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Élisabeth Vigée Le Brun

Élisabeth Vigée Le Brun — Wikipédia Élisabeth Vigée Le Brun, Autoportrait (1790)

Louise-Élisabeth Vigée, épouse Le Brun, dite Madame Vigée-Le Brun,  est une peintre française, considérée comme une grande portraitiste de son temps à l’égal de Quentin de La Tour ou Jean-Baptiste Greuze.

Le 16 avril 1755

Naissance d’Élisabeth Vigée à Paris, rue Coq-Héron.

Élisabeth est la fille de Louis Vigée (1715-1767), pastelliste et membre de l’Académie de Saint-Luc et de Jeanne Maissin, d’origine paysanne.
Baptisée à l’église Saint-Eustache de Paris, Elisabeth a pour parrain Jean-Baptiste Restier, musicien et pour marraine, Louise Bertrand, épouse de Jean Doublot, maître-chirurgien.

L’enfant est aussitôt confiée à des paysans des environs d’Épernon d’où elle ne reviendra à Paris que six ans plus tard pour entrer comme pensionnaire à l’école du couvent de la Trinité, rue de Charonne dans le faubourg Saint-Antoine.

Le 3 décembre 1758

Naissance de son frère, Étienne Louis Vigée, à Paris, rue Coq-Héron.

Dès cet âge, la jeune Élisabeth dessine partout, sur ses cahiers, sur les murs de son école.

Entre 1758 et 1762

La famille Vigée emménage rue de Cléry.

En 1760

Elisabeth entre au couvent de la Trinité, faubourg Saint-Antoine.

Le 16 juillet 1760

Naissance de Pierre Louis Le Brun, dit Le Brun de Villeneuve ( troisième fils de la fratrie Le Brun qui compte six garçons).

Le 8 août 1761

Son père, Louis Vigée, achète une maison à Neuilly.

En 1762

Vers l’âge de sept ou huit ans, Louis Vigée s’extasie devant un dessin de sa fille et prophétise qu’elle sera peintre.

En 1766

À onze ans, après sa première communion, la jeune fille quitte le couvent et vient vivre aux côtés de ses parents, rue de Cléry.

Le 9 mai 1767

Mort de Louis Vigée.  Alexandre Vigée, son frère, est nommé tuteur des enfants, et Jeanne Maissin , sa mère, tutrice.

Inconsolable de la mort de son père , Élisabeth décide de s’adonner à ses passions, la peinture, le dessin et le pastel.

Image de Portrait d’une Jeune fille en feu (2019) de Céline Sciamma

Le premier professeur d’Élisabeth avait été son père, c’est un autre peintre, Gabriel-François Doyen, meilleur ami de la famille et célèbre en son temps comme peintre d’Histoire, qui l’encourage à persévérer dans le pastel et dans l’huile, conseil qu’elle suivra.

Marlène Goulard incarne Élisabeth avec grâce dans le documentaire d’Arnaud Xainte, Le Fabuleux destin d’Élisabeth Vigée Le Brun, peintre de Marie-Antoinette (2015)

image

Elisabeth est influencée par l’œuvre de Pierre-Paul Rubens (1577-1640), en particulier par le portrait de sa femme Hélène Fourment intitulé Le Chapeau de Paille (1622) :

Le Chapeau de Paille (1622) de Rubens

Le 24 décembre 1767

Un contrat de mariage est signé entre sa mère, Jeanne Maissin, et Jacques François Le Sèvre, orfèvre joaillier.

En 1768

Sa mère se remarie avec un joaillier fortuné, Jacques-François Le Sèvre (1724–1810).

La famille Vigée-Le Sèvre emménage rue Saint-Honoré, face au Palais-Royal. Elisabeth dessine chez Madame Bocquet et dans l’atelier de Briard. Elle réalise un portrait de sa mère en sultane.

En 1769

C’est certainement conseillée par Doyen, qui connaissait bien Gabriel Briard, pour avoir eu le même maître, Carl Van Loo, qu’Élisabeth se rend, à l’âge de quatorze ans, chez ce dernier. Briard est membre de l’ Académie royale de peinture , et donne volontiers des leçons, même s’il n’est pas encore professeur.
Peintre médiocre, il a surtout la réputation d’être un bon dessinateur et possède en plus un atelier au Louvre ; Élisabeth fait de rapides progrès et déjà, on commence à parler d’elle.

C’est au Louvre, où Gabriel Briard a un atelier, qu’elle fait la connaissance de Joseph Vernet, artiste célèbre dans toute l’ Europe; à cinquante-six ans, il est l’un des peintres les plus courus de Paris, et ses conseils font autorité; il ne manquera pas de lui en prodiguer

« J’ai constamment suivi ses avis ; car je n’ai jamais eu de maître proprement dit » écrira-t-elle.

Quoi qu’il en soit, il consacrera de son temps à la formation de Mademoiselle Vigée.   Et comme Joseph Vernet ainsi que Jean-Baptiste Greuze, qui s’intéresse aussi à elle, le lui ont conseillé, elle va admirer les chefs-d’œuvre du Luxembourg ; de plus la renommée de ces peintres lui ouvre toutes les portes des collections d’art privées princières et aristocratiques à Paris, où elle peut étudier à loisir les grands maîtres, copier des têtes de Rembrandt, Van Dyck ou Greuze, étudier les semi-tons, ainsi que les dégradations sur les parties saillantes d’une tête, elle écrira :

« On pourrait exactement me comparer à l’abeille tant j’y récoltais de connaissances… ».

Toute sa vie ce besoin d’apprendre ne la quittera pas, car elle a compris qu’un don se travaille. Déjà on lui commande des portraits et elle commence à gagner sa vie.

En 1770

Elle a quinze ans quand elle peint son premier chef-d’œuvre, un portrait de sa mère (collection privée).

Madame Le Sèvre, Jeanne Maissin, sa mère (1728-1800) par Élisabeth Vigée Le Brun

Le 16 mai 1770

Le Dauphin Louis-Auguste, petit-fils du Roi Louis XV, épouse Marie-Antoinette d’Autriche à Versailles.

Sofia Coppola Maga Ettori – MAGÀ ETTORIImage de Marie-Antoinette (2006) de Sofia Coppola

À la même époque

La famille Le Sèvre-Vigée s’installe rue Saint-Honoré, face au Palais-Royal. Élisabeth s’établit, à quinze ans, comme peintre professionnelle et les commandes affluent.
Deux dames richissimes la prennent alors sous leur protection : Madame de Verdun, épouse d’un fermier général mais surtout une princesse du Sang, et Louise-Adélaïde de Bourbon-Penthièvre (1753-1821), épouse du duc de Chartres et qui n’a que deux ans de plus qu’elle.

Élisabeth-Louise Vigée-Lebrun (1755-1842) "Portrait de Lou… | FlickrLa duchesse de Chartres puis d’Orléans

Avant 1771

Mademoiselle Vigée est reçue chez Helvétius avec Anne Catherine Le Preudhomme de Chastenay (1754-1824), sa “plus ancienne amie“.

Fichier:Elisabeth Vigée-Lebrun (and workshop) Portrait Anne Catherine Le  Preudhomme de Chatenoy Comtesse der Verdun.jpg — WikipédiaAnne Catherine Le Preudhomme de Chastenay, future comtesse de Verdun

Elle refuse fréquemment les commandes de portraits que lui font les galants pour la rencontrer. Issue de la petite bourgeoisie, elle trouve sa place au milieu des grands du royaume dont les premiers, le Roi et ses frères et sœurs, la Reine et les principaux membres de la famille royale sont de sa génération.
Élisabeth prend l’habitude de dresser la liste des portraits qu’elle a peint dans l’année. Ainsi, il est possible de savoir qu’en 1773, elle en a fait vingt-sept.

Peut être une représentation artistique de 1 personne et cheveuxAutoportrait d’Elisabeth (1771)

Le 10 mai 1774

Mort de Louis XV.

Louis XV, roi de France, âgé de 64 ans, deux mois avant sa mort, en mars 1774, par MontpetitLouis XV

Le 25 octobre 1774

Elisabeth est admise à l’Académie de Saint-Luc.

Le 9 août 1775

Elisabeth offre à l’Académie Royale deux portraits; en récompense, elle est admise aux séances publiques de l’Académie.

Dimanche 11 juin 1775

Louis XVI est sacré à Reims.

Le Sacre de Louis XVI (11 juin 1775) - La Galerie de l'Histoire

Le 11 janvier 1776

Elle épouse (avec dispense de fiançailles)  Jean-Baptiste-Pierre Le Brun, lointain neveu du peintre Lebrun qui travailla pour Louis XIV, en l’église Saint-Eustache de Paris. S’il est mauvais époux, joueur invétéré, coureur de jupons insatiable, exploitant la célébrité de son épouse et mauvais peintre à ses heures, il devient en revanche un marchand de tableaux très talentueux qui fait beaucoup pour la carrière de sa talentueuse épouse.

L’Hôtel du Grand Prieur au Temple, chez le comte d'Artois Jean-b14Jean Baptiste Pierre Le Brun par lui-même

Quand elle travaille, c’est la passion de son art qui l’anime, le besoin de créer, non l’intérêt. C’est toujours son mari qui s’empare de l’argent qu’elle gagne, en lui promettant de le faire valoir dans son commerce. Le plus souvent elle ne garde que six francs dans sa poche, et, un jour qu’on lui envoie douze mille francs pour un portrait, comme elle prie son mari de lui laisser deux louis, il les refuse, prétendant avoir besoin de la somme entière pour solder tout de suite un billet ! Le Brun, grand libertin épris de luxe autant que de luxure, aime paraître et, pour cela, il a besoin de revenus de sa femme. Sans doute Élisabeth a-t-elle compris que sa liberté est à ce prix, car elle ne se plaint pas.

Elle peint le portrait du comte de Provence et douze répliques de ce tableaux, ainsi que des copies d’effigies de la Reine réalisées par d’autres peintres… elle s’entraîne donc à devenir ce qu’elle sera !

Le 30 novembre 1776

Élisabeth est admise à travailler pour la Cour.

Premier portrait de Marie-Antoinette par Élisabeth (1778)

Le 18 février 1777

Anne Catherine Le Preudhomme de Chastenay épouse Jean-Jacques de Verdun, seigneur de Montchiroux, fermier général adjoint.

