelques animations.

Entre mai et juin 1717

Versailles demeure une curiosité et le Tsar Pierre le Grand (1672-1725 y vient à deux reprises .

Le 15 juin 1722

Le jeune Louis XV revient pour la première fois à Versailles. Son premier souci est d’achever les travaux de son arrière-grand-père mais aussi de se constituer des espaces plus intimes et retirés pour parfaire son éducation. Sa timidité le poussera à multiplier ces petits cabinets dans lesquels il se sent plus à son aise que dans les espaces publics de Louis XIV. Respectueux du lieu, Louis XV n’est pas pourtant un grand résident de Versailles, qu’il déserte souvent en préférant s’échapper – outre les séjours habituels à Fontainebleau, Marly ou Compiègne – dans des résidences périphériques comme Choisy, la Muette, Saint-Hubert ou Bellevue.

Garde-robe aux habits du Roi,
Le dressing du Roi

( texte et photos de Christophe Duarte – Versailles Passion )

Destinée aux habits et aux linges de la Chambre et de la Garde-robe, la garde-robe aux habits du Roi est une vaste pièce de rangement, située dès la fin du règne de Louis XIV au rez-de-chaussée, à l’angle sud-est de la Cour de Marbre, sous la Salle des gardes du Roi.

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Plan de 1758, aujourd’hui la boutique de la cour de marbre occupe l’emplacement de ce qui fut la Garde-robe aux habits du RoiPeut être une image de intérieur et texte qui dit ’WA rde-robe aux habits du Roi vG Garde-Robe service Appar du Grand- Maître de de-Robe chaussée du Co Central en 1758’

Les armoires aménagées sur le pourtour de la pièce s’interrompent sur le mur ouest pour laisser place à une alcôve, précédée d’une balustrade ouverte, à l’intérieur de laquelle se trouve un dais abritant le “prêt du Roi”.

Le meuble de cette pièce, fourni par les Menus-Plaisirs, comprend principalement le damas et la passementerie du dais, pour lesquels la couleur cramoisie reste en usage de 1722 à 1785.

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La garde-robe aux habits du Roi

A l’intérieur des armoires, des housses de flanelle protègent les habits royaux. Sous le dais, une quinzaine de crochets dorés fixés au mur reçoivent chapeaux et cravates. La présence d’une table couverte d’un tapis de velours sous les dais laisse supposer que le prêt quotidien y est déposé.

Le balustre et le dais évoquent ceux de la chambre royale, qui, en délimitant un espace autour du corps du Roi, soulignent son caractère sacré et donnent à voir ses actions.

En 1732

Louis XV se fait aménager quelques pièces autour de la calotte du Salon de la Guerre qui prend jour sur le parterre d’eau et du Nord.

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On y accède par l’escalier semi-circulaire.

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Il s’agit en réalité de deux appartements. Celui du Roi où chaque pièce est tendue de damas de couleurs différentes (vert, bleu, violet, jaune, cramoisi) au dessus d’un lambris d’appuis. Et celui de Louis-Joseph Lazur, le cuisinier du Roi.

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Appartement de Lazur :
L1 : Antichambre ; L2 : Garde-robe ; L3 : Chambre

Cabinets du Roi :
R1 : Antichambre ; R2 : Placard central ; R3 : Chambre du domestique ; R4 : Cabinet de la chaise ; R5 : Cabinet de travail ; R6 : Cabinet d’angle ou boudoir ; R7 : Arrière cabinet 
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Les combles au-dessus du Salon de la GuerreAucune description de photo disponible.
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En 1735

Louis XV demande la création d’une nouvelle chambre à coucher, plus confortable et plus facile à chauffer que celle de Louis XIV. Mais au fil des années, l’incommodité de la chambre s’est imposé à lui. Avec son attique et ses fenêtres donnant à l’est, la pièce de 89 m² est difficile à chauffer avec son unique cheminée. C’est l’un des premiers aménagements de Louis XV au château.

En décembre 1737, il fait installer un lit de repos dans le Cabinet du Conseil. Le Cabinet est alors considéré comme une “chambre”. L’aménagement d’une nouvelle chambre se fait de plus en plus pressente. Louis XV songe dans un premier temps à s’installer dans le Cabinet du Conseil. Le souci de confort et d’intimité se heurte aux volumes de la pièce.

La grande chambre de parade est maintenue, le petit appartement du Roi est réaménagé et une chambre, conforme aux souhaits du Roi, prend place dans l’ancienne salle de billard de Louis XIV. C’est celle que nous connaissons aujourd’hui.

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La chambre de Louis XV

Celle-ci est aménagée à l’emplacement du premier salon de l’« Appartement des collections » de Louis XIV (N°1). Située à côté de la salle du Conseil (a), elle permet à Louis XV de pouvoir y dormir sans être trop éloigné de la chambre de Louis XIV, dans laquelle s’effectuent encore les cérémonies du lever et du coucher.

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La chambre de Louis XV

Le Cabinet du Conseil

( texte et photographies de Christophe Duarte – Versailles passion )

Il y eut d’abord ici deux pièces : la chambre du Roi et l’un des deux cabinets du Petit Appartement du Roi, qui ouvraient sur la Terrasse par deux portes fenêtres chacune. En 1684, ces deux pièces deviennent le Cabinet du Roi et le Cabinet des Termes, ainsi nommé à cause des figures qui décoraient son plafond. Les murs des deux cabinets étaient entièrement revêtus de miroirs contre lesquels étaient posées des petites consoles dorées supportant les vases précieux et les gemmes.

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Plan du premier étage du corps central en 1715
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Reconstitution de l’état initial du Cabinet du Conseil par Philippe Le Pareux Aucune description de photo disponible.
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Le cabinet du Conseil

C’est dans le premier cabinet que Louis XIV préside les différents conseils, tandis qu’il réunit dans le cabinet des Termes, chaque soir après son souper, les princes et les princesses de la famille royale.

Louis XVI et ses frères, Artois et Provence dans le Cabinet du Conseil

Les lundis, tous les quinze jours, mercredis, jeudis et dimanches a lieu le Conseil d’État ou Conseil “d’en-haut”, les mardis et samedis sont consacrés au Conseil royal des Finances, tandis que les vendredis sont consacrés au Conseil de conscience (affaires religieuses). Enfin, le Conseil des dépêches, c’est-à-dire traitant des affaires intérieures, se réunit les lundis, tous les quinze jours quand il n’y a pas Conseil d’État. Ces mêmes jours, le Roi peut aussi décider d’étudier l’avancement des programmes de travaux. Cinq ou six ministres travaillent avec le monarque qui parle peu, écoute beaucoup et décide toujours en dernier lieu.

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Le Cabinet du ConseilPeut être une image de texte qui dit ’Christophe Château Versailles- sept sep 2018 1’
Peut être une image de intérieur
Le Cabinet du Conseil

En 1755, Louis XV réunit les deux pièces en une seule pour former le Cabinet du Conseil tel que nous le voyons aujourd’hui. Ange-Jacques Gabriel a dessiné les boiseries qui ont été sculptées par Antoine Rousseau.

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Gabriel Dufay est Louis XVI, dans L’homme qui ne voulait être Roi (2012) de Thierry Binisti

La salle du conseil fait partie des Grands Appartements du Roi. C’est de là que le Roi dirige la France de 1682 à 1789.

VERSAILLES, FRANCE - 2 Juillet 2016: Étude Du Conseil (Cabinet Du Conseil)  - Voici Le Roi Avec Les Ministres Présidé Les Différents Councsils. Château  De Versailles. Banque D'Images Et Photos Libres De Droits. Image 65764103.
Le Cabinet du Conseil
VERSAILLES ... suite 2 - BERTILLE & PAPILLES ...
Le Cabinet du Conseil

Le Petit Appartement du Roi — dit également  l’appartement intérieur du Roi — est constitué d’un ensemble de pièces qui sont successivement dédiées aux arts puis à la vie privée des souverains français et de la famille royale. Il se situe au premier étage du bâtiment principal et ouvre d’un côté sur la cour de Marbre et de l’autre sur la cour Royale.

Situé au premier étage et prenant jour sur la cour de Marbre, le Petit Appartement du Roi est d’abord composé de neuf pièces :

  • Salle du billard (N°13) -Cabinet d’angle sous Louis XVI: c’est le lieu où il règle ses affaires personnelles
  • Salon du degré du Roi (N°4)
  • Cabinet aux Tableaux
  • Cabinet des coquilles (plus tard le cabinet des livres)
  • Salon ovale
  • Premier salon de la petite galerie
  • Petite galerie (N°8)
  • Deuxième salon de la petite galerie
  • Cabinet des médailles – cabinet des Jeux sous Louis XVI  (N°7)

Le Petit Appartement du Roi, tel qu’il est visible aujourd’hui, est celui qui résulte des dernières transformations de Louis XVI.

En 1738

En 1738 est créé un nouveau salon : le Cabinet des Pendules.

Le Cabinet de la Pendule,
Un écrin pour la Pendule de Passemant

( Texte et photographies de Christophe Duarte – Versailles passion )

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Le cabinet de la Pendule
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Créé en 1738 et agrandi en 1760, ce salon occupe l’emplacement de l’antichambre et d’une partie du cabinet des tableaux de Louis XIV. Il doit son nom à l’extraordinaire pendule astronomique qui en est le principal ornement, réalisée par l’ingénieur Passement. Elle a été placée dans cette pièce en janvier 1754.

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LA Pendule astronomique de Passemant est doublement un chef-d’œuvre unique au monde. Son mécanisme fut réalisé par les horlogers Claude-Siméon Passemant et Louis Dauthiau en 1749 ; d’une très grande complexité, il permet à la pendule d’indiquer avec la plus grande précision l’heure, le jour, le quantième, le mois, l’année, les phases de lune, ainsi que les mouvements des planètes autour du soleil. C’est en 1753 que fut réalisé par Jacques et Philippe Caffiéri, bronziers, l’admirable boite rocaille de bronze doré destiné à contenir et mettre en valeur le précieux mécanisme. La pendule prit place alors dans le cabinet dit de la pendule, où elle se trouve encore aujourd’hui. Retirée lors de la Révolution, elle reprit sa place en 1833, par ordre de Louis-Philippe. G.Mabille
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La grande complexité du mécanisme vient surtout du globe de cristal où les planètes ont un mouvement elliptique autour du Soleil qui suit les lois de Kepler (elles vont notamment plus vite quand elles sont près du soleil). Louis XV et Louis XVI avaient le nec plus ultra en la matière. Je crois qu’en terme de mécanique céleste mimée par une mécanique horlogère, on n’a jamais fait mieux.
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La pendule est réalisée avec divers matériaux qui participent à son élégance : le bronze, l’émail, l’acier, le cuivre, le verre et le bois. La Terre est représentée par un globe de bronze sur lequel tous les pays sont gravés avec les villes principales. Le boîtier, quant à lui, est réalisé en bronze ciselé et doré et reflète l’art rocaille. Ses formes sont plus fantaisistes avec un travail libre autour de la flore pour une dimension : H. 215 ; L. 83 ; Pr. 52 cm. Et pesant 300 kilogrammesChefs-d’œuvre et objets d’art Pendule_astronomique_de_Passemant_%288%29

Une coutume s’instaure dans la famille royale : chaque 31 décembre à minuit, Louis XV et son épouse, assis de part et d’autre de l’instrument, assistent au changement d’année.

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Dernier réveillon de la Reine Marie Leszczynska, le 31 décembre 1767
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La table des chasses du Cabinet de la Pendule
Cette table est livrée en 1737 pour les cabinets du Roi à Versailles. Elle associe un pied de table en bois sculpté doré à un plateau de stuc représentant le plan de la forêt de Compiègne. Cinq pieds de table furent livrés pour Louis XV de 1730 à 1757, afin de supporter les plans des principales forêts où il chassait : Marly, Versailles, Fontainebleau, Saint-Germain et Compiègne. On connaît en effet la passion cynégétique de Louis XV, qui fit d’ailleurs aménager des chemins de chasse dans les forêts d’Île-de-FranceAucune description de photo disponible.
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C’est François Roumier, sculpteur des Bâtiments du Roi, qui a réalisé en 1736 cette audacieuse table sur le plan ornemental. Il s’agit de l’expression maximale et extrême du style rocaille à la cour, où celui-ci est symétrique et très ordonnancé. Les plateaux de stuc sont constitués d’un “noyau” en calcaire recouvert de plusieurs couches de plâtre. La dernière reçoit le décor de stuc.

Les peintures des dessus-de-porte sont des répliques anciennes d’œuvres de François Boucher. Elles remplacent ceux de Nicolas Poussin qui s’y trouvaient autrefois, aujourd’hui au Louvre.

La statuette de bronze est la réduction, par Vassé, de la statue équestre de Louis XV que Bouchardon avait exécutée pour orner le centre de la place Louis XV à Parie, actuelle Place de la Concorde. Elle se trouvait déjà dans cette pièce sous l’Ancien Régime.

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La statue de Louis XV de la place Louis XV -place de la Concorde aujourd’hui, est l’exemplaire de Mesdames à Bellevue et remplace celui du Roi

La baguette au sol matérialise le Méridien de Versailles qui passe à cet endroit précisément.

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Délimitation du méridien qui passe à cet endroit précis

Sur les cinq tables, quatre ont été exécutées pour les appartements de Louis XV à Versailles et Compiègne, puis furent regroupées dans ce dernier château. Leurs plateaux en stuc représentent des domaines de la Couronne.

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La console accueille des porcelaines parmi les plus fameuses du Roi, dont le Roi Frédéric II en porcelaine de Sèvres.

Le Cabinet de la Pendule servait de seconde antichambre des cabinet intérieurs et de salon des jeux.

Il se compose d’une partie rectangulaire du côté de la Chambre du Roi, et d’une partie en hémicycle, du côté de l’actuel Cabinet d’Angle.

De part et d’autre de la porte centrale se trouvent deux pendules marquant le lever et le coucher du soleil et de la lune.

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Le cabinet de la PendulePeut être une image de 1 personne

En 1760, la partie en hémicycle est supprimée.

Sous Louis XV, les Soirées d’Appartement ont tendances à se faire rares. Cependant, le Roi invite certains privilégiés à des repas intimes qui se terminent dans le Cabinet des Pendules transformés en Salon des jeux.

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Le cabinet de la PenduleAucune description de photo disponible.

En 1738

La “petite” chambre du Roi,
De Louis XV à nos jours : les différentes commodes royales

( texte et illustrations de Christophe Duarte – Versailles passion )

Cette chambre occupe l’emplacement de la Salle de billard de Louis XIV. En 1738, Louis XV en fait sa chambre tout en continuant d’utiliser la Grande Chambre pour les cérémonies du lever et du coucher.

Pour meubler cette chambre, Louis XV commande à Antoine Gaudreau une commode en Chêne plaqué en bois de violette et satiné, tiroirs en acajou, doublure en acajou dans les armoires latérale. Comme le voulait la tradition, à la mort du Roi en 1774, la mobilier de la chambre est offert au Premier Gentilhomme de la Chambre, le duc d’Aumont. La commode est aujourd’hui à la Wallace Collection.

Wallace Coll Louis XV s commode Antoine-Robert Gaudreaus 1739 | The Frame  Blog
La commode de Gaudreau à la Wallace Collection

A son avènement, Louis XVI demande a Riesener un nouveau mobilier.

La commode est commandée le 5 septembre 1774. Elle est livrée le 25 novembre 1775.

Les bronzes figurant Hercule avec sa massue, Mars avec son bouclier et sa lance, la Prudence et la Tempérance, constituent un programme de bon gouvernement pour le jeune Roi qui venait de succéder à son grand-père.

C’est à Pierre Verlet que l’on doit l’identification de cette commode.

Elle montre l’attachement de Riesener au savoir-faire de son maître Jean-François Œben. Malheureusement elle ne présente plus son panneau central d’origine, remplacé par Riesener lui-même pendant la Révolution, qui représentait Minerve descendant des nuées, environnée de rayons tenant dans chaque main une couronne de lauriers, des guirlandes de fleurs et des médaillons aux chiffres du Roi et de la Reine.

C’est lors de la vente des biens de Louis-Philippe en 1857, que le duc d’Aumale se porte acquéreur et le place au Château de Chantilly.

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Commode de Riesener à Chantilly

Dans les différentes tentatives de restauration de cette pièce, plusieurs commodes ont pris place depuis le début du XXe siècle, notamment la commode du comte d’Artois au Temple (aujourd’hui au Louvre) et la commode du comte de Provence (actuellement dans la Salle à manger des retours de chasses).

Aujourd’hui, après un échange avec le Musée du Louvre (la commode d’Artois), c’est la commode de la chambre de Louis XVI par Stockel et Benneman à Compiègne qui est exposée.

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Commode de Louis XVI de la Chambre du Roi à Compiègne

La garde-robe du Roi

Cette petite pièce, facile à chauffer et équipée d’après les inventaires d’un bureau, devait lui servir le matin de cabinet de travail. Très lumineuse, est luxueusement décorée par les frères Rousseau de décors évoquant les sciences, la guerre, les arts. Ce cabinet de repos d’environ 15 m²  jouxte la chambre. Ce pourrait ressembler à ce qui sera le cabinet de la Méridienne de Marie-Antoinette… ( voir en 1781 ) pour le Roi.

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Peut être une image de intérieur
La garde-robe proprement dite est cachée derrière une boiserie. Elle est équipée des derniers aménagements techniques de l’époque n’ayant rien à envier à notre confort actuel…Peut être une image de intérieur
Appartement intérieur du Roi à Versailles - Page 3 C3b73310
Médaillon décoratif au profil de la Reine

En 1738

L’antichambre des chiens,
De la Salle de billard de Louis XIV à la Chambre des Chiens de Louis XV

(Texte et photographies de Christophe Duarte – Versailles Passion )

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L’antichambre des chiens

Cette pièce est créée en 1738 sur l’emplacement du Degré du Roi et décorée pour l’essentiel avec les lambris retirés au même moment de l’ancien cabinet du Billard de Louis XIV, qui hébergeait depuis 1701 les chiens favoris du Roi.

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L’antichambre des chiens
Antichambre des chiens | Chateau versailles, Estate interior, French  interior
LE CABINET DES CHIENS – Les Trésors de Versailles
L’antichambre des chiens

La pièce subit peu de transformation jusqu’à la révolution, mis à part l’ouverture d’une communication dans le placard à droite de la cheminée pour accéder directement au nouveau degré du Roi établi en 1752.

LE CABINET DES CHIENS – Les Trésors de Versailles
L’antichambre des chiens

Les inventaires successifs dressés à partir de 1740 révèlent que l’ameublement ne subit guère plus de changements. Le lustre en cristal de roche encore en place en 1791 devait être celui de 1708.

L'antichambre des Chiens, ainsi nommée car Louis XV y hébergeait ses chiens  de chasse. Créée en 1738, on y avait alors remployé les l… | Billard, Louis  xiv, Lambris
L’antichambre des chiens

Les chiens ont droit à des niches doubles, ornées de moulures, pilastres et baguettes.

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L’antichambre des chiens

Cette antichambre servit aussi de pièce pour les garçons du château, les fameux “garçons bleus”, qui disposaient pour la nuit d’un couchage probablement dissimulé le jour dans le placard à gauche de la cheminée.

Le meuble le plus important signalé dans cette antichambre par les inventaires de 1740 et 1751 était une “pendule à carillon” que les rédacteurs n’eurent pas la patience de décrire et qui portait le numéro 1, c’est-à-dire la grande pendule à automates de Antoine Morand.

Réunion des Musées Nationaux-Grand Palais -
La grande pendule à automates de Antoine Morand

Sans doute est-elle détrônée dans l’intérêt du Roi par la pendule de Passemant qui a, à partir de 1754, les honneurs du Cabinet du Roi.

Au coeur de l'Histoire Passemant & les horloges à Versailles 64-00010
La pendule astronomique de Louis XV

La pendule de Morand n’est signalée dans le Salon de Mercure qu’à partir de 1765.

Le Cabinet d’Angle,
Le bureau où travaille le Roi

( texte et illustrations de Christophe Duarte – Versailles passion)

Ce cabinet occupe une partie de l’ancien cabinet des tableaux de Louis XIV.

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Le cabinet d’Angle

Louis XV, qui en fait son cabinet de travail, a coutume de s’y tenir la journée et d’y travailler, soit seul, soit avec l’un ou l’autre de ses ministres.

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Le Cabinet d’Angle

C’est la pièce la plus somptueuse de l’Appartement Intérieur. Les bordures des glaces et les boiseries illustrent des jeux d’enfants, sont l’œuvre de Verberckt.

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Le Cabinet d’Angle

Les meubles que Louis XV réunit et que l’on peut toujours admirer, constituent le plus bel ensemble qui soit : la commode-médailler d’Antoine-Robert Gaudreau livrée en 1738, les encoignures fournies par Gilles Joubert en 1755 en complément du médailler, et surtout le secrétaire à cylindre exécuté par Jean-François Œben et achevé par Jean-Henri Riesener de 1760 à 1769.

Le Bureau à Cylindre du Roi Louis XV - Escapades et découvertes
Le secrétaire à cylindre exécuté par Jean-François Oeben et achevé par Jean-Henri Riesener
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Au beau milieu du cabinet trône le bureau à cylindre de Louis XV. Haut de près de 1,50 mètre, et large de près de 2 mètres, pesant 450 kg, Il semble presque disproportionné dans cette pièce qui servait au Roi pour travailler en toute tranquillité.

Le secrétaire à cylindre de Louis XV est un bureau très richement ornementé fabriqué dans les années 1760. Commencé par Oeben et achevé par Riesener, tous deux ébénistes du Roi, il constitue l’une des plus célèbres réalisations de l’histoire du mobilier français. Sa fabrication a mobilisé quatorze corps de métier dont ébéniste, bronzier, ciseleur, doreur, horloger …Haut de 1,47 mètre pour une largeur de 1,92 mètre et une profondeur de 1,05 mètre, le bureau est couvert d’une marqueterie complexe réalisée en bois de sycomore, violette et acajou et il est orné de multiples pièces en bronze, œuvres fondues et ciselées par Hervieux sur des modèles de Jean-Claude Duplessis. La rotation d’un quart de tour de la clé, déverrouille l’abattant et l’ensemble des tiroirs. Les domestiques au service du Roi rechargent en encre et en papier le secrétaire par deux petites trappes dissimulées sur chaque côté du meuble, donc sans obligation que le bureau soit ouvert et l’abattant relevé. Outre les quatre tiroirs disposés par paire de chaque côté du bureau, l’ouverture de l’abattant permet d’accéder à six petits tiroirs disposés en deux colonnes latérales.

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Le bureau du Roi

Le centre de la table de travail est mobile, pouvant se relever pour être disposé à la manière d’un pupitre ou basculer vers l’avant permettant d’accéder à un espace de rangement avec au fond de celui-ci trois tiroirs supplémentaires.

Le bureau est surmonté d’un plateau marqueté, entouré d’une petite balustrade en amarante avec au centre une horloge à double face, œuvre de Lépine.

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Le Cabinet d’Angle

Sous la Révolution, le meuble est transporté aux Tuileries où il sera ensuite utilisé par le Corps législatif, puis il est transféré au cabinet du Secrétaire de Napoléon. On le retrouve dans le salon des Aides de camp du duc d’Orléans, fils de Louis-Philippe, et plus tard, l’Impératrice Eugénie l’utilisera dans son cabinet de travail du Château de Saint-Cloud. En 1870, le bureau est transféré au Musée du Louvre, à Paris. En 1957, il retourne enfin au Musée national du Château de Versailles où il se trouve depuis.

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Le bureau, tel qu’il existe aujourd’hui, n’est pas exactement celui de sa version d’origine connue grâce à la description d’un inventaire de 1776. Plusieurs interventions sur le secrétaire, faites par Riesener sous le règne de Louis XVI sont notées en 1776, 1777 et 1785, avec des réparations du mécanisme ou la restauration des marqueteries. En 1794, après l’avènement de la Première République et l’exécution du Roi, il lui sera demandé de supprimer du meuble, ce qui rappelait la Royauté. Ainsi, il enleva le médaillon à l’effigie du Roi que tenaient deux angelots décorant le dessus de la pendule, les “L” entrelacés de chaque côté du meuble furent remplacés par des plaques de porcelaine de Sèvres imitant le Wedgwood et le portrait de Louis XV sur la clé du bureau fut supprimé.

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Les figures de bronze actuelles ne correspondent pas du tout à la description faite dans l’inventaire de 1776, aucune documentation de leur changement n’existe et, curieusement, aucun point de fixation des bronzes décrits n’est visible ce qui laisse subsister un doute sur l’existence, à l’origine, des bronzes décrits. Doute qui existe également sur les « bois des Indes » employés. Dans son livre “Mobilier de Versailles du XVIIe et XVIIIe siècles”, Daniel Meyer pose la question de leur emploi par Riesener, se demandant même si ce dernier n’a pas volontairement substitué l’emploi de bois locaux au bois des Indes annoncé, trompant ainsi le Garde-Meuble de la Couronne et gonflant artificiellement le prix. Le meuble a été vendu à l’époque 62 985 livres. L’horloger Jean André Lepaute remplaça le nom de Lépine par le sien sur la pendule. Le mécanisme d’ouverture fut lui hors d’usage dès le XIXe siècle.

Secrétaire à cylindre (le bureau du roi). Jean-François OEben ...

Sur le médailler sont placés des objets achetés par Louis XVI : deux vases en porcelaine de Sèvres enrichis de bronzes dorés et le candélabre en bronze exécuté par Pierre-Philippe Thomire en 1783 pour rappeler le rôle déterminant de Louis XVI dans la Guerre d’Indépendance qui aboutit à la création des Etats-Unis d’Amérique.

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La commode-médailler d’Antoine-Robert Gaudreau
Commode-médailler 1739, Cabinet des médailles Bibliothèque nationale, Paris  | Versailles, Meuble louis xv, Mobilier de salon

Avec la pendule de Joseph-Léonard Roque représentant “La France et Mars” et les chaises de François Foliot, ils achèvent de donner au Cabinet Intérieur son caractère royal.

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La pendule de Joseph-Léonard Roque

Le bureau du Roi,
La magnifique restauration de l’œuvre d’Oeben et Riesener

( texte et illustrations de Christophe Duarte – Versailles passion)

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Le bureau du Roi

Le bureau du Roi est l’un des meubles les plus emblématiques de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il est également l’une des pièces les plus coûteuses de son époque : 62 000 livres ont été dépensées par le Garde Meuble de la Couronne pour sa fabrication.

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Le bureau du Roi

Il est réalisé par Jean-François Œben, ébéniste du Roi et terminé par son élève Jean-Henri Riesener, qui le livre en 1769. L’achèvement du meuble, entre la commande passée à l’ébéniste et la livraison a demandé neuf années de réflexions et d’essais.

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Le bureau du Roi

Si sa décoration en bronze doré et en marqueterie est d’une grande qualité, la prouesse est sans conteste l’exécution du mécanisme qui sert à ouvrir et à fermer le cylindre par un simple tour de clef, ce qui implique pour l’ébéniste de produire plusieurs mécaniques avant de réaliser celle qui fonctionne : “avoir fait différentes méchanique pour trouver le moien de faire monter et décendre le cilindre sans toucher avec la main ny monter de ressort”.

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Le bureau du Roi

Cette partie est celle qui nécessite probablement le plus de temps dans le processus créatif du bureau puisqu’il a fallu s’y reprendre à plusieurs fois pour finaliser la mécanique. Il en est très certainement de même avec les tiroirs sur les deux cotés qui permettent aux domestiques, lorsque le cylindre est fermé, d’accéder aux ustensiles (encriers, écritoires) pour les recharger.

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Le bureau du Roi

Le bureau est donc livré en 1769 inscrit sous le numéro 2541 dans l’inventaire des meubles de la Couronne. Malheureusement, les pages du Journal du Garde Meuble relatives à sa livraison ont disparu, mais celles qui précèdent et qui suivent, permettent de situer le bureau pour la première fois à Versailles entre le 13 et le 20 mai de la même année. En revanche, l’inventaire général du château en 1776, en donne une description détaillée :

“Un secrétaire de divers bois des Indes, à placages, à cylindre qui ferme, en abattant, tous les tiroirs. Le dessus en platte forme, orné d’une balustrade à oves de bois d’amaranthe et filets blancs et noirs ; dans le milieu de l’entablement sont les attributs de l’Ecriture, à droite et à gauche deux bouquets de fleurs. Sur le cylindre sont trois cartouches ; dans celui du milieu sont les attributs de la Royauté ; à gauche ceux de la Poésie dramatique avec la légende : non nisi grandia cantio- irridens cuspide figo ; à droite ceux de la Poésie lyrique : brevi completor singula cantu, – pastorum carmina ludo. Au-dessous du cylindre sont quatre tiroirs, dont deux de chaque côté, sur le devant desquels est un bouquet de fleurs. Le derrière dudit secrétaire est orné de deux cartouches ; dans celui de droite sont les attributs de l’Astronomie, et dans celui à gauche, les attributs de la Marine, et dans celui du côté droit sont les attributs de la Guerre ; au-dessous de chacun desquels est le chiffre du Roy, orné à gauche de coquilles, corails et perles et, à droite, de bleds, raisins et autres fruits.

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Le bureau du Roi

Le dedans dudit secrétaire est aussy en marqueterie de divers bois des Indes. La table est couverte dans le milieu de velours vert avec une tresse d’or ; ledit milieu bascule formant pupitre, avec une caze garnie de trois tiroirs de bois de roze ; et de chaque côté du pupitre est un ornement dans le gout arabesque. Le dedans du devant a trois compartimens, séparés par quatre gaines de bronze, sur lesquelles sont des têtes d’enfans ; celui du milieu est un serre-papier de trois tablettes à coulisses de bois de roze, à chaque côté duquel il y a trois tiroirs, dont un à droite et l’autre à gauche garnis chacun d’un écritoire de bois de cèdre avec encrier, poudrier et boëte à éponge d’argent numérotés 424, lesquels deux tiroirs, par le moyen d’un loqueteau à ressort, s’ouvrent par les flancs en dehors du secrétaire pour nettoyer les écritoires. Le devant des six tiroirs et les flancs en dedans ornés de mosaïques de bois d’amaranthe et rosettes jaunes sur fond de satiné.

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Le bureau du Roi

Le dit secrétaire orné de quatre vaze aux quatre coins de la balustrade, d’une pendule entre deux cassolettes faite par Lépine, cadran d’émail, marquant par devant et par derrière les heures, minuttes et secondes, allant… (sic)…jours, et terminé par un groupe de deux enfants représentant les Arts et les Vertus cardinales portant le medaillon de Louis XV. Sur les cintres du cylindre, deux figures représentans à gauche Apollon avec sa lyre, celle de droite Calliope avec les trois livres d’Homere, portant chacune deux tiges et deux branches servant de girandoles. Le secrétaire, porté sur quatre pieds ornés de peaux de mufles de lion, ayant 5 pieds ½ de long sur 3 pieds de profondeur et 46 pouces de haut, compris la balustrade”.

Le bureau suscite indéniablement un vif intérêt à la Cour : Pierre-Gaspard-Marie Grimod d’Orsay, Comte d’Orsay demande à Riesener vers 1770 pour son nouvel Hôtel de Clermont, rue de Varenne à Paris, un secrétaire à cylindre, qui est dans sa forme générale, et dans l’emploi des marqueteries et des bronzes dorés relativement identique à celui livré pour le Roi à Versailles.

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Le bureau du Roi

Selon Christian Baulez, le frère cadet de Louis XVI, le comte de Provence, futur Louis XVIII aurait apposé ses initiales “LSX” en incisant la marqueterie sur le côté droit, peut-être dans un geste envieux de la situation du Roi et par conséquent du bureau qui représente en quelque sorte son autorité.