Du 17 mai au 6 juin 1778

Séjour de Marie-Antoinette à Marly :

Un matin, à Marly, j’ai rencontré la reine Marie-Antoinette qui se promenait avec plusieurs dames de sa Cour. Toutes étaient en robes blanches, et si jeunes, si jolies, qu’elles me firent l’effet d’une apparition .

Mémoires d’Elisabeth Vigée Le Brun

Vigée - Dessin de Marie-Antoinette dans le parc de Versailles, par Elisabeth Vigée Le Brun Vlbmac10

« Votre grand portrait fait mes délices »

par Emma Defontaine

A Vienne l’Impératrice Marie-Thérèse presse Marie-Antoinette de lui faire parvenir de France « un beau portrait en grand », c’est-à-dire en pied, «pour une salle où toute la famille est en grand ».

A Versailles, Marie-Antoinette multiplie les séances de pose et se désole qu’aucun peintre ne parvienne à fixer la vivacité des traits de Son visage :

«C’est bien à moi de me désoler de n ‘avoir pas encore trouvé un peintre qui attrape ma ressemblance, les peintres me tuent et me désespèrent ! ».

Mais Son apparence est d’autant plus difficile à attraper que Marie-Antoinette est vive et impatiente et n‘aime poser. C’est en 1778 que la Reine rencontre le peintre qui va enfin Lui donner le portrait tant attendu.

Il s’agit d’Elisabeth Vigée Le Brun. Du même âge que Marie-Antoinette, la jeune artiste devient au fil des séances de pose, l’amie de la Reine.

De son pinceau moelleux et par l’usage d’un blanc lumineux, elle révèle la noblesse, la jeunesse, la grâce et l’éclat du teint de Marie-Antoinette. En portant juste un collier et des bracelets de perle, la jeune femme rayonne. C’est un succès.

L’Impératrice après avoir reçu le portrait de sa fille, écrit le 1er avril 1779, «Votre grand portrait fait mes délices ! »

Sur ce portrait Marie-Antoinette est âgée de vingt deux ans. Elle porte le grand habit de Cour, une superbe robe à panier de satin blanc.

A droite, la couronne royale repose sur un coussin, devant un bouquet dont la Reine a prélevé une rose qu’Elle tient à la main. La traîne fleurdelisée de la Reine est audacieusement traitée comme une gaze légère et aérienne se devinant à peine à l’arrière de la robe.

Premier portrait officiel de Marie-Antoinette, par Elisabeth Vigée Le Brun, en grand panier, vêtue d’une robe de satin et tenant une rose à la main (1778)

Le 3 juillet 1778

Jean-Baptiste Le Brun signe l’acte d’achat de l’hôtel Lubert.

Le peintre François Guillaume Ménageot en occupera un appartement, dès cette année 1778.

Les mémoires d’Élisabeth Vigée Le Brun comportent des anecdotes touchantes sur leur relations :

Sa Majesté finissait sa toilette; elle tenait un livre à la main pour faire répéter une leçon à sa fille, la jeune Madame. Le coeur me battait; car j’avais d’autant plus peur que j’avais tort. La reine se tourna vers moi et me dit avec douceur:–Je vous ai attendue hier toute la matinée, que vous est-il donc arrivé?–Hélas! madame, répondis-je, j’étais si souffrante que je n’ai pu me rendre aux ordres de Votre Majesté. Je viens aujourd’hui pour les recevoir, et je repars à l’instant.–Non! non! ne partez pas, reprit la reine; je ne veux pas que vous ayez fait cette course inutilement. Elle décommanda sa calèche et me donna séance. Je me rappelle que dans l’empressement où j’étais de répondre à cette bonté, je saisis ma boîte à couleurs avec tant de vivacité qu’elle se renversa; mes brosses, mes pinceaux tombèrent sur le parquet; je me baissais pour réparer ma maladresse.–Laissez, laissez, dit la reine, vous êtes trop avancée dans votre grossesse pour vous baisser; et, quoi que je pusse dire, elle releva tout elle-même.

Aucune description disponible.

Le 12 février 1780

Élisabeth Vigée Le Brun donne naissance à sa fille Jeanne-Julie-Louise (1780-1819) à l’hôtel Lubert. Madame de Verdun assiste son amie. Elle continue à peindre pendant les premières contractions et, dit-on, lâche à peine ses pinceaux pendant l’accouchement. Dès le lendemain l’enfant est placé en nourrice à Neuilly.

Julie Le Brun

Les époux Le Sèvre sont toujours locataires de leur gendre.

Elisabeth Vigée-Lebrun, croqueuse de roisÉlisabeth et sa fille

Son succès ne se dément pas. Ses portraits de femmes, à la fois ressemblants et flatteurs, lui attirent la sympathie de la Reine, sa contemporaine exacte, qui fait d’Elle non seulement Son peintre favori mais aussi Son peintre officiel.

En mai-juin 1781

Les époux Le Brun font un voyage en Hollande. Elisabeth peint sur place son autoportrait dit au chapeau de paille.

Elisabeth Vigee-Lebrun | Biography, Paintings, & Facts | Britannica

Elle multiplie les originaux et les copies. Certaines toiles restent la propriété du Roi, d’autres sont offertes aux familiers, aux ambassadeurs et aux cours étrangères. Toutes concourent à répandre à travers le monde l’image de la Reine en même temps que le talent de Son peintre.

Le 21 octobre 1781

Marie-Antoinette accouche enfin d'un premier Dauphin, le 22 ...Naissance du Dauphin, Louis-Joseph-Xavier-François (1781-1789).

Le frère de Madame de Verdun, 1780

En 1782

Elisabeth réalise le portrait de Madame du Barry à la couronne de fleurs.

Trois portraits de Madame du Barry - La Tribune de Louveciennes

Les 24 et 25 février 1783

On représente à Versailles Les Aveux Difficiles d’Etienne Vigée.

En mars 1783

Le jardinier Thomas Blaikie se rend à Gennevilliers. Il affirme dans son journal que Madame Le Brun est la maîtresse de Vaudreuil…

Le 31 mai 1783

Ce sera la protection de Marie-Antoinette, traduite par un ordre de Louis XVI qui lui permet d’être reçue à l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture en même temps que sa concurrente Adélaïde Labille-Guiard et contre la volonté de Pierre, premier peintre du Roi. Élisabeth présentera une peinture (alors qu’on ne lui en demandait pas), la Paix ramenant l’abondance (Musée du Louvre), pour être admise en qualité de peintre d’Histoire.

Louise-Elisabeth Vigée Le Brun | La Paix ramenant l'Abondance | Images d'ArtLa Paix ramenant l’Abondance

Cette belle composition, réalisée trois ans plus tôt, aurait implicitement dû lui donner le titre convoité de peintre d’Histoire, mais elle sera reçue sans qu’aucune catégorie soit précisée.
Un tel succès a des contreparties: on médit, on présente l’artiste comme une débauchée, suspectée d’être de toutes les orgies, d’être une dépensière qui se chaufferait en brûlant des billets et des lambris dorés, d’être l’amante de tout Paris.

« Madame Lebrun est jolie, elle a de l’esprit, elle est très aimable, en voilà plus qu’il n’en faut pour lui procurer une brillante société. Dernièrement elle avait un concert où chantait M. Garât; Messieurs de Vaudreuil, de Gallifet, de Polignac, grand nombre désagréables de la cour y étaient. C’était le jour du bal de la reine. Ces messieurs convinrent qu’on s’amusait infiniment plus chez Madame Lebrun qu’à Versailles, qu’ils resteraient chez elle tant qu’elle voudrait, et en effet ils ne se rendirent chez Sa Majesté qu’à deux ou trois heures du matin, ce qui avait formé pour ce jour un vide dans la fête. »

Les Mémoires secrets

 

Madame Grand (Catherine Noele Worlee, later Madame Talleyrand-Perigord) |  Portrait, Art, Traditional artCatherine Noël Worlee, Madame Grand (la future princesse de Talleyrand), 1783
Vigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 4 0362510Madame Élisabeth, la sœur de Louis XVI
Madame, la comtesse de Provence, 1782
Élisabeth Vigée Le Brun - Portrait de la princesse de Lamballe: | Marie  thérèse, Louise de savoie, Portrait de mariéeLa princesse de Lamballe
polignac - Portraits de la duchesse de Polignac - Page 6 F120-a10La comtesse de Polignac, 1782

En 1783

Trois portraits de Madame du Barry - La Tribune de LouveciennesMadame du Barry  au chapeau de paille

Séduite par les portraits que Sa peintre a effectués des membres de Sa famille et de Ses amies, en gaulle, la tenue qu’Elle a contribué à mettre à la Mode, Marie-Antoinette a souhaité se faire ainsi représenter.

Valérie Bodson as Marie Antoinette and Salomé Villiers as Elisabeth Vigee-Lebrun in Marie-Antoinette en toute intimité at the Théâtre des Capucins. [photo credit: Bohummil Kostohryz, via Le Quotidien]Valérie Bodson est Marie Antoinette et Salomé Villiers est Elisabeth Vigee-Le Brun dans Marie-Antoinette en toute intimité au Théâtre des Capucins

Aucune description disponible.

Marie-Antoinette en gaulle (1783) | Marie antoinette, Muslin dress ...

Ce tableau de la Reine en “robe de gaulle” exposé au Salon de l’Académie cette même année, 1783, est source de critiques nombreuses : la tenue de Marie-Antoinette est considérée comme indécente.

Disposant de peu de temps, l’artiste substitue donc à l’œuvre jugée indécente un nouveau portrait où Marie-Antoinette paraît avec le même visage, dans la même attitude, cette fois-ci au devant d’un paysage, mais surtout vêtue d’une robe couleur “suie des cheminées de Londres” dont le taffetas de soie garni de dentelles et la façon à la française ne pouvait que satisfaire les soyeux lyonnais, qui commençaient déjà à prétendre que la Reine voulait leur ruine…

Marie-Antoinette à la Rose, 1783

L’intimité entre Marie-Antoinette et Élisabeth montre que les deux femmes partagent la même ambition malgré le poids des conventions de l’époque. La Reine joue le jeu d’une femme telle que l’imagine sa portraitiste, ce qui prouve combien elle n’est pas cette fille futile et stupide que la Révolution va en faire.