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Le bureau du Roi

La livraison du secrétaire à cylindre par Riesener en 1774 pour le comte de Provence à Versailles (aujourd’hui conservé à Waddesdon Manor) pourrait confirmer cette hypothèse au regard de certaines similitudes avec celui du Roi, notamment pour les tiroirs sur les deux côtés : “Un secrétaire en bois de marqueterie et à cilindre de 4 pieds 4 pou. de long sur 3 pieds 4 pou. de profondeur et 3 pieds ½ de haut représentant par devant les attributs de la Royauté et ceux de l’art militaire soutenus d’une tête de Mercure, sur le côté droit est représenté l’amour des arts et a gauche sont des enfans et un coq simbole de la vigilance et par derrière est un tableau représentant une lyre, un livre en 3 volumes, attributs de la poésie, sur le dessus sont les attributs de l’étude”.

Dans les premiers temps de la Révolution, le bureau reste à Versailles et nécessite une réparation. L’ordre en date du 14 novembre 1789 est donné à Guillaume Benneman de se rendre dans l’appartement du Roi pour : “la réparation d’un grand secrétaire à cilindre, avoir soudé et redoré la balustrade”.

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Le bureau est ensuite transporté au Garde Meuble national, où il se trouve encore en 1795. Cette même année, lorsque le meuble est transféré aux Tuileries pour servir au Corps Législatif dans le Salon des Conférences, le citoyen Villette, directeur du Garde Meuble national ordonne à l’ébéniste d’intervenir à nouveau sur le bureau. Selon un Mémoire des ouvrages fait au Garde-Meuble National, rédigé par Riesener, ébéniste à l’Arsenal de Paris, ce dernier se serait rendu suite à un ordre du 24 floréal an IV “avec un ouvrier pour ouvrir un secrétaire méchanique dont la serrure étoit dérangée”.

Le XIXe siècle apporte certainement sa contribution en matière de remise en état du bureau, notamment quand ce dernier est destiné aux secrétaires de Napoléon Ier au Palais des Tuileries, ou bien quand l’Impératrice Eugénie le fait placer dans son cabinet de travail au château de Saint-Cloud, probablement vers 1855.

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Le bureau du Roi

La splendeur retrouvée du Cabinet d’Angle

( texte et illustrations de Christophe Duarte – Versailles passion)

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Le Cabinet d’Angle


Les travaux de restauration du Cabinet d’Angle débutent en début d’année 2020.

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Le Cabinet d’Angle

Le décor de ce cabinet est l’un des plus beaux décors rocaille. Les bordures des glaces et les boiseries, chefs-d’œuvre de Jacques Verberckt, représentent des jeux d’enfants.

Le Cabinet d’Angle
Le Cabinet d’AngleAucune description de photo disponible.

Le projet de restauration consistait à retrouver l’éclat de ce cabinet. La dorure a été nettoyée et complétée et la peinture à la colle en “blanc de Roi” reprise à l’identique selon les techniques du XVIIIe siècle.

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Le Cabinet d’AngleAucune description de photo disponible.
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Le Cabinet d’AngleAucune description de photo disponible.

Le résultat est aujourd’hui remarquable et rend à se cabinet son atmosphère d’antan. Il ne manque plus que le retour du célèbre secrétaire à cylindre pour rendre toute sa fonction à ce cabinet de travail.

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Le Cabinet d’Angle

En 1743

La chaise volante,
Le premier ascenseur du château de Versailles

( texte et illustrations de Christophe Duarte – Versailles passion )

L’invention de cette mécanique est attribuée à Jean-Jacques Renouard, comte de Villayer (1607-1691). Académicien fantasque, Villayer met au point ce système à Paris et, fort de ses liens avec la maison de Condé, en installe à Chantilly et à Versailles, dans l’hôtel même du prince.

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La chaise volante

Saint-Simon, dans ses additions au “Journal” de Dangeau, s’étend sur cette invention “qui par des contrepoids montent et descendent seules entre deux murs à l’étage qu’on veut en s’asseyant dedans par le seul poids du corps et d’arrêter où l’on veut“.

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La chaise volante

Au château, la seule chaise volante connue est celle que Louis XV fait installer en 1743 pour la duchesse de Châteauroux, dans le côté nord de la petite cour du Roi, afin de permettre à celle-ci de gagner plus commodément son appartement du troisième étage.

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La chaise volanteAucune description de photo disponible.

Mise au point par Blaise-Henri Arnoult, elle est utilisée par Madame de Pompadour entre 1745 et 1750 et reste en service jusqu’en 1754.

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La chaise volante

La Galerie des Glaces en 1745,
Restitution lors du mariage du Dauphin Louis-Ferdinand

( texte de Christophe Duarte , illustrations de Philippe Le Pareux – Versailles Passion )

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Restitution de la Galerie des Glaces en 1745 par Philippe Le Pareux

Il s’agit de l’ameublement ordinaire : les torchères de 1695 (qui ne seront remplacées qu’en 1770), les huit tables couvertes de vases de porphyre, les tabourets recouverts de leur housse cramoisie, les rideaux verts, les bustes des douze Césars, auxquels s’ajoutent les cascades de lumière installées en plus dans les angles, telles que la gravure de Cochin permet de les voir.

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Restitution de la Galerie des Glaces en 1745 par Philippe Le Pareux
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Restitution de la Galerie des Glaces en 1745 par Philippe Le Pareux

Les tapis dans le style de la galerie du Louvre et la cloison qui fermait l’arcade donnant sur le salon de la Paix terminent cette évocation.

Restitution de la Galerie des Glaces en 1745 par Philippe Le Pareux
Restitution de la Galerie des Glaces en 1745 par Philippe Le Pareux
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Restitution de la Galerie des Glaces en 1745 par Philippe Le Pareux

Cette modélisation de Philippe Le Pareux rend compte de manière d’un aménagement “extraordinaire” de la galerie lors de fêtes.

L’appartement de Madame de Pompadour (1745 – 1750),
L’Appartement officiel des maîtresses de Louis XV

(texte et illustrations de Christophe Duarte – Versailles passion

Cet appartement se trouve dans l’Attique surplombant le Grand Appartement du Roi, au second étage du corps central du château. Il se situe précisément au-dessus des Salons de Mercure et d’Apollon. On peut y accéder par l’Escalier d’Épernon ou l’escalier semi-circulaire.

Les quatre pièces principales donnent directement sur le parterre du Nord.

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Première antichambre (1)

L’appartement a d’abord été habité, en 1743 et 1744, par la duchesse de Châteauroux, Marie-Anne de Mailly-Nesle, ainsi que par sa sœur, la duchesse de Lauraguais.

Ce n’est qu’après la mort de la duchesse de Châteauroux que Louis XV donne l’appartement à Madame de Pompadour qui l’occupe de 1745 à 1750. A cette date, elle cesse peu à peu d’être sa maîtresse, tout en restant son amie, et quitte donc son appartement pour aller s’installer au rez-de-chaussée du château.

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Deuxième antichambre (2)

On entre dans l’appartement par une garde-robe depuis laquelle on peut accéder à une chambre entresolée où dort madame du Hausset, la femme de chambre de la marquise.

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Le Grand Cabinet (3)

On passe ensuite dans le Grand cabinet qui est jusqu’en 1745 la chambre de Madame de Pompadour. Ce n’est que vers 1747-1748 qu’il devient un Grand Cabinet. Ce dernier donne accès au Petit cabinet (au-dessus du salon d’Apollon), mais mène également à l’antichambre.

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Le Grand Cabinet (3)

L’antichambre et la chambre qui suit ne sont créées qu’en 1748, à l’emplacement d’une unique grande pièce qui était probablement le Grand Cabinet de Madame de Châteauroux.

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Petit cabinet (4)

La chambre à coucher a été installée en 1748 par Gabriel. Le lit est placé dans une alcôve, entourée de deux petits cabinets permettant un accès au lit par derrière.

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La chambre (5)
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Photo d’Alain Roger-Ravily

Il y a également eu deux antichambres qui ont aujourd’hui disparu : l’une des deux constituait alors une salle à manger.

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Garde-robe aux habits (9)
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Couloir (6)
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Chambre de Madame du Hausset (10)

L’appartement possède enfin un cabinet des bains et une chaise percée.

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Ancien Cabinet des bains (11)
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Cabinet de la chaise (7)
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Pièce de service (8)

En mai 1751


Le lieu du pouvoir : l’appartement de Madame de Pompadour

(texte et illustrations de Christophe Duarte – Versailles passion

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Plan de l’Appartement, devenu celui de Madame Adélaïde en 1789

En mai 1751, la faveur éclatante de la marquise de Pompadour se mesure à son installation dans l’appartement princier du rez-de-chaussée, sous les salons du Grand Appartement du Roi, occupé jusqu’alors par le duc de Penthièvre, fils illégitime de Louis XIV.

Son appartement devient l’antichambre du pouvoir.

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Plan des entresols de l’Appartement de Madame Adélaïde en 1789

C’est Madame de Pompadour qui donne au Grand Cabinet sa forme actuelle, et la cheminée de marbre sérancolin est posée pour elle.

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L’appartement de Madame de PompadourAucune description de photo disponible.

Les riches boiseries qui l’ornaient ont entièrement disparu, mais les corniches faites pour Madame Adélaïde, qui récupérera ce cabinet, ont pu être rétablies.

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L’appartement de Madame de PompadourAucune description de photo disponible.
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L’appartement de Madame de PompadourPeut être une image de 1 personne

En 1752

Louis XV fait détruire le fastueux escalier des Ambassadeurs afin d’aménager des appartements pour ses filles.

Le 5 janvier 1757

Attentat de Robert-François Damiens (1715-1757) contre le Roi.

Attentat contre Louis XV | Histoire et analyse d'images et oeuvres
L’attentat de Damiens

En 1760

Commande à Jean-François Oëben (1721-1763), ébéniste d’origine allemande, du bureau du Roi.

De 1760 à 1764

Construction du Petit Trianon.

Fichier:Petit Trianon.JPG — Wikipédia
Le Petit Trianon

En décembre 1763

La famille Mozart, le père Léopold, son fils Wolfgang et sa fille Nannerl sont à Versailles. Ils sont reçus en privé par le Roi et Madame de Pompadour mi-décembre puis en réception officielle fin décembre.

Quand Mozart, 10 ans, jouait à Dijon
La famille Mozart

À la fin du repas, Louis XV demande à entendre Mozart jouer de l’orgue […] Le Roi, impatient, se lève et se dirige vers la chapelle royale. Tout le monde suit. L’enfant frappe une note prolongée, puis une autre, suivie d’un déluge d’harmonie. Le Roi est stupéfait !

De 1764 à 1768

Décoration du Petit Trianon.

Escalier du Petit Trianon

En 1765

Le Lanternon de la Chapelle Royale

( Texte et illustrations de Christophe Duarte – Versailles Passion )

Dans les plans d’origine, la Chapelle était d’abord conçue pour ne pas excéder la hauteur des toitures du reste du Château. Mais devant le soutien de l’Académie d’architecture d’un projet dont le toit était plus élevé, Hardouin-Mansart rehaussa le bâtiment.

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Le lanternon de 1715Peut être une image de plein air et monument

Le projet initial prévoyait une grande couronne royale posée sur un coussin et un tapis en plomb devait être placée au sommet. Mais finalement, un lanternon de près de douze mètres de haut, surmonté d’une croix, surmonte l’édifice.

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Le lanternon de 1730

C’était l’endroit favori de Louis XV enfant. Il aimait y monter avec toute une suite de courtisans pour savoir combien de personnes pouvaient tenir dans cet espace confiné.

Il le fait détruire en 1765 car la charpente menaçait ruine. En pleine guerre de Sept ans, faute de moyen, la toiture est reconstruite à l’économie.

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Manière de refaire l’ancienne Lanterne de la Chapelle de Versailles sans qu’on parut y avoir touché” (1765)

Plus tard, Gabriel projettera de le reconstruire avec “Le Grand Projet”. On sait ce qu’il advient de cette reconstruction de Versailles.

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Le “Grand Projet” de Gabriel en 1771. Le Lanternon devait être reconstruit

En 1833, Questel avait proposé à Louis-Philippe qu’on le reconstruise mais cette fois sur une charpente métallique. Mais là aussi, les économies auront raison de lui.

En 1767

L’horloge de la Cour de Marbre,
Elle indique l’heure de la mort du Roi.

( texte et illustrations de Christophe Duarte – Versailles passion )

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Sous l’Ancien Régime, cette horloge n’avait pas de mécanisme. On y a placé les aiguilles en 1715 à l’heure de la mort de Louis XIV, modifié à la mort de Louis XV.

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En 1837, Frédéric Nepveu, architecte de Louis-Philippe, suggère au Roi d’utiliser une horloge de Julien Le Roi en l’appliquant au cadran immobile du fronton de la Cour de Marbre et d’installer le mécanisme dans une pièce des combles.

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Mécanisme de l’Horloge

On installe le mécanisme, fait en 1767, dans l’atelier de serrurerie de Louis XVI.

Chateau de Versailles na Twitteru: "#LeSaviezVous Sur les toits de la cour  des Cerfs, à quelques mètres de l'ancienne Forge de Louis XVI, se trouve le  beffroi des cloches de l'horloge de
Mécanisme de l’horloge de la façade et des cloches du château de Versailles. Sur les toits de la cour des Cerfs, à quelques mètres de l’a Forge de Louis XVI, se trouve le beffroi des cloches de l’horloge de la cour de marbre. Cette installation remonte à 1838, sous Louis-Philippe, mais les cloches ont été fabriquées sous Louis XIV.

Voici la lettre de Frédéric Nepveu au Directeur des Bâtiments de la Couronne, le 9 mai 1837 :

“En descendant de voiture, le Roi agrée la proposition que je lui soumets d’utiliser l’horloge de Julien Le Roi en appliquant le cadran immobile du fond de la Cour de Marbre. Cet instrument a coûté dans le temps 20 000 livres. Sa mise en place dans une chambre haute des combles exigeront une dépense de 9 500 livres”.

Frédéric Nepveu

Le 15 mai 1768

Signature du traité de Versailles qui rattache la Corse au patrimoine personnel du Roi de France, l’île reste juridiquement possession de la République de Gênes mais de fait, est occupée et administrée par la France.

Le 24 juin 1768

A dix heures du soir

Fichier:Jean-marc-nattier-portrait-of-maria-leszczynska-148451.jpg —  Wikipédia
Marie Leszczyńska par Nattier

Mort de la Reine Marie Leszczyńska dans la chambre de son appartement de Versailles, au milieu des siens. Elle est la dernière Reine de France à mourir avec sa couronne.

Pendant une semaine

On voit le défilé incessant de petites gens venant prier pour elle :

“Voyez, comme elle est aimée”…

dit le Roi à ses filles.

En 1769

Louis XV reprend à son usage l’appartement de sa fille Madame Adélaïde (1732-1800) qui s’installe au rez-de-chaussée.

Le salon des Jeux de Louis XVI

(texte d’Emma Defontaine – Photos de Christophe Duarte – Versailles Passion)

Sous Louis XIV se trouvait ici le cabinet des Curiosités ou des Raretés, où étaient conservés quelques-uns des plus beaux objets de collections royale

Peut être une image de intérieur

Transformé en antichambre en 1753 pour Madame Adélaïde, le cabinet des Curiosités est entièrement remanié en 1769 pour Louis XV qui pense en faire une bibliothèque.

Peut être une image de intérieur
Le salon des jeux en 1975Peut être une image de intérieur
Peut être une image de intérieur
Le salon des jeux en 1985Peut être une image de mobilier et intérieur

Louis XVI préfère y aménager son salon des jeux ; après le repas, les convives s’y rendent pour le café.
Louis XVI s’assoit à une table de trictrac, tandis que ses frères jouent l’un au billard dans la salle voisine, l’autre au whist.

Peut être une image de mobilier et intérieur
Une des encoignures de Riesener dans le salon

C’est pour cet usage que sont exécutées, en 1785, les chaises de Boulard qui ont retrouvé leur place.
De ce salon proviennent également les encoignures livrées par Riesener en 1775 et les tableaux de Van Blarrenberghe, gouaches commandées par Louis XVI pour commémorer les différentes victoires remportées par son grand-père, Louis XV.