Marie-Antoinette Au Livre (1784)

Avec l’expérience et les années Élisabeth a acquis une vision de la femme qu’elle se plait à représenter dans ses tableaux et ses portraits. Le vêtement doit s’effacer au profit de la beauté. Les corps sont libres de toute entrave, la coiffure est sans apprêt, le visage sans maquillage excessif. Les attitudes des femmes peintes ne sont plus raides et compassées mais sentimentales et déliées. C’est un retour au naturel. Elle a l’art de mettre en scène le paré négligé.

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Les souvenirs d'Elisabeth Vigée-Lebrun - Louvre-passion

Le 21 septembre 1783

Des couplets attaquant Mesdames Guiard, Coster et Le Brun sont vendus au Louvre.

La rumeur donnait Élisabeth pour maîtresse au contrôleur général des finances Calonne qui avait très mauvaise presse … Elle a peint ce ministre assis, jusqu’à mi-jambes, ce qui a fait dire à Mademoiselle Arnould :

“Madame Lebrun lui a coupé les jambes afin qu’il reste en place !”

Fichier:Charles-Alexandre de Calonne - Vigée-Lebrun 1784.jpg — WikipédiaCharles Alexandre de Calonne (1734-1802) , 1784
Jeanne Biras incarne Elisabeth dans Marie-Antoinette, Reine d’un seul Amour (1988) de Caroline Huppert

En janvier 1784

Le comte de Vaudreuil acquiert le domaine de Gennevilliers. Elisabeth réalise son portrait.

Caroline Hewitt as Elisabeth Vigee-Lebrun (“Elisa”) in the Portland Stage’s production of Marie Antoinette: The Color of FleshCaroline Hewitt est Elisabeth Vigée Le Brun dans Marie Antoinette: The Color of Flesh (2007)
Le comte de Vaudreuil - Page 9Le comte de Vaudreuil

Le 3 juillet 1784

Jean-Baptiste Le Brun est promu “garde des tableaux” du comte d’Artois.

Naissance de la seconde fille d’Elisabeth qui ne vit que trois mois.

Le 19 octobre 1784

Etienne Vigée (1758-1820) épouse Suzanne de Rivière (1764-1811) fille du chargé d’affaires de l’ambassade de Saxe.

Le 27 mars 1785

Naissance de Louis-Charles, duc de Normandie, Dauphin en 1789 et déclaré Roi de France en 1793 par les princes émigrés sous le nom de Louis XVII.

Louis-Charles, duc de Normandie par Élisabeth Vigée Le Brun

En 1785

L’architecte Raymond dirige des travaux d’aménagement à l’hôtel Lubert qui devient l’hôtel Le Brun.

En septembre 1785

Elisabeth s’absente trois mois de Paris.
Les Bâtiments du Roi lui commande le portraits de Marie-Antoinette et de Ses enfants.

Louise Éléonore Mélanie Delphine de Sabran-Pontevès, Comtesse de Custine  (1770 - 1826) / By Vigée-Lebrun. | Pittura di moda, RivoluzioneLa comtesse de Sabran, 1786

 

En 1785

Madame Vigée Le Brun expose au Salon du Louvre un superbe portrait, celui de la baronne de Crussol.

Peut être une représentation artistique de 1 personne et position assise
Madame de Crussol par Elisabeth Vigée Le Brun

La baronne de Crussol, née Bonne-Marie-Joséphine Bernard de Boulainvilliers (1752-1829), épouse du baron de Crussol, lieutenant du Régiment du Roi, tient entre ses mains la partition d’Écho et Narcisse de Gluck. De nombreuses références à la Reine dans cette peinture : le fichu ′′ à la Marie-Antoinette ′′ qui illumine le visage de la baronne et le fait que Glück jouisse de la protection de Sa Majesté ne sont que quelques exemples.

Peut être une représentation artistique de 1 personne et fraise
Détail

La robe doublée en fourrure noire et la dentelle sur la manche et le mouchoir blancs témoignent de la parfaite maîtrise du jeu de lumières et d’ombres qui fait ressortir toute la richesse de la robe.

Peut être de l’art
Détail

Mais il y a quelque chose d’autre qui lie la baronne à Marie-Antoinette : le fait qu’elle et ses sœurs, Mesdames de Clermont-Tonnerre et de Rochechouart-Faudoas, sont les filles de la Marquise Bernard de Boulainvilliers, celle qu’elle avait pratiquement adoptée Jeanne Valois de La Motte. Parmi les nombreuses accusations et les histoires de Jeanne dans ses mémoires, il y a quelque chose qui concernait précisément la baronne de Crussol. En effet, on peut lire dans le texte que la baronne, dans les plans de la Reine, aurait dû initialement jouer le rôle de sosie tournant ensuite par mademoiselle Nicole Legay, dite, baronne d’Oliva. Madame de Genlis écrit à propos de la baronne de Crussol :

′′ Madame la baronne de Crussol n’avait ni l’esprit ni le charme de sa mère. Dans sa famille, elle était jugée belle, elle avait une de ces figures qui semblent devoir l’être lorsqu’ils la décrivent, mais qui ne le sont que dans une description bienveillante, lorsque l’on élimine tout ce qui l’embruit. Elle était grande, elle était très blanche ; elle avait de grands yeux et une petite bouche, mais sa corpulence avait de la rigidité et son apparence de la maladresse. Son coloris était blanc et insipide, ses yeux ronds et saillie, sa silhouette entière était dépourvue d’expressivité physique et de grâce.

La comtesse de Genlis

La baronne est décédée en 1829 et ne doit pas être confondue avec Claude-Louise-Angélique Bersin, marquise de Crussol d’Amboise qui a monté la guillotine avec Madame Elisabeth.

Aucune description de photo disponible.
Détail

Le 9 juillet 1786

Naissance de la princesse Sophie-Hélène-Béatrix, dite Madame Sophie, dernier enfant de Marie-Antoinette.

Sophie-Hélène-Béatrix de France par Élisabeth Vigée Le Brun

Le 10 août 1786

Le peintre américain John Trumbull (1756-1843) est reçu chez le couple Le Brun avec le comte de Vaudreuil, Ménageot et David.

Elisabeth Vigée-Lebrun (1897), Georges-Ernest Saulo - Musé… | FlickrElisabeth Vigée Le Brun par Georges-Ernest Saulo – Musée des Beaux-Arts, Angers

Aucune description disponible.

Le 15 août 1786

Trumbull dîne avec Vaudreuil en compagnie de Madame Vigée Le Brun , l’abbé de Saint-Nom, le comte de Paroy, Ménageot, Hubert Robert.

Des dîners ont lieu chez le maréchal de Noailles, le duc de Nivernais.

L’été 1786

Elisabeth Le Brun séjourne au “Moulin-Joli”.

“La dernière séance que j’eus de Sa Majesté me fut donnée à Trianon, où je fis sa tête pour le grand tableau dans lequel je l’ai peinte avec ses enfants. (…).
Après avoir fait la tête de la reine, ainsi que les études séparées du premier dauphin, de Madame Royale et du duc de Normandie, je m’occupai aussitôt de mon tableau auquel j’attachais une grande importance, et je le terminai pour le salon de 1788. La bordure ayant été portée seule, suffit pour exciter mille mauvais propos : «Voilà le déficit», disait-on ; et beaucoup d’autres choses qui m’étaient rapportées et me faisaient prévoir les plus amères critiques.
Enfin j’envoyai mon tableau ; mais je n’eus pas le courage de le suivre pour savoir aussitôt quel serait son sort, tant je craignais qu’il ne fût mal reçu du public; ma peur était si forte que j’en avais la fièvre. J’allait me renfermer dans ma chambre, et j’étais là, priant Dieu pour le succès de «ma» famille royale, quand mon frère et une foule d’amis vinrent me dire que j’obtenais le suffrage général.
Après le salon, le roi ayant fait apporter ce tableau à Versailles, (…) eut la bonté de causer longtemps avec moi, de me dire qu’il était fort content; puis il ajouta, en regardant encore mon ouvrage : Je ne me connais pas en peinture ; mais vous me la faites aimer.
Mon tableau fut placé dans une des salles du château de Versailles, et la reine passait devant en allant et en revenant de la messe. À la mort de monsieur le dauphin (au commencement de 1789), cette vue ranimait si vivement le souvenir de la perte cruelle qu’elle venait de faire, qu’elle ne pouvait plus traverser cette salle sans verser des larmes; elle dit à M. d’Angevilliers de faire enlever ce tableau; mais avec sa grâce habituelle, elle eut soin de m’en instruire aussitôt, en me faisant savoir le motif de ce déplacement.
C’est à la sensibilité de la reine que j’ai dû la conservation de mon tableau ; car les poissardes et les bandits qui vinrent peu de temps après chercher Leurs Majestés à Versailles, l’auraient infailliblement lacéré, ainsi qu’ils firent du lit de la reine, qui a été percé de part en part ! “

Mémoires d’Elisabeth Vigée Le Brun

L’hiver 1786

Elisabeth Le Brun séjourne chez Madame du Barry.

Une campagne de calomnie contre Madame Le Brun commence…

En 1787

Jean-Baptiste Le Brun devient “garde et directeur général des tableaux du duc d’Orléans”, le futur Philippe-Egalité.

En 1787

Elisabeth interprète le rôle de Rose dans Rose et Colas sur la scène du théâtre de Gennevilliers.

Son atelier à l’hôtel Le Brun est en réfection.

Portrait de Julie Le Brun (1787)

Ménageot est nommé directeur de l’Académie de France à Rome.

Le 18 juin 1787

La mort de Madame Sophie avant son premier anniversaire.