Peut être une image de intérieur
Cheminée originale du Salon des jeux, aujourd’hui à la Wallace Collection

Quand Louis XV récupère cet appartement, il transforme le Cabinet de retraite de Madame Adélaïde en arrière cabinet (1769/1770) pour devenir enfin sa salle de bains ( de 1770 à 1774). Le décor est sculpté par les Rousseau père et fils, peint par Brancourt en blanc de dorure. La pièce avait une alcôve contenant deux baignoires, un poêle dans l’embrasure de la fenêtre.

Peut être une image de intérieur et texte qui dit ’Versailles Passion Christophe D. Musée Nissimd Camondo 13 septembre 2017’
Paravent original du Salon. Aujourd’hui au Musée Nissim de Carmondo

Sous Louis XVI, cette pièce garde la fonction de salle de bains jusqu’en 1777 sans modification de décor.

L’hygiène à la Cour
Eau courante à tous les étages

Louis XV déplace à six reprise son Cabinet des Bains. Celui-ci retrouve en 1777 son emplacement dans la première pièce des arrière-cabinet où il avait déjà été placé en 1766.

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La salle-de-bains de Louis XVI

La pièce dallée de marbre est modeste, sobre et fonctionnelle. Elle comportait deux baignoires en cuivre positionnées en enfilade, alimentées par des doubles robinets d’eau froide et chaude reliés à des réservoirs situés à l’entresol supérieur, où une cuve fonctionne comme un calorifère (un brasier avec une bouche d’aération pour aspirer les vapeurs). Une baignoire pour se savonner, l’autre pour se rincer.

Cette pièce des cuves, avec la pièce des baigneurs-étuvistes attenante, est accessible aux porteurs d’eau par l’Escalier semi-circulaire.

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Entresol de la salle-de-bain : pièce des cuves. Au fond : cuve d’eau froide; à droite : cuve d’eau chaudeAucune description de photo disponible.


Il en existe d’autres à Versailles : dans l’appartement du Dauphin, l’appartement du Roi, des espaces vides au-dessus de la salle de bain de la Reine au rez-de-chaussée.

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Fenêtres donnant sur la Cour de Marbre et éclairant la salle-de-bain de la Reine : on voit l’entresol des cuves
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Salle-de-bain de Louis XVI : évacuation des eaux uséesAucune description de photo disponible.
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Plan d’alimentation des eaux de la Salle de bain : en bleu : l’arrivée des eaux froides; en rouge: l’arrivée des eaux chaudes. Au centre : la cuve où l’on chauffe l’eau
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La salle-de-bain de Madame du Barry
Second étage - Aile centrale - Appartement de Madame du Barry - 25 Cabinet  de chaise
Cabinet de la chaise de Madame du Barry

Sous Louis XV, les mœurs changent et le Roi s’enferme dans son “cabinet d’affaires“.

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Cabinet de la Cassette, ancienne salle-de-bain de Louis XV
LE CABINET DES BAINS (LOUIS XV) / LE CABINET DE LA CASSETTE (LOUIS XVI) –  Les Trésors de Versailles

Chaque logement du Château a en général son cabinet de chaise, chaise percée sous Louis XIV et Louis XV puis cabinet à l’anglaise sous Louis XVI. C’est dans cette “garde-robe” que l’on trouve la “chaise de commodité”, c’est-à-dire une chaise percée avec un bassin. Pas moins de deux cents chaises percées sont comptabilisées dans le château lors de divers inventaires et récolements de meubles.

Sous Louis XV, on a coutume d’appeler ces retraits justement des “gardes robes de commodités” ou “garde robe à chaise” pour la différencier des autres “garde robes” c’est-à-dire des chambres de veille pour le valet et la femme de chambre et les placards aux habits.

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Le cabinet de chaise de Louis XV aménagé en 1769 à coté du cabinet des dépêches
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Cabinet de la chaise de Madame du BarryPeut être une image de 1 personne
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“Lieu à l’anglaise” de Marie-AntoinetteAucune description de photo disponible.

Elles sont généralement situées, très près des chambres à coucher. Dans les logements de courtisans et les cabinets intérieurs, quand cette chambre possède une niche pour le lit, c’est généralement, un des deux placards de part et d’autre de l’alcôve du lit ou du canapé.

Le Roi, la Reine, les membres de la Famille Royale possèdent des appartements avec ces dites garde-robes. Le Roi en possède mêmes plusieurs dans son propre appartement, généralement décorées, boisées de lambris peints et dorés.

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Le cabinet de la Chaise à côté de la salle-de-bain de Louis XVI et celui de sa garde-robe Appartement intérieur du Roi à Versailles - Page 3 939a3a49794905dedbd0f8986f7549a0

Le 13 juin 1769

Louis XV demande officiellement la main de l’Archiduchesse Maria-Antonia (1755-1793) pour le Dauphin Louis-Auguste (1754-1793).

Marie-Antoinette encore à Vienne

Il demande à son architecte Ange-Jacques Gabriel (1698-1782) de lui édifier un opéra royal. De cette façon, on pourra renoncer aux dispendieuses et peu satisfaisantes salles provisoires qu’il faut construire à chaque fois que l’occasion se présente (notamment lors des mariages princiers).

L’aménagement de la machinerie et de tout ce qui regarde la scène revient à Blaise-Henri Arnoult, premier machiniste du Roi, qui signe là un chef-d’œuvre. En effet, ce que l’on pourrait qualifier de cahier des charges prévoyait une utilisation multiple des lieux : ceux-ci doivent servir à la fois de salle de théâtre mais aussi de salle de bal ou de salle de festin. Au moyen d’un complexe système de planchers mobiles mus par des treuils, Arnoult parvient ainsi à créer une salle modulable pérenne. Certes, la transformation des lieux nécessite presque deux jours de travail, mais il ne s’agit plus de refaire en permanence de nouvelles décorations ni de nouvelles machines : tout pouvait être réutilisé à l’infini en fonction des besoins.

Le 16 mai 1770

Le mariage de Marie-Antoinette et du Dauphin est célébré dans la chapelle royale de Versailles.

Le mariage vu par Sofia Coppola en 2006

L’opéra Royal

Texte et photographies de Christophe Duarte – Versailles passion

L’opéra de Versailles est inauguré à l’occasion du festin des noces du futur Louis XVI et de Marie-Antoinette. Envisagée dès le règne de Louis XIV, la construction de l’Opéra Royal est finalement menée à bien par son successeur, Louis XV. Les architectes du Roi Soleil ont travaillé sur les plans d’une grande salle de spectacles située à l’extrémité de l’aile du Nord, à l’emplacement de l’actuel Opéra Royal. La construction n’a cependant pas démarré sous son règne. A partir de 1748, Ange-Jacques Gabriel reprend les plans de ses prédécesseurs. Les premiers de travaux de gros œuvre sont exécutés. Les difficultés financières et les atermoiements quant à l’aménagement intérieur conduisent à les interrompre en 1756. Ils reprennent entre 1763 et 1765 avant d’être à nouveau arrêtés.

Scène de l’Opéra royal

La décision de terminer l’Opéra Royal est prise en 1768, lorsqu’est conclu le mariage du Dauphin, futur Louis XVI, et de Marie-Antoinette. Un lieu doit être trouvé pour célébrer les festivités. Assisté du machiniste Blaise-Henri Arnoult, Gabriel met la touche finale aux plans de l’Opéra Royal. Celui-ci est achevé en deux ans au terme d’un chantier pharaonique sur lequel travaillent nuit et jour des centaines d’ouvriers.

Arnoult le conçoit de manière à accueillir soit des spectacles soit des festivités. Lors des grandes réceptions, le plancher de la salle est rehaussé au niveau de la scène par des crics toujours en place, formant un gigantesque plateau d’environ cinquante mètres sur vingt. En revanche, dans la configuration spectacles, l’Opéra Royal accueille jusqu’à 1336 spectateurs. Une machinerie répartie sur trente-cinq mètres de hauteur permet d’effectuer des changements de décors spectaculaires à la vue du public. La salle, entièrement exécutée en bois, dispose en outre d’une acoustique exceptionnelle.

L’Opéra royal est une œuvre majeure de l’architecte Ange-Jacques Gabriel  . Plus grande salle de spectacles d’Europe lors de son inauguration en 1770, il constitue une véritable prouesse de technique et de raffinement décoratif. Théâtre de la vie monarchique puis républicaine, il accueillera au long de son histoire des festivités, des spectacles et des débats parlementaires.

Salle de l’Opéra royal Aucune description de photo disponible.

L’aménagement intérieur combine innovation et classicisme. En remplaçant les loges par des balcons superposés, Gabriel améliore le confort visuel et l’acoustique de la salle. Au dernier étage, des miroirs reflètent des demi-lustres, créant un effet de profondeur et de légèreté. De grands artistes contemporains participent au chantier : Augustin Pajou est chargé du décor sculpté et exécute lui-même les boiseries des loges tandis que Louis-Jacques Durameau supervise le décor peint et réalise le grand plafond, Apollon préparant des couronnes aux hommes illustres dans les Arts.

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Plafond de Louis-Jacques Durameau

Louis XV laisse Gabriel mûrir son projet et accepte l’envoi d’architectes français en Italie dans le but de procéder à une véritable tournée d’inspection des plus belles salles de la péninsule : il s’agit de ramener en France toutes les informations et données techniques qui permettront à Versailles de se doter d’un théâtre parfait ( à l’instar de François Ier en son temps…) , conçu dès le départ pour servir non pas à l’ordinaire (les spectacles donnés régulièrement à la Cour pour un nombre relativement restreint de spectateurs) mais pour les grandes solennités réunissant un public nombreux (près de 1 500 personnes). De cette façon, on pourra renoncer aux dispendieuses et peu satisfaisantes salles provisoires qu’il faut construire à chaque fois que l’occasion se présente (notamment lors des mariages princiers).

The marriage dinner of the dauphin, the future Louis XVI with Marie Antoinette at the Opera at Versailles, May 16, 1770
Fêtes du mariage du Dauphin Louis-Auguste et de Marie-Antoinette
https://www.francetvinfo.fr/pictures/r0Yja9LqjYWPeOV070O425boW_o/fit-in/720x/2019/10/10/phpVi2q82.jpg

Convaincu par Gabriel, Louis XV, considérant la perspective des mariages prochains de ses trois petits-fils, ordonne finalement la construction de l’Opéra royal. L’architecture générale de la salle et du bâtiment est confiée à Gabriel. Celui-ci, après bien des modifications, livre un théâtre qui reprend les avancées les plus significatives de son temps : plan en ellipse tronquée, niveaux en retraits les uns par rapport aux autres, loges à la française (sans cloisons). En renonçant au dernier moment quatrième rang de loges, remplacé par une colonnade, l’architecte achève de donner à l’ensemble une élégance et un équilibre parfaits. La décoration sculptée a été confiée à Augustin Pajou et les peintures commandées à Louis-Jacques Durameau.

Loge royale de l’opéra Peut être une image de intérieur

A la grande loge royale d’apparat initialement prévue par Gabriel, qui devait, par un faut baldaquin, marquer le centre de la salle, Louis XV demande expressément à bénéficier d’une loge grillée, au niveau des deuxièmes loges.

Les théâtres royaux de Versailles | RFI Blogs
La loge royale
https://www.pointdevue.fr/sites/pointdevue.fr/files/2019/12/11_univers_pdv3723_0.jpg

Contraint d’adapter ses plans aux exigences royales, Gabriel aménage donc, au centre du rang des secondes loges, trois loges à l’italienne, c’est-à-dire cloisonnées de haut en bas, et pouvant à volonté s’ouvrir ou se fermer, au moyen de grilles de bronze doré, sur une étroite avant-loge découverte.

L'Opéra Royal de Versailles, un joyau de notre patrimoine
L’opéra royal de VersaillesAucune description de photo disponible.

Contraint d’adapter ses plans aux exigences royales, Gabriel aménage donc, au centre du rang des secondes loges, trois loges à l’italienne, c’est-à-dire cloisonnées de haut en bas, et pouvant à volonté s’ouvrir ou se fermer, au moyen de grilles de bronze doré, sur une étroite avant-loge découverte.

Châteaux de France / Le château de Versailles. | Jean-Paul BALVAY  photography
Le plafond : Le dieu du Soleil et maître de tous les arts trône au centre de la composition surgissant d’un rayonnement triomphal. Il brandit les couronnes qu’il s’apprête à distribuer. Vénus est à sa droite tandis que l’amour avec ses grandes ailes vole au-dessus d’eux. On reconnait à la gauche du Dieu le cheval Pégase qui symbolise l’inspiration poétique en s’élevant vers les cieux comme l’idée qui jaillit dans l’esprit du poète.
Juste en dessous sont représentées la Comédie, la Tragédie et la Musique reconnaissables à leurs attributs : le masque pour la Comédie, un poignard, un sceptre et une couronne pour la tragédie qui mêle pouvoir, vengeance et mort, une lyre et une harpe pour la Musique.
Plus bas encore, sur la droite, au bord du cadre, un groupe d’artiste se livre à l’écriture, à la lecture ou semble chercher l’inspiration en implorant Apollon.
A droite, on distingue un autre groupe formé par la Poésie pastorale tenant une houlette et une flûte de Pan, la Poésie lyrique reconnaissable à la lyre et à la trompette qu’elle tient, et la Danse s’accompagnant de ses cymbales et de la flûte que joue l’enfant à ses pieds.
A la toute gauche, un groupe isolé représente la Peinture entourée de l’Architecture et de la Mécanique (allusion évidente aux talents de Blaise-Henri Arnoult, machiniste de la salle de la scène). Enfin, au bas de la composition, l’Ignorance au bandeau sur les yeux, un flambeau éteint à la main, et l’Envie, le cœur dévoré par un serpent, sont toutes deux précipitées du séjour des muses et des arts. Enfin, au-dessus, dans les nuits et de façon charmante, des colombes et des putti volettent en tenant un ruban d’union évoquant les Plaisirs et les Ris auprès du dieu des arts. 

Pour accéder à sa loge, le Roi passe directement par la porte du bout de la Galerie Haute, surmontée d’un groupe de Pajou.

Versailles Festival - Classique / Opéra Versailles Opéra Royal du Château  de Versailles
L’opéra royal de VersaillesAucune description de photo disponible.
Un message de Laurent Brunner
L’opéra royal de VersaillesL'Orchestre de l'Opéra Royal

L’aménagement de la machinerie et de tout ce qui regarde la scène échoit à Blaise-Henri Arnoult, premier machiniste du Roi, qui signe là un chef-d’œuvre. En effet, ce que l’on pourrait qualifier de cahier des charges prévoyait une utilisation multiple des lieux : ceux-ci devaient servir à la fois de salle de théâtre mais aussi de salle de bal ou de salle de festin.

Un théâtre pour l'extraordinaire | Les carnets de Versailles
Les installations du dessous, appelées “forêt”. Un système de crics permet de surélever ou d’abaisser les différents éléments du plancher

Au moyen d’un complexe système de planchers mobiles mus par des treuils, Arnoult parvient ainsi à créer une salle modulable pérenne. Certes, la transformation des lieux nécessitait presque deux jours de travail, mais il ne s’agissait plus de refaire en permanence de nouvelles décorations ni de nouvelles machines : tout pouvait être réutilisé à l’infini en fonction des besoins.

L’Opéra Royal est, au moment de sa construction, doté d’une machinerie permettant les effets les plus courants. Les cinq niveaux de dessous ont chacun une fonction particulière.

Peut être une image de intérieur
Le premier sert aux trappes à apparition dont la scène est pourvue en quantité

Peut être une image de intérieur
Le deuxième est l’endroit où sont agencées toutes les machines permettant de synchroniser les mouvements en ciseaux des chariots portant les châssis de coulisse
Peut être une image de mur de briques
Le troisième dessous a surtout pour fonction de permettre un accès aisé à n’importe quel élément de décor stocké sous le plateau et de racheter une trop grande hauteur des niveaux
Peut être une image de intérieur
Au quatrième dessous, treuils et tambours à palettes secondaires assurent la liaison entre les éléments du décor et la puissante machinerie du niveau inférieur. Ce niveau sert aussi de plateforme d’intervention sur les imposantes machines à l’étage inférieur
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Le cinquième et dernier dessous abrite les grands arbres longitudinaux de quinze mètres de longueur dont la manœuvre synchronise le mouvement de tous les châssis, fermes et frises des sept premiers plans de scène

À douze mètres sous la scène de l’opéra, la forêt et ses clairières lumineuses, ses cabestans séculaires comme fruits pétrifiés, on y avance en respectant le silence imposant qu’on croirait presque imposé…

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Le foyer de l’opéra royal
Aile du Nord - Opéra [Versailles décor sculpté extérieur]
L’extérieur de l’opéra royal

Le 17 mai 1770

La première représentation a lieu : on joue Persée de Lully.

Le 23 mai 1770

L’opéra joue Athalie de Racine.

Souper offert par l'empereur Napoléon III à la reine Victoria dans la salle  de l'Opéra du château de Versailles, le 25 août 1855 - napoleon.org
Banquet offert à la Reine Victoria par Napoléon III en 1855 dans la salle de bal de Versailles

Transformé en salle de bal – sa plus vaste et plus spectaculaire configuration –, le théâtre offrait un plancher uni depuis l’entrée de la salle jusqu’au fond de la scène (plus de 45 mètres). Celle-ci était dotée d’un riche décor « en dur », pourvu de praticables afin de placer des spectateurs dans un étagement de plusieurs niveaux de loges. Ce décor pour les bals n’était pas la copie conforme de celui de la salle dans sa configuration théâtre (comme on a eu tendance à l’écrire un peu trop rapidement), il offrait un coup d’œil sensiblement plus coloré où dominaient le vert émeraude, le bleu et l’argent.

De 1771 à 1775

Louis XV donne son accord à la réalisation du Grand Dessein qui propose la construction d’une nouvelle cour de bâtiments neufs en U. Les travaux durent trois ans après quoi, l’état des finances et le décès de Louis XV interrompent le chantier dont seule l’élévation de la grande aile en pierre subsiste aujourd’hui.

Construction de l’Aile Gabriel .

Visite-conférence de l'exposition « Versailles Revival » - VMF ...
Le Pavillon Gabriel

La dernière fois qu’un Roi meurt à Versailles

Dans la nuit du 28 au 29 avril 1774

Le visage du Roi se couvre d’une éruption, ce sont les symptômes de la petite vérole. Monsieur de la Martinière ose déclarer qu’il considère Louis XV comme perdu.

Le 29 avril 1774

Les médecins font savoir que le Roi a contracté la variole. Pour éviter la contagion, le Dauphin et ses deux frères sont maintenus à distance de la chambre royale. Mesdames Victoire, Adélaïde et Sophie restent au chevet de leur père.

Image de Marie-Antoinette de Sofia Coppola

Le 30 avril 1774

Le visage du Roi est couvert de pustules.

Le 4 mai 1774

La messe est célébrée dans la chambre du Roi, l’archevêque s’entretient avec lui.

Le 5 mai 1774

Le confesseur s’installe non loin de la chambre du Roi au cas où. Mais le Roi n’arrive pas à se confesser, ses évanouissements et ses plaies l’empêchent d’avoir l’esprit clair pour cet acte ultime.

Rip Torn dans Marie-Antoinette (2006) de Sofia Coppola

Dans la nuit du 7 mai 1774

Ne se faisant plus guère d’illusions sur son état de santé, il fait venir son confesseur, l’abbé Louis Maudoux. A sept heures du matin, il se fait administrer le Saint Sacrement puis il souhaite recevoir ses filles une dernière fois. Seul le clergé est autorisé à approcher le malade, ses filles restent sur le seuil de la chambre. La Dauphine est dans la pièce voisine.

Le Dauphin et ses frères sont priés de s’installer au rez-de-chaussée du château : ils n’ont pas été inoculés.

Après s’être confessé, le Roi se sent plus tranquille, accepte son sort avec calme, et La Martinière note même une légère amélioration.

Jeanne du Barry quitte Versailles . 

Le 8 mai 1774

L’état du Roi empire tout à coup, il délire, la gangrène se déclare, l’infection se généralise.

Les serviteurs commencent à fuir.

Le 9 mai 1774 au soir

L’Extrême-Onction est administrée à Louis XV. L’agonie est interminable. Ses paupières sont fermées tant il y a de croûtes, son visage est enflé et presque noir. Le Roi resté conscient se demande combien de temps va encore durer son agonie.

Dans la nuit du 9 au 10 mai 1774

Comme il est d’usage, une chandelle allumée est placée au balcon de la chambre royale, elle sera soufflée dès le constat de la mort du Roi.

Le 10 mai 1774

A trois heures du matin

Le Roi ne voit plus rien.

A midi

Le Roi est inconscient, seuls les ecclésiastiques prient autour de lui. Plus personne d’autre n’est autorisé à rester. Les membres de la Cour et du gouvernement stationnent au seuil de la chambre royale dont les portes sont grandes ouvertes puisque la mort d’un souverain doit être publique.

Gravure montrant la mort de Louis XV dans sa chambre de Versailles

Entre quinze heures et quinze heure trente.

Louis XV expire à Versailles. Il avait soixante-quatre ans.

Image d’En Remontant Les Champs Elysées de Sacha Guitry

La chandelle est soufflée.

Selon le protocole, le chambellan coiffé d’un chapeau à plumes noires, apparaît à la fenêtre et s’écrit :

Le Roi est mort!

puis changeant de couvre-chef pour un chapeau à plumes blanches, il réapparaît pour annoncer :

Vive le Roi!”

Le Dauphin Louis-Auguste devient Roi sous le nom de Louis XVI.

Comme toujours en pareille circonstance, les courtisans se ruent vers les appartements du nouveau souverain.

Dans la chambre abandonnée, le cadavre de Louis XV commençait à pourrir, se boursouflant par endroits de grosses cloques jaunes qui éclataient en dégageant une odeur qui avait fait fuir les moines Capucins chargés de veiller le corps. La porte s’ouvre pourtant laissant pénétrer un jeune homme mince et fier. Il s’approche du lit sans détacher ses yeux du masque hideux du souverain défunt, soulève le drap, prend la main droite, la porte à ses lèvres et tombe à genoux. Ainsi rend hommage le Comte d’Artois à son grand père.

Jean-Paul Clément et Daniel de Montplaisir
Charles-Philippe d’Artois

Aussitôt après la mort de Louis XV

La Cour se réfugie provisoirement au château de Choisy.

C’est à cette occasion que le nouveau Roi prend l’une de ses premières décisions : celle d’inoculer l’ensemble de la Famille Royale contre la variole.

Toujours selon l’usage, l’embaumement doit être pratiqué, le cœur momifié et porté dans une église de France. Mais devant l’état du corps, les hommes de médecine refusent : il n’y a pas d’embaumement et le cœur reste à sa place.

Des ouvriers mettent en bière “ces restes pestiférés“. Un seul abbé veille le mort, se tenant précautionneusement très éloigné et muni d’un mouchoir sous le nez, tant la puanteur règne dans la chambre.

Aucune grande cérémonie n’est prévue.

Au contraire de son grand-père, Louis XVI passe la plupart de son temps à Versailles où il fait faire plusieurs travaux d’aménagements intérieurs, se consacrant – dans ses petits cabinets – à l’étude des différentes sciences qu’il goûte particulièrement.

En 1774

Décoration de la bibliothèque de Louis XVI.

Bibliothèque de Louis XVI, Versailles (avec images) | Versailles ...
Mécénat | Les Amis de Versailles
Console de Jean-Henri Riesener

De 1774 à 1777

Création du jardin anglais de Trianon.

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En 1775

Entre la Chambre du Roi et celle de la Reine, Mercy suggère en 1775 , de créer ce passage afin de faciliter à Louis XVI les visites nocturnes à sa femme…

Voilà un plan du passage du Roi à l’entresol:

Le passage du Roi à Versailles 26909910

Ce passage donc les fenêtres donnent dans le Salon de l’Œil de Bœuf:

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est passage-1-1-200x300.jpg.
Le passage du Roi à Versailles - Page 3 Couloi11
Accès à la chambre de la Reine par la porte nichée dans la tapisserie

Louis XVI peut jouir de ce “passage secret” dès le retour de son sacre à Reims le 11 juin 1775, soit dix jours à peine après qu’il a été commandité!!!

Appartement de fonction du Premier Valet de Chambre du Roi,
Un “nid à rat” au cœur du Château de Versailles 

( texte de Christophe Duarte – photographies de David Raude ; Versailles passion )

Le Premier Valet de Chambre du Roi en quartier dort quotidiennement au pied du lit du monarque sur un lit de veille durant toute la durée de son service.

Toutefois, outre un bel appartement individuel dans le château, il dispose également de quelques pièces proches de la chambre royale.

Situées dans le passage qui mène de l’appartement du Roi à la chambre de la Reine, elles prennent place immédiatement après la porte du Salon de l’Œil-de-Bœuf.

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Porte du Salon de l’Œil-de-Bœuf donnant sur le Cabinet de retraite du premier valet de chambre. On y aperçoit l’entresol.
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Cabinet de retraite du premier valet de chambreAucune description de photo disponible.

Il s’agit tout d’abord d’une petite pièce de plain-pied au premier étage, que sépare une porte donnant plus au sud sur les cabinets de la Reine.

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Cour de la Reine : l’Appartement de fonction est indiqué en rouge

Cette première pièce est complétée par d’autres encore plus petites en entresol et que distribue un petit escalier à vis appelé “l’escalier des Dupes”.

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Plan des Cabinets de la Reine en 1715
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L’escalier des Dupes

Malgré la petitesse des lieux, cet espace semblait richement meublé lorsqu’on lit l’inventaire du château de 1708. Ce petit appartement se compose d’un cabinet dans lequel on trouve un fauteuil de commodité, quatre tabourets, un petit canapé, une petite banquette, une portière, des rideaux de fenêtres, un bureau.

Peut être une image de texte qui dit ’Versailles passions’
Première pièce entresolée de l’appartement

Il y a également dans les pièces entresolées, une antichambre, une chambre et une garde-robe dans laquelle se trouve, entre autres, une chaise d’affaires.

Peut être une image de texte qui dit ’lilles passions’
Deuxième pièce entresolée de l’appartementAucune description de photo disponible.

Marie-Antoinette ne voulant plus que Son appartement soit accessible, Elle récupéra la pièce juste derrière l’Œil de Bœuf. Thierry de Ville d’Avray obtint de Louis XVI un véritable appartement de quartier plus convenable dans l’ancien appartement de Madame du Barry.

En 1776

Projet de Richard Mique (1728-1794) pour l’achèvement du château.

En 1777

Le Cabinet particulier, puis secret, du Roi

ou le Cabinet de la Cassette

( texte et photographies de Christophe Duarte – Versailles passion )

Versailles LE CABINET DES BAINS (LOUIS XV) / LE CABINET DE LA CASSETTE ( LOUIS… | Boiseries, Versailles, Louis xvi
Ancienne salle de bain de Louis XV

La salle de bains de Louis XV devient le cabinet particulier du nouveau Roi. L’alcôve est supprimée et la cheminée changée.

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Le cabinet de la Cassette
LE CABINET DES BAINS (LOUIS XV) / LE CABINET DE LA CASSETTE (LOUIS XVI) –  Les Trésors de Versailles
Le cabinet de la CassetteAucune description de photo disponible.

En 1784, il devient le Cabinet Secret du Roi. Fonction qu’il gardera jusqu’en 1789. Le plan de la pièce est modifié : elle est réduite pour y construire un couloir et le poêle est supprimé. Une nouvelle cheminée de marbre griotte d’Italie, sculptée des Rousseau fils et les bronzes de Gouthière. C’est celle que nous voyons aujourd’hui.

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Le cabinet de la Cassette

A hauteur des yeux, neuf médaillons ovales attirent l’attention. Encadrés de jonc traités avec un grand naturel, ils paraissent suspendus à des rubans mêlés à des motifs floraux qui les relient aux bordures supérieures des panneaux.

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Le cabinet de la Cassette

Tous ces panneaux sont ornés de scènes d’eau. De la droite vers la gauche, après la porte, les scènes se succèdent : deux hommes pêchent au carrelet depuis leur barque, des nymphes se baignent, deux hommes armés de carabines chassent le gibier d’eau, un homme nu en pleine force de l’âge donne une leçon de natation à un autre, trois nymphes se baignent dans une rivière enjambée par un grand pont de pierre, une nymphe pêche tandis que sa compagne se repose, deux jeunes rameurs musculeux luttent contre les remous dans lesquels est prise leur barque.

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Le cabinet de la Cassette

Les petits panneaux rectangulaires sculptés qui encadrent les médaillons représentent des scènes enfantines et animales côtoyant des paysages et des villages subtilement évoqués d’où se détache un détail exotique.

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Le cabinet de la Cassette

Jules Antoine Rousseau crée ces boiseries. Pour ce travail, il doit recevoir des dessins ou des gravures qui restent à identifier.

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Le cabinet de la Cassette

La dorure actuelle des lambris est ordonnée par Louis XVI en 1784. Trois tons d’or sont utilisés : le jaune naturel, le vert pour les motifs végétaux et le ton citron pour les pétales des motifs floraux.

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Le cabinet de la Cassette

Des traces de peintures roses ont été retrouvées sur l’ensemble des boiseries lors de la dernière restauration en 2004. Cela laisse à supposer de sa décoration lorsque cette pièce était une salle de bain.

LE CABINET DES BAINS (LOUIS XV) / LE CABINET DE LA CASSETTE (LOUIS XVI) –  Les Trésors de Versailles
Le cabinet de la Cassette

Il était meublé d’une chaise de bois doré couvert de damas cramoisi, un bureau par Œben et RVLC livré en 1756 par Joubert pour la bibliothèque du Dauphin, un vase de bronze doré d’or, une paire de bras à deux branches de bronze doré, une pendule de cheminée en bronze doré sur socle de marbre blanc, une chiffonnière ronde en bois de rose, une chiffonnière carrée en acajou.

Septième salle de bains de Louis XV (devenu cabinet de la Cassette de Louis XVI) Appartement intérieur du Roi © Nicolas Jacquet
Le cabinet de la Cassette

C’est dans ce cabinet que le Roi tient ses comptes personnels (sa cassette). L’appellation actuelle de “cabinet de la cassette” n’est apparue qu’en 1814 sous la restauration en souvenir du Roi Louis XVI.

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Le cabinet de la Cassette

C’est également dans ce cabinet qu’il écrira dans son livre de chasse le 14 juillet 1789 : “Rien“.

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Le cabinet de la Cassette

En 1777 et 1778

Réalisation du Temple de l’Amour par Richard Mique.

En 1779

Construction du théâtre de la Reine par Mique.

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Le Théâtre de la Reine

Les Petits Appartements de la Reine

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Plan du Petit Appartement de Marie-Antoinette

De 1779 à 1781

La bibliothèque est aménagée pour la Reine par Son architecte Richard Mique. De hautes armoires vitrées règnent tout autour ; à l’intérieur de celles-ci, un système de crémaillères ingénieux permet un réglage aisé de la hauteur des étagères.

La bibliothèque de la Reine
Versailles : le grand appartement de la Reine - Détours en France
Robert Polidori, Bibliotheque de la Reine, CCE.02.026, Corps ...

De cette époque, au second étage, la Reine dispose d’autres cabinets. L’un d’eux, dont les soieries ont été restituées et les canapés livrés par Georges Jacob (1739-1814) en 1785, sert de salle de billard.

Le cabinet du billard de la Reine

( texte et illustrations de Christophe Duarte – Versailles passion )

Marie-Antoinette aime le jeu traditionnellement masculin du billard et en consacre partout la pratique. L’étiquette ne peut cependant permettre l’installation d’un billard dans le Grand Appartement d’une Reine de France.

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Plan de l’attique du corps central du château de Versailles

Dès l’été 1776, Elle se fait aménager discrètement Son propre Cabinet du Billard à l’étage de Ses cabinets intérieurs. Le petit escalier qui en conserve la dénomination dessert les arrières de la pièce où Elle peut monter à tout moment pour défier quelques courtisans intrépides.