Elisabeth, qui avait placé la petite princesse dans le berceau sur le tableau familial de Marie-Antoinette et Ses enfants, doit l’en effacer… et le Dauphin qui mettait un doigt devant la bouche pour demander le silence pour sa petite sœur qui dormait, déplie désormais le bras pour montrer ce berceau vide…

Marie-Antoinette et Ses enfants, 1787

Le portrait de Marie-Antoinette et Ses enfants , commandé le 12 septembre 1785, a été fixé au prix colossal pour l’époque de 18000 livres. On peut dire que le principe générateur de cette œuvre de circonstance est la raison d’état, contrairement aux précédents portraits de la Reine qui sont des commandes plus intimes …
Ces 18000 livres sont plus chères que ce que le Roi n’allouait pour les plus importants tableaux d’Histoire (c’est le critère de noblesse absolue d’une œuvre , à l’époque ) et représentent 4000 livres de plus que pour le portrait que Wermüller réalisa des mêmes modèles (sans Louis-Charles) , dans les jardins de Trianon…
Un acompte de 6000 livres fut versé à l’artiste , à valoir sur le prix total ; le reliquat (à savoir la figure de la petite Madame Sophie qui a été effacée du berceau que montre Louis-Joseph) , malgré les demande réitérées de Madame Le Brun et de son mari,, ne fut jamais parfaitement acquitté.
La correspondance échangée sous diverses administrations entre Le Brun et sa femme et les responsables du règlement de cette dette , ainsi que l’inscription de Madame Le Brun sur le Grand Livre de la Dette Publique seront publiées ultérieurement dans le catalogue raisonné.
Il est à noter qu’Adélaïde Labille-Guiard, grande rivale d’Élisabeth s’il en est, n’a reçu , en 1787, pour son grand portrait de Madame Adélaïde que la somme de 5000 livres…


Selon les rapports de valeurs que donne Évelyne Lever dans son livre sur l’Affaire du Collier , cette somme de 18000 livres équivaudrait environ à 80 000 euro selon les calculs que j’en ai faits…

Louis XVI admiratif devant les portraits de ceux qui lui sont chers fera à l’artiste le plus beau des compliments :

Je ne connais rien à la peinture mais vous me la faites aimer.

Présentation du tableau de Mme Vigée-Lebrun à la famille royale" NAVLET  Joseph,Aquarelle/signé - AquarellesPrésentation du tableau de Madame Le Brun au Roi par Joseph Navlet

En janvier  1788

Déjeuner chez la comtesse d’Angiviller en l’honneur des arts.

Madame Le Brun improvise chez elle un “souper grec” dont le récit fait le tour de l’Europe.

 
Fichier:MarieAntoinette1788.jpg — WikipédiaMarie-Antoinette au Livre, 1788

Cette composition a des vues politiques. On craint alors pour la santé du Roi, et si Louis-Joseph venait à lui succéder, Marie-Antoinette devrait être nommée régente. C’est à cette aptitude que vise ce tableau, qui est rempli de symboles. On peut noter la trilogie de couleurs : bleu, blanc et rouge. Comme c’est le 17 juillet 1789 qu’on présente la cocarde tricolore au Roi, on ne peut voir en la Reine qu’une inspiratrice du nouveau drapeau français…  Accusée d’avoir trompé Louis XVI, de nombreux pamphlets affirment que ses enfants sont illégitimes. Pour leur répondre, Marie-Antoinette porte Ses quatre rangs de perles, un rang par enfant, montrant bel et bien leur légitimité. Elle rappelle également son lien avec la nature, le langage des fleurs. Dans le bouquet se trouve une branche de lilas, symbole de la fertilité. La branche de lilas posée sur la table symbolise encore la mort de la petite Sophie-Béatrice, décédée en 1787. Enfin, Marie-Antoinette tient dans sa main un livre. Accusée d’être peu attentive à ce qu’Elle fait, incapable de se concentrer longtemps, et de peu se cultiver, Elle montre sur ce tableau qu’elle peut arrêter son activité pour se consacrer au peintre, et on peut noter qu’Elle est arrivée à la fin de Son livre.

Portraits de Marie-Antoinette au livre, en robe bleue, par Vigée ...

Vigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 14 Ambass10Muhammad Dervish Khan (1788), par Elisabeth Vigée Le Brun

En juin 1788

Elisabeth demeure quinze jours à Malmaison chez Madame Le Coulteux dont elle fait le portrait:

Fichier:Sophie Geneviève Le Couteulx du Molay.png — WikipédiaGeneviève-Sophie Le Couteulx du Molay (1788)

En mars 1789

Publication d’une correspondance apocryphe et calomnieuse entre Madame Vigée Le Brun et Calonne.

Le 5 mai 1789

Ouverture des États-Généraux.

Procession des trois ordres, du Roi et de la Reine qui se rendent dans la Salle des Menus Plaisirs de Versailles.

Aucune description disponible.

Le 4 juin 1789

Mort du Dauphin, Louis-Joseph-Xavier-François, à Meudon.

Mort du Dauphin dans les Années Lumières de Robert Enrico (1989)

En juin 1789

Elisabeth se réfugie chez Alexandre Théodore Brongniart. Elle voit les bustes de Necker et du duc d’Orléans portés en triomphe.

Vers le 13 juillet 1789

Elle se repose durant deux semaines chez Jean-Baptiste et Catherine Rivière, les beaux-parents de son frère, rue de la Chaussée-d’Antin.

Le 14 juillet 1789

Prise de la Bastille.

La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789 | Histoire et analyse d'images  et oeuvres

Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1789

Départ du comte d’Artois pour les Pays-Bas et du comte de Vaudreuil et des Polignacs pour la Suisse.

Aucune description disponible.

polignac - Portraits de la duchesse de Polignac - Page 4 Yoland10Yolande de Polignac par Elisabeth Vigée Le Brun ; Pastel sur papier

La nuit du 4 août 1789

Abolition des privilèges.

4 août 1789 : abolition des privilèges et droits féodaux | RetroNews - Le  site de presse de la BnFLa Nuit du 4 août 1789, gravure de Isidore Stanislas Helman (BN)

Le 26 août 1789

Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 — Wikipédia

À l’été 1789

Résultat de recherche d'images pour "Pavillon de musique (Louveciennes)"

Élisabeth Vigée Le Brun se trouve à Louveciennes chez la comtesse du Barry, la dernière maîtresse de Louis XV dont elle a commencé le portrait, lorsque les deux femmes entendent le canon tonner dans Paris. elle n’achèvera ce tableau qu’en 1814.

Fichier:Vigée-Lebrun - Du Barry.jpg

 L’ancienne favorite se serait écriée :

«Du temps du Roi Louis XV, les choses ne se seraient pas passées ainsi ! »

Le 21 septembre 1789

Elisabeth participe au “don patriotique” des femmes artistes à la Nation.

Le 5 octobre 1789

Des femmes du peuple venues de Paris marchent sur Versailles pour demander du pain.

LES ACTEURS DE LA REVOLUTION : MARIE-ANTOINETTE, REINE DE FRANCE ...

La famille royale se replie dans le château…

Le 6 octobre 1789

Vers cinq heures du matin, les appartements privés sont envahis. La Reine s’échappe en jupon par une porte dérobée. Plus tard, Sa présence est réclamée par la foule. Elle va au-devant du peuple, courageuse, au mépris de Sa vie.

Aucune description disponible.

La famille royale est ramenée de force à Paris.

Elle s’installe aux Tuileries et un semblant de vie de Cour se met en place.

Aperçu de l’image

Dans la nuit du 5 au 6 octobre 1789

Alors que la famille royale est ramenée de force à Paris, Élisabeth quitte la capitale avec sa fille, Julie, âgée de neuf ans, et cent louis, laissant derrière elle son époux qui l’encourage à partir, ses peintures et sa fortune.
Elle dira plus tard de la fin de l’ Ancien Régime :

« Les femmes régnaient alors, la Révolution les a détrônées. »

Œuvres commentées d'Élisabeth : Portrait de l'artiste en costume de voyage  | RMN - Grand PalaisAutoportrait, 1789

Jamais, au cours de ses pérégrinations, Élisabeth ne souffre de solitude. Sa réputation de peintre est telle que partout, elle est reçue. De plus, elle retrouve nombre de ses relations, qui, comme elle, ont fui la Révolution.

Vigée - Film : Le Fabuleux destin d'Elisabeth Vigee Le Brun, peintre de Marie-Antoinette (2015) Captur52

Pour échapper à la révolution française, Elisabeth arrive en Italie et elle y restera douze ans. Ella a ainsi l’occasion de visiter de nombreuses villes italiennes, parmi lesquelles Florence : pendant son séjour, ′′ les visites de la galerie des Médicis et du palais Pitti m’ont donné une telle joie que j’ai réussi à m’en détacher pour aller voir les autres beautés de la ville.”

Aux Offices, Elisabeth admire aussi ′′ les portraits des peintres modernes peints par eux-mêmes, et ils me firent l’honneur de me demander le mien pour la ville de Florence.” Pour la célèbre collection des Offices, la peintre se représente au travail devant un portrait en voie d’exécution de la Reine Marie-Antoinette.

Peut être une image de 1 personne

Le commentaire du chevalier Giuseppe Bencivenni Pelli, directeur des Galeries Fiorentines, est enthousiaste, un portrait ′′ avec une franchise et une intelligence singulière, vagues semblent sortir du pinceau d’un homme de grand mérite, plus que celui d’une femme.

Le 16 mars 1790

Elisabeth se promène à Frascati et fait des excursions en compagnie du peintre créole Guillaume Guillon Lethière.

Vigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 14 3b552p10Lady Hamilton en Bacchante dansant devant le Vésuve (1790) par Elisabeth

Début avril 1790

Elle est reçue à l’Academia di San Lucia.

Le 7 avril 1790

Elle part pour Naples.

L’artiste part en exil à Florence, à Rome puis à Venise.

Portrait de la Comtesse Catherine Skavronskaïa | Musée Jacquemart-André :  une collection unique à Paris, Paris - géré par CulturespacesLa comtesse Skavronskaia, 1790

Ce portrait en pied de la comtesse Skavronska est peint à Naples en 1790.
En tant que portraitiste attitré de la Reine Marie-Antoinette, Elisabeth Vigée Le Brun immortalise les traits de la comtesse Skavronskaia au temps de sa splendeur. Elle commence alors un voyage qui la mène dans les cours d’Europe. À Naples, elle est accueillie par le comte Skavronsky, ambassadeur de Pologne. Ce dernier lui fait promettre de réaliser le portrait de sa femme, une femme d’une extrême élégance mais à l’esprit rétréci, à en croire ses contemporains. L’artiste note d’ailleurs dans son journal :

« La comtesse était douce et jolie comme un ange… Le jour, elle restait constamment oisive ; elle n’avait aucune instruction, et sa conversation était des plus nulles : en dépit de tout cela, grâce à sa ravissante figure et à une douceur angélique, elle avait un charme invincible ».