Le cabinet du Billard de Marie-Antoinette au deuxième étage D7e7c812
Le Cabinet du Billard
Le cabinet du Billard de Marie-Antoinette au deuxième étage 018-le11
Le Cabinet du Billard

Les soieries du cabinet sont toutefois très féminines : un broché d’arabesques, de fleurs et de médaillons sur fond de satin blanc (restitué d’après un modèle conservé).

L’ambiance actuelle évoque plus un salon. C’est à cet usage que la Reine convertit le lieu en 1784, en prolongement de sa salle à manger. Le billard est transféré au Petit Trianon. A cette fin, Elle récupère le broché qui habillait depuis 1779 Son Grand Cabinet à l’étage du dessous.

Les cabinets intérieurs de Marie-Antoinette | Château de Versailles
La tenture, initialement prévue pour la grand chambre d’apparat, et que Marie-Antoinette fait finalement poser dans Son cabinet du billard, retissée par Tassinari & Chatel , grâce au mécénat de Lady Michelham of Hellingly
Lampas Tassinari et Chatel
C’est un lampas broché à fond satin, avec médaillons de broderie de soie et décors d’arabesques. Le quatrième motif des médaillons dû être recréée d’après les descriptions écrites
Le cabinet du Billard de Marie-Antoinette au deuxième étage C19e9610
Le Cabinet du Billard

Fabriqué par Charton à Lyon, sur l’ordre de Monsieur de Fontanieu, d’après un modèle exécuté par Jacques Gondoin, le meuble fut livré par le tapissier Capin en décembre 1779 pour le Cabinet intérieur de la Reine à Versailles. Il sera réutilisé en 1787 pour le Salon de Compagnie du Petit Appartement privé au second étage.

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Le Cabinet du Billard

Le cabinet de Billard est restauré en 1994. Le mobilier comprend deux canapés que Georges Jacob livra en 1784.

Le cabinet du Billard de Marie-Antoinette au deuxième étage E5694a10
Le Cabinet du Billard
Le cabinet du Billard de Marie-Antoinette au deuxième étage 41267310
Le Cabinet du Billard

C’est dans cette pièce que l’on trouve le bonheurdu-jour de Marie-Antoinette : c’est un ”Coffret à bijoux” réalisé par l’ébéniste Martin Carlin pour orner Ses appartements, à Versailles. Ce meuble se compose d’une table à pieds hauts et minces dont le plateau supporte une petite armoire rectangulaire posée en retrait. Il est constitué  de gradins eux-mêmes remplis de tiroirs (et parfois de quelques cachettes), les femmes pouvaient y cacher du courrier qui était leur « bonheur du jour ». Il est petit et léger, facile à déplacer. La partie supérieure s’appelle les « gradins », c’est elle qui constitue toute l’âme du bonheur-du-jour. Marie-Antoinette le conserve dans le cabinet de la Méridienne, si l’on en croit Madame Campan. Elle y tient beaucoup et demandera qu’il Lui soit apporté aux Tuileries après le 6 octobre 1789…

marinni | Мебель с фарфором. Продолжение. (Reply)
Le bonheurdu-jour de Marie-Antoinette, Paris, 1770 : la ceinture, le plateau et le gradin de ce meuble sont ornés de treize plaques de porcelaine à bouquets de fleurs sur fond blanc dans des encadrements verts et or enchâssés dans des montures de bronze. Le tiroir plaqué de bois de rose forme une écritoire et est surmonté d’une cassette.
Le cabinet du Billard de Marie-Antoinette au deuxième étage 1280px10
Le Cabinet du Billard
Le cabinet du Billard de Marie-Antoinette au deuxième étage Dsc09929
Le chiffre de Marie-Antoinette sur la cheminée du Billard

La salle à manger de la Reine (2)

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La salle-à-manger de la Reine

Dans le petit appartement de la Reine, se trouve au second étage une salle à manger. Y sont exposées des pièces du service en porcelaine de Sèvres dit «à frise riche en couleurs et riche en or ».

La salle-à-Manger de Marie-Antoinette
Appartements privés de Marie-Antoinette - 16/32 | Salle à ma… | Flickr

Ce service de porcelaine commandé à l’époque par Marie-Antoinette a été livré par la manufacture de Sèvres en 1784. Il existe en fait deux jeux de ce service. En juin 1784, Louis XVI offre le premier, qui a été commandé initialement par Marie-Antoinette, au Roi de Suède Gustave III. La manufacture de Sèvres diligente un second service de même décor pour Marie-Antoinette et le Lui livre en août 1784.

Appartements privés de Marie-Antoinette - 15/32 | Flickr - Photo Sharing!
La salle-à-manger de la Reine
Les 70+ meilleures images de Petit appartement de la reine | petit  appartement, appartement, versailles
Les tissus à décor perse avec bordures à motifs de palmettes ont été retissés en 2008 avec l’aide des Amis de Versailles. Le même tissu couvre les murs du couloir.

En septembre 1781

Un mois avant la naissance du futur Dauphin est achevé le cabinet de la Méridienne (N°6). C’est une pièce minuscule de 14m2 qui se blottit derrière la chambre de parade de Marie-Antoinette, au premier étage du corps central du château. Conçu par l’architecte Richard Mique et les sculpteurs Rousseau, créateurs attitrés de la Reine, ce lieu de retraite privé marque dans ses décors d’arabesques sculptées l’apogée du style « Marie-Antoinette ».

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Le cabinet de la Méridienne

La Reine est enceinte de Son deuxième enfant que tous espèrent être un mâle. On s’inquiète des chaleurs précoces.

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Le cabinet de la Méridienne

Agacée par cet affairement autour d’Elle, Marie-Antoinette cherche à s’en retrancher et fait aménager à cette fin le petit cabinet de repos à l’arrière de Sa chambre. Il est depuis lors connu sous le nom de Cabinet de la Méridienne.

Richard Mique propose d’établir des pans coupés dans la pièce pour poser deux portières à l’aplomb d’une niche-sofa, ce qui permet de créer, derrière, un passage pour que les femmes de service puissent aller vers les autres salles des cabinets intérieurs sans déranger la Souveraine.

Versailles cabinet de la méridienne | Mobilier de salon, Petit ...
Le cabinet de la Méridienne

Le dessin des portes vitrées est confié au ciseleur-fondeur Forestier, qui les agrémentent de rosiers en fleur sur le pourtour et d’un aigle dont la massue est prise dans des branchages.

Les boiseries, exécutées par les frères Rousseau, et les bronzes de Pierre Gouthiere appliqués sur les glaces des portes, présentent des tiges de rosier, les emblèmes de l’amour conjugal et des dauphins qui font allusion à la naissance espérée de l’héritier du trône.

Mécénat | Les Amis de Versailles
Le cabinet de la Méridienne

Le Cabinet de la Méridienne est sans doute la pièce la plus attachante de l’Appartement Intérieur de la Reine qui se déploie autour de la cour du Dauphin, au premier étage du corps central du Château. Il est contigu au Sud à la chambre de la Reine et à l’Est à la bibliothèque de Marie-Antoinette.

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Le cabinet de la Méridienne

Cette pièce nous est parvenue presque intacte telle qu’elle est livrée à la souveraine par l’architecte Richard Mique en 1781.

Ce cabinet fait partie des espaces où la Reine peut mener une vie intime à l’abri du faste et de l’étiquette. Le nom de « Méridienne » est donné à cette pièce intime où la Reine aime à se retirer pour se reposer. 

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Aux dimensions réduites de ce petit cabinet / boudoir répondent la finesse et le luxe du décor : des lambris parcourus d’arabesques aux motifs de dauphins, de cœurs, de paons et de branches de roses, sculptés par les frères Rousseau.
Fichier:Fauteuil Jacob cabinet méridienne Versailles.jpg — Wikipédia
Le cabinet de la Méridienne
Les Rousseau, père et fils : sculpteurs, ornemanistes, décorateurs  Cabine11
Le cabinet de la Méridienne

Le guéridon en acier et bronze doré, dont le plateau est en bois pétrifié, a été offert à Marie-Antoinette par Sa mère l’Impératrice Marie-Thérèse.

Le mobilier de la Reine à Versailles aujourd'hui

Les deux fauteuils ont été faits par Georges Jacob pour cette pièce ainsi que la console par les frères Rousseau.

Marie-Antoinette y posant pour Elisabeth Le Brun

Dans les compartiments de la ceinture magnifiquement ajourée, est sculpté un entrelacs de rubans et de perles entourant des tournesols bordé au-dessous par une corde et au-dessus par une frise de feuilles d’eau et de feuille de chêne à l’antique.

Restauration du Cabinet de la Méridienne - YouTube
Décor delphinal de la Méridienne
Image de Marie-Antoinette (2006) de Sofia Coppola
The apartments of Marie Antoinette: Staircase
Photo: by Ganymede2009 on Flickr, used with permission
Escaliers de service des petits appartements de Marie-Antoinette
Destruction de l'escalier de Fleury annoncée

Le 22 octobre 1781

Naissance du Dauphin Louis-Joseph (1781-1789).

Le 2 mars 1782

Mort de Madame Sophie (1734-1782), tante du Roi. Marie-Antoinette récupère son logement sis au rez-de-chaussée du corps central qui donne dans la Cour de Marbre : Elle y installera Sa chambre (N°52)

La chambre verte privée de Marie-Antoinette Ma_pla10

Le 29 novembre 1783

On pose dans la chambre de Marie-Antoinette située au rez-de-chaussée une cheminée provisoire, en marbre brèche d’Alep.

La chambre verte privée de Marie-Antoinette P1120610
La chambre intime de la Reine

Le mobilier de la chambre de la Reine est de bois d’acajou , le lit à palmettes livré par Georges Jacob (1739-1814) a disparu.

La Chambre privée de la Reine
La table de toilette livrée par Riesener pour cette pièce
Chambre à coucher du Petit appartement de Marie-Antoinette, au rez-de-chaussée du château de Versailles - Page 3 2b3d8f10
La chambre intime de la Reine
marie-antoinette, une reine à versailles - PDF Free Download
La chambre intime de la Reine
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La chambre intime de la Reine

A partir de la fin de l’année 1783, Marie-Antoinette ne dormira plus que dans cette chambre ( Sa chambre officielle ne servira plus que pour des occasions spéciales comme les accouchements…) car Elle a souffert d’un érysipèle suite à une chute de cheval (fin janvier 1782), qui est à l’origine de Sa mauvaise jambe, il Lui est alors plus aisé de loger au rez-de-chaussée.

APPARTEMENT DU REZ-DE-CHAUSSÉE DE MARIE-ANTOINETTE – Les Trésors ...
La chambre intime de la Reine
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Marie-Antoinette dans Sa chambre intime

De l’autre côté du vestibule se trouve la salle de bain de Marie-Antoinette (n°53) … qui sera rénovée en 1788.

En 1783

Concours ouvert pour l’achèvement du château.

Projet de Pierre-Adrien Pâris (1781)

Le Cabinet doré de la Reine (N°9) est redécoré par Antoine Rousseau (1743 – 1806).

Le Cabinet Doré

Le cabinet doré – ainsi appelé en raison de la profusion des ors des boiseries, des bronzes, des sièges – s’ouvre par une petite porte située à gauche de la cheminée sur un petit cabinet dont la peinture de couleurs en vernis Martin date des années 1750.
C’est le seul témoignage original de la vogue que connaît alors ce procédé qui voulait imiter la laque de Chine.

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Marie-Antoinette posant pour Elisabeth Vigée Le Brun dans le Cabinet Doré

Ses boiseries proviennent d’un arrière-cabinet de l’appartement de Marie-Josèphe de Saxe situé au rez-de-chaussée ; c’est Marie-Antoinette Elle-même qui fait remonter ce décor créé pour Sa belle-mère.

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Le cabinet doré
Le Cabinet doré de la Reine à Versailles Cabine10
Le cabinet doré
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Le cabinet doré
Le Cabinet doré de la Reine à Versailles Img_9211
Le cabinet doré
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Le cabinet doré
Le Cabinet doré de la Reine à Versailles Cabine13
Paravent par Georges Jacob (Menuisier) et Claude-François Capin (tapissier) ;1783
Hêtre sculpté et doré, velours de soie, fils d’or
Versailles : Cabinet de Musique  Versailles Intime, les petits appartements de Marie-Antoinette
Le cabinet doré

Le 3 septembre 1783

Signature du Traité de Versailles par la France, l’Espagne et la Grande-Bretagne.

De 1783 à 1785

Construction du Hameau de Marie-Antoinette.

À Versailles, le hameau secret de Marie-Antoinette - Mairie de La ...
Le hameau de la Reine

Le 19 septembre 1783

Décollage de la montgolfière Marie-Antoinette de la cour des Ministres du château de Versailles, en présence de la famille royale. 120 000 personnes assistent à l’événement devant le château de Versailles.

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Ascension de la montgolfière Marie-Antoinette, musée Mandet

La Reine a donné Son patronage à l’aéronaute, Pilâtre de Rozier (1754-1785).

Jefferson in Paris, avec Charlotte de Turckheim (Ivory) Ballon10
La famille royale dans le film Jefferson à Paris (1995) de James IvoryJefferson in Paris, avec Charlotte de Turckheim (Ivory) Ballo10

En 1784

Les salles de bals éphémères de Marie-Antoinette

( Texte de Jérôme de la Gorce ; les restitutions virtuelles sont de Hubert Naudeix, présentées à l’exposition “Fêtes et divertissements à la Cour” )

Marie-Antoinette décide d’élargir le cercle des personnes admises à participer à Ses réceptions, et d’ouvrir les portes du château de Versailles à toute une partie de la noblesse qu’Elle tenait jusqu’ici à l’écart de sa société.

Pour accueillir les bals de la Reine, il est décidé de réutiliser la petite salle de la comédie, située entre la cour des Princes et le Parterre du Midi, mais en raison de l’ampleur que l’on souhaite donner à ces manifestations.

Les maisons de bois pour les bals de Marie-Antoinette  128

Les maisons de bois peuvent être transportées d’un lieu de résidence à un autre, en fonction des besoins de la Cour.

En 1778, l’une d’elles a déjà été aménagée pour des spectacles à Marly et en octobre 1785, quatre d’entre elles servirent aussi à de semblables divertissements dans les jardins de l’Orangerie à Fontainebleau. Lors de ce dernier séjour, deux autres étaient utilisées comme salles à manger.

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Les maisons de bois pour les bals de Marie-Antoinette  724

A Versailles, où le nombre de ces pavillons est supérieur, ils servent pour de grands buffets et pour le jeu, car les plaisirs proposés aux invités ne sont pas limités à ceux de la danse.

Les maisons de bois pour les bals de Marie-Antoinette  326

Pendant ces fêtes, un important service est sollicité. En plus des cinquante musiciens venus de Paris, les brigades de pompiers, ainsi que les sergents, caporaux et soldats des gardes françaises veillent à la sécurité.

Les maisons de bois pour les bals de Marie-Antoinette  228

Certaines personnes ne sont admises qu’à voir le “coup d’œil” à la salle de danse, sur présentation de billets où il est précisé si elles doivent le faire avant ou après le souper servi à minuit.

Les maisons de bois pour les bals de Marie-Antoinette

Le succès de ces manifestations est attesté par la baronne d’Oberkirch (1754-1803), qui, tout en se flattant de compter parmi les invités de droit, rapporte qu’elle revient à Paris à trois heures et demie du matin, après s’être trouvée dans une file de carrosses digne de celle qu’on voyait “à la promenade de Longchamp“.

Les maisons de bois pour les bals de Marie-Antoinette  826

Les maisons de bois offrent de multiples avantages : outre leur mobilité et la rapidité avec laquelle elles peuvent être montées, leur aménagement provisoire incite à renouveler leur décoration intérieure, chaque fois qu’on le désire.

Les maisons de bois pour les bals de Marie-Antoinette  426

Les dépenses pour ces constructions sont folles : pour le seul carnaval de 1787, il en coûte plus de 191 511 livres, sans compter les sommes dues aux artistes.

Une partie de la collection des maisons de bois aurait été utilisée pour la construction de la salle des Etats généraux aux Menus Plaisirs.
C’est là qu’elles étaient conservées après démontage

En juillet 1784

La chambre privée de Marie-Antoinette reçoit sa cheminée définitive qui consiste en un fort beau chambranle de marbre griotte d’Italie, rehaussé de bronzes dorés.

En 1787

Réalisation du meuble à bijoux de la Reine par Jean-Ferdinand Schwerdfeger (1734-1818).

18e, aux sources du design
Le serre-bijoux de Marie-Antoinette

En 1788

Décoration de la garde-robe de Louis XVI.

Les Rousseau, père et fils : sculpteurs, ornemanistes, décorateurs  Cabine31

Le principal élément du décor de cette petite pièce sont les délicates boiseries dues au ciseau d’Antoine Rousseau (1743 – 1806) . Elles ont pour sujet les sciences, les arts, la guerre, la marine, l’agriculture et le commerce.

Les Rousseau, père et fils : sculpteurs, ornemanistes, décorateurs  11-53210

Automne 1788

La salle des bains de la Reine

(texte et illustrations de Christophe Duarte – Versailles Passion)

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Le lit de repos est celui de Louis XVI à Fontainebleau
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Les boiseries de ce cabinet sont des chefs-d’œuvre de l’art ornemental. Marie-Antoinette n’en profite guère puisque la pièce n’est prête qu’à l’automne 1788.

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Cette salle de bain se situe au rez-de-chaussée du château donnant dans la cour de marbre

Les ornements blancs qui se détachent sur le fond gris-bleu évoquent le monde aquatique : des cygnes s’abreuvent dans des bassins, posés sur des rinceaux agrémentés de coquillages, de roseaux, de chapelets de perles et de branches de corail.

La salle est assez vaste pour servir également de chambre des bains : le lit, au décor de perles et ce coquilles, provient de la chambre des bains de Louis XVI à Fontainebleau.

Derrière le mur du fond se trouvent un cabinet de chaise et un poêle qui assure le chauffage de la salle de bains.

Une baignoire en cuivre étamé des années 1780, agrémentée d’une paire de robinets sur un modèle de la fin du XVIIIe siècle a été réinstallée.

Les salles-de-bains de Marie-Antoinette à Versailles - Page 2 Image107
Au sein du Petit Appartement de la Reine, cette pièce a été aménagée et  décorée en 1788 de boiseries des frères Rousseau d… | Marie antoinette,  Versailles, Interior
La salle de bain était probablement meublée d’une baignoire de cuivre étamé, encastrée dans une menuiserie avec un couvercle, reposant sur un soubassement de pierre. A la baignoire s’adjoignait un tabouret lesté permettant de s’asseoir dans la cuve et un marchepied pour y entrer. Cette baignoire a disparu.Les salles-de-bains de Marie-Antoinette à Versailles - Page 3 A0b41c10
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est image-3-1024x678.png.

Marie-Antoinette prend plusieurs bains par semaine mais pas tous les jours. Ce qui est déjà une grande avancée hygiénique par rapport à la toilette sèche traditionnelle.

Blog | HPRG
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Chaque jour, les officiers de fourrière du logis alimentent les cuves qui se trouvent en entresol, au-dessus des bains. L’eau y est chauffée sur un brasier tandis que les vapeurs sont évacuées par des conduits vers les toits.

Marie Antoinette's bath vanity at Versailles | Petit appartement ...
Pour le mobilier  on peut imaginer quelques sièges recouverts de basin et plusieurs meubles domestiques à l’usage du bain. Il y avait également des rideaux de vitrage, plusieurs housses pour la cuve,  pour les sièges et un panier à linge.

Si le petit appartement de la Reine n’a pas conservé ses cuves, l’escalier des porteurs d’eau existe toujours.

Le 1er octobre 1789

Sur la scène de l’Opéra Royal, les Gardes du Corps donnent en l’honneur du régiment de Flandres un banquet au cours duquel la Famille Royale est acclamée. Selon la rumeur, la cocarde révolutionnaire aurait de surcroît été piétinée, ce qui déclenche la colère du peuple parisien…

Le 1er octobre 1789 dans Les Années Lumières (1989) de Robert Enrico

Le peuple croit à une orgie antidémocratique…

L’air “Ô Richard, ô mon Roi, l’univers t’abandonne“, tiré d’un opéra de Grétry, est chanté par les soldats.

Il devient un signe de ralliement royaliste.

Le 5 octobre 1789

Des femmes du peuple venues de Paris marchent sur Versailles pour demander du pain.

LES ACTEURS DE LA REVOLUTION : MARIE-ANTOINETTE, REINE DE FRANCE ...

La famille royale se replie dans le château…

Le 6 octobre 1789

Vers cinq heures du matin, les appartements privés sont envahis. La Reine s’échappe en jupon par une porte dérobée.

Plus tard, Sa présence est réclamée par la foule. Elle va au-devant du peuple, courageuse, au mépris de Sa vie.

Aucune description disponible.
Le matin du 6 octobre 1789

La famille royale est ramenée de force à Paris.

A une heure et demie de l’après-midi

Le cortège royal quitta Versailles. Sur le trajet, la foule déclarait ramener « le boulanger, la boulangère et le petit mitron » ! Convaincu d’y revenir, le Roi avait demandé en partant à La Tour du Pin, ministre de la Guerre, de lui « préserver son pauvre Versailles ».

Portraits de Marie-Antoinette par Joseph Navlet Zparis10
Le Départ du Roi de Versailles par Joseph Navlet
Mais où est passée Marie-Antoinette ? | Marie antoinette, Marie, Versailles
La chambre de la Reine… dans le film de Sofia Coppola… (2006)

Le 21 janvier 1793

Exécution de Louis XVI, place de la Révolution, à Paris.

Louis XVI guillotiné | Histoire et analyse d'images et oeuvres

Le 16 octobre 1793

Exécution de Marie-Antoinette, place de la Révolution .

L'exécution de Marie-Antoinette le 16 octobre 1793 Maacha10

En 1793 et 1794

Vente du mobilier de Versailles.

Le 4 juin 1794

La Convention classe le château parmi les résidences entretenues par la République.

En 1797

Versailles devient le Musée spécial de l’Ecole Française.

En 1799

Coup d’Etat de Bonaparte.

En 1801

Ouverture du musée de Versailles.

En 1804

Le château est classé parmi les résidences impériales. Mais jamais Napoléon n’osera habiter le château du Roi-Soleil. Il se réservera donc le Grand Trianon.

En 1806

Napoléon Ier et Versailles,
Quand l’Empereur envisageait de s’installer dans les pas de Louis XIV

“Je rêvais d’en tirer parti, et d’en faire, avec le temps […] un point de vue de la Capitale. […] De ces bosquets, je chassais toutes ces nymphes de mauvais goût, je les remplaçais par des panoramas de toutes les Capitales où nous étions entrés victorieux […]”.

Ainsi parlait Napoléon en exil à Sainte-Hélène de Versailles.

Dans l’esprit de Napoléon, il s’agissait de transformer Versailles digne de l’Empire. Il commande un “grand projet” en 1806 à Gondoin. Celui-ci propose deux projets : un économique, le second beaucoup plus ambitieux. Après tergiversation et hésitation, rien ne fut validé.

Façade du projet Dufour

En 1808

L’inspecteur du château, Alexandre Dufour, fait construire le portique de la Vieille-aile (remplacée aujourd’hui par le pavillon Dufour), symétrique du pavillon Gabriel .

Le 18 janvier 1810

L’Empereur fait savoir à Pierre Daru qu’il a l’intention “de réparer le Palais de Versailles” et pour cela qu’il alloue un fonds spécial à ce projet. Les projets précédents sont enterrés et on fait appel à Dufour pour un nouveau “Grand Projet”.

En 1811

Pour l’Impératrice Marie-Louise (1791-1847), qui craint les courants d’air, Napoléon comble le péristyle du Grand Trianon de fenêtres qui dénaturent complètement la transparence de l’architecture.

Marie-Louise, Impératrice des Français, par Lefèvre

… Pierre de Nolhac (1859-1936) les fera retirer en 1906.

Avec la naissance du Roi de Rome en 1811, l’Empereur veut un palais digne de cet enfant qui assure l’avenir de la dynastie. Dufour propose un nouveau projet global. Mais rien ne plaît à l’Empereur. En 1812, il projette la construction d’un nouveau palais pour le Roi de Rome sur la Butte de Chaillot à Paris.

Le salon d'Apollon – Les Trésors de Versailles
“Salon de l’Empereur – Salle du Trône”

De 1811 à 1813

Près de quatre-vingt kilomètres d’étoffes unies et façonnées seront livrées par les principaux fabricants lyonnais.

Brocart destiné à la salle du trône de Versailles, utilisé au Palais des  Tuileries - Grand frères, Lyon — Google Arts & Culture
Brocart d’or fond satin cramoisi pour les portières de la Salle du TrôneÉcussons en brocart or et cramoisi destinés à la Salle du Trône de  Versailles - Pernon Camille, Grand freres — Google Arts & Culture

Mais, à l’exception des soieries prélevées avec l’autorisation particulière de Napoléon pour des aménagements à l’Élysée et à Monte Cavallo, la commande de 1811 demeure dans les magasins du Garde-Meuble, le projet d’aménagement de Versailles n’ayant pu aboutir.

Chambre, petit appartement de l'empereur Napoléon Ier à Fontainebleau.jpg |  Petit appartement, Chateau de fontainebleau, Fontainebleau
Brocart or et blanc, broché soie nuée, à couronnes d’olivier et bouquets de pavots pour la chambre à coucher de l’Empereur au château de Versailles
Le Grand Trianon à Versailles

La livraison est enregistrée au Garde-Meuble le 11 septembre 1813. En 1821, elles étaient toujours au Garde-Meuble. Il est alors décidé de les employer pour aménager certains appartements au Palais des Tuileries.

Brocart en quatre ors, fond satin bleu, à décor de couronnes et d’ornements pour le grand salon de l’Impératrice à Versailles

En 1815

À la Restauration, Philippe de Noailles, prince de Poix (1752-1819) devient gouverneur de la Maison royale de Versailles et de Trianon et à ce titre représentant du Roi à Versailles.

Un tableau représentant un pavillon de l'ancienne aile de Versailles en cours de démolition;  par Pierre Drahonet, 1814.
Un tableau représentant un pavillon de l’ancienne aile de Versailles en cours de démolition; 
par Pierre Drahonet, 1814.

De 1818 à 1820

Construction du Pavillon Dufour commencée par Napoléon Ier qui a pour projet de construire une façade en pierre blanche côté ville. Il ordonne donc une étude par Alexandre Dufour (1760-1835). Ce dernier se verra confier par Louis XVIII (1755-1824) le soin de construire ce pavillon suivant les projets esquissés par l’Empereur. Le pavillon est construit à la place du pavillon d’une aile datant de l’extension de 1668.

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Le Pavillon Dufour

Le 16 septembre 1824

Louis XVIII (1755-1824) meurt à Paris.

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Le 2 août 1830

Abdication de Charles X (1757-1835).

De 1830 à 1848

Louis-Philippe Ier est Roi des Français.

Louis-Philippe Ier | Wiki Politique | Fandom
Louis-Philippe Ier

De 1833 à 1837

Louis-Philippe Ier , Roi des Français, décide, pour sauver Versailles de la ruine, de le transformer en un musée de l’histoire de France célébrant les conquêtes militaires de l’Ancien Régime, de la Révolution française, de l’Empire et même de la Restauration.

En 1834

Décoration de la Galerie des Batailles.

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La Galerie des Batailles

En 1836

L’Opéra Royal au XIXe siècle,
De rouge et d’or…

(texte et photos de Christophe Duarte – Versailles Passion)

N’ayant fait l’objet d’aucun entretien depuis plus de cinquante ans, l’Opéra a subi des dégradations et nécessite d’importants travaux techniques.

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Vue de l’Opéra Royal prise de la scène après les transformations de Louis-Philippe

Il faut rétablir la toiture et les fenêtres, puis procéder à un nettoyage général. La salle est restée dans son état depuis le spectacle de 1784 donné en l’honneur de Gustave III, c’est-à-dire dans sa configuration de bal paré. Cet état n’a subi aucune modification depuis la fin de l’Ancien Régime et, Frédéric Nepveu commence par en dresser un relevé pour en conserver la mémoire avant de le faire disparaître.

En août 1836

Frédéric Nepveu apprend la décision d’organiser une représentation d’un opéra-comique et d’un ballet d’opéra, enfin un spectacle complet.

Le 19 novembre 1836

Louis-Philippe donne des orientations très précises pour recomposer la salle de spectacle.

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Coupe sur la largeur de la salle de l’Opéra en 1837

La colonnade doit être garnie de miroirs et de lustres suspendus à chaque architrave. L’agencement de l’amphithéâtre n’est pas restitué avec ses avancées latérales, mais le parterre et la fosse d’orchestre sont remis en état.

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Coupe sur la longueur de la salle de l’Opéra en 1837

A l’étage des deuxièmes loges, le Roi impose la réunion de l’ancienne loge de Louis XV avec les deux loges adjacentes pour n’en former qu’une.

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Le rouge cramoisi rehaussé d’un motif de croisillons d’orAucune description de photo disponible.

Enfin, la peinture de faux marbres ayant été endommagée dans la salle, Louis-Philippe le fait peindre au goût du jour, en rouge cramoisi rehaussé d’un motif de croisillons d’or. Cette intervention est confiée à Pierre-Luc-Charles Cicéri.

De nos jours, du fait de l’utilisation de la salle pour des spectacles, le décor rouge réapparaît à certains endroits.

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Etat actuel de dégradation du faux marbre de la salle qui laisse réapparaître le “rouge Louis-Philippe”

En 1837

Inauguration du musée de l’Histoire de France.

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“Le Palais de Marbre” installé sur la scène de l’Opéra pour l’inauguration du Musée

En 1837 encore

L’Escalier des Maréchaux dit “escalier Louis-Philippe”,
L’ambitieux projet de Louis-Philippe de recréer l’Escalier des Ambassadeurs

( texte et illustrations de Christophe Duarte – Versailles passion )

Cet escalier occupe l’emplacement de l’Escalier des Ambassadeurs de Louis XIV construit entre 1672 et 1679 et détruit par Louis XV en 1752.

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L’Escalier des MaréchauxAucune description de photo disponible.

Par soucis d’une meilleure circulation dans son musée, Louis-Philippe décide en 1837 de reconstruire un nouvel escalier majestueux à cet emplacement. Pour cela, il fait recouvrir la Cour d’une verrière et détruit les appartements du rez-de-chaussée occupés par Madame Adélaïde jusqu’en 1789.

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L’Escalier des Maréchaux

Dans son esprit, il doit être aussi beau et aussi majestueux que celui de son aïeul. Il prend alors le nom d’Escalier des Ambassadeurs.

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L’Escalier des Maréchaux

Par la suite, Pierre Verlet parle d’Escalier des Maréchaux en référence aux deux immenses tableaux accrochés dans cet escalier.

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L’Escalier des MaréchauxAucune description de photo disponible.

En 1839

Décoration des Salles des Croisades : Le projet est d’abord un hommage de Louis-Philippe à la noblesse légitimiste, « immémoriale », qui boude son régime et dont il recherche inlassablement le soutien politique. Cette vieille noblesse d’épée a été en effet l’âme des croisades, allant délivrer le tombeau du Christ à Jérusalem de la fin du XIe à la fin du XIIIe siècle, puis assurant la sécurité des routes de pèlerinage depuis cette époque.

La salle des Croisades de Versailles | Histoire et analyse d'images et  oeuvres
Louis-Philippe, la famille royale et le Roi des Belges Léopold Ier visitant la grande Galerie des Croisades

En 1842

Décoration des salles d’Afrique.

En 1848

Chute de Louis-Philippe Ier.

Le 25 août 1855

La Reine Victoria reçue par Napoléon III
Quand Versailles retrouve les fastes de l’Ancien Régime

( texte et photographies récentes de Christophe Duarte – Versailles passion ; la deuxième partie des photos en noir et blanc ont été prises lors de cette visite par le photographe Eugène Disdéri )

Napoléon III et l’Impératrice Eugénie séjournent pour la première fois en Angleterre du 16 au 22 avril 1855. Ils sont reçus au château de Windsor et, le 18 avril, la Reine Victoria décore l’Empereur de l’ordre de la Jarretière.