Qui s’en douterait devant l’extraordinaire subtilité de l’œuvre : délicatesse de la touche, harmonie des couleurs. La dominante de tons bleus et verts donne à cette peinture une noble froideur évitant toute mièvrerie.

Début août 1790

Elisabeth repart à Rome .

Le 15 août 1790

Elle revient à Naples à la demande de la Reine Marie-Caroline.

Il me fallut attendre le beau temps pour visiter les environs. M. Ménageot alors me mena à Tivoli avec ma fille et Denis le peintre. Ce fut une charmante partie. Nous allâmes d’abord voir les cascatelles, dont je fus si enchantée que ces messieurs ne pouvaient m’en arracher. Je les crayonnai aussitôt avec du pastel, désirant colorer l’arc-en-ciel qui ornait les chutes d’eaux’. Après avoir dormi à l’auberge, la compagnie revint sur le site: ‘De grand matin nous retournâmes aux cascatelles, où je finis mon esquisse’…’j’entendais le bruit des cascades qui me berçaient délicieusement’

Elisabeth Vigée Le Brun
Vigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 11 Img_7231Elisabeth dessinant la cascade de Tivoli en compagnie de sa fille Julie et d’une gouvernante (1789), par Simon-Joseph Denis (1755-1813)

Simon Denis profite ainsi de l’une de ces deux journées pour saisir ‘dal vero’ son amie dessinant avec, à ses côtés, sa fille Julie, surnommée Brunette et la gouvernante qui tente de se protéger des rayons du soleil.

Vigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 11 H0027-12

Denis a aussi le temps de réaliser deux croquis à la craie noire: l’un que nous présentons ici et un autre représentant Julie assise et portant l’inscription ‘Brunette entre les pierres/aux cascatelles’

En décembre 1790

La Reine Marie-Caroline et une de ses filles posent pour Elisabeth.

Caroline - La reine Marie-Caroline de Naples 610
Marie-Caroline de Naples par Elisabeth Vigée Le Brun (1790)

Comme tous les Français de passage à Turin Elisabeth est  déçue et accablée par l’impression de tristesse du couple héritier. Madame Vigée Le Brun obtient une audience de la princesse Clotilde dans l’espoir de la peindre …

…”mais qu’ayant entièrement renoncé au monde, elle ne se ferait pas peindre. Ce que je voyais d’elle en effet, me semblait parfaitement d’accord avec ses paroles et ses résolutions ; cette princesse s’était fait couper les cheveux ; elle avait sur la tête un petit bonnet qui de même que toute sa toilette était le plus simple du monde. Sa maigreur me frappa d’autant plus que je l’avais vue très jeune avant son mariage, et qu’alors son embonpoint était si prodigieux, qu’on l’appelait en France appeler Le Gros Madame. Soit qu’une dévotion trop austère, soit que la douleur que lui faisaient éprouver les malheurs de sa famille, eussent causé ce changement, le fait est qu’elle n’était plus reconnaissable.

En février 1791

Elle fait l’ascension du Vésuve.

En mars 1791

Elle est de retour à Rome où elle fait les portraits de Mesdames Adélaïde et Victoire, vers le 20 juin

Fichier:Élisabeth Louise Vigée Le Brun - Madame Adélaïde de France 1791.jpg  — Wikipédia                         Fichier:Madame Victoire de France by E.Vigee-Lebrun (1791, Phoenix).jpg —  Wikipédia

Le 20 juin 1791

La famille royale s’enfuit des Tuileries vers Montmédy.

La fuite à Montmédy et l'arrestation à Varennes Louis_55

Le 21 juin 1791

Le Roi et la Reine sont arrêtés à Varennes.

akg-images - Arrestation de Louis XVI.Chez l’épicier Sauce à Varennes par Prieur

Le 25 juin 1791

La famille royale rentre à Paris sous escorte.

Fin 1791

Elisabeth va en Autriche, à Vienne, d’où elle ne pense pas partir. Toutefois, l’ambassadeur de Russie l’invite à se rendre en Russie.

1791-1792

Nouveau séjour d’Elisabeth à Naples.

Detail from a portrait of Marie Antoinette by Elsiabeth Vigee-Lebrun, 18th century.Marie-Antoinette

Le 14 avril 1792

Elisabeth quitte Rome.

Le 15 avril 1792

Elle fait étape à Civita Castellana.

Le 16 avril 1792

Elle fait étape à Terni en passant par Nami.

Le 17 avril 1792

Elle part pour Spolète.

Vers le 18 avril 1792

Elle visite Foligno. Elle se dirige vers Pérouse et “dîne” à Trasimène.

Lors de son second séjour à Florence, elle rend visite au savant Fontana et réside quelques jours à Sienne.

En mai 1792

Elle est à Parme, où elle est reçue à l’Academia et fait route vers Mantoue.

Le 19 mai 1792

Elisabeth arrive à Venise.

Elle se dirige vers Vicence et Padoue et séjourne une semaine à Vérone.

Le 20 juin 1792

Escalier monumental des Tuileries (avant sa destruction)

La foule envahit les Tuileries pour faire lever le veto.

Le Roi refuse.

““I am the queen.” A depiction of assault on the Tuileries of June 20th, 1792; several people in the mob allegedly believed Madame Elisabeth to be Marie Antoinette and Elisabeth, to protect the queen, stepped forward and attempted to stop a man from...Le dévouement de Madame Élisabeth, prise par la foule pour la Reine, elle ne les détrompe pas pour donner à sa belle-sœur la possibilité de se réfugier et de sauver Sa vie.

En juin-juillet 1792

Madame Le Brun fait un second séjour à Turin.

En août 1792

Son nom est inscrit sur la liste des émigrés du département de Paris: elle perd ses droits civiques. Afin de sauvegarder leurs biens, son mari demande le divorce.

Le 10 août 1792

Sac des Tuileries.

Journée du 10 août 1792 — Wikipédia

Le Roi est suspendu de ses fonctions.

Le 13 août 1792

La famille royale est transférée au Temple après avoir été logée temporairement aux Feuillants dans des conditions difficiles: quatre pièces du couvent seulement leur étaient dédiées… pendant trois jours.

Résultat de recherche d'images pour "la prison du Temple"La Tour du Temple

Fin août 1792

Jean-Baptiste Rivière, frère de Suzanne, arrive souffrant à Turin.

Vigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 14 2019_c13Lady Hamilton en Sibyl (1792) par ElisabethVigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 14 2019_c12
Vigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 14 Vlblha10Lady hamilton en Bacchante (1792) par Elisabeth Vigée Le Brun

Le 3 septembre 1792

Assassinat de la princesse de Lamballe (1749-1792) dont la tête, fichée sur une pique, est promenée sous les fenêtres de Marie-Antoinette au Temple.

3 septembre 1792, L'effroyable dépeçage de la princesse de ...

Massacres de septembre dans les prisons de Paris

Le 20 septembre 1792

Victoire de Valmy, considérée comme l’acte de naissance de la République.

Le 21 septembre 1792

Abolition de la royauté.

En octobre 1792

Elisabeth est privée de la nationalité française.

Fin 1792

Madame Le Brun et son entourage s’installent dans le centre de Vienne.

Le 11 décembre 1792

Louis XVI  comparaît devant la Convention pour la première fois.

Du 16 au 18 janvier 1793

La Convention vote la mort du Roi. Philippe Égalité est l’un de ceux qui ont donné leur voix pour la peine capitale.

Aucune description disponible.

Le lundi 21 janvier 1793

Exécution de Louis XVI

Louis XVI guillotiné | Histoire et analyse d'images et oeuvres

Vigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 6 Displa14La comtesse Ursula Margaretha Agatha Victoria von Schönfeld et sa fille (1793) Tucson
Elisabeth Vigée Lebrun : La comtesse Theresa Kinski 1793 - | Élisabeth vigée  le brun, Portrait, Portrait fémininLa comtesse Thérèse Kinski, 1793

Élisabeth est toujours à Vienne. Tout en travaillant de façon acharnée, elle reste une mondaine aimant la fréquentation des aristocrates. Les Russes et les Polonais qu’elle rencontre s’expriment en un français parfait.

Résultat de recherche d'images pour " Le Comte et la Comtesse Siemontkowsky Bystry" Le Comte et la Comtesse Siemontkowsky Bystry, 1793

Vigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 10 915a1410

Au printemps 1793

Elisabeth séjourne à Hietzing, près de la famille Polignac.

Etienne Vigée compose un poème sur la mort de Louis XVI et échappe à un mandat d’arrêt.

Après juillet 1793

Jean-Baptiste Le Brun publie à compte d’auteur le Précis historique de la vie de la citoyenne Le Brun.

Le 10 août 1793

Ouverture du premier musée du Louvre.

Le 16 octobre 1793

Exécution de Marie-Antoinette.

tiny-librarian:
“ Sorrow had blanched the Queen’s once beautiful hair; but her features and air still commanded the admiration of all who beheld her; her cheeks, pale and emaciated, were occasionally tinged with a vivid colour at the mention of those...

Durant la Terreur, Étienne Vigée détruit les lettres de Vaudreuil à sa sœur écrites durant le siège de Gibraltar. Elle les lui avait laissées en 1789. Nous pouvons supposer que seul le risque politique à ce moment justifiait cet acte.

Le 5 décembre 1793

Décès de Madame de Polignac , “morte de douleur” à Vienne. Elisabeth réalise son portrait en souvenir :

La duchesse de Polignac, par Madame Vigée Le Brun, pierre noire et craie blanche.
Vigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 7 Vlbstr10Le baron Grigory Alexsandrovich Stroganov – 1793 Hermitage, St. Petersburg.

Le 8 Décembre 1793

Résultat de recherche d'images pour "exécution de Mme du Barry"

Marie-Jeanne Bécu de Vaubernier, comtesse du Barry est guillotinée à Paris.