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Napoléon III et Eugénie de Montijo

Cette première rencontre des souverains français et britanniques est un réel succès diplomatique, et très vite s’impose l’idée d’une visite officielle de la Reine d’Angleterre en France.

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La Reine Victoria

La tenue de l’Exposition universelle à Paris en 1855 peut en être l’occasion privilégiée et, le 18 août, l’Empereur Napoléon III accueille la Reine Victoria et le Prince Albert de Saxe-Cobourg à Boulogne-sur-Mer.

Le couple britannique est reçu au Palais de Saint-Cloud. L’Impératrice Eugénie a personnellement veillé à l’aménagement des appartements royaux, où tout doit rappeler à la Reine sa résidence de Windsor.

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Le séjour de la souveraine est ponctué de nombreuses cérémonies officielles, de visites et de divertissements : visite du Salon des beaux-arts et de l’Exposition universelle, du Château de Versailles, du Louvre, du Palais des Tuileries, du château de Saint-Germain-en-Laye ; réception et banquet à l’hôtel de ville de Paris ; soirée à l’Opéra ; fête nocturne, souper et bal à Versailles… La Reine Victoria souhaite même s’incliner devant le tombeau de Napoléon Ier aux Invalides.

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Les festivités du 25 août 1855 ont lieux à Versailles. A cette occasion, l’Empereur entend employer les innovations contemporaines : la Cour de Marbre, la Galerie des Glaces et l’Opéra royal, sont illuminés au gaz. On prend les premières photographies dans la galerie à cette occasion.

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Le dîner est servi entre la première et la seconde partie du bal. La table a été dressée pour quatre cents convives. Ils soupent au parterre et sur la scène, au milieu des fleurs, à la lumière des candélabres, au son d’un orchestre invisible.

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Les couples impérial et royal, la princesse Mathilde et le prince Napoléon, son frère, ont pris place dans la loge d’honneur, ainsi que les petits princes britanniques. Les autres loges sont remplies de spectateurs.

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Le Salon de l’Œil-de-Bœuf

A l’issue de cette soirée très réussie, Napoléon III exprime son regret que le séjour de la Reine Victoria se termine :

Mais n’est-ce pas, vous reviendrez ? Comme nous nous connaissons maintenant, nous pouvons aller nous voir à Windsor et à Fontainebleau sans grande cérémonie, n’est-ce pas ?“.

En 1867

Un musée dédié à Marie-Antoinette est ouvert le temps de l’exposition universelle au Petit Trianon.

Fichier:L'impératrice Eugénie à la Marie-Antoinette, 1854, Franz ...
L’Impératrice Eugénie en Marie-Antoinette (1854) par Winterhalter

Sous l’impulsion de l’Impératrice Eugénie (1826-1920), le grand serre-bijoux de Schwerdfegern, le bureau fait par Roentgen et quelques autres meubles prestigieux réintègrent Versailles.

En 1870

Le château devient le quartier général de l’armée prussienne lors du siège de Paris.

Le 18 janvier 1871

Proclamation de l’Empire allemand dans la Galerie des Glaces.

L'annexion
On reconnaît Bismarck sur le tableau, en uniforme blanc de cuirassier, mais la volonté d’attirer les regards des spectateurs est manifeste, les officiers glorifient sa majesté l’Empereur Guillaume Ier quand le Grand Duc Frédéric Ier lève le bras droit pour saluer ce moment.
Louis Braun - 19th Century Paintings 2018/04/25 - Realized price ...
Les Soldats allemands sur la “Place d’Armes” de Versailles en 1871, (1877) par Louis Braun München

Le Gouvernement se replie sur Versailles.

En 1875

Construction dans l’Aile de Midi de la salle du Congrès, qui accueille encore aujourd’hui les députés et les sénateurs réunis en Congrès pour adopter les révisions constitutionnelles ou pour assister aux adresses du Président de la République. Cette salle donne dans la Galerie des Batailles.

La Salle du Congrès,
Le Parlement de la République

Après la défaite de Sedan qui provoque la chute du Second Empire de Napoléon III, l’Assemblée nationale est élue en 1871 et se réunit à Bordeaux. Composée majoritairement de monarchistes, elle souhaite se rapprocher de la capitale sans s’y installer, le souvenir sanglant de la Commune est encore trop vif.

À la découverte de la salle du Congrès du château de Versailles
La salle du Congrès

Hésitant entre Orléans et Fontainebleau, c’est finalement Versailles qui est choisie pour accueillir la nouvelle assemblée, qui s’installe dans la salle de l’Opéra Royal construite par Gabriel.

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La salle du Congrès
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La salle du Congrès

En 1875, la IIIème République est proclamée. La nouvelle Constitution prévoit un régime bicaméral.

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La salle du Congrès

Questel suggère de fixer la nouvelle chambre dans la Galerie des Batailles. Mais Edmont de Joly suggère la création d’une nouvelle salle dans l’Aile du Midi. C’est cette solution qui est retenue. La salle sera construite en six mois pour deux millions de francs.

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La salle du Congrès

Sous l’Ancien Régime, il y avait deux ailes où logeaient les courtisans. Louis-Philippe les ai fait raser pour laisser la place à une grande cour : la cour verte.

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La salle du Congrès

La salle des séances, gigantesque hémicycle aux sièges rouge foncé, accueille alors les députés qui y tiennent séance jusqu’en 1879, avant de revenir à Paris, au Palais Bourbon.

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La salle du Congrès

A partir de cette date, cette salle décorée de peintures allégoriques évoquant la guerre, l’agriculture, le commerce, l’industrie et la paix, a servi de cadre à l’élection des présidents de la IIIème et de la IVème république. Au-dessus du pupitre central, une grande peinture, d’après Couder, des États généraux de 1789 symbolise le progrès.

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La salle du Congrès

Sous la Ve République, elle accueille les députés et les sénateurs réunis en Congrès pour adopter les révisions constitutionnelles. 

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La salle du Congrès

Depuis la réforme constitutionnelle de 2008, c’est cette salle également qui accueille les discours du Président de la République aux deux assemblées. Ce fut le cas en juin 2009 par Nicolas Sarkozy et le 16 novembre 2015 par François Hollande.

En 1879

Le gouvernement retourne à Paris.

En 1887

Nomination de Pierre de Nolhac (1859-1936) comme conservateur du château.

1892 - XIXe siècle - Au cours des siècles - Versailles 3d
Pierre de Nolhac

En 1892

Mort de Charles Gosselin. Pierre de Nolhac (1859-1936) devient conservateur du musée de Versailles.

En 1896

Pendant la visite des souverains russes ( le Tsar Nicolas II et l’Impératrice Alexandra Féodorovna) la galerie des Batailles est meublée de pièces provenant du mobilier national pour devenir une salle de repas officielle.

During the visit of Russian sovereigns at Versailles (the Tsar Nicolas II and Empress Alexandra Feodorovna) October 8, 1896. View of the Gallery of Battles fitted and furnished by the Mobilier National to serve as a dining room.
© RMN (Château de...

Le 2 août 1914

Mobilisation générale des armées de France : la cour d’honneur et la place d’armes servent au rassemblement des troupes.

Le musée est fermé.

Fin août 1914

Certaines œuvres des Gobelins sont évacuées vers le sud de la France. D’autres œuvres sont stockées dans les caves de l’aile Gabriel. Quelques gardiens, le conservateur, Pierre de Nolhac et François-Benjamin Chaussemiche, l’architecte en chef, restent au château.

Le 28 juin 1919

Signature du Traité de Versailles dans la Galerie des Glaces.

28 juin 1919 : signature du Traité de Versailles - Grande Guerre :  territoriaux bretons et normands du 87 DIT
Le Traité de Versailles

En 1920

Départ de Pierre de Nolhac. Nomination de son adjoint André Pératé  (1862-1947) à la conservation du musée de Versailles.

De 1925 à 1928

Premières donations de la fondation Rockefeller.

Le plan de sauvegarde des collections mobilières du château est élaboré en 1933 par Charles Mauricheau-Beaupré (1889-1953) alors conservateur-adjoint. Sur le plan logistique, il suggère d’évacuer les collections du musée par la route, plus sûre que le chemin de fer, dont les infrastructures peuvent être la cible des bombardements, et que le transport fluvial, réservé aux œuvres ne craignant pas l’eau. Au moment où il rédige son rapport, l’administration des musées nationaux n’a pas encore prévu de réquisitionner des châteaux pour y stocker des œuvres.

Les caisses recevant les œuvres de Versailles et des Trianons sont seulement identifiables par la mention “M. N.” pour “musées nationaux”, suivie de la lettre “V” et d’un numéro en chiffres arabes. Les rouleaux sur lesquels sont emballées les tapisseries portent la mention “V. T.”. Mais faute de temps et de moyens, toutes les œuvres ne sont pas emballées : près de six peintures sur dix ne sont pas protégées lors des évacuations de 1939. En revanche, le mobilier le plus fragile est précautionneusement démonté, parmi lequel la pendule astronomique de Louis XV, la pendule de Morand ainsi que le serre-bijoux de Marie-Antoinette qui, à lui seul, a exigé pas moins de onze caisses.

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Tableaux de démontage des œuvres en 1939

Le 29 août 1939

Au total, cinq convois quittent Versailles, encadrés par des gardiens armés partis de Versailles. Suivront les expéditions du 2 septembre, du 7 octobre, des 24 et 27 mai 1940.

Le 18 octobre 1939

“Le château achève de prendre sa tenue de guerre. C’est affreux. Les feuilles tombent, dans le parc, recouvrant les socles vides. Et les boiseries quittent peu à peu les murailles. On erre, aux lanternes, car toutes les fenêtres sont aveuglées, dans ces salles aux parois lamentables que couronnent les plafonds dorés…”.

Pierre Ladoué, Conservateur de Versailles

Le château de Sourches accueille quatre-vingt-onze lots de Versailles, parmi lesquels deux guéridons porte girandole commandés par Louis XV pour la galerie des Glaces et, à compter des 24 et 27 mai 1940, les sept rouleaux contenant des peintures de très grand format.

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Lot conservé au château de Sourches

Mais les conditions de conservation sont plutôt mauvaises et l’humidité provoque le ramollissement des toiles ainsi que l’apparition de moisissures.

Le château de Serrant reçoit l’ensemble des boiseries des Grands Appartements, ainsi que les archives du Service de l’architecture de Versailles. Le sort des caisses de boiseries reste mal connu : celles du Cabinet doré de la Reine, de la salle-de-bains de Louis XV et du cabinet de travail de Louis XVI sont d’abord été évacuées au château de Voré, dans l’Orne avant de regagner la Galerie basse de Versailles et de partir pour Serrant.

Le 13 juin 1940

Il ne reste plus à Versailles que le conservateur en chef et trois jardiniers.

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La cour du château envahie de chars allemandsPeut être une image de une personne ou plus, personnes debout, monument et plein air
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Le grand canal asséchéPeut être une image de 1 personne
Louis XIV assiégé

En juillet 1940

Lorsque les autorités allemandes décident d’occuper une partie du château de Serrant, il faut évacuer vingt et une caisses à Angers.

En juillet 1946

Réouverture du château au public.

En 1953

Tournage de Si Versailles m’était conté de Sacha Guitry qui va contribuer à la renaissance du domaine : le film est entrepris parallèlement à la gigantesque recherche de fonds entreprise afin de réparer, de restaurer et de rendre son luxe (en particulier en retrouvant et rachetant meubles, lambris, tapisseries, accessoires, œuvres d’art, etc. dispersés à la révolution et ensuite) à ce monument unique au monde.

L’impact de ce film est en effet considérable étant donné qu’il fait partie des cent plus gros succès du box-office en France, ayant réalisé 6 986 788 d’entrées.

Si Versailles m'était conté de Sacha Guitry (1953) - UniFrance
Affiche du film de Sacha Guitry

On nous dit que nos rois dépensaient sans compter,
Qu’ils prenaient notre argent sans prendre nos conseils.
Mais quand ils construisaient de semblables merveilles,
Ne nous mettaient-ils pas notre argent de côté ?

Sacha Guitry

Le 26 avril 1953

Charles Mauricheau-Beaupré meurt dans un accident de voiture. Gérald Van der Kemp (1912-2001) devient conservateur du musée et château de Versailles et des Trianons.

Gerald van der Kemp (1912-2001) - Find A Grave Memorial
Gérald Van der Kemp

En 1955

Tournage de Marie-Antoinette de Jean Delannoy avec Michèle Morgan.

Achat Marie-Antoinette reine de France en DVD - AlloCiné

En 1957

Achèvement de la restauration de l’opéra de Gabriel.

En 1962

Décret Debré sur le remeublement de Versailles.

En 1963

Le général De Gaulle (1890-1970) prend l’initiative de remettre en états le Grand Trianon pour y accueillir les hôtes de la République et y organiser dans l’Aile nord dite de « Trianon-sous-bois », une résidence présidentielle.

En 1965

Achèvement de la restauration du Grand Trianon.

En 1975

Achèvement de la restauration de la Chambre de la Reine.

En 1978

Loi-programme pour le financement des travaux de Versailles.

En 1980

Gérald Van der Kemp part en retraite. Pierre Lemoine (1920-2006) est nommé conservateur général du musée national de Versailles et des Trianons.

Achèvement de la restauration de la Chambre du Roi et de la Galerie des Glaces.

En 1985

L’escalier avait été imaginé par Ange-Jacques Gabriel, premier architecte de Louis XV mais sa construction a été entreprise et terminée en 1985.

The stair hall at Versailles : In the late 18th century, Louis XV’s fist architect, Ange-Jacques Gabriel, had designed a monumental stair hall to give access to the enfilade of parade rooms on the first floor, replacing the Ambassadors’ Staircase...

Cet escalier mène aux Grands Appartements, et plus précisément à celui du Roi, appelé également appartement des planètes.

File:Chateau de Versailles Escalier Gabriel 2011 4.jpg

En 1986

Départ en retraite de Pierre Lemoine. Yves Bottineau (†2008) devient conservateur général.

Achèvement de la restauration des appartements princiers.

En 1989

Départ d’Yves Bottineau. Jean-Pierre Babelon (1931) devient directeur du musée et du domaine national de Versailles.

En 1995

Départ de Jean-Pierre Babelon. Hubert Astier (1938) est nommé président de l’établissement public du musée et du domaine national de Versailles.

En 2003

Départ d’Hubert Astier. Christine Albanel devient présidente de l’Etablissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles.

En 2005

Tournage du film Marie-Antoinette de Sofia Coppola.

Photo de Sofia Coppola - Marie-Antoinette : Photo Kirsten Dunst, Sofia  Coppola - AlloCiné
Sofia Coppola et Kirsten Dunst

En 2008

Réinstallation d’une grille dite Grille Royale entre la Cour d’Honneur et la Cour Royale.

Le Château de Versailles - Histoire de ses bâtiments en photo

Le 2 octobre 2011

Catherine Pégard remplace Jean-Jacques Aillagon à la tête de l’Etablissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles.

De 2015 au 12 mai 2018

Restauration du Hameau de Marie-Antoinette à Trianon.

De janvier 2016 au 16 avril 2019

Restauration des quatre pièces du Grand Appartement de la Reine.

Du printemps 2017 au printemps 2018

Restauration de la bibliothèque de Marie-Antoinette.

Restauration du Salon de la Paix.

Le 5 mars 2018 jusqu’en 2020

Travaux de restauration de la Chapelle royale du château de Versailles.

Fin novembre 2020

On retire les échafaudages qui entouraient la chapelle depuis deux ans, et elle apparaît luisant de tout son or à la gloire du soleil et de Dieu.

Château de Versailles : restauration accomplie pour la chapelle royale - Le Pèlerin
La chapelle de Versailles fin novembre 2020

Sources :

https://www.marie-antoinette-antoinetthologie.com/bibliographie-sur-le-chateau-de-versailles-et-le-petit-trianon/‎(ouvre un nouvel onglet)

  • Versailles passion – Connaissances et curiosités du Domaine de Versailles , groupe FB de Christophe Duarte
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