Le comte de Vaudreuil (1740-1817)

En février 1794

Le comte d’Artois envoie à sa demande un passeport pour la Russie à Madame Vigée Le brun.

Vaudreuil est avant tout client du marchand d’art Le Brun, mari de l’artiste.
Il parraine son frère Étienne qui se lance dans la carrière de poète.
Comme il faut bien vivre, il place Étienne en 1784 comme secrétaire auprès de Madame et son épouse devient femme de chambre de Madame Royale. Le comte de Vaudreuil a été l’amant de Madame Le Brun au début des années 1780…

Vigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 10 Vigee_12La princesse Karoline von Liechtenstein (1793)

Le 10 mai 1794

Madame Elisabeth (1764-1794) est guillotinée.

Autoportrait (1794)

Le 3 juin 1794

Le divorce entre Jean-Baptiste Le Brun et Elisabeth Vigée Le Brun est prononcé.

Le 24 juillet 1794

Les amies d’enfance d’Elisabeth, les citoyennes Filleul et Chalgrin” sont exécutées.

Le 25 juillet 1794

Etienne Vigée est transféré de la prison de Port-Libre à celle des Carmes.

A la fin de l’hiver 1795

Elisabeth séjourne à Kahlenberg.

Le 13 avril 1795

Elle reçoit un passeport de l’ambassadeur de l’Empire russe à Vienne.

Le 19 avril 1795

Accompagnée de Jean-Baptiste Rivière, et de leur entourage, Elisabeth part pour la Russie et arrive à Saint-Pétersbourg en juillet. Elle y devient une peintre célèbre.

Le 23 avril 1795

ils sont à Prague.

Les 22 et 23 mai 1795

Après une étape de cinq jours à Berlin, les voyageurs sont accueillis par le prince Henri de Prusse à Rheinsberg. Ils se remettent en route le 1er juin.

Le 8 juin 1795

L’annonce de la mort en prison du fils du défunt Roi Louis XVI âgé de dix ans, Louis XVII pour les royalistes, permet au comte de Provence de devenir le dépositaire légitime de la couronne de France et de se proclamer Roi sous le nom de Louis XVIII. Pour ses partisans, il est le légitime Roi de France.

Le comte de Provence

Du 15 au 17 juin 1795

Ils font étape à Königsberg.

Le 18 juin 1795

Ils arrivent à Memel.

Avant le 23 juillet 1795

Elle est à Saint-Pétersbourg, où elle fait un séjour de plusieurs années favorisé par des commandes de la haute société russe et des appuis de Gabriel-François Doyen proche de l’Impératrice et de son fils. Elle rêve de revenir en France, mais son statut d’émigré l’en empêche.

La grande duchesse Anna Feodorovna, 1795-96

Le 24 juillet 1795

Elisabeth est présentée à l’Impératrice Catherine II (1729-1796).

Vigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 4 Louvre10Ekaterina Vasilievna, comtesse Skavronskaia, 1796

Fin juillet 1795

Le domestique de Kalhenberg lui dérobe ses premiers gains.

Durant l’été 1795

Elisabeth est reçue à Alexandrowski chez la princesse Dolgoroukaïa.

Le 5 octobre 1795

Etienne Vigée participe à l’insurrection royaliste.

Vigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 9 Counte10Elizabeth Vladmirovna, Comtesse Schouvalof, 1797
 
Vigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 8 0_eaee10La Grande Duchesse Elisaveta Alexeevna, 1796

Le 17 novembre 1796

Décès de l’Impératrice Catherine II. Avènement de Paul Ier (1754-1801).

Vigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 10 Vigee_11La grande duchesse Yelizaveta Alexeïvna (1797)

En 1797

En raison de la faillite de la Banque de Venise, la rente d’Elisabeth est diminuée, elle sera désormais servie par Milan.

Fichier:Tatyana Yusupova Vigée-Lebrun.jpg — WikipédiaLa princesse Youssoupoff, 1797
Pin by Chiraz on Art Gallery & Illustration Studio | Portrait, Baltimore  art, ArtLa princesse Galitzina, 1797

Durant l’été 1798

Madame Vigée Le Brun séjourne dans une datcha (résidence secondaire à la campagne) proche de celle de la comtesse Golovina, où logent la princesse de Tarente et la comtesse Tolstaïa.

Vigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 14 2016_n10Maria Grigorievna Viazemskaïa, Princess Golitsyna (1798), par Elisabeth Vigée Le Brun

En novembre 1798

Madame Tallien rédige une lettre en faveur de la radiation du nom de Madame Vigée Le Brun de la liste des émigrés.

En décembre 1798

Etienne Vigée fonde, à Paris, le “Lycée des étrangers” qui publie Les Veillées des Muses.

En 1799

Une pétition demandant la radiation du nom de Vigée Le Brun de la liste des émigrés, signée par 255 personnalités des lettres, des arts et des sciences, à l’initiative de Jean-Baptiste Le Brun, est présentée au Directoire.

Le 31 août 1799

Julie Le Brun épouse (contre le gré de sa mère) Gaëtan Bertrand  Nigris, à Saint-Petersbourg. Parmi les témoins figurent le baron Alexandre Stroganov, chambellan de la Cour de Russie, Jacques-Gabriel de la Ferté-Meung, le comte Grigori Ivanovitch Tchernychev et Jean-Baptiste Rivière.

C’est pour Elisabeth un déchirement. Déçue par son mari, elle avait fondé tout son univers affectif sur ce seul enfant. Les deux femmes ne se réconcilieront jamais totalement.

Fichier:Vigee-Lebrun–Julie-Lebrun-as-Flora.jpg — WikipédiaJulie Le Brun en Flore, 1799

Le 9 novembre 1799

Napoléon Bonaparte (1769-1821) dirige la France par son coup d’Etat.

Durant l’hiver 1799

Elisabeth Le Brun soigne Julie souffrant de la petite vérole. Le bruit court que l’artiste va partir pour la Suède.

Du 10 novembre 1799 au 18 mai 1804

Bonaparte est Premier consul.

Bonaparte Premier consul par Jean-Auguste-Dominique Ingres
Vigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 6 0_bcf810L’Impératrice Marie Feodorovna, 1799

Le 9 avril 1800

Décès de sa mère, Jeanne Maissin.

Le 5 juin 1800

Elle est rayée de la liste des émigrés et peut rentrer à Paris, chose qu’elle ne fera que deux ans plus tard.

Fichier:Anna tolstoy Vigée-Lebrun.jpg — WikipédiaComtesse Anna Ivanovna Tolstoy, vers 1795-1801

Le 16 juin 1800

Elle est reçue solennellement à l’Académie de Russie.

Varvara Ivanovna Ladomirsky, 1800
Encyclopédie Larousse en ligne - Louise Élisabeth Vigée Mme Vigée-LebrunAutoportrait, 1800

Le 11 octobre 1800

Elisabeth part pour Moscou avec Rivière. Elle y séjourne cinq mois.

En janvier 1801

Elisabeth écrit une longue lettre de reproches à Jean-Baptiste Le Brun.

En 1801

Elle demeure en particulier chez la Comtesse Saltykoff. Invitée par les grandes cours d’Europe, peignant sans cesse, elle se refuse à lire les nouvelles, car elle y apprend que tous ses amis meurent guillotinés, dont son amant Doyen, qui fut cuisinier de Marie-Antoinette pendant dix ans.

Le 12 mars 1801

Le Tsar Paul Ier est assassiné.

Illustration.Paul Ier

En avril 1801

Elisabeth regagne Saint-Petersbourg. Rivière reste quelques semaines de plus à Moscou.

En mai 1801

François Guillaume Ménageot quitte l’Italie et rentre à Paris.

En juin 1801

Peu avant son départ, Elisabeth dîne à Saint-Petersbourg avec le général Duroc (1772-1829).

Résultat de recherche d'images pour "général Duroc"Géraud de Michel du Roc de Brion dit Michel Duroc, duc de Frioul, grand maréchal du palais de Napoléon Ier

Elisabeth quitte Saint-Petersbourg , Jean-Baptiste Rivière l’accompagne dans une voiture séparée. La route suivie passe par Narva, Riga, Mittau, Memel, Königsberg.

En juillet 1801

Elle fait une longue étape à Berlin. Elle est reçue à l’Académie de Berlin.

Le 19 décembre 1801

Elisabeth quitte Berlin, s’arrête à Dresde et à Brunswick où Jean-Baptiste Rivière s’installe avec sa famille.

Elle repart seule pour Weimar et séjourne six jours à Francfort-sur-le-Main.

Le 18 janvier 1802

Le retour d’Élisabeth est salué par la presse, mais elle a du mal à retrouver sa place dans la nouvelle société née avec l’Empire. De ce fait elle repart en voyage et visite longuement l’Angleterre et la Suisse.

Le 6 mars 1802

Madame Vigée Le Brun aperçoit le Premier Consul Bonaparte pour la première fois lors d’une parade.

Le 11 mars 1802

Elle assiste à la représentation d’Esther à l’Institut National de Saint-Germain-en-Laye, fondé par Madame Campan.

Vigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 10 Vigye_11Portrait de Frederike Louise de Hohenzollern, princesse Radziwil (1802)

En juillet 1802

Madame Vigée Le Brun, mélancolique, réside à Meudon, à la Capucinière.

Le 27 septembre 1802

Benjamin West (1738-1820) reçoit le couple Le Brun et les principaux artistes parisiens.

Benjamin West

Le 7 janvier 1803

Un concert a lieu rue de Cléry.

Le 10 mars 1803

Elisabeth donne une représentation théâtrale et un bal d’adieu à l’hôtel Le Brun.

Auguste Rivière est de retour en France.

Le 15 avril 1803

Madame Le Brun part pour Londres avec Marie-Adélaïde Landré, entrée à son service. Elle loge à Leicester Square, à l’hôtel Brunet, y revoit le comte de Vaudreuil et peint les portraits de ses enfants.

Le 7 juin 1803

Elisabeth loge au 61 Baker Street.

Le 20 octobre 1803

Elle recommande sa fille Julie au banquier Jean-Frédéric Perregaux.

Début 1804

Elisabeth réside à Knoles chez la duchesse de Dorset.

Elle passe une soirée avec Lady Hamilton .

Résultat de recherche d'images pour "la duchesse de Dorset"La duchesse de Dorset par Elisabeth

En février 1804

Elle est en villégiature à Bath.

Vigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 9 Ladyja10Lady Jane Perceval, 1804

Du 18 mai 1804 au 11 avril 1814

Napoléon Ier règne sur la France en tant qu’Empereur.

Durant l’été 1804

Elisabeth séjourne chez la Marchioness of Buckingham à Stowe.

En automne 1804

Elle est reçue par l’Earl of Moira Donnington Park.

Elle apprend le retour à Paris de sa fille Julie, et de son mari Gaëtan Nigris.

Le 2 décembre 1804

Sacre de Napoléon Ier à Notre-Dame de Paris, Empereur des Français.

Sacre de Napoléon Ier — WikipédiaSacre de Napoléon Ier par Jacques DavidLe sacre de Napoléon Ier - napoleon.org

Le 24 décembre 1804

Le portraitiste John Hoppner (1758-1810) attaque vivement la manière de Madame Vigée Le Brun et des peintres de l’école française dans sa préface aux Oriental Tales.

En 1805

Elisabeth  revient de Londres en France, en passant par la Hollande et la Belgique.

En juillet 1805

Elle s’installe à l’hôtel Le Brun.

Le 15 mars 1806

Elisabeth reçoit la commande impériale d’un portrait de Caroline Bonaparte, princesse Murat, par l’intermédiaire de Dominique Vivant Denon.

Pendant l’été 1806

Caroline et sa fille posent devant son chevalet.

… et cela se passe mal : « J’ai peint de véritables princesses qui ne m’ont jamais tourmentée et ne m’ont pas fait attendre », dira la peintre quinquagénaire de cette jeune Reine parvenue.

Caroline Murat l'ambitieuse | Histoire et analyse d'images et oeuvresCaroline Murat et sa fille, 1807

Le 12 janvier 1807

Elisabeth devient propriétaire d’une partie de l’hôtel Le Brun, avec la salle de concert, par le rachat d’hypothèques et en ajoutant un complément. Jean-Baptiste Le Brun conserve la maison, rue du Gros-Chenet, avec le jardin. L’édification d’un mur mitoyen (ou d’une grille en fer ) entre les deux propriétés est envisagée.

Le 15 janvier 1807

Jean-Baptiste Le Brun s’associe avec le banquier Bazin pour créer une société d’investissement .

Le 16 janvier 1807

Elisabeth consent un prêt à Jean-Baptiste.

Le 24 janvier 1807

Jean-Baptiste part pour un long circuit.

En mai 1807

Etienne Vigée remporte le prix de l’académie de Montauban avec un essai : Combien la critique amère est nuisible au progrès des talents.

Au début du mois de juillet 1807

Elisabeth entreprend un premier voyage en Suisse: elle se rend à Chamonix.

Du 6 juillet au 13 septembre 1807

Elle séjourne à Copper chez Madame de Staël (1766-1817) dont elle commence le portrait.

Germaine de Staël-Necker par Elisabeth Vigée Le BrunVigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 4 880310

Le 10 octobre 1807

Elisabeth regagne Paris.

En novembre 1807

Une relation entre Julie Nigris-Le Brun et Jean , marquis de Maleteste (1781-1861), semble établie depuis quelque temps.

Le 30 novembre 1807

Madame Le Brun est élue à la Société des beaux-arts de Genève.

En 1808

Elisabeth effectue un second voyage en Suisse.

Le 17 août 1808

Elle assiste à la fête des bergers à Unspunnen avec Germaine de Staël.

De retour en France, toujours domiciliée rue du Gros-Chenêt, elle loue une maison de campagne à Montgeron, par Villeneuve Saint-Georges.

Vigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 11 Img_7229La fête des bergers à Unspunnen (vers 1808) par Elisabeth Vigée Le Brun

En 1809

Élisabeth Vigée Le Brun a cinquante-quatre ans ; elle vit entre Paris, où elle tient salon, et Louveciennes où elle a une maison de campagne voisine du château de feue la Comtesse du Barry (guillotinée en 1793) dont elle avait peint trois portraits avant la Révolution.

Louise-Elisabeth Vigée Le Brun - Page 5La maison d’Élisabeth Vigée Le Brun à Louveciennes

En janvier 1809

Jean-Baptiste revient de Florence à Paris où il restaure les tableaux qu’il a acquis.

Autoportrait

Le 17 avril 1809

Caroline Vigée, fille d’Etienne, épouse son oncle, Louis Rivière, le frère de sa mère, Suzanne.

En juillet 1809

Madame Le Brun échappe à un accident de voiture.

Le 27 juillet 1809

Sa fille Julie est souffrante.

Le 20 décembre 1809

Jacques François Le Sèvre, son beau-père, dépose son testament.

Le 21 décembre 1809

Adjudication d’une maison de campagne à Louveciennes à Madame Vigée Le brun, pour la somme de 38 150 francs avec charges de rentes.

Le 27 janvier 1810

Décès de Jacques François Le Sèvre, son beau-père.

De janvier à mai 1810

Elisabeth souffre d’accès de goutte.

En février 1810

Elle signe l’acte définitif d’acquisition de la maison dite “le château des sources”, à Louveciennes.

Du 20 au 24 mars 1810

On annonce la vente de la collection de Jean-Baptiste Le Brun “pour cessation de commerce” dans la galerie Le Brun.

Le 17 avril 1810

Madame Le Brun signe un bail pour un appartement au 15 rue des Mathurins.

Une crise survient dans la liaison de Julie Nigris avec le marquise de Maleteste.

Le 21 juin 1810

Ménageot et Julie Nigris séjournent à Louveciennes.

Le brun effectue une nouvelle tournée à Bruxelles, Anvers, Rotterdam et Amsterdam.

Entre 1810 et 1813

Il est fait mention d’une brouille entre Elisabeth et son frère Etienne Vigée.

Le 8 juin 1811

Décès de Suzanne Vigée, 12 rue Sainte-Croix, chez sa fille Caroline.

En 1812

Campagne de Russie.

Jean-Baptiste Le Brun, en difficulté, déménage au second étage de l’hôtel Le Brun ; il envisage de louer les appartements du premier afin de compléter ses revenus.

Etienne Vigée emménage au 27 rue du Mont-Blanc.

Vers 1812

Gaëtan Nigris est aperçu à Naples, Rome et Naples. Il a des dettes vis-à-vis de Le Brun.

Le 21 mars 1813

Jean Baptiste Le Brun souffrant depuis janvier rédige son testament. Une clause prévoit le versement à sa nièce d’une rente de 1000 livres annuelles.

Le 7 août  1813

Son mari, Jean-Baptiste Pierre Le Brun, dont elle avait divorcé, meurt.

En 1814

Elisabeth peint le tableau dit l’Apothéose de la Reine, oeuvre confidentielle.

Le 31  mars 1814

Invasion de la France par la coalition européenne.

Le 6 avril 1814

Abdication de Napoléon Ier.

Madame Vigée Le Brun est effrayée par l’arrivée des Prussiens à Louveciennes.

Le 4 juin 1814

Louis XVIII signe la charte.

Louis XVIII — WikipédiaLouis XVIII

Etienne Vigée rédige un poème monarchiste “Procès et décès de Louis XVI“. il est nommé “lecteur de la chambre et du cabinet du Roi“.

Le comte de Vaudreuil revient à Paris.

Entre le 16 et le 23 juin 1814

Gaëtan Nigris quitte Saint-Petersbourg.

Le 19 mars 1815

Napoléon est aux portes de Paris.Louis XVIII et sa cour prennent la fuite pour Gand en passant pas Beauvais.

Le 18 juin 1815

La défaite de Waterloo réinstalle Louis XVIII sur le trône de France.

Le 30 juin 1815

La maison où réside Etienne Vigée est pillée.

Elisabeth refuse de revoir Jacques Louis David malgré ses instances.

Avant l’automne 1816

Elisabeth s’installe au 9 rue d’Anjou.

Le 4 octobre 1816

Décès de François Guillaume Ménageot (1744-1816).

François-Guillaume Ménageot - Self-portrait Of The Artist, Half-length, In A Brown Coat And Abrush In His Right Hand.jpgAutoportrait de François Guillaume Ménageot

Le 26 octobre 1816

Elisabeth fête ses retrouvailles à Paris avec la princesse Natalia Kourakina

La princesse Natalia Kourakina par Elisabeth (1797)

Le 3 novembre 1816

La princesse l’invite à une soirée musicale.

Le 18 novembre 1816

Elisabeth donne une soirée chez elle. Y assistent, entre autres, Louis Aimé-Martin (1782-1847) , Charles Brifaut (1781-1857), le comte de Vaudreuil (1740-1817), Charles Philippe Lafont (1781-1839) et la princesse Kourakina.

Août 1816

Julie Nigris-Le Brun vit depuis quelques temps à la “pension des Dames” allée des Veuves.

Le 17 janvier 1817

Le comte de Vaudreuil meurt dans la charge de gouverneur du Louvre. au palais du Louvre. Il laisse un lourd passif.

Etienne Vigée, domicilié au 3 rue Louis-Le-Grand, se prend de passion pour la tragédienne Mademoiselle Treille.

Le 27 janvier 1817

Elisabeth passe la soirée avec la princesse Kourakina.

Le 11 février 1817

Elle donne une réception.

Le 19 mai 1817

Elisabeth organise une soirée musicale.

Dans le courant du mois de mai 1817

Elle montre à Franois Gérard (1770-1837) son tableau de l’Apothéose de la Reine.

Le 19 juin 1817

La princesse Kourakina rend visite à Elisabeth à Louveciennes en compagnie de Madame de Bawt.

En janvier 1818

L’artiste loge encore rue d’Anjou, où elle restera encore au moins jusqu’en 1822.

De l’hiver au printemps 1818

Elle fait de nombreuses sorties avec la princesse Kourakina.

Dans le courant de l’année 1818

Julie Nigris est soupçonnée d’avoir volé un couvert d’argent à la pension des Dames où elle vit.

Vers le 11 août 1818

Etienne Vigée est en proie à ces crises d’alcoolisme.

En 1819

Julie Nigris est soignée depuis quelques temps par le docteur Trappe, spécialiste des maladies vénériennes. Elle a quitté, à la demande de sa mère, la pension des Dames et loge au 39 rue de Sèvres.

Le 8 décembre 1818

Julie Le Brun qui est  tombée peu à peu dans ce qui n’est pas loin d’être de la prostitution… et l’alcoolisme… meurt à 39 ans dans une chambre de bonne. Madame de Noiseville et Madame de Verdun sont à son chevet avec leur amie.

Le 14 décembre 1818

Elisabeth règle les frais de garde-malade et les dépenses liées au décès de sa fille.

Vigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 11 Img_7230Paysages d’Elisabeth Vigée Le Brun

Le 13 février 1820

Assassinat du duc de Berry, neveu de Louis XVIII.

Fichier:Louise-Elisabeth Vigée-Lebrun - La duchesse de Berry en robe de velours  bleu.jpg — WikipédiaLa duchesse de Berry en robe de velours bleue par Elisabeth (1824)Elisabeth Vigée-Lebrun -La duchesse de Berry en robe de velours bleu (1824)  - Photo de Marie-Caroline de Bourbon-Siciles, duchesse de Berry (1798-1870)  - Princes et princesses d'EuropeLa duchesse de Berry par Elisabeth (1824)

Le 8 août 1820

Décès de son frère Etienne Vigée (1758-1820). Elisabeth règle les frais d’obsèques.

A la fin de l’été 1820

Elle fait un voyage à Bordeaux en compagnie de Marie-Adélaïde Landré , en passant par Méréville, Orléans, Blois, Tours.

Le 8 avril 1821

Elisabeth renonce officiellement à la succession de sa fille.

Dans le courant de l’année 1821

Elle peint Sainte Geneviève gardant ses moutons dans la plaine ( dont le visage représenterait les traits de Julie…).

La maison de Mme Vigée Le Brun à Louveciennes

Le 31 mars 1822

Elisabeth fait donc du tableau Sainte Geneviève gardant ses moutons dans la plaine à l’église de Louveciennes.

Le 24 août 1823

Elle rend visite à la princesse Kourakina avec Charles Brifaut (1781-1857).

Elle offre le tableau de l’Apothéose de la Reine à la vicomtesse de Chateaubriand afin d’orner la chapelle de l’infirmerie Marie-Thérèse, rue d’Enfer.

En 1824

Madame Le Brun reçoit ses amis plusieurs fois par mois.

Elle peint la petite fille de Madame de Polignac:

Vigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 8 011n0910Aglaé Angélique Gabrielle de Gramont, Madame Davidoff, 1824

Le 11 mars 1824

Elle passe la soirée chez la princesse Kourakina avec le comte Alfred de Vigny (1797-1863), Monsieur et Madame Ancelot, Robert Lefèvre, Mesdames de Bellegarde, Sophie de Bawr.

Alfred de Vigny

Le 15 avril 1824

Elle assiste à une lecture de L’Ange Déchu d’Alfred de Vigny . Elle revoit la comtesse Tolstaïa et réalise le portrait de son fils Emmanuel (dit Lily).

Le 16 septembre 1824

Louis XVIII meurt à Paris.

Mort de SM le Roi Louis XVIII le 16 sept 1824

Charles X monte sur le trône et décide de renouer avec la tradition du sacre.

Charles X (1757-1836), roi de France (1824-1830), en costume de sacre. Baron François Gérard (atelier de).<br> Copyright &copy © Musée Carnavalet / Roger-Viollet”>Charles X en costume de sacre par François Gérard</h6>
<p style=Vers avril 1825

Elisabeth Vigée Le Brun fait part de son intention de rédiger ses Mémoires et prend quelques notes.

Le 1er mai 1825

Elle rédige un premier testament olographe.

Le 23 novembre 1825

Elle s’installe au 9 rue Neuve-des Capucines.

En 1828

Elisabeth s’installe à l’hôtel Le Coq, au 99 rue Saint-Lazare.

Le 30 juin 1828

En remerciement du don du portrait du duc de Rivière “de douvenir”, Charles X lui offre un service à thé en vermeil.

Le 23 septembre 1829

Elisabeth rédige un second testament qui fonde le prix de la “tête d’expression à Pétersbourg”. Elle fait des legs à sa nièce Eugénie, née Le Brun  (bijoux, meubles, rente).

Les 27, 28 et 29 juillet 1830

Les opposants aux ordonnances de Saint-Cloud soulèvent Paris : ce sont les Trois Glorieuses de 1830, ou « révolution de Juillet », qui renversent finalement Charles X.

Eugène Delacroix - Le 28 Juillet. La Liberté guidant le peuple.jpgLa Liberté guidant le Peuple d’Eugène Delacroix (1830)

Le 30 juillet 1830

 Louis-Philippe duc d’Orléans, est nommé lieutenant général du Royaume par les députés insurgés

Le 31 juillet 1830

Louis-Philippe accepte ce poste. Il s’enveloppe alors d’un drapeau tricolore avec La Fayette et paraît ainsi à son balcon.

Portraits officiels : Louis-Philippe et Napoléon III | Histoire et analyse  d'images et oeuvresLouis-Philippe Ier , Roi des Français

Elisabeth vit les événements dans la crainte.

Le 4 juillet 1831

Décès de la princesse Natalia Kourakina

Madame Le Brun, fatiguée, redoute la lecture de Notre-Dame de Paris de Victor Hugo ( 1802-1885).

En septembre 1831

Antoine-Jean , baron Gros (1771-1835), peintre français néoclassique et préromantique, fait une longue visite à Louveciennes.

Antoine-Jean Gros

Durant l’hiver 1831

L’artiste organise une soirée littéraire à l’hôtel Le Coq: François-René de Chateaubriand (1768-1848), le baron Gros (1771-1835), Honoré de Balzac (1799-1850), Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859), Delphine Gay (1804-1855) , entre autres , y participent.

En 1832

Elisabeth a une discussion mouvementée avec le baron Gros à propos de Davis.

En février 1833

Avec sa nièce , elle donne un bal costumé à l’hôtel Le Coq.

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Le 29 février 1835

Elisabeth signe un contrat chez Fournier accordant à ce dernier le “droit d’imprimer à quinze cents exemplaires” Les Souvenirs.

Le 10 juin 1835

Le baron Gros déjeune pour la dernière fois chez Madame Vigée Le Brun.

Le 25 juin 1835

Antoine-Jean Gros (1771-1835) se suicide à Meudon. Il est retrouvé noyé sur les rives de la Seine.

Autoportrait du baron Gros (1795)

En août 1835

Elle lit les épreuves des Souvenirs.
Le premier tome, Lettre à la princesse Kourakine, paraît.

Vigée - Galerie virtuelle des oeuvres de Mme Vigée Le Brun - Page 13 Ch_7210Madame Baudin par Elisabeth Vigée Le Brun (vers 1835) ; Munich

Vers 1835

Madame Vigée Le Brun publie ses Souvenirs, qui connaîtront un grand succès et restent un document très intéressant sur les bouleversements de cette époque qu’elle a vécus de si près, pour avoir connu les personnages marquants de son époque : tous les artistes de renom et toutes les cours.
Elle vieillit doucement, entourée des siens ; en proie à des attaques cérébrales, elle perd la vue après une attaque plus sérieuse.

En 1836

Elisabeth reprend la rédaction de ses Souvenirs.

Le 6 novembre 1836

Charles X meurt à Görz du choléra.

En 1837

Les tomes II et III des Souvenirs sont publiés.

Le 11 mars 1837

Décès de son amie d’enfance, Madame de Verdun. Elisabeth traverse une période dépressive.

En 1838

Elle invite régulièrement la baronne de Crespy Le Prince.

Durant l’été 1838

Elle reçoit les visites de Jean Poujoulat (1808-1880), journaliste et homme politique, de Louise Colet (1810-1876), poétesse et femme de Lettres, de Vigny, de Musset (1810-1857) et d’Abel de Villemain (1790-1870).

Louise Colet

En septembre 1835

Elisabeth consulte divers médecins

Mes souffrances sont dans ma tête.

En 1839

Le Docteur Fournier, médecin à Louveciennes, soigne son rhumatisme.

Elle reçoit la visite d’Elzéar de Sabran (1774-1846) qui prend des nouvelles plusieurs fois dans l’année.

En 1841

Elisabeth est atteinte d’une congestion cérébrale à Louveciennes.

Caroline Rivière la conduit chez le notaire Bertinot et fait rayer sur le testament de tante ses legs à Eugénie, hormis la pension inscrite sur le grand livre.

Le 29 janvier 1842

Elisabeth, comprenant “ce qu’on lui a fait signer”, rédige un nouveau testament où elle donne à Eugénie des compensations.

Le 30 mars 1842

Elle meurt à Paris à son domicile, 99 de la rue Saint-Lazare en présence d’Eugénie et de Justin Tripier le Franc, de Caroline Rivière et de Jean Poujoulat.

Le 2 avril 1842

Les obsèques d’Elisabeth Vigée Le Brun ont lieu à l’église Saint-Louis-d’Antin.

Elle est enterrée au cimetière de Louveciennes, avec pour épitaphe

« Ici, enfin, je repose… ».

Le nombre important d’autoportraits laissés par Élisabeth Vigée le Brun, mérite d’être relevé. Elle n’est certes pas la première artiste à se livrer à l’exercice (Rembrandt ou Chardin l’ont, entre autres, précédée) mais la régularité avec laquelle elle revient sur sa propre image et la façon dont elle se représente témoignent de son souhait de s’affirmer en tant que femme artiste.
Échelonnés tout au long de sa carrière, ses autoportraits reflètent l’image qu’elle donnait dans sa propre vie: vêtue des atours simples qu’elle affectionne, une mode pratique et «bohème» qu’elle a elle-même élaborée. Jolie, enjouée, elle met en avant la sincérité de sa démarche de peintre et une certaine désinvolture, loin des diktats de la mode. Les poses se veulent naturelles.
Pas d’accessoires, hormis la palette et le pinceau, lorsqu’elle se représente au travail. Les fonds sont neutres.La permanence de l’exercice témoigne en outre de sa modernité. Femme artiste dans des années où relativement peu d’entre elles encore accèdent à une carrière professionnelle, elle affirme en se peignant son indépendance et sa réussite.

